Entrez dans la danse !

De nombreuses danses doivent leur nom au pays ou à la ville qui les mit à l’honneur.
Passons sans nous y arrêter sur l’allemande, l’anglaise  (une « ancienne danse assez vive», selon le Grand Robert), l’aragonaise ( aujourd’hui la jota), la bergamasque, la java (même si l’étymologie toponymique en est douteuse), la mauresque, la polonaise ( et son équivalent la polka ), la scottish, la sicilienne, la tyrolienne et la varsovienne qui ne font pas mystère de leur origine.

Il ne faut pas chercher trop longtemps  non plus pour découvrir l’origine du boston ( Boston, Massachusetts, USA), du charleston (Charleston, Caroline du Sud, USA), de la cracovienne ( Cracovie, Pologne) et de la tarentelle ( Tarente, Italie ).

Un peu plus compliqué, peut-être, avec la forlane qui nous vient de Forlì *, une ville italienne d’Émilie, et qui va nous emmener loin …  Ceux qui ont cliqué sur le lien auront appris que Forlì est un ancien forum Livi mais seront restés sur leur faim: qui était donc ce Livi ? Il s’agissait de Caius Livi Salinator, un consul de la République romaine qui fonda la ville en 188 av. J.-C. « Nous voilà bien avancés ! », me direz-vous. Un pas de plus en avant, alors : ce Livi-là était le fils de Marcus Livius Salinator, l’inventeur de l’impôt sur le sel, d’où son surnom . Ça y est, vous y êtes là? La gabelle, les gabelous, les impôts, la fraude fiscale, les factures salées, Bygmalion, les Balkany, tout ça … Laisse aller, c’est une forlane !  J’en ai une autre : quand on sait que Ivo Livi a choisi de s’appeler Yves Montand, on ne s’étonnera pas que les impôts ne vont jamais que croissant.

La habanera nous vient de La Havane (Cuba) et la malagueña de Malaga ( Andalousie, Espagne). La mazurka doit son nom à la Mazurie, une province polonaise proche de la Baltique. Le nom de la sardane — un mot qui ne date en français que du XXè siècle — est emprunté au catalan sardana ( 1552) lui-même variante probable de cerdana ( de cerdà) , « originaire de Cerdagne ». Un rapide sondage dans mon jeune entourage m’ a confirmé que Charles Trenet était bien mort : pour eux, cela ne faisait pas l’ombre d’un doute, la sardane nous venait de Sardaigne.

Je ne reviens pas sur la gavotte qui a fait l’objet d’une devinette et est à l’origine de plusieurs billets dansants (dont la  réponse à la devinette ).

Reste le flamenco. Le mot est indubitablement espagnol et signifie « flamand ». Les raisons qui ont poussé les Espagnols à qualifier de « flamande » une danse de Gitans sont peu claires. Certains auteurs nous expliquent que ce sont les Gitans des Flandres, arrivés en Espagne à la suite de Charles Quint ( 1517 ) qui ont popularisé cette danse ; d’autres  pensent qu’elles existait sur le sol espagnol  bien avant l’arrivée des Flamands (Ô nationalisme, que d’hypothèses on commet en ton nom!)  mais que ceux sont eux qui, la trouvant à leur goût, l’ont élevée au grade d’art et lui ont laissé leur nom.

* L’origine selon le nom du  « Frioul, pays vénitien — d’où friulana, frulana, forlana — » donnée par l’Universalis et reprise par le Larousse ( ou l’inverse ?) ne s’appuie sur rien de sûr.

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P.S. D’autres danses doivent leur nom à leur « inventeur » ( si vous me le demandez gentiment, je vous dirai lesquelles ) ou au mouvement qui les caractérise ( même remarque ) mais saurez-vous me dire laquelle doit son nom à un personnage de fiction ? Komdab, réponses à leveto@sfr.fr, même si je m’aperçois maintenant que la réponse est aisément accessible sur la toile.

 MISE À JOUR DU 14 JUIN 2014

Il semble  que vous ayez besoin d’un indice pour résoudre ma petite devinette. Le voici donc :

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En fait, vous en avez deux pour le prix d’un. Amusez-vous bien.

CLAP DE FIN

La solution a été donnée par votre serviteur le  15/06/2014 à 21:10

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72 commentaires sur “Entrez dans la danse !

  1. le chachacha ?
    Nan je blague
    (la polka piquée)
    le madison vient de sur la route de Madison dans l’Iowa (de et par Clint Eastwood)
    le jerk : c’est une grandeur vectorielle
    la valse crée par Sissi à Vienne pour que l’on voie sous les crinolines les jupons en organza tournoyer
    le tango de Buenos Aires

    je donne ma langue au chat

    et pour le flamenco je doute de l’étymologie flamande mais tout semble incertain,

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  2. J’ai cliqué par curiosité sur quelques-uns des articles de Sainte-Wiki que vous mettez en lien.

    À propos de la java, j’ai ainsi pu lire : Les rythmes de croche pointée-double et les triolets sont caractéristiques de cette danse

    Ah, oui, certes, techniquement cela est vrai. Mais cela est surtout caractéristique d’une vision intellectuelle, abstraite et insupportable de la musique (hélas construite par l’obsession du solfège qui étouffe l’enseignement musical français). Car cette définition est surtout profondément a-musicale. Définir un rythme par une notation mathématique, c’est montrer une incompréhension effrayante de ce qu’il signifie.

    Car, bon sang et nom d’une pipe !, la java est tout simplement une danse ternaire, alors que la valse est binaire (sauf les valses manouches et quelques autres, bien rares).

    La java est ternaire, cela signifie que ses temps se décomposent en durées inégales. C’est la caractéristique fondamentale du jazz. Que les temps soient au nombre de trois par mesure, de deux par mesure ou de quatre par mesure n’y change rien : la valse a beau être généralement à trois temps, ces trois temps se décomposent en deux croches égales, elle est binaire. La java, elle, voit ses temps se décomposer en deux durées inégales.

    Ah, oui, évidemment, en solfège occidental, cela s’écrit avec des croches pointées doubles (ou éventuellement des combinaisons avec des triolets, selon la signature rythmique choisie par celui qui écrit la partition) : mais ce n’est qu’une transcription graphique formelle, certainement pas une définition musicale.

    Mon indignation est rendue nécessaire par le fait que ces articles sont censés parler des danses. Or, parler des musiques à danser impose précisément de parler de la structure « sensuelle » de ces musiques, et surtout pas de leur mise en forme intellectuelle a posteriori : l’auteur de cette page wikipédia croit-il que les danseurs s’amusent à compter les double-croches ?!?

    NB : l’article sur la Mazurka est bien meilleur, et parle d’abord du fait qu’elle est essentiellement ternaire… avant d’évoquer des éléments de solfège de façon purement fonctionnel, comme il se doit. Il est sans doute, lui, l’œuvre d’un vrai musicologue de terrain. Ou d’un danseur. Enfin de quelqu’un qui connaît la musique dans sa structure, pas juste dans son intellectualisation.

    ——————-

    Le cas de la scottish radoucie ma grogne envers Sainte-Wiki. En effet, cette dernière précise heureusement clairement que cette danse n’a strictement aucun rapport avec l’Écosse, et que son nom est une évolution de « shottish ». Vous pêchez donc par désinvolture 😉 en classant bien trop vite la scottish dans la catégorie des danses « qui ne font pas mystère de leur origine » !

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  3. Rose :
    Flamenco est pourtant bien la traduction espagnole de « flamand » !
    Jacques C :
    Bien d’accord avec vous pour ne pas prendre wiki pour une encyclopédie infaillible!
    « l’auteur de cette page wikipédia croit-il que les danseurs s’amusent à compter les double-croches ?! », écrivîtes-vous. Je ne suis pas un grand danseur, je ne suis à vrai dire même pas un danseur tout court, mais, croyez moi!, quand je danse je ne compte pas les double-croches! J’ai déjà bien trop de mal à éviter d’écraser les pieds de ma partenaire. Et, sauf si on m’y oblige, je ne compte pas non plus les double-croches quand j’écoute Johnny Cash ou Nabucco…
    Scottish : c’est par l’intermédiaire de l’allemand schottisch, « écossais », que le nom de cette danse est passé en français.
    MiniPhasme :
    J’avoue que je ne connaissais pas la Lambeth walk et encore moins les versions que vous donnez en lien.
    Le nom de Lambeth est issu du Vieux anglais lambehyde, « marché aux
    moutons ». Je ne sais pas quoi en déduire.
    Zerbinette :
    Il s’agit de découvrir une danse ! De quelle chanson parlez-vous donc ?

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  4. >leveto
    oui je vous ai lu concernant le flamenco, (mais n’y crois guère)
    >Jacques C
    j’entends votre indignation et je peux vous répondre : on s’en fout nous les danseurs des doubles croches et des blanches pointées. D’ailleurs celui qui compte c’est cui qui nous tient dans ses bras. Il peut se jouer ce que les musicos veulent, nous fermerons le bal.

    En vous lisant deux choses me sont venues à l’esprit : la danse africaine et la danse classique

    et puis pour leveto les danses brésiliennes : samba lambada tout ça

    mais nul lien avec un personnage de fiction ; attendons sagement.

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  5. @ leveto et rose : Je n’avais aucun doute sur le fait que vous ne comptez pas les doubles-croches ;-), ma question s’adressait au rédacteur de l’article wikipédiesque incriminé — car il est évident qu’il viendra lire nos échanges, puisque tous les honnêtes hommes et les honnêtes femmes se doivent de lire LSP et vousvoyezletopo.

    Pour la scottish, j’ignorais que le terme allemand désignait également l’Écosse, mais… cette danse ne vient PAS d’Écosse. Même si la fausse désignation se décale d’un cran, elle reste fausse.

    C’est comme la « valse écossaise », qui est appelée là-bas « valse française », je crois, ou quelque chose approchant 😉 [je ne suis plus sûr du pays auquel les Écossais renvoient, il faut que je me rafraîchisse la mémoire auprès d’un ami accordéoniste britannique].

    Bref, en matière de danse, méfiez-vous de ce qui est attribué aux Écossais : l’abus de whisky et de grande cornemuse fait voir des fantômes.

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  6. La « scottish » vient du …. français ! l’écossaise, dixit wiki auf Deutsch : « Der Name „Schottisch“ leitet sich vermutlich von der Ecossaise* (Schottischer Walzer) her. Er war schon um 1810 bekannt. »
    * ou Ekossaise
    Le nom « shottish » vient probablement de l’Ecossaise (valse écossaise). Elle était déjà connue en 1810.

    wiki français :  » L’écossaise est un terme qui désigne plusieurs formes de danse au cours des siècles.

    Au départ, le terme désigne la contredanse anglaise en deux colonnes. Au XIXe siècle apparaît une nouvelle danse « écossaise » de bal, la scottish.

    Beethoven, Schubert et Chopin ont composé des écossaises. »

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  7. Cela se complique : le wiki en langue anglaise affirme quant à lui que la « schottische » vient de Bohème !

    Et le wiki allemand, tout en attribuant le terme au français « écossaise » (cf. Zerbinette ci-dessus), dit que c’est une danse allemande, autrichienne, suisse et suédoise (enfin, si j’ai bien compris).

    ———————

    Et une partition retrouvée m’indique que les Britanniques appellent notre « valse écossaise » la « St-Bernard Waltz ».

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  8. La chance aux chansons

    Vous ne connaissiez pas la Lambeth walk, leveto ?

    Ah ben, c’était bien la peine que la Muse de Sevran et Tonton* se décarcasse !

    La pavane ** a-t-elle déjà été mentionnée ?

    * ça ressemble à de l’anglais…
    ** Empr. à l’ital. dial. pavana, att. comme nom d’une danse lente et majestueuse dep. 1508 (…), fém. de pavano «de Padoue», dér. de Pava, nom dial. de la ville de Padoue (ital. Padova). L’esp. pavana est également empr. à l’ital.

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  9. Des inventeurs

    Quid de la rigaudon* ?

    Une controverse sur l’étymologie propose que le nom proviendrait de l’italien rigodone ou rigolone, diminutif de rigoletto ou ronde en cercle, ou du latin : gaudere : se réjouir, s’amuser, être heureux, qui correspond au caractère joyeux et festif de cette danse. Selon le Dictionnaire de la Musique écrit par Jean-Jacques Rousseau, le nom viendrait de son inventeur M. Rigaud, un maître à danser parisien du XVIIe.

    Rousseau était-il sur la bonne piste ?

    * ou rigodon

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  10. Harald :
    si vous pensez à Pyrrhus et à la danse pyrrhique plusieurs auteurs contestent cette étymologie et attribuent la création de cette danse à un spartiate nommé Pyrrhikos, suivant en cela les écrits d’Aristoxène de Tarente
    « the warlike danse known as the pyrrhichē received its name from the
    Spartan Pyrrhikos
    » * ( « la danse guerrière connue comme pyrrhique doit son nom au Spartiate Pyrrhikos » ).
    MiniPhasme :
    vous avez raison, la pavane a sauté au montage ! Merci de lui avoir donné une seconde chance.
    Pour le rigaudon, il convient de noter que J.-J. Rousseau ne fait que rapporter des propos tenus par un maître à danser. Un peu léger pour en tirer une certitude, non ?
    En revanche, connaissez-vous la trénitz ( ou trénis) une danse inventée ou mise à la mode sous le Directoire par le peintre et danseur Trenitz ?

    Quant à Dalida, euh…

    * Lire la page 136 de ce pdf … ou faites-moi confiance.

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  11. Zerbinette

    Voyez comme je suis lent, quelquefois ! Je ne comprends que maintenant votre allusion à la Carmagnole et Madam’ Veto. J’étais resté dans mon petit monde professionnel …

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  12. non,leveto, je pensais à une nymphe homérique dont je ne sais pourquoi le talent est devenu caraïbe comme cela apparait ici :

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  13. ► leveto

    Voyez comme l’insecte est lent*, quelquefois !

    Quant à votre nymphe homérique, harald, elle nous** a bel et bien coulés…

    * je n’ai pas dit « lente », hein…
    ** Notre hôte peut en témoigner 🙂

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  14. Harald

    MiniPhasme me suggérait en effet par mail privé le nom de la calypso.
    Je lui ai répondu :

    Non, il ne s’agit pas de la calypso.
    L’étymologie selon le nom de la nymphe ne tient pas la route, sachant qu’il s’agit d’une danse née à Trinidad-et-Tobaggo.
    Calypso serait une déformation d’un mot créole antillais, kaiso, une sorte de « bravo! », lui même importé d’Afrique, de la langue haoussa plus précisément.
    Cf. wiki en anglais

    Zerbinette et MiniPhasme :
    Si Musette est bien le nom d’un personnage de Scènes de la vie de bohème d’Henri Murger, la danse doit, elle, son nom à l’instrument de musique.

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  15. Love affair
    [ à l’eau ? ]

    ► Rose : Non miniphasme Rousseau était un homme entretenu par ses dames.

    Euh… Rousseau s’est quand même vu couler (ou échouer) à Eaubonne, à cause d’une bonne femme * !

    *Il faut se souvenir de Thérèse, « cette fille sotte, bavarde et jalouse, qu’il avait prise à la fois pour servante et pour femme, qu’il oubliait complètement pendant son amour pour Mme d’Houdetot, qu’il ne croyait pas même capable d’être jalouse (…)»

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  16. Accablé, comme tout mon quartier innocent, par un orage nocturne, je me suis retrouvé au rang d’une quinzaine d’habitants démunis : nos boîtes wifi n’ont pas résisté.
    C’était il y a quelques jours… et, depuis, le SAMU d’Orange est intervenu, en fin de matinée. Pour une réanimation à domicile.
    Mais en voilà assez pour les nouvelles de Machincourt.

    Je découvre donc maintenant qu’un nouveau tour de danses, dans tous leurs états (étranges et étrangers) est au programme. Bien…

    Une devinette est offerte aussi et voici qui est très gentil.
    Mais, arrivant si tard dans la compèt’, je me doute bien que de plus véloces, épargnés par la foudre, l’auront déjà trouvée. Surtout depuis que la finaude du Berry a rechaussé ses crampons.

    Sinon, et si l’on veut bien admettre qu’un bestiau de littérature, de condition apode et donc peu apte aux entrechats, est un « personnage » capable de laisser son nom à une « danse », j’aurai alors peut-être une réponse… annoncée vite fait.

    Hélas, elle ne serait pas homologuée par les sévères services vétérinaires du midi. Et ils auraient bien raison : la vidéo You tube qui la montre montre aussi que le ridicule des chorégraphies armoricaines (si compassées) peut être dépassé.
    Et puis, en cette matière ondulatoire, équivoque, sensuelle et de patrimoine, on avait déjà fait plus charmant :

    Chine, Chine, Chine,
    Je ne suis pas d’la Chine
    Je suis née z’au Quartier latin
    Et j’ai fait La danse serpentine
    Pendant six mois à Tabarin
    C’est là que j’ai appris mon p’tit numéro
    Oh! Oh! Oh!
    Timélou, lamélou, pan pan timéla
    Paddy lamélou, concodou la Baya!

    ____________________________

    Devinette express :

    1. Ce mot, du féminin, figure au TLFI et son origine* semble cumuler patronyme (aristocratique) et toponyme (respectable aussi).

    2. Un indice ?… Volontiers.
    J’ai vécu un mois de ma vie dans cette localité… pour des raisons qui ne devaient rien à la villégiature.

    3. Leveto dispose d’un stock dissimulé (et important, dit-il), de termes liés à la danse et à leurs « inventeurs »…
    Il est donc provisoirement exclu de compétition par les instances sportives de chez moi.

    * Origine un peu discutée, si j’en crois ce que vois maintenant. Mais bof !

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  17. « le SAMU d’Orange est intervenu » ( TRS, le 13 juin 2014 à 20:06 )

    Voilà un aveu à graver dans le marbre ! Vous me voyez ravi de savoir que les Picards font appel aux Provençaux pour les sauver ! Je me doutais bien que ce jour viendrait!
    J’ai rencontré pas plus tard que tout à l’heure un vaillant secouriste de retour de par chez vous. Il n’a eu qu’un mot : « C’est le Nord! ». Et ne lui en veuillez pas s’il se trompe de région : pour nous, au Nord de l’Ardèche, c’est le Nord. ( Si je devais découper la France en régions, il n’ y en aurait que trois : le Nord, le Sud sans la Provence et la Provence). L’avantage du Nord, m’a-t-il confié, c’est que les glaçons y tombent du ciel et l’inconvénient c’est que vous n’avez pas de pastis où les faire fondre.

    Hein? Oui, je sais, il ne s’agit pas de cette Orange-là. Mais, d’après vous, pourquoi Orange ( les télécoms) a-t-elle choisi de s’appeler Orange et pas Magenta, Sienne ou Canari si ce n’est pour profiter de la réputation mondiale de la ville d’Orange ?

    P.S. si je ne me trompe pas, votre devinette concerne plus un pas de danse qu’une danse proprement dite.

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  18. Zerbinette

    que mon indice soit peut-être plus facile à décrypter par Jacques C., dont on connait, en gros, les centres d’intérêt, est plausible. Attendons son éventuelle intervention.
    Mais la danse dont je parle constitue une entrée dans les dictionnaires considérés comme des références — mais pas dans le TLFI (je me demande bien pourquoi!).
    Elle eut son heure de gloire naguère mais se danse encore …

    Allez, je suis sympa ( et trop généreux me souffle-t-on) : le hamster, jovial ou pas, est une fausse piste.

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  19. @ Zerbinette : Et encore, vous avez oublié une dimension. Le flutiste représenté sur les deux images est Ian Anderson, leader du groupe Jethro Tull (le nom est même indiqué sur la deuxième image, mais en fait la première suffit amplement à l’identifier tant cette silhouette est emblématique du groupe).

    Or, le nom de ce groupe dont le chanteur-flutiste jambe levée est l’emblème… vient d’un agronome anglais du début du XVIIIe siècle, inventeur du semoir. Or, je vous rappelle que ma première vie professionnelle était celle d’agronome. J’ai donc une raison de plus de reconnaître cette silhouette.

    Ceci écrit, je ne suis pas plus avancé quant à la devinette. Puisque Jethro Tull est un personnage réel, et comme je ne connais de toute façon aucune danse dont le nom s’approche un tant soit peu du sien ou de celui d’Anderson, je nage toujours. À moins qu’il ne faille aller chercher du côté de Gotlib.

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  20. Mais au fait, Zerbinette, puisque vous avez identifié qu’il s’agit de rock (alors que l’image d’un flutiste ne l’indique pas de façon évidente au profane), c’est que vous connaissez parfaitement Jethro Tull, et nous pouvons donc dire que cet indice était « pour Zerbinette » !

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  21. Moi je veux bien témoigner sur la danse et dire que pédaler pourrait s’en rapprocher mais nager non..
    Le premier indice c’est la flûte enchantée de Mot’zart Wolfgang Amadeus.

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  22. et je voudrai bien retrouver ces enfants, Max et la petite fille blonde qui dansent à la plage mais pas sur le sable à la Martinique mais la multiplication des liens ne facilite pas ma tâche. Je vous le dis.

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  23. Oui, Jacques C, j’ai bien identifié Jethro Tull, Ian Anderson et même le semoir tout en étant pas agronome pour un sou.

    En cherchant dans le domaine de la BD, j’ai trouvé une danse qui ne fait pas partie de mon vocabulaire mais je ne suis pas une référence dans ce domaine non plus ! commençant par un « … » alors que normalement ce devrait être un P, mais pour une fois que les Américains nous empruntent quelque chose même en le déformant, on ne va pas se plaindre et ça a un rapport tordu avec une chaussette. Et c’est dans un dictionnaire !

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  24. @ Jacques C,

    Merci de m’avoir appris le sens de Jethro Tull : je ne m’en étais jamais inquiété et c’était pourtant le groupe préféré de mon épouse qui, de manière habituelle, s’en foutait pourtant bien de la musique pop.
    Comme vous hier, je nage complètement et mes élucubrations ne m’ont mené qu’à ça :

    1. Ian Anderson adopte la posture scénique du flamant économe, celui qui ne fatigue qu’une patte à la fois. C’est grande sagesse de sa part… mais, hélas, le flamingo britiche ne renvoie qu’au flamenco déjà cité.

    2. Ian est une variante de Jean et dans l’univers charmant des louveteaux, en nocturne avec joli feu de camp, on doit bien chanter et danser ceci, avec à un certain moment la posture de l’unijambiste :

    Hélas, Jean Petit n’est pas un personnage fictif. Tout juste fut-il un « frondeur » du Rouergue, ayant connu une fin épouvantable.

    3. Ma première idée, évoquée bien plus haut, me semble donc maintenant parfaitement acceptable, selon les termes de l’énoncé :

    3.1. Le serpent Kaa est un personnage de fiction honorable.

    3.2. Plus balèze que Ian Anderson, en représentation il se prive de toutes ses jambes.

    3.3. Il fut d’ailleurs l’exemple zoologique de la pratique de l’over-blowing, chère à Roland Kirk puis à Ian Anderson:

    – Pour qui sont ces serpents qui sifflent à tue-tête ?
    – Pour nous ! firent d’un même souffle les flûtistes fameux.

    3.4. Faut-il ajouter que Hamster Jovial, pipeauïste de légende, jalousait un peu Anderson et que le serpent ne danse qu’aux sons de la flûte ?

    3.5. Pour les plus incrédules, il suffira de consulter un « dictionnaire de référence », pas le TLFI, si bégueule.
    Ils iront tous au Scoutopedia, à l’entrée Danse de Kaa :

    Le meneur dispose de la Meute en cercle de parade. Au commandement « Kaa ! », tous les louveteaux tournent à droite (quart de cercle). Une pause et chacun avance sur la ligne du cercle, pour se rapprocher du louveteau qui le précède et sur les épaules de qui il dépose ses mains. Seul le sizenier désigné pour être la tête de Kaa reste sur place et porte ses deux mains au béret pour faire le salut louveteau. Ce geste, il le conserve pendant tout le temps que la meute évolue sous forme de serpent…etc.

    ______________________

    @ Leveto,

    J’ai bien failli répondre à tous vos sarcasmes (bien plus haut) teintés de chauvinisme, de considérations météorologiques et de vanité provençale avec inepties quant au parcellaire à venir de notre bel hexagone.
    J’ai bien fait : cette mansuétude laisse disponibles quelques unités de casques bleus… et il fait très beau par ici.

    Autre chose : à relire votre billet, il me semble bien que vous avez oublié une danse fameuse, popularisée par une scie d’il y a un vrai moment et qui doit son nom à un toponyme exotique, situé dans une contrée bordée par l’Océan indien.
    En ces temps de mondialisation et de frénésie brésilienne, cette danse aurait mérité une mention.
    Mais bof !…

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  25. @ Leveto,

    J’ai bien failli répondre à tous vos sarcasmes (bien plus haut) teintés de chauvinisme, de considérations météorologiques et de vanité provençale avec inepties quant au parcellaire à venir de notre bel hexagone.
    J’ai bien fait : cette mansuétude laisse disponibles quelques unités de casques bleus… et il fait très beau par ici.

    Rédigé par : TRS | le 15 juin 2014 à 10:38 |

    Je réponds avant le patron de ce blog ayant participé à la même vanité -haute provençale en ce qui me concerne.
    Pour échapper au syndrome de l’exilé, vous avez toutes vos chances au rotary. De plus vous aurez droit à des petits pin’s à chaque bonne action que vous commettrez, et si vous êtes très ceci et cela, vous aurez la chance d’avoir un saphir qui vous sera décerné par le gouverneur. De la troupe.

    Votre exemple de louveteau mène à de drôles de pratiques, sexuelles notamment. Il me semble que là vous confondez avec ce qui est de l’ordre du rituel, ou du vaudou, ou du rite initiatique tel que la circoncision chez les Kenyans au hasard.

    Ce n’est pas une danse, je vous le dis, c’est un envoûtement, votre Kaa.
    Pervers et sans doute narcissique : les deux sont conjointement liés.

    Outre l’appartenance à des groupes destinés à vous rassurer, mais surtout à vous coopter, car il s’agit d’un réseau, telle la franc-maçonnerie, vous avez le choix de rentrer chez vous, au pays.

    Ceci peut permettre aux émigrés, volontaires ou pas, politiques ou non d’en sortir pour aller voir ailleurs ce qui se passe.
    Car j’ai constaté sinon, après une lente et douloureuse période d’adaptation, une impossibilité quasi figée de sortir de chez soi, pour aller vers autrui. La durée de cette impossibilité étant liée à la difficulté de l’adaptation ce me semble.

    Un drame, à mes yeux (imbéciles : c’est le constat que je fais lorsque je les ouvre lucidement).

    Bon dimanche à tous.

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  26. Avis à la population!

    La « danse mystérieuse » a été trouvée par Jacques C. ce matin à 01:44.

    Il émettait toutefois un doute puisqu’il ne parvenait pas à trouver le deuxième indice dissimulé dans ma mise à jour… Il faut dire que, si le premier n’a pas tenu bien longtemps devant le talent d’enquêtrice de Zerbinette, le second demande d’utiliser des chemins de traverse.

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  27. @ Zerbinette : Vu ce que vous indiquez, je pense que vous avez trouvé. J’ai fini par m’arrêter également sur cette idée hier soir (enfin, cette nuit). Les indices et nos intuitions concordent (j’avoue toutefois que j’ignorais que cette danse aurait, normalement, dû s’appeler autrement, c’est Sainte-Wiki qui me l’a appris ; il faut dire qu’elle appartient à un registre musical et gestuel qui m’est assez éloigné).

    À partir du double indice, je pense que le Champignacien aurait trouvé en une demi-seconde… là où il m’a fallu une heure de remue-méninges (et encore, ce n’est qu’avec le relâchement créatif du pré-sommeil que j’ai vraiment trouvé).

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  28. > Charmante Rose,

    Vos propos de 11h06 me laissent désarmé : je m’y perds autant que dans les méandres tortus d’une devinette de Leveto.
    J’y ai juste compris votre nature haute-provençale revendiquée.
    Mais figurez-vous pourtant que je suis inscrit au rôle des propriétaires fonciers dans un village proche de Sisteron, que je m’apprête à retrouver d’ici quelques jours, après la Fête de la musique.
    Vous me direz que Sisteron, ce n’est que la porte d’entrée de la Provence. Oui, sans doute, mais il vaut peut-être mieux rester sur le seuil : on ne sait jamais sur qui on risque de tomber.

    > Zerbinette & Jacques C,

    Alors là, vous m’épatez bien, tous les deux ! Chapeau !
    En attendant la réponse officielle et en pensant aux chaussettes de Zerbinette, il m’est venu un vague souvenir d’une danse ridicule venue du nom de personnages tout bleus et que j’ai bien du mal à relier à Ian Anderson ou à Gotlib.
    Seul témoignage trouvé :

    Mais si c’est ça – chose improbable!- Leveto sera alors inscrit illico au Fichier national des sadiques avérés.

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  29. Il est donc bien temps de dévoiler le fin mot de l’énigme.
    Comme Jacques C., puis Zerbinette et enfin TRS l’ont trouvé, il s’agissait du smurf .
    Cette danse doit son nom — français et allemand — à de mauvaises interprétations comme nous l’explique wiki.

    Smurf, c’est-à-dire Schtroumpf est bien un personnage de fiction.
    Indice numéro 1 : bande dessinée
    Indice numéro 2 : la flûte de Ian Anderson ( leader du groupe Jethro Tull) était censée rappeler La flûte à six schtroumpfs où apparaissent pour la première fois les petits hommes bleus.

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  30. Comme votre deuxième lien ne semble pas fonctionner (en tout cas, impossible de l’ouvrir depuis mon ordinateur), je me permets d’en proposer un autre.

    Et en effet, avant d’être une série à part entière (qui a rapidement complètement phagocyté Peyo et son équipe, au détriment d’autres excellentes séries de cet auteur génial), les Schtroumpfs furent des personnages secondaires de la série-culte Johan et Pirlouit.

    Même si « l’équipe Peyo » a réalisé plusieurs albums de Johan et Pirlouit dans les années 90, sur scénarios de Delporte si je ne m’abuse, la véritable série est celle qui s’étend entre le premier album et le treizième. Ces 13 là sont sur des scénarios de Peyo lui-même, et essentiellement dessinés par lui également (même si, pour les deux ou trois derniers, le dessin était vraiment collectif et la part de Peyo diminuait fortement ; il semble toutefois qu’il ait toujours fait l’essentiel du dessin pour cette série qui lui était chère et qui, pour moi, est sa meilleure).

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  31. Merci, Jacques C.
    J’ai rectifié le lien ( enfin, j’espère!).
    J’ai découvert les Schtroumpfs grâce au Journal de Spirou . Mes grands-parents, pensant aux vacances d’été que ma sœur et moi passions chez eux, achetaient préventivement les albums trimestriels, en reliure cartonnée. Je pouvais donc, à l’heure de la sieste grand-paternelle, lire des histoires à suivre d’une seule traite — La patrouille des Castors, les belles histoires d’oncle Paul, etc. sont mes madeleines. C’est là que j’ai fait la connaissance de Johan et Pirlouit, de Zorglub, de Gaston Lagaffe, etc. Je suis tombé dans la bédé à Orange, merci papé! , et ne suis depuis plus sorti de la marmite.

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  32. Donc l’indice était bien pour Jacques C ! 😉 quoique si j’ai bien compris, le smurf ne l’inspirait pas plus que moi !

    La seule BD que j’ai pu lire dans ma petite enfance chez mon grand-père parisien, c’était les Pieds nickelés qui paraissaient en feuilleton dans le Parisien libéré (je lisais aussi le reste de la page, y compris le feuilleton sentimental, mais cela ne m’a pas vraiment marquée). Ma mère avait décidé que les BD étaient de la sous-littérature qui ne devait pas entrer à la maison à l’exception de la famille Fenouillard qui ne m’a jamais passionnée. Heureusement qu’outremer les lycées étaient mixtes ce qui m’a permis de lire tout les Tintin chez un copain. Et ensuite je me suis mise aux « Mystère magazines » d’Ellery Queen, que je n’étais pas censée lire mais qui eux avait droit de cité à la maison (et à mon avis, beaucoup plus pernicieux que les BD pour une jeune fille en fleurs !). Tout ceci pour dire que le relâchement créatif du pré-sommeil ne m’aurait pas servi à grand-chose sans Google… d’autant que je serais assez d’accord avec TRS quant à l’inscription possible d’un certain véto au « Fichier national des sadiques avérés »…

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  33. Au « suivant » !
    [Ils sont fous ces Romains]

    ► leveto

    Waouh ! Si j’ai bien suivi, certains ludomanes noctambules étaient à deux doigts d’exécuter une chorée (grave de chez grave) à cause d’une bulle. Autrement dit, la danse de Saint-Guy

    (Mille pardons aux québécois)

    *****************

    Bien qu’elle fût jugée inconvenante, j’eusse aimé que vous nous accordassiez une cordace ou une sicinnis… voire même une …emmelée !

    Danses salaces que l’on doit, paraît-il, à un triumvirat* :

    Lucien, dans son Traité de la danse, cite trois sortes de danses bacchiques. Elles passoient pour avoir été inventées par des suivans de Bacchus ou par des Satyres qui leur imposèrent leurs propres noms, Cordax, Sicinnis** (sic ?), Emmeleia.

    And you know what ? En allant se faire voir chez les Grecs l’insecte a eu la surprise d’apprendre que « le sage Socrate aimoit la danse appelée Memphis. Ses amis l’ayant souvent surpris dans le temps qu’il dansoit, il leur dit que la danse étoit l’exercice de tous les membres »…

    (Rire memphistophélétique )

    * clins d’ommatidies, en passant, aux Trinitaires que vous avez schtroumpfés sous l’orage LSPéen, l’autre nuit…
    ** selon une autre source « elle fut ainsi nommée, suivant Arrien , de la nymphe Sicinnis , compagne de Cybèle , étymologie bien digne d’un Grec ». Et l’auteur de préciser que c’est du satyre Sicinnus que le même Lucien « fait dériver ce nom »…
    (ouf !)

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  34. Aujourd’hui, c’est jour de grand ménage : je fais du vide et du rangement.

    1. Voici donc la chorégraphie de la danse de Kaa, celle qui allait parfaitement avec l’énoncé initial de Leveto : une danse qui doit son nom à un personnage de fiction.

    Je m’en débarrasse alors qu’elle présente pourtant bien des qualités : elle me semble compatible avec mes maigres dispositions de danseur. Ajoutons qu’elle ne nécessite pas de frais d’orchestre particuliers et, surtout, qu’elle permet au danseur de susurrer à sa partenaire de devant : -Laisse mes mains sur tes hanches… surtout si la personne est anatomiquement bien calibrée de ce côté-là.

    2. Je me doute bien, Leveto, que vous pensiez à la sissonne (patronyme + toponyme).
    Vous noterez donc, au passage, tout l’apport picard au vocabulaire de la danse… alors que la PACA n’a pas su profiter de son atout marseillais : Marius Petipa s’est calté vite fait pour aller répandre la bonne parole vers des septentrions plus accueillants et y affermir en français méritoire – et surtout pas en occitan provençal- le vocabulaire international de la danse :

    http://en.wikipedia.org/wiki/Glossary_of_ballet

    3. Il me reste une devinette restée sans écho et dont je ne sais que faire. Peut-être une nouvelle énonciation ?…

    Plus connue il me semble que l’allemande, la mauresque, la polonaise, la varsovienne ou la forlane, elle a voyagé bien davantage.
    Quand elle arrive en France, à la Belle Epoque – et à peu près simultanément en Angleterre et aux USA – elle avait déjà traversé l’Atlantique depuis le continent sud-américain.
    C’est d’ailleurs là qu’on l’a créée et baptisée d’après un toponyme qui existe encore du côté de l’océan Indien, une ville de 100.000 habitants.

    Indices (garantis sans petits miquets) :
    – Elle dispose de trois graphies possibles, ce qui n’est pas rien… mais une seule m’est familière.
    – Elle a fait l’objet d’une chanson de patrimoine aux paroles agréablement équivoques, surtout quand certains passages sont interprétés par une comédienne qui était si jolie, dans ces années 80.

    D’ailleurs, la seule réponse admissible sera la video de Youtube où l’on voit cette délicieuse personne en compagnie d’une autre actrice (moins sexy) et d’un ACI.

    Voilà du boulot pour vous, Zerbinette… au lieu de bachoter en compagnie de vos fiches sur la Picardie !

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  35. TRS
    Je viens de découvrir que j’avais laissé passer votre devinette… J’en suis bien marrie mais elle devra attendre encore jusqu’à demain sauf si quelqu’autre s’y colle ce soir !

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  36. Bande dessinée et Femme des sables

    Prenez votre temps, Zerbinette, et, puisque chacun y est allé plus haut de sa madeleine* avec petits miquets d’enfance chez pépé/mémé, je vais maintenant faire violence à toute la pudeur et la retenue attachées à ma constitution et avouer que je n’ai jamais été un grand amateur de BD.
    Pour des raisons économiques : une histoire lambda en 60 pages coûte autant qu’un livre de qualité ou que 2 ou 3 places de cinéma. Ou qu’une bouteille de breuvage ou encore trois paquets de tabac brun à rouler.
    Et ça se consomme ou consume plus vite.

    Et puis, dans le fourniment de mon « ascendance pépé/mémé », la rigolade n’avait pas trop sa place et je n’aurais jamais osé y « plonger à jamais dans une marmite ».
    Simplement, mon grand-père maternel était abonné à l’Huma, à La Terre et au Canard enchaîné… des publications peu adaptées à un garçon de 8 ans.
    Côté paternel : pépé déjà défuncté quand papa avait 16 ans et mémé foldingue un peu.

    Devenu un peu plus adulte, j’avoue avoir été épaté par certains dessinateurs : Chaval (anthropologue dépressif), Mandryka (qui savait très bien dessiner les bites) et, bien sûr, Gotlib, si foutraque et qui rubriquait à brac… Par quelques autres aussi.
    _____________

    La seule chose qui m’a un peu intéressé en cette affaire est la patte du dessinateur, quand elle est à la fois efficace et reconnaissable… à vingt pas d’ici.
    A ce propos, une dérisoire interrogation m’est venue, il y a quelques mois.
    Celle-ci :

    1. Grâce à Internet, j’ai revu pour (pas un rond) ce film extraordinaire, avec entomologie au scénario, femme-fourmilion et tout c’qui faut d’autre pour me plaire… mais surtout pas d’escalier disponible, pour le confort et les fariboles de qui vous savez.

    2. A un moment précis, vers les 1:52:00, apparaît un dessin humoristique, très inattendu en de telles circonstances .
    C’est très bref.

    3. Si vous allez y voir, vous trouverez comme le conducteur de l’engin a toutes les allures d’un personnage de Siné. Même façon de traiter une bouche et un profil.
    Le film date du tout début des années 60 et le Siné dessinateur existait déjà à cette époque.
    Mais sa notoriété et sa patte ne devaient pas avoir déjà gagné des contrées si lointaines.
    La signature, en bas à droite, en caractères occidentaux, ne me dit rien et je pense que ce serait une chose extraordinaire qu’à un même moment de l’histoire du monde un dessinateur nippon et un autre, français, aient eu une telle connivence de trait.

    Peut-être Jacques C., qui semble un peu pointu en ces affaires, aura-t-il un avis ?

    ______________________

    * Mes plus vieux souvenirs d’émotion venue de papier imprimé disponible en famille sont, dans l’ordre :

    Rulaman ( une sorte de Guerre du feu, chez les préhistoriques et façon teutonne) que j’ai encore en son état, plus d’un demi-siècle après.

    Les voyages aériens d’un petit Parisien à travers le monde, une série de fascicules que j’ai retrouvée par hasard et acquise pour 20 ou 30 francs, il y a bien 15 ou 20 ans de cela chez un brocanteur de Touraine, toute ficelée et pesant bien son poids de souvenirs.
    Reliée elle vaudrait bien davantage maintenant :

    http://www.le-rayon-populaire.com/node/8956

    Je n’en ai jamais coupé les ficelles ni rouvert Rulaman. Je crains trop de voir s’évanouir toute une émotion que j’ai conservée, à la fois intacte et si nostalgiquement diffuse.

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