L’Orient bien de chez nous

m_ordre_templier1J’ai parlé dans mon précédent billet de noms importés d’Espagne ou d’Italie pour nommer des villes neuves en France au Moyen-Âge. L’Orient se retrouve aussi dans nos toponymes, importé par les Croisés en hommage aux lieux pour lesquels ils s’étaient battus ou qu’ils avaient simplement découverts à l’occasion des croisades.

Babylonia, ainsi que les Croisés nommaient Le Caire, a été transportée à la grange de Babilonne en 1450, aujourdh’hui Babilaine (Osmoy, Cher).

Bethania, transportée de Palestine, a té plus productif : Baignes-Sainte- Radegonde ( Charente), Behaine ( Marle, Aisne) et Bithaine- et- le Val (Haute-Saône) lui doivent leur nom.

Bethléem a donné Belien (Mazeuil, Vienne) mais n’a pas subi de modifications à Bethléem sur la commune de Château-Landon  en Seine-et-Marne, ancien fief des Templiers dès 1291, et dans d’autres Bethléem ( notamment à Clamecy, Nièvre et Neuvelle en Ferrain, Nord).

Betphagé, beaucoup moins connu, transporté des environs de Jérusalem a donné son nom à Bethphagé (Saint Vérain, Nièvre).

Damiette, que l’on écrivait Damiata au XIIIè siècle a fourni Damiatte (Tarn)

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Débarquement à Damiette de saint Louis

Jérusalem, curieusement, n’a donné qu’un seul Jérusalem, dans la Nièvre sur la commune de Vérain.

Le Jourdain, dont le nom était latinisé en Jordanus, a servi à baptiser un affluent de la rive droite du Rhône, à Culoz dans l’Ain, Le Jourdan. Féminisé en Jordana, ce même nom a été utilisé pour La Jourdane, affluent droit de la Cère, en aval d’Aurillac dans le Cantal.

La série des monts est plus longue, du Mont Cauvaire (Seine-Maritime) qui doit son nom au Mons Calvarii, le « Mont du Calvaire », au Montabot (Manche) qui doit le sien au Mont Thabor, qui a servi aussi à nommer un sommet des Alpes.

On trouve Montaulieu dans la Drôme qui nous vient de Monte Olivo (en 1284), issu du Montem Olivarum, le «Mont des Oliviers», le -au- étant une mauvaise graphie pour -o-. Il en est de même pour Montaulieu ( Arjusanx, Landes) et les Montoulieu (Ariège, Haute-Garonne et Hérault). Ce mont des Oliviers a été plus productif encore, mais il faut bien le chercher dans les noms de

  • Mont de l’If ( Seine-Maritime) qui n’est qu’un Montem Olivarum raccourci en Montem Olivum. L’attraction de l’oïl if explique le passage à Mondelif (1211)
  • Lolif (Manche) était  noté Olivo en 1154 soit un (montem) Olivum mal interprété.
  • Olivet ( Mayenne et Loiret): (montem) Oliveti reprenant un *olivettum, avec suffixe collectif -etum.
  • Champoléon (Hautes-Alpes) noté Campolivus en 1377 puis Champolieu en 1557 ( de l’occitan du nord champ et occitan oliu, olivier). L’attraction de l’occitan leon, « lion », dont le cas sujet était leu a fini par transformer le nom.

J’en aurai fini avec les monts en citant le Mons Peregrinus importé de Tripoli du Liban pour nommer Montpellerin (Montsoreau, Maine-et-Loire) et Montpélégri (fief des Templiers à Grazac, Tarn).

Nazareth, comme Jérusalem, n’a eu qu’un rejeton portant ce même nom sur la commune de Nérac ( Lot-et-Garonne).

Le nom de Pamiers (Ariège), aussi surprenant que cela paraisse, fut lui aussi importé d’Orient après la première croisade. D’abord castrum Appamiae en 1111 et castro Appamiarum en 1129, le nom est devenu Pamias au XIVè siècle. C’est de la phrygienne Apameia Cibotos (aujourd’hui Kelainai, à ne pas confondre avec les autres Apamée)  que Roger II, comte de Foix, rapporta les reliques de Caius et Alexandre qui y avaient été martyrisés en 171, pour les confier à l’abbaye de Frédelas qui devint le noyau de la future ville. Le -A- initial a été compris comme la préposition à et est naturellement  tombé. La francisation à marche forcée a eu raison de la finale -mias devenue -miers, défigurant ainsi le nom de la ville.

roaixRoaix, commune du Vaucluse, était une possession des Templiers. Il s’agit de la transpostion du nom d’Edesse en Syrie, que les Orientaux appelaient alors Er-Roha et les Croisés Roais.

Enfin, on peut citer ici Choulans, nom d’une fontaine et d’un quartier lyonnais, d’abord Siloa Fons, Siolan ( 1388) puis Cholan (1540) du nom de la fontaine Siloe de Jérusalem.

P.S. ( tardif) : j’ai gardé pour un billet ultérieur le nom d’un village français qui a un cousin américain …

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40 commentaires sur “L’Orient bien de chez nous

  1. ►Olivier:
    Montolieu dans l’Aude ne m’avait pas échappé. En 834, soit bien avant les Croisades, ce village était appelé Montilionis du latinmonticulus,« monticule» et suffixe diminutif -onem: c’était un «petit monticule». Ce n’est que plus tard que ce nom a subi l’attraction de Mont Oliu , « Mont des Oliviers »: on voit ainsi apparaître les noms Montoliu et même Monte Olivo après 1146.

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  2. Olivier Champollion serait donc pléonastique ?

    A défaut de trouver beaucoup de Jourdain en toponymie, on le trouve beaucoup dans les noms de personnes, à l’instar de notre monsieur Jourdain.

    « Jordan était devenu un prénom très courant dans le midi à la suite des premières Croisades, les croisés ayant pris l’habitude de rapporter en France de l’eau du Jourdain pour baptiser les enfants. » (dixit wiki)

    « Le Seigneur de l’Isle, étant parti aux croisades, aurait baptisé son fils dans le Jourdain lui donnant le nom de Jourdain (Jordan en occitan). La ville ressemblant à une île au milieu des marais devient L’Isle de Jourdain, ou L’Isle en Jourdain qui a donné le nom à la ville » : L’Isle-Jourdain (Gers) [toujours wiki].

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  3. Bien vu, Zerbinette! Ce Jourdain-là m’avait échappé!
    Raymond de Saint-Gilles, après s’être constitué une baronnie autour de Toulouse, part en croisade et, après la prise de Jérusalem, se taille à sa mesure le comté de Tripoli. C’est là que naît son fils Alphonse qui sera surnommé Jourdain car baptisé dans les eaux du fleuve. C’est cet Alphonse-là qui héritera du comté et qui laissera son surnom à l’Isle-Jourdain.
    Je vous laisse lire la suite de l’histoire — avec un épisode à Orange! — pleine de péripéties, de faits d’armes, de mariages, de trahisons, etc… Maurice Druon écrivait de la bluette et Michael Crichton des contes pour enfants!!
    On y apprend par exemple qu’en 1132 on lui confia une fillette de 7 ans qui devait se marier dans les six ans, soit avant ses treize ans !

    La forme occitane Jordan se retrouvera dans le toponyme en 1431 : La Ylha en Jorda . On y reconnaît l’occitan ilha, ila, isla : « village entouré de fossés » et la particule honorifique En , « Sire, Seigneur, Monsieur ».
    Cette dernière sera supprimée et la francisation provoquera le changement du patronyme en Jourdain.
    On retrouve ce même nom à l’Isle-Jourdain dans la Vienne. Cet endroit s’appelait auparavant Calais, mais le seigneur du lieu fit bâtir vers 1087 une place-forte qui servait de péage. On suppose que cet homme s’appelait Jourdain puisqu’on trouve écrit à cette date Jordanus de Isla et en 1112 Insula Jordanis . Ce nom a fini par supplanter celui du village: c’est ainsi que Calais s’est noyé, au choix, dans la Vienne ou le Jourdain.

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  4. pour Champollion, je n’en reviens pas ;
    Mais dire, leveto, que vous en avez fini avec les monts me paraît hasardeux, voici mon Olive

    c’est comme ça ; le sérieux me vient après.

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  5. Merci énormément pour ce super article. Ce website est vraiment super et je vais le mettre dans mes favoris direct. Bravo au rédacteur pour ce billet. Merci.

    A bientot

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  6. ►Suzy:
    sans vous je n’aurais pas eu l’idée de chercher …
    J’ai trouvé cinquante six agglomérations nommées Mount-Olive aux États-Unis ainsi que cinq cours d’eau, trois lacs artificiels et sept monts portant ce même nom toujours aux États-Unis.

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  7. LOLIF dans la Manche(50):

    – l’origine du nom faisant allusion à un lieu planté d’oliviers parait peu probable dans nos régions humides et fraiches, même s’il y a eu de la vigne au 12ème siècle, plus tard les pommiers. Le cidre de Lolif, était très apprécié du roi Louis XIV lors de ses visites au Mont ST Michel.

    – La topographie des lieux: Lolif, un monticule: superbe panorama, faisant face au « Mont Dol » de l’autre côté de la Baie, face au rocher de Tombe: le Mt St Michel et au rocher de Tombelaine.

    – Les hypothèses probables:
    En relation avec l’épopée des Vikings, au 9è siècle ou le roi de Norvège Olaf Haraldsson « surnommé l’elfe »,vint livrer bataille dans le « Hringfjorror= fjord en rond ou baie du Mt St Michel, rasant l’abbaye du Mont DOL (Dol de Bretagne(35) en face.
    – Réputé sanguinaire, il devint Saint OLAF, essaya de christianniser son pays après avoir été baptisé, dans la région ou en Angleterre…

    – La saga Islandaise de Kormak créa une légende: blessé lors d’un duel, il guérit sur un tertre enduit de sang de boeuf, habité par les elfes.

    L’autre hypothèse: en relation avec la chanson de geste de Roland et son fidèle compagnon Olivier.

    – Cette chanson aurait été chantée pour la première fois par les Normands conduits par Guillaume le Conquérant, lors de la Bataille d’Hastings.

    – Le comte Roland « neveu de Charlemagne » était préfet des Marches de Bretagne.

    – Lolif et la commune de Marcey (50), par ses vallons,bois, coteaux, ruisseaux reproduisaient le « home » anglais, sans clôture…

    – En Ile et Vilaine à la limite de la Mayenne se trouve la « Cascade du Saut de Roland », toujours très présent dans l’imaginaire de nos régions.

    LA LEGENDE ( qui n’a rien à voir avec le propos précédent) est la suivante:
    – Roland sur son fier destrier sauta d’un éperon rocheux à l’autre, une fois pour Dieu (distance 50m) et réussit l’exploit.
    – une seconde fois pour la Vierge Marie, réussit encore l’exploit.
    – une troisième pour sa femme et là, chuta au fond du ravin et se rompit le cou.
    – Vous évoquiez, »Leveto, »dans votre billet suivant un tour électoral, imaginez, un instant, le « Saut de Roland » l’ an prochain…

    Cordialement à vous.
     » L’ABRINCATE « 

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  8. ►L’Abrincate : les étymologies possibles que vous nous présentez pour Lolif sont intéressantes et nous font connaître des aspects historiques mal connus de cette région.
    L’appellation Montem Olivum, à l’origine des noms de Olivo, de Oliveto et partem Olivi attestés en 1154 (in Les noms des communes et anciennes paroisses de la Seine-Maritime, François de Beaurepaire, 1979, cité par Ernest Nègre dans sa Toponymie Générale de la France) se rapporte non pas à la présence d’hypothétiques oliviers en Seine-Maritime mais est un rappel du Mont des Oliviers biblique: il s’agit d’un toponyme importé.
    Il est toutefois possible qu’antérieurement à ces noms ait existé un toponyme faisant référence à un Olaf islandais, mais ces noms étaient le plus souvent accompagnés d’un déterminant ( mesnil, ville, etc). C’est ainsi qu’ Ulfr a laissé son nom à Ouville dans la Manche. Le seul qui ait laissé son nom seul est Helgo à Helgon dans l’Orne. Nous ne connaissons aucune trace d’un appellatif de la sorte pour Lolif.
    La référence au compagnon de Roland pâtit du même défaut : il s’agirait alors d’un toponyme de la fin du XIè ou du début du XIIè siècle et le nom du personnage serait alors accompagné là aussi sinon d’un déterminant au moins d’un suffixe.

    P.S.« … un tour électoral, imaginez, un instant, le « Saut de Roland » l’ an prochain» Le quat de Roland implique si ‘ai bien compris la présence d’une femme … Quelle femme voyez-vous tenir ce rôlece rôle l’an prochain ?

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  9. Bonjour à tous!

    Je n’avais pas trouvé de « Mont des Oliviers » au sens biblique non plus.

    Ulfr, me parait venir du noroît et signifier « le loup ».

    Je me suis donc ressourcé, chez notre historien de référence encore aujourd’hui spécialiste de la toponymie ( celte, normande, scandinave, latine, viel anglais….) historien de l’Avranchin, Edouard LE HERICHER: « Avranchin Monumental et Historique  » 1847, Tome 2, Edition Tostain.

    Nous pouvons y lire ceci:

    Commune de LOLIF (Guillelmus de Olivo ») Gallia Charte de 1082:
    – serait un nom scandinave, correspondant à un nom d’homme, Olivier, Olive, Olaf… vous pourrez y retrouver les différents seigneurs de Lolif.
    Chapitre IX, pages 648, 649, 650, en plus il a l’humour normand le brave homme! Ce qui ne gâte rien.

    http://books.google.fr/books?id=6yMbAAAAYAAJ&q=lolif

    La Sée, fleuve côtier; le Souliet (un affluent) au Nord vient de lolif , et délimite un pagus (fluvolius Soulieti ab Olivetano pago prodiens..)

    Le Héricher- Avranchin -Tome I, (1845) page 99.

    Pour ce qui est du tour électoral : le décor est planté.
    – Nos animaux politiques en place ou à venir pourront mettre en avant leurs Dames et sauter( sans arrière pensées…)

    Je vous enverrai une « petite carte postale » de l’Avranchin, cordialement à tous.

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  10. ►L’Abrincate:
    Je connaissais l’ouvrage de Le Héricher dont vous nous parlez. Son hypothèse est certes séduisante mais a été contestée dès 1894 dans le tome VII de la Revue de l’Avranchin et du pays de Granville » où l’on lit ceci à la page 29:
    « On pourrait faire venir le nom de cette commune du nom d’homme Olaf qui est scandinave, mais c’est peu probable; et si l’on considère comment les lieux étaient habituellement nommés, la première étymologie est bien la plus vraisemblable.»
    On le voit : la « querelle » ne date pas d’aujourd’hui!

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  11. Merci Leveto!

    Grâce à vous, je suis maintenant tout à fait rassuré, le XIX ème siècle, nous avait davantage « vikingnisé » que les Vikings eux-mêmes…

    A ce stade, ne nous enlisons pas davantage…

    Hier nous avons hélitreuillé de justesse, dans les sables de la baie: un certain « TARTARIN » de Tarascon.

    Ile se murmure ici, qu’il aurait fait l’acquisition d’une résidence secondaire sur le « mont des oliviers » à LOLIF.

    Elle sera bientôt ouverte au public comme celle de Tartarin… à Tarascon.

    Merci Rose!
    à vous qui aimez les arbres, je vous offre celui-ci:

    http://www.sequoias.eu/Pageslocation

    A tous cette vue sur la baie:

    http://www.loomji.fr/commune/photo.f

    Très amicalement.

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  12. Raymond de Saint-Gilles, …… se taille à sa mesure le comté de Tripoli.
    – Euh…le comté de Tripoli existait avant . Créé pour un comte italien (qui avait épousé Constance, fille de Philippe le Bel,) devenu « persona non grata » parmi les siens en Italie.
    – Maintenant, si j’ajoute que—selon une généalogie fort douteuse, reconnaissons-le—- je descendrais( par ma maman) de ce comte-là, vous ne me croirez pas.
    Tant pis !!!

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  13. >leveto bonjour,

    en attendant, ce matin, panne de réveil (cépamalin) ; et de plus j’aimerai voir le cadeau promis l’Abrincate ; aucun des deux liens ne marchent (hé, hé). Ou bien ne marche, c’est quand même un singulier le sujet.
    P.S j’aime particulièrement les arbres car ils servent de perchoir aux oiseaux à vrai dire.

    P.P.S là je suis dans les lais de Marie de France, c’est vous dire : au moyen-âge, dans le jardin courtois de sa seigneurie, hormis déclamer des lais, les jardiniers attachaient les arbres ensemble par leur ramure pour faire des arcades sous lesquelles déambuler.

    P.P.P.S
    http://2.bp.blogspot.com/_Es4pwqrwWR0/SK7zHEMdMYI/AAAAAAAAADM/tWW0pkBOMQM/s400/Derniere-danse-Affiches
    n’est pas arrivée, pourtant, vous charriez.

    Je fatigue.

    notez : elle fatigue.

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  14. sonnet 92, L’Olive

    Ce bref espoir, qui ma tristesse alonge,
    Traitre à moy seul, et fidele à Madame,
    Bien mile fois a promis à mon âme
    L’heureuse fin du soucy, qui la ronge.

    Mais quand je voy’ sa promesse estre un songe,
    Je le maudy’, je le hay’, je le blâme :
    Puis tout soudain je l’invoque et reclame,
    Me repaissant de sa doulce mensonge.

    Plus d’une fois de moy je l’ay chassé :
    Mais ce cruel, qui n’est jamais lassé
    De mon malheur, à voz yeulx se va rendre.

    Là faict sa plainte: et vous, qui jours et nuitz
    Avecques luy riez de mes ennuiz,
    D’un seul regard le me faictes reprendre.

    Du Bellay
    1550

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  15. ► Jesús : je vous avoue que je n’ai eu le temps que de survoler et de lire en diagonale l’article du Pilgrim Way que vous nous proposez. Je retiens que Kristina a eu le droit de choisir elle-même son futur époux — du jamais vu en 1258 ! Bon, il est vrai que son choix était limité aux frères du roi d’Espagne. Eût-elle voulu épouser un de ses cousins, un de ses ministres, de ses chambellans ou un de ses palefreniers — vous savez, celui qui est si mignon, de la paille dans les cheveux, un sourire frondeur au coin des lèvres et qui, quand il vous regarde sans baisser les yeux, vous fait penser à ces choses, là … — eh bien, eût-elle voulu épouser un de ceux-là qu’on lui aurait gentiment fait savoir que « non, faudrait pas exagérer quand même, et que décidément, elle était comme les autres : on vous donne ça et vous voulez encore plus!». Et on s’étonne qu’ Olympe de Gouges ait fini sur l’échafaud! ( pardon pour cette raccourcie!).

    ►L’Abrincate
    La « vikinguisation » n’est sans doute pas aussi importante que cela mais elle a quand même laissé des traces. Laissez-moi quelque temps et, après débroussaillage, mis en ordre et écriture , je devrais pouvoir accoucher d’un ou deux billets pour en témoigner.
    Je n’ai pas pu récupérer l’intégralité des liens que vous nous proposez. Le premier semble pointer vers ce site , mais impossible de remettre la main sur la deuxième photo … À vous de jouer!

    ►L’amer : tous les ouvrages que j’ai pu consulter me disent que le comté de Tripoli a été créé par Raimond de Saint-Gilles, comte de Toulouse qui, après la prise d’Antioche, a décidé de se constituer un fief qui ne deviendra comté qu’en 1109.
    Mais Bohémond de Tarente (ou de Hauteville ou Bohémond Ier d’Antioche) , un des chefs de la première Croisade a créé la principauté d’Antioche Il tenait à ce titre de prince: étant déjà prince de Tarente, il ne pouvait se contenter de celui de duc d’Antioche, alors pensez! un comté …. Fait prisonnier par l’émir Sivas en 1100, libéré en 1103, il part chercher des renforts en Europe et , en 1104, il épouse Constance, fille de Philippe Ier, roi de France. Cela ne l’aidera pas: vaincu et humilié par les Byzantins en 1108, il doit accepter de n’être qu’un vassal parmi d’autres .
    Nous sommes là au tout début du XIIè siècle et vous me parlez de Philippe le Bel, roi de France de 1285 à 1314 et d’une de ses filles!
    ►Rose, je ne vous oublie pas dans mes réponses: je prends le temps, savourant la poésie de Du Bellay . Et m’interroge encore sur cette dernière danse …
    Pour moi, elle ne saurait être que celle-ci !

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  16. leveto bonsoir, je ne suis pas fâchée mais je me demande bien où vous allez dénicher des trucs pareils (vraiment jolie la voix de Marie Laforêt, + ses grands yeux).
    La cheminée flambe chez moi, et reflambe.
    Du Bellay celui-ci je le découvre ce jour, il est assez contradictoire, il souffre mais cela entretient sa flamme. Pas le mec carré*, non.
    * « chérie, ce soir qu’est-ce qu’on mange ? »

    Un lai, le premier aussi approprié par les anglais, grrr… boutons hors de France, Marie,

    Il m’est venu l’envie de rappeler un lai dont j’ai entendu parler.°
    Je vous nommerai la ville où on l’a fait et dirai toute l’aventure, ainsi
    que les circonstances de son titre.° On l’appelle le plus souvent «Le
    Chaitivel», mais quelques gens l’appellent «Les Quatre Deuils°».

    bonne soirée

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  17. >leveto bonjour

    parfois je suis mon fil et oublie d’être claire. La dernière danse parce que cette photo est trop belle ; qu’elle tient tout à la fois du tango et du flamenco ; que par le chapeau de l’homme elle est liée à l’Espagne ; mais le « vous charriez » n’était pas à vous adressée.
    Disons pour faire simple qu’elle le fut au chat qui a posté un lien sur meetic chez vous. Même pas cela m’a fait rire. Et parfois, je me dis que j’ai grand tort de tolérer des choses qui ne me font pas rire. Et pourrai tourner casaque.

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  18. Aïe, aïe, aïe, l’Amero, il faut revoir votre généalogie ! Philippe IV le Bel n’a eu qu’une seule fille, la Louve de France, autrement dit Isabelle, épouse du roi d’Angleterre Édouard II. Quant à Constance, fille de Philippe Ier, elle a épousé un Normand, Bohémond de Hauteville, prince de Tarente et prince d’Antioche (bon d’accord les Normands étaient maîtres d’une bonne partie de l’Italie…et puis vu de Tripoli !!!) 😉

    Allez une dernière chance : Bohémond II, fils de Constance a eu une fille qui s’appelait aussi Constance, elle a eu sept enfants, il y en a peut-être un pour l’Amer ?

    Ci-joint la liste des comtes de Tripoli : http://fr.wikipedia.org/wiki/Liste_des_comtes_de_Tripoli
    (où l’on retrouve un Guillaume Jourdain)

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  19. Rose, Leveto,

    Les sujets proposés étaient les suivants:

    1 – le séquoia multiple de Lolif (2 photos), pas d’ olivier…
    2 – « Baie des brumes », (du Mont St Michel), auteur Yane & André/Panoramio, vue de Lolif.

    Pour:
    1 – faire: google__Sequoias géants de France(à lolif, Manche)
    ou http://www.sequoias.eu/Pages/Locations/Normandie/lolif.htm (s’il n’est pas trop récalcitrant).

    2- faire: google__Les photos de Lolif 50530 (Panoramio)
    ou http://www.loomji.fr/lolif-50276/photo/

    Sur la page Loomji
    – Photos de lolif
    – « Baie des brumes »
    Bonsoir!

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  20. Cela fonctionne cette fois!
    – mais cela a pris plus de temps qu’avec le télégraphe des années 1800…
    – avec les moulins à vent, il suffisait de lancer la toile sur les ailes… c’est une autre page d’histoire…

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  21. >L’Abrincate merci
    la photo de la baie est superbe, aube ou crépuscule, je ne sais.

    Grand étonnement de découvrir que le sequoia marcotte ! Aux USA, une tradition des indiens, je n’ai pas bien compris sa pertinence, consiste à faire brûler le tronc de l’arbre de manière à ce que ses cônes tombent et ensemencent l’espace alentour.

    Je viens de trouver un bébé* de deux mois : il est extrêmement tendrounet, il nécessite un soin attentif :
    Sequoiadendron giganteum… âgé de deux mois!

    Sequoyah dont la photo est plus loin a inventé l’alphabet cherokee

    * http://www.sequoias.eu/Pages/sequoias.htm

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  22. >leveto comme sont jolies ces paroles là !

    >rose tu te réveilles et tu le sais avec cruauté, le crépuscule, ne pleure pas mon bébé

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  23. >bonjour leveto,
    pour tous, & très particulièrement pour celui qui a écrit ce matin ce pseudo  » je veux des câlins « , (c’est pas ici et je le retrouve pas/misère de moi, mais lui peut arriver ici, j’y crois)

    vous pouvez ou pas couper le son, as you want.

    j’aime bcp le type timide qui vient à côté d’elle, habillé en jaune comme un caneton (au moins il est palmé). Il met très longtemps à réaliser que lui aussi veut bien un hug d’elle, tangible. Et aussi celui en pull rayé rouge (donc forcément un marin) à qui le hug déclenche des trucs inimaginables sur le trottoir.

    [mille et un pardons
    y’a des gens pas à leur place qui feraient mieux d’aller vendre des patates à prisu, avec leur mère en tongs qui les attend devant (elle pourrait faire des hugs aussi pour échapper à son moral en berne et en attendant sa fille à la sortie de son taf.).]

    Je resterai fâchée au moins trois semaines (en vue d’obtenir une amélioration) déjà j’ai tenu trois jours (depuis hier je suis à peine un peu moins fâchée).

    Pas avec vous leveto, peut-être pourriez-vous dispenser des cours pour devenir une bonne pâte.

    je ne vous mets pas gisèle bundchen avec ses tongs ipanema car je ne veux pas vous faire croire au septième ciel ; mais j’aurais pu, si je l’avais voulu.

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  24. >leveto pardon tout ce gras n’est pas justifié ; j’ai oublié de refermer la balise je le refais
    Merci si vous pouvez le rectifier.
    **** C’est fait, Rose! ****

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  25. @leveto[Bonjour ! ] & zerb[o ? ou a ? ] : en relisant attentivement mon texte ci-dessus , on trouve : selon une généalogie fort douteuse, reconnaissons-le—-l’amer et le comte de Tripoli | le 19 octobre 2011 à 16:11
    – Merci pour les précisions. Je serais donc de race pure ???? 😆

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  26. Votre article est intéressant cependant vos recherches sur l’onomastique française et la toponymie orientale de nos campagnes sont souvent erronées.
    Je recense sans faire de grandes recherches, en trois minutes sur les cartes, au moins 4 jerusalem, plusieurs Nazareth et Jourdains etc….
    Vérifier avant d’écrire des commentaires erronés.

    Vous écrivez :
    Nazareth, comme Jérusalem, n’a eu qu’un rejeton portant ce même nom sur la commune de Nérac ( Lot-et-Garonne).
    C’est FAUX
    par exemple, en ne citant que lui, vous trouverez Nazareth dans la commune de Saint-Verain dans la Nièvre..
    etc…

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  27. Vous avez raison, Le Rebouteux : à l’époque où j’ai écrit ce billet je ne disposais pas encore du logiciel du CDIP recensant tous les toponymes et microtoponymes français et je m’étais appuyé sur l’ouvrage d’Éric Vial, les Noms de villes et de villages.
    Il y a plus de soixante-dix Jérusalem ( du lieu-dit au quartier, du bois à la fontaine ou à la source, en passant par le téléski de Jérusalem à Gréolières, 06).
    Il y a très exactement trente-quatre lieux-dits, hameaux, écarts, etc. nommés Nazareth.

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  28. Bethléem a donné son nom, aussi , au Bedlam Hospital de Londres :
    Hospital of Saint Mary of Bethlehem » in London, founded 1247 as a priory, mentioned as a hospital 1330 and as a lunatic hospital 1402; converted to a state lunatic asylum on dissolution of the monasteries in 1547. It was spelled Bedlem in a will from 1418, and Betleem is recorded as a spelling of Bethlehem in Judea from 971.

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