Boire un petit coup …

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Ce qu’il est convenu d’appeler le vignoble de Bordeaux regroupe toutes les vignes du département de la Gironde et est divisé en deux zones : les « pays viticoles » riverains de la Gironde, de la Garonne et de la Dordogne et les « pays des landes de Gascogne »  plus au sud. On préfère en région  bordelaise donner le nom  de « pays » à ce qu’on appelle plus communément « terroir» ailleurs.  Voici la carte de ces terroirs ou pays:

Carte du vignoble de Bordeaux

Je m’intéresse aujourd’hui aux  « pays viticoles » avec du nord-ouest au sud-est :

  • Le Médoc viticole où se cultivent les vins de Médoc  par opposition aux vins du Haut-Médoc qui se cultivent plus au sud  : la première attestation du nom du pays,  Medulcensis en 1179, est formée sur le nom ancien du peuple qui l’habitait, les Meduli, suivi du suffixe latin -icu. Au Vè siècle, Sidoine Apollinaire utilise l’adjectif Medulicus dans le sens de « du Médoc ». Le nom du peuple apparaît pour la première fois chez Pline l’Ancien en 77 qui utilise l’adjectif Medullus. Le substantif Meduli apparaît, lui, à la fin du IVè siècle, sous la plume du poète Ausone qui, subjugué par les … huîtres de la région , écrit : ostrea quae Medulorum educat Oceanus ( « les huîtres que produit l’Océan des Meduli »). On trouve la forme gasconne Maddoc dès 1243 et Médoc en 1268. Le nom des Meduli ne s’explique de façon convaincante ni en latin ni en celtique : il est sans doute dû à un peuplement antérieur inconnu jusqu’à ce jour.On ne sait pas si les Meduli du Médoc ont un rapport avec les Médulles alpins : un essaimage de ces derniers, nulle part signalé par les historiens antiques, est plus que douteux.
  • Le Blayais doit son nom à sa ville principale, Blaye. Son premier nom connu, Blauto, date du IIIè siècle, dans l’Itinéraire d’Antonin suivi de Blavia chez le poète Ausone au IVè siècle. Tous les spécialistes s’accordent pour dire que la première attestation doit être corrigée en Blavio ( ce n’est bien sûr pas l’unique imprécision  relevée dans l’Itinéraire d’Antonin). Ce nom viendrait alors du gaulois blavus, « bleu », avec une latinisation d’abord masculine blavius puis féminine blavia qui s’est imposée. La couleur fait bien entendu allusion aux eaux de la Gironde. C’est en 1306 qu’apparaît la forme française Blaives qui sera supplantée par la forme gasconne Blaya (1337) francisée en Blaye dès 1363. L’origine selon un anthroponyme gaulois latinisé en Blavius est certes séduisante mais ce nom aurait alors été accompagné du suffixe -acum habituel pour donner un Blauvac comme en Vaucluse. Au Blayais est associé le Bourgeais du nom de sa ville principale, Bourg ( Burgo en 1253 du bas latin burgus, « bourg, lieu fortifié» )
  • Le Libournais doit bien sûr son nom à la ville de Libourne. À  2 km du confluent entre l’Isle et la Dordogne fut fondée une ville appelée Condate portus par, toujours lui!, le poète Ausone à la fin du IVè siècle. Condate est un mot gaulois signifiant « confluent». Je vous fais grâce des noms successifs pour en arriver aux années 68 – 70 pendant lesquelles un groupe anglais a su s’imposer. C’est en effet en mai 1268 que le prince Édouard d’Angleterre  décide de bâtir une bastide ( une ville neuve construite sur un plan régulier autour d’une place de marché) au lieu-dit Fozera afin de contrôler le port et par conséquent le commerce entre autres celui du vin qui allait prendre l’importance que l’on sait. Ce fut finalement un lieutenant anglais qui, de novembre 1269 à juillet 1270 gouverna la Gascogne. Il s’appelait Rogerus de Leybornia et donna son nom au port comme l’atteste la charte de la bastide en 1270 où on parle de villa nostra portus de Leybornia. La forme actuelle, Libourne, est attestée en 1537. Quant à Fozera, nom encore utilisé au XVIè siècle pour la paroisse Sancti Johannis de Fozeria  sive de Libourne (« Saint-Jean de Fozera ou plutôt de Libourne ») , il est issu de l’ancien occitan fos, « orifice par laquelle s’échappe l’eau d’une source » suivi du suffixe diminutif féminin –ella, décrivant le confluent entre l’Isle et la Dordogne. Notons qu’un hameau de Libourne porte encore aujourd’hui le nom de Condate. Les curieux comme moi voudront bien sûr savoir d’où vient ce nom de Leybornia qui a supplanté aussi bien le nom gaulois, Condate, que le nom occitan, Fozera.  Aucun des dictionnaires que je possède et aucun des sites internet que j’ai consultés  ne m’a donné de réponse satisfaisante: je propose donc mon hypothèse. Bourne  est issu sans aucun doute du  pré-celtique borna, « source », qui a donné le nom de plusieurs cours d’eau français appelés Borne ( en Ardèche, Cantal, Haute-Loire, etc.) ainsi qu’ aux  Bourne  en Ardèche et en Haute-Loire comme  en Angleterre dans le Lincolnshire. Ley serait une forme primitive du vieil anglais  lea, « pré, terre non labourée » lui-même à rapprocher du flamand -loo ( cf. Waterloo), du latin lucus ou encore du sanskrit lokah, tous de même sens, « clairière ». La racine primitive serait leuk -, « briller, être clair ». Libourne signifierait donc « le pré où se situe la source » ce qui constitue  une coïncidence remarquable avec l’ancien nom Fozeria.
  • L’Entre-Deux-Mers : nommé Inter duo Maria en 1273 où le latin mare a le sens médiéval de « rivière », comme le montre le nom médiéval de Bourg, baignée par la Gironde, qu’on appelait Burgo supra mare en 1253. En 1274 apparaît  le nom gascon Entre deus Mars qui sera francisé au cours du XVIè siècle.
  • Les Graves:  ce nom, qui n’apparaît qu’en 1361 sous la forme de Gravis, est formé sur le pluriel du gascon grava, repris au  pré-latin grava « gravier ». De nombreux toponymes en France ont la même origine : Grauves (Marne), La Grave ( Tarn), Graves (Charente) et, avec un diminutif , La Gravelle ( Mayenne) et Gravelotte (Moselle) ou  avec le suffixe -aria, La Graverie (Calvados) et  Gravières (Ardèche) et bien d’autres.

Un prochain billet sera consacré aux noms des pays des Landes de Gascogne mais, comme tout doit finir en chanson, connaissez-vous Bordas ?

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27 commentaires sur “Boire un petit coup …

  1. Jesús, j’ai bien lu votre interrogation : il est un peu tard pour peaufiner une réponse satisfaisante mais je vous promets de m’y mettre et de vous répondre le plus tôt possible.

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  2. Le haut Médoc et le Bas-Médoc (appelé simplement Médoc) ne sont-ils pas comme le Haut-Rhin et le Bas-Rhin, c’est-à-dire qu’ils suivent la rivière (ici la Garonne), le ‘haut’ étant le plus proche de la source (ici le sud) ?

    Leveto, de Bordas je ne connaissais que les éditions, mais votre chanteuse m’a rappelé des souvenirs et tant qu’à faire de boire un coup, buvons en deux, à la santé des amoureux…

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  3. Jesús
    pour ce qui concerne le Haut-Médoc, Zerbinette vous a dit l’essentiel: « Haut » doit être compris au sens topographique de « situé en amont » donc plus près de la source. Il se trouve que le haut du Médoc se trouve… au sud, donc « en bas » de la carte…
    Zerbinette : quel plaisir de vous relire! Vraiment : quel plaisir!
    s’il faut raviver les souvenirs… que dites-vous d’un C’est à boire qu’il nous faut? Ah! On savait vivre en 1935! 🙂
    J’en ai d’autres en magasin, mais je vous les épargne : à consommer avec modération !

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  4. @ Zerbinette, celle dont je me languissais tant…

    1. Je n’avais qu’un très vague souvenir de Bordas… et sans doute, si Leveto ne s’en était pas mêlé, n’y aurais-je plus jamais pensé.
    En consultant sa bio, je découvre qu’elle était deux, comme les Dupontd, mais en des époques bien différentes.
    http://www.dutempsdescerisesauxfeuillesmortes.net/fiches_bio/bordas_marcelle/bordas_marcelle.htm
    Cependant, seule l’aînée, Rosa Bordas, a sa fiche Wikipedia : l’autre, « la Marcelle » aura été oubliée.

    2. Michel Simon, qui savait tout faire, a fait une reprise de la chanson de Bordas, celle du « Boire un petit coup ».
    Mais, comme il avait l’ambition sanitaire, il a su faire la promotion des breuvages médicamenteux consommés sans modération spéciale :

    Dans cet extrait, qui invite à « jouer au docteur », vers les 3:00, je note une prescription intéressante quant à l’hygiène des choses :

    On tue les poux avec l’insecticide,
    On tue les puces avecque du coaltar,
    On tue les rats avecque des acides…
    Et le « cafard » en buvant du pinard

    Et je me demande si les vertus du coaltar valent aussi si le produit est administré dans l’espoir de l’anéantissement définitif du microphasme, cette engeance invasive si proche du ciron de pucier.
    Faudra qu’ j’en cause à mon véto : il sait des choses épatantes sur la vie des grosses bêtes et celle des ‘tites bébêtes.
    ____________________

    > Leveto,

    1. A propos du vin (et de la toponymie qui l’encombre aux étiquettes), voici une chose qui m’amuse toujours un peu.
    Mon fils, ce grand couillon, observe chaque année un rituel : passer une semaine à vendanger en Alsace, toujours au même endroit et avec la même bande de camarades rigolards.
    Il en revient largement déficitaire mais avec une cargaison considérable de bouteilles. Peu pingre, il m’en offre une… en récompense d’avoir su gérer sa descendance pendant ses fredaines .
    Comme le viticulteur qui l’accueille fait dans l’Auxerrois, on imaginerait que sa production est bourguignonne… Mais elle ne l’est pas.

    2. Pour en revenir aux aspects sanitaires de la vinasse prophylactique de 14/18, vous qui savez tant de choses, peut-être pourrez-vous m’expliquer les deux premières lignes d’un couplet :

    Fier inventeur de la pomme de terre
    On a donné ton nom à des escarres
    Mais dis-nous donc alors, que faut-il faire
    Pour honorer l’inventeur du pinard ?

    Des « escarres à la Parmentier » ???????

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  5. >Zerbinette
    Ravi de vous lire et merci à vous et à leveto de vos réponses. C’était la position au sud du Haut-Médoc qui m’avait frappé donc j’avais pensé à l’altitude n’étant pas Médoc le nom d’une rivière.

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  6. >bonjour leveto

    je ne crois pas : des escarres Paulette.
    Poussez, poussez.
    (c’est ce qu’on dit aux pommes de terre après la plantation).

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  7. TRS
    vos escarres — vous m’avez compris : ce ne sont pas vraiment les vôtres !— n’en sont pas! Il s’agit d’esquarres, c’est-à-dire de squares !
    Rose : je vous souhaite le bon soir et suis ravi de vous relire.

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  8. TRS
    je répare mon oubli à propos de l’ auxerrois ( sans majuscule ). Un amateur de vin ne tombe pas dans le piège : il s’agit d’un cépage blanc originaire de Lorraine. Et on n’en trouve pas dans les bourgognes…

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  9. > JSP
    Merci pour cette info : personne de sensé ne saurait se désintéresser de la pomme de terre, de sa vie, de ses mœurs et de sa grandiose histoire.
    D’ailleurs, et pas plus tard qu’il y a une presque quarantaine d’années, j’en causais encore avec mes camarades d’Aristide Padygros :

    Mais c’était une époque où j’étais folkeux de tempérament.
    Maintenant je suis plus attaché au sérieux des choses et c’est donc avec le plus grand sérieux (et ce souci nouveau de la toponymie qui m’arrive tout soudain) que je vous demande le nom de cette localité charmante où il m’est arrivé de jouer, bien après et vers les années 1986/87, dans un estaminet à musique, non pas du folk francophone bien d’chez nous ou d’chez les Helvètes, mais du blue grass, estampillé amerloque.
    Depuis et à partir de 2006, cette commune honore une dame de belle taille… et de 60 kg attestés au pèse-personne.
    La modiste locale a trouvé du meilleur goût de la coiffer d’une fleur de cette pomme de terre qu’elle glorifie.
    Comme « la madame » a sa page Wikipedia, ça ne doit pas être bien difficile à trouver.

    > Leveto,
    A propos de la majuscule figurant ou non aux étiquettes des bouteilles écoulées par le viticulteur chez qui mon fils frivole, chaque année, va dilapider son énergie une semaine durant, voici les conclusions de mon enquête d’aujourd’hui.

    1. L’espérance de vie d’une bouteille chez moi est très relative et ne risque jamais de connaître la funeste péremption.
    2. Mon règlement sanitaire particulier interdit le stockage des cadavres : exit les flacons alsaciens, expulsés rapido aux bennes à verre.
    3. Faute d’attestation commerciale conservée à domicile, j’appelle mon fils et l’interroge sur la chose.
    Il me dit que sur les bouteilles qu’il a encore tout est écrit en « grosses lettres » : L’AUXERROIS…
    Il me dit aussi le nom du viticulteur, un nommé Paul Anselm… et cela me suffit à trouver, en quelques clics de souris, le vin en question :

    http://depotdevinforceville.free.fr/nouvellepage7.htm

    Tout au bas de la page, il figure avec une majuscule commerciale.
    Mais je conçois qu’on puisse l’écrire en s’en passant.

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  10. Je confirme les dires de TRS quant à la majuscule que les Lorrains mettent un peu (trop) facilement à leur Auxerrois.

    Et j’en profite pour saluer à mon tour cette chère Zerbinette

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  11. TRS

    Deux indices pour JSP à qui vous posez une devinette: le nom du patelin, germanique à l’origine, signifiait « la clôture de Hundo » et le nom de « la madame » signifie « pomme de terre ferme » dans sa langue d’origine …

    Je persiste pour les noms de cépages sans majuscule : ce sont des noms communs.
    Le cépage originaire de Chardonnay est le chardonnay, celui de Gamay le gamay, etc. et celui d’Auxerre l’auxerrois. La majusculite aiguë des commerciaux et autres marketteurs m’énerve.

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  12. Désireux finalement d’en savoir plus sur ce cépage, j’apprends qu’il a été créé au début du XXè siècle en laboratoire… Et je remarque que, une fois n’est pas coutume, l’article wikipedia qui lui est consacré respecte la typographie et écrit bien « auxerrois » avec la minuscule appropriée.

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  13. Leveto,

    Va pour la « clôture de Hundo » qui semble être une étymologie envisagée… parmi d’autres, me dit Wikipedia.
    Par contre, je ne comprends pas vraiment votre affaire de « pomme de terre ferme »… dans sa langue d’origine.
    La page Wiki en néerlandais dit autre chose :

    De Vries noemde zijn nieuwe aardappelrassen naar zijn kinderen, leerlingen en oud-leerlingen. Zo werd in 1905 het bintje vernoemd naar de toen 17-jarige oud-leerlinge Bintje Jansma, dochter van Minke en Teade Jansma. Ze werd in 1888 geboren en was 88 jaar oud toen ze in 1976 in een rusthuis in Franeker stierf. Verder waren er ook bijvoorbeeld het Trijntje en de Sipe.

    La traduction est là, au Musée de la frite, dernier paragraphe du dernier article:

    http://www.frietmuseum.be/fr/histoire.htm *

    Donc, en toponymie on peut trouver un « nom d’homme » et, en patatonymie, un prénom de jeune fille.
    La voici, maintenant devenue « madame », en grande tenue d’apparat et en déplacement à Ham :

    ________________________

    * Rien à voir… mais pour simplement goûter un peu les traductions fantaisistes :

    Dans la notice (rédigée en flamand/néerlandais) concernant Parmentier, on parle bien de la Guerre de sept ans (Zevenjarige Oorlog).
    En français de musée de la frite, cela devient « la guerre des sept jours » et, en anglais, « the Seven Day War »

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  14. ►TRS

    J’ai ouvert un dictionnaire néerlandais ( Van Dale ) qui, à l’entrée « Bintje » me donne cette définition

    bint·je (het; o; meervoud: bintjes) 1grote, ronde, stevige aardappel »

    C’est ici.
    et j’ai demandé une traduction à Google qui me fournit :

    grand, rond, pomme de terre ferme

    C’est .

    Je n’ai pas cherché plus loin. Peut-être le nom de cette pomme de terre est-il issu du nom de son « créateur » ? Je n’en sais rien et ne parle pas suffisamment bien le néerlandais pour me lancer dans des recherches plus approfondies …

    Pour l’étymologie de Hondschoote (Hundescot en 1163 ), je m’appuie sur Ernest Nègre qui relève que le nom de personne Hundo a été utilisé dans les mêmes conditions à Hautecôte ( Pas-de-Calais) qui s’appelait Hondeschotte en 1318 ou Hondescote en 1338. Il signale comme peu vraisemblable l’hypothèse d’une origine selon Hond, « chien »( Maurits Gysseling, Toponymisch oordenboek van België, Nederland, Luxemburg, Noord-Frankrijk en West-Duitsland, Tongres,1960), ni l’élevage ni les meutes de chiens n’étant documentés dans la région au Moyen Âge où on a du mal à imaginer un équipage de chasse à courre.
    Le site de wiki ose qualifier de fantaisistes les hypothèses de Nègre et de Gysseling, éminents toponymistes reconnus par leurs pairs et privilégie — sans donner d’explication ni de référence bibliographique — celle de Jacques Fermaut qui n’est pas plus toponymiste que moi.

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  15. Comme quoi on peut écrire dans le dictionnaire* sans savoir de quoi on cause, car franchement, prendre la Bintje pour une variété à chair ferme… C’est justement parce qu’elle est à chair farineuse qu’elle convient pour les frites, comme rappelé par TRS, mais aussi pour la purée ou le stoemp, comme on dit par ici.

    * Quant à wiki – excusez du peu, mais Jacques Fermaut s’appuie sur « l’oeuvre du plus grand historien du XXè sècle »…

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  16. A propos, leveto, êtes-vous déjà intervenu dans la discussion d’articles wikipedia sur des sujets de toponymie, par exemple, sur lesquels vous estimez que l’info est contestable, ou au moins pauvrement documentée ?

    Le cas que vous citez en est un bon exemple. Vous allez sans doute me répondre que vous ne pouvez pas tout faire et que les journées n’ont que 24 heures, mais je trouve que c’est dommage que toutes les recherches (et les découvertes) que vous faites ne soient pas d’avantage partagées – après tout, c’est bien là toute la philosophie de wiki, non ?

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  17. Aquinze, vous n’êtes pas le premier à me parler de wiki et à m’inciter à y contribuer.
    La tâche me semble si grande et fastidieuse et, mes journées n’ayant pas plus de vingt-quatre heures comme vous le soulignez, je n’ai jamais eu le courage de m’y mettre!
    Il faudrait rédiger des notices toponymiques encore inexistantes, corriger les autres ou, au moins, les compléter. Pfff!
    Mais je n’interdis pas aux bonnes âmes de le faire à ma place 🙂

    P.S. pour en revenir aux bintjes, c’est vrai que je suis allé un peu vite dans ma recherche, me contentant d’un seul dictionnaire sans chercher plus loin. Mea culpa mais pas si maxima que ça.

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  18. De retour d’une incursion en terres picardes (qui ne sont point terres pinardes, pas comme celles de chez nous, mais nous au moins nous avons du soleil…) je lis vos gentillesses et je vous en remercie.

    J’avoue que l'(e)squarre Parmentier m’interloque mais je ne suis spécialiste que de pomme de terre en flocons et je ne connais d’auxerrois que Saint-Germain.

    On savait vivre en 1935… et on savait boire en chantant ou chanter en buvant…du pinard. Cette tradition des chansons à boire gaie et conviviale me semble bien perdue à notre époque de bintje drinking.

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  19. à TRS : Zevenjarige Oorlog devient la guerre des sept jours
    quand on voit la confusion entre décade et décennie…
    Pour nommer les variétés, je savais que Bintje était le prénom d’une élève de l’inventeur, c’est un peu comme pour les rosiers ou les orchidées, ils sont souvent nommés d’après l’épouse ou la fille du sélectionneur, avant d’aller chercher d’autres personnalités.
    Si vous êtes amateur de beaux livres :
    http://www.20minutes.fr/lyon/619505-lyon-les-racines-oubliees-fruits-legumes-ressortent-terre

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  20. Zerbinette
    j’ai bien regardé le « code source » de votre commentaire ( c’est-à-dire la manière dont vous l’avez écrit, balises comprises… Ouais, je peux faire ça, comme la NSA!) et il semble que ce soit le le lien sur « bintje » qui ait été mal copié… Je trouve bien les balises habituelles ( la lettre a entre chevrons ) mais pas l’adresse url qu’elles sont censées encadrer.
    Ceci dit, le «binge drinking » …
    Jsp
    Le nom d’une femme donné à une fleur … M’est aussitôt venu à l’esprit cette Bianca !

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  21. Leveto merci. J’avais voulu faire une astuce malheureuse (?) entre le « binge drinking » et le « Kartoffelschnaps » puisqu’il était question à la fois de ‘bintje’ et de boisson dans les commentaires précédents…. mais ma prose avait disparu avant même de s’afficher.

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  22. > Zerbinette, hier à 21h07… (et nouvel essai de transmission : le premier doit errer dans les limbes internettes depuis ce matin)

    Votre nostalgie des chansons à boire d’antan me touche un peu et c’est vrai que tout un répertoire est sorti d’usage…
    Faut dire que Vian et Gainsbourg ont su casser l’ambiance, chacun psalmodiant ses mots moroses et sa cirrhose plaintive:

    Mais depuis ces deux-là, reconnaissez, Zerbinette, qu’il y a eu des tentatives bien sympathiques…. Visant toutes à l’enjouement du public et à celui d’une soirée.

    On les trouve « Au bonheur des dames » , un établissement fameux il y a peu encore :

    Et, comme administrativement il faut maintenant une Licence IV….(= 4ème catégorie) :

    ____________________

    Mais cette croisade de joyeux drilles, tous attachés aux breuvages et biberonnés au jus de la treille, a déjà gagné d’autres contrées et… récemment, lors de l’Eurovision 2013 :

    http://lyricstranslate.com/fr/alcohol-free-lalcool-est-lib%C3%A9rable.html

    ____________________

    Très accessoirement, Zerbinette, et pour votre simple édification particulière- si mes terres ne sont plus franchement « pinardes » ( comme vous dites), elles le furent en d’autres temps :

    http://fr.wikipedia.org/wiki/Vignoble_de_Picardie

    Et les chiffres disent aussi que 10% de la production mondiale de vin de Champagne AOC vient de Picardie, de l’Aisne plus précisément.
    Ajoutez à cela que l’essentiel du sucre utilisé pour la chaptalisation du pinard hexagonal est picard, lui aussi….
    C’est dire si la Picardie a son mot à dire.

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  23. TRS
    votre premier commentaire s’était retrouvé « en attente de relecture », sans doute à cause de ses trop nombreux liens.
    Le temps que je m’en aperçoive, vous aviez publié sa doublure ( ne me demandez pas pourquoi celle-ci a passé l’épreuve de la modération sans faillir…).
    Je me suis donc permis d’effacer votre premier jet.

    Il faudra bien un jour que je me penche sur la toponymie du vin picard…

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