Monsieur le comte de Longwy et son épouse! ( Réponse à la devinette)

À l’heure où je publie ces lignes, seul TRS a résolu ma précédente devinette!

Voici la réponse (image cliquable) :

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Comment ça? vous ne voyez toujours pas ? Bon, je vous explique:

Le Comté de Bourgogne —  la future Franche-Comté —  devient, à la signature du traité de Senlis  en 1493,  partie de l’empire des Habsbourg et, plus tard, les règnes de Charles Quint et de ses successeurs, rois d’Espagne et des Indes, lui offrent son âge d’or *. La population croît rapidement  et cette pression démographique conduit à la fondation de nouveaux villages d’autant plus facilement que la région, pacifiée, s’enrichit.

C’est ainsi que le baron de Longwy, Aimé de Balay, crée en 1570 un village dans la forêt de Sainte-Marie, au sud de Dole, dans le Jura, à l’emplacement d’un ancien château et de sa ferme.

Ayant, peu de temps auparavant, épousé Anne de Saulx-Tavannes, il choisit d’unir leur nom pour la postérité** : le village s’appelle encore aujourd’hui  Balaiseaux ( Balay -Saulx).

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Longwy (Jura): Lonvi en 1283, composé de l’adjectif long et et de vi dérivé du latin vicus, « village ».

Balay : il s’agit d’un toponyme d’origine occitane désignant un lieu où poussent les genêts-balai et devenu anthroponyme.

Saulx : du gaulois salico, « saule ». Même remarque que précédemment.

Tavannes : du gaulois tava, « tranquille », suffixe -ennum, probablement un nom de rivière passé comme nom de village puis, là aussi,  comme anthroponyme.

Dole : d’une racine celtique *dola, issue de l’indo-européen *dholo qui a deux sens opposés mais complémentaires, « bombement ; excavation». Cette racine a donné le cornique dol, « vallon, prairie », le gallois dol, « prairie, champ, pâture, vallée »  ou encore le breton dol « terre basse, polder, méandre». Rien  ne permet de savoir dans le cas de Dole si ce nom désignait le méandre du Doubs lui-même ou plutôt la plaine dans ce méandre.

Jura : directement issu du gaulois juris, «forêt de montagne ». Ce mot est féminin en gaulois d’où les deux noms de la montagne : Jura au milieu du Ier siècle av. J.-C. chez César et Juris au début du Vè siècle chez Martianus Capella. C’est  la terminologie césarienne qui sera reprise par les cartographes puis par les géographes du XVIè siècle qui parleront du Jura mons, qui sera plus tard traduit par « Mont du Jura ». L’appellatif « Jura » — que l’on trouvait déjà anecdotiquement depuis  la fin du bas Moyen Âge — sera adopté au XVIIè siècle.

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* C’est un raccourci historique, je sais. L’histoire de la Franche-Comté, pour ceux que cela intéresse, peut se lire sur wiki.

**Ça c’est un cadeau de mariage!

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2 commentaires sur “Monsieur le comte de Longwy et son épouse! ( Réponse à la devinette)

  1. C’était un peu balaise, quand même…

    Quant à l’indice, il est formidable a posteriori. Mais il faut connaître ce village pour le comprendre.

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  2. Je connaissais Longwy en Meurthe-et-Moselle, célèbre pour ses émaux, pas le Longwy-sur-le-Doubs du Jura. Il y a aussi Longny-au-Perche.
    Le baron devient-il comte, dans cette histoire?

    J'aime

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