François Baptiste Ephraïm Borloo

300px-Sapeur_Camember_trouChantal Jouanno le clame haut et fort: « Il faut maintenant un Grenelle 3 ».

Sans doute parce que le Grenelle 2 n’a pas suffi à enterrer complètement les propositions du Grenelle 1.

Et, comme le sapeur Camember ( Françoie Baptiste Ephraïm de son prénom), Jean – Louis Borloo, encouragé par son égérie Chantal « Victoire » Jouanno, creuse un trou pour y enterrer la terre du précédent.

Rêvons un peu : à ce rythme-là, le Grenelle 17 de début 2012 sera sans doute suffisamment profond pour y enterrer Borloo, son ministère, et tout le gouvernement avec lui …

Au Moyen-Âge, la rue de Grenelle n’était qu’un sentier qui menait à un terrain marécageux (entre l’emplacement de l’actuel Pont des Invalides et de celui de Passy) propriété de l’abbaye de Saint-Germain-des-Prés. Au XVè siècle, ce sentier prit le nom de grand chemin des Vaches et devint  au XVIIè le petit chemin de Grenelle ( c’est-à-dire du petit grenier ).

C’est à son  n° 127 que se situe l’Hôtel du Châtelet, affecté  au Ministère des Affaires économiques depuis la loi de Séparation de 1906. C’est dans cet hôtel que se sont conclus les fameux accords de Grenelle en 1968 ( accords de Grenelle plutôt qu’accords du Châtelet qui auraient sans doute fait un peu trop opérette). Il était avant 1906 et depuis 1849 la propriété de l’archevêché de Paris, qui avait pris la suite de l’ambassade d’Autriche (1843-1849), de l’ambassade de Turquie (1835-1843), de la Maison du Roi (1815-1830), de la Maison de l’Empereur (1811) et de l’École des Ponts et Chaussées (depuis 1796). Il avait été construit en 1770 pour le futur duc du Châtelet, décapité sous la Terreur.

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17 commentaires sur “François Baptiste Ephraïm Borloo

  1. Grenelle 1, puis Grenelle 2 et à présent Grenelle 3. Comme je le disais dans Twitter, cela finira par ressembler aux séries de bombardiers étatsuniens : Rocky, Rambo, Freddy ou les griffes de la nuit, Scream (déjà l’épisode VII sur les écrans), Terminator, Retour vers le futur, le Retour des morts-vivants, etc. Ce n’est plus une consultation politique, mais une saga pour faire encore du cinéma

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  2. Le poète oulipien Jacques Roubaud, venu dernièrement en ma ville pour une lecture publique *, a fait connaître une ancienne dénomination surprenante de la rue des Archives (4ème arr.). Celle-ci fut appelée rue « où Dieu fust Bouilli » au XVe siècle.
    Cette appellation vient de la fable antisémite qu’un certain Jonathas aurait plongé une hostie consacrée dans l’eau bouillante, le jour de Pâques de l’an de grâce 1290. L’auteur présumé de ce geste impie fut brûlé – ou écartelé – en place de Grève. Il était juif, bien entendu.
    (Cf. http://atheisme.free.fr/Contributions/Hosties_profanees.htm)

    La voie devint ensuite la rue des Billettes (du nom d’un scapulaire porté par des religieux qui s’y établirent).

    * A laquelle assistait également Wanatoctoumi, auquel je grille peut-être la politesse en la circonstance.

    PS : Qu’on veuille bien m’excuser si jamais quelque commentateur plus rapide avait déjà évoqué ce toponyme dans un autre fil.

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  3. Ma sœur, à laquelle je viens de parler de cette rue du « dieu bouilli », m’a fait part d’une histoire assez atroce.
    Elle concerne la dernière fois qu’en France on exécuta quelqu’un en le faisant bouillir. C’était en 1600 et ça se passait à Bourg-en-Bresse. La condamnée était une avorteuse qu’on plaça pieds et poings liés dans une marmite ad hoc.
    Comme elle bougeait encore et que son corps remontait sans cesse à la surface, il fallut la repousser à l’aide de piques ou de gaffes jusqu’à ce que mort s’ensuive. Bref, ce fut très long et tout à fait abominable.

    Moi qui ai habité à Bourg, voici déjà longtemps, je n’ai jamais entendu parler d’une rue « de la femme bouillie ». Mais qui sait ?

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  4. Point d’histoire de dieu ni de femme bouillis, aujourd’hui.
    Mais les noms des rues parisiennes ne manquaient décidément pas de pittoresque, autrefois.
    Ainsi en est-il, entre autres, de la rue « de la Femme-sans-tête » , où vécut quelques temps Baudelaire. Cette voie exista sous ce nom du début du XVIIIème siècle jusqu’à l’époque d’Haussmann.
    Mais si elle fut ainsi dénommée, ce n’était pas à cause d’un horrible fait divers ni par le fait d’une décollation ignominieuse. Non, cette appellation provenait tout bêtement de l’enseigne d’un cabaret où était représentée une femme sans tête, tenant un verre à la main.
    On n’a pas poussé la plaisanterie jusqu’à la rebaptiser du nom de la victime de Salomé…Non, elle est devenue depuis la rue Le Regrattier.

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  5. Une pierre dans mon jardin : « … où vécut quelque temps » (on en prend trop à son aise avec l’s).

    Petit ajout : si le nom de Le Regrattier est un nom propre, précisons que les regrattiers revendaient en deuxième ou troisième main des denrées pas très fraîches ─ en fait, des rogatons avariés ─ aux pauvres hères sans le sou. On en trouvait encore sous le Second Empire.

    NB = D’après Littré, Voltaire traitaient ceux qu’ils considéraient comme des plumitifs de « regrattiers »..

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  6. Décidément, leveto, certains jouent de malchance chez vous.

    J’ai pu lire tout à l’heure le commentaire d’olimalia qui faisait suite au mien, et ce, bien qu’il ait été dûment signalé comme étant « en instance de modération » (en anglais dans l’original).
    Et puis : plouf ! disparu dans quelque insondable e-Bermude. C’est son deuxième naufrage en quelques jours : olimalia va pouvoir se reconvertir dans le regrat *.
    Pourrez-vous le repêcher avant qu’il coule définitivement ?

    * Regrat : vente de sel par petites quantités.

    Lucullus.

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  7. Lucullus:
    pas de commentaire d’Olimalia en vue …ni dans le fichier  » en attente de modération « , ni ailleurs … Cela reste un insondable mystère pour moi.
    J’en suis désolé pour les commentateurs qui prennent la peine de me rendre visite et se retrouvent sans doute frustrés.
    Mais, décidément, WordPress n’est pas fiable. Si j’avais su …

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  8. J’en perds la langue : « est-ce cela », mais là, ça marche. Mystère.
    Je vais en retenter un après celui-ci, avec des liens, pour voir …

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  9. J’aurais bien vu comme « regrattiers » ces moines qui « grattaient » les parchemins pour écrire un nouveau texte dessus.

    Palimpseste : gr. παλίμψηστος «qu’on gratte pour écrire de nouveau», comp. de πάλιν «de nouveau» et de ψάω «gratter, racler».

    Ce qui est tout de même plus avouable (quoique, à cause d’eux, des textes importants ont sans doute disparu à jamais malgré les efforts des paléographes) que de vendre des mets avariés à de pauvres hères. (mais comment, ils ne savaient pas lire les dates de péremption ?!)

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  10. Mon premier lien montrait bien l’ancien nom de rue encore gravé dans la pierre. Et le second lien rappelait l’ancien nom de la rue, rue regrattière, par déformation populaire du lotisseur.

    Ah, les liens semblent bien attirer la modération.
    Essayons le texte sans lien caché, et dans un message suivant, j’essaierai avec les liens en clair (leveto, pardonnez-moi cette expérimentation qui squatte un peu le fil et n’hésitez pas à faire le ménage ensuite.)

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  11. Mon premier lien montrait bien l’ancien nom de rue encore gravé dans la pierre. Et le second lien rappelait l’ancien nom de la rue, rue regrattière, par déformation populaire du lotisseur.
    Essayons un seul lien :
    http://remue.net/DH/27.html

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  12. Mon premier lien montrait bien l’ancien nom de rue encore gravé dans la pierre. Et le second lien rappelait l’ancien nom de la rue, rue regrattière, par déformation populaire du lotisseur.

    ré-essayons le premier lien, en lien caché.

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  13. Bon, je vais arrêter là pour ce soir. J’ai apparemment le droit à un lien simple. Il faudrait continuer l’expérimentation pour savoir si les limitations viennent de la pluralité de liens ou de la nature très longue (Google books) de l’autre lien.
    Encore désolé pour cette intrusion massive.

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  14. Ne vous excusez pas, Olimalia : le mal vient sans aucun doute de la  » modération  » automatisée de WordPress qui ne m’avertit que maintenant d’un de vos derniers messages (que je libère illico: il s’agit de celui contenant deux liens) mais a oublié les précédents.
    Ce que je m’explique moins, c’est que les commentaires  » en attente  » ne s’affichent plus aussitôt dans le fichier idoine duquel je pouvais les libérer après avoir reçu une alerte par mail . Je ne reçois plus ces mails et tous les messages  » en attente » ne sont plus répertoriés.

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