Dépannage ( la devinette du vendredi)

Allez, zou! Ne désarmons pas!

Je tournais autour de cette devinette depuis quelque temps ( n’y voyez donc aucun lien avec les billets ou commentaires antérieurs ) et voilà qu’aujourd’hui j’ai eu le temps d’en ciseler la forme.

Le nom de cette ville a donné lieu à une étymologie populaire basée sur l’exclamation qu’aurait poussée, en découvrant l’endroit où elle sera fondée, un de ses premiers administrateurs.

Elle a en réalité été baptisée du nom d’un personnage féminin d’un roman de chevalerie alors très populaire. Ce procédé n’est pas unique.

Elle fut disputée entre deux nations et devint la capitale temporaire d’un État sous l’autorité d’une de ces deux nations, avant de perdre ce statut au profit d’une proche rivale.

On y a longtemps fabriqué l’élément d’une arme qui eut si bonne réputation que son nom francisé devint commun et que par métonymie il désigna l’arme elle-même. Un de nos mémorialistes les plus célèbres en fit même un verbe.

Si on continue, en certaines occasions, à utiliser aujourd’hui cette arme, l’élément dont il est question n’est plus, depuis longtemps, fabriqué dans cette ville.

Une coïncidence remarquable fait que le héros éponyme du roman précité est surnommé dans cet ouvrage, parmi d’autres, d’un nom qui fait référence à l’arme dont je vous parle dans les trois précédents paragraphes, qualifiée de verte..

Je précise — puisque des dictionnaires réputés y font référence —  qu’une autre étymologie a été proposée pour l’élément de l’arme dont je vous parle depuis le début. Elle fait appel à une ville allemande, réputée dès le Moyen Âge pour la production de ce fameux élément d’arme, mais elle n’explique pas pourquoi ni comment elle aurait perdu sa consonne initiale. Il ne s’agit donc sans doute là que d’une étymologie pseudo-savante que la notoriété de l’auteur a fait accepter sans sourcilier par quelques uns de ses contemporains.

Dernier indice : son nom a été donné à un objet spatial par un astronome français.

C’est bon, là? Je vous ai assez embrouillés ?

Trouvez la ville — et accessoirement tout le reste : son fondateur, le roman, le surnom de son héros, le nom du « pseudo savant », le créateur du verbe, l’objet spatial, etc.

Komdab, les commentaires sont acceptés ici mais les réponses doivent être envoyées à leveto@sfr.fr

12 commentaires sur “Dépannage ( la devinette du vendredi)

  1. Un seul de mes lecteurs — qui signe « un intrus » ses mails, mais ne commente pas mes billets — a trouvé pour le moment la bonne réponse !

    Personne d’autre pour porter l’estocade à ma devinette ?

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  2. Bravo « un intrus » !
    Une fin de semaine chargée ne m’a pas permis de me pencher sérieusement sur votre devinette et puis l’afflux d’indices m’effraie un peu … Si mes « hommes » et vous me laissez un peu plus de temps, je vais voir ce que je peux faire.

    Et que fait la terreur de Picardie ?

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  3. Zerbinette

    Prenez le temps qu’il vous faut !
    Je ne dévoilerai la réponse qu’avec votre autorisation — « vos hommes », on s’en fiche ! 🙂

    Si personne n’a rien trouvé d’ici demain, un indice sera publié demain soir.

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  4. La « terreur de Picardie » ?… Elle y a passé une bonne heure de son temps, un temps qui fut perdu à jamais.
    C’était hier ou avant-hier… je ne sais plus.
    Sottement, pour trouver « un élément d’arme » avec antiquité vraisemblable et vaguement médiévale, je me disais qu’il fallait chercher un élément d’arme de défense, genre pièce sophistiquée d’une armure avec un nom impossible.
    Ce fut en pure perte.

    Mais depuis que vous m’avez « piqué au vif », je me suis remis à l’ouvrage et, miracle des choses, en une quinzaine de minutes de ce labeur dont seule la Picardie opiniâtre est capable, je pense avoir trouvé l’essentiel : la ville, l’arme, le mémorialiste, les nations… etc.

    Et comme c’était vraiment une chouette devinette, ça me rend l’âme toute guillerette :

    Et tant pis pour vous, Zerbinette, si vous n’aimez pas les grandes femmes de mon panthéon.

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  5. TRS
    Bravo!

    Mais je me permets de constater qu’il n’est pas très loyal de proposer une vidéo qui , sous prétexte de livrer un indice tiré par les cheveux dont je ne sais pas s’il vous en reste, risque d’égarer géographiquement Zerbinette ( et le restant de mes lecteurs avec elle ). Néanmoins je suis sûr qu’une fine lame comme elle saura porter l’estocade à ma devinette.

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  6. Précisions utiles et nécessaires :

    1. Il n’est pas très loyal… etc.
    La loyauté n’est pas un article que j’ai en magasin… C’est seulement sur commande.

    2. Un indice tiré par les cheveux*…
    Là c’est vraiment l’hôpital vétérinaire qui se moque de la Charité picarde… et j’ai encore, bien au frais dans mes dossiers, un flûtiste monopède et chevelu impliqué dans l’Affaire Smurf.

    3. S’il me reste des cheveux à moi?
    Ma foi oui… pourquoi ?

    4. Egarer géographiquement Zerbinette ?
    Sûrement et on peut y trouver un plaisir certain car « Tel est le bonheur de notre siècle, les plus tendres égarements, en provenance de Châteauroux, savent guérir même de l’ennui… » (d’après Stendhal et librement adapté)

    _________________________

    * Bon, j’avoue quand même que l’indice l’était un peu, « tiré par les cheveux ».
    Et maintenant, tout en repentance, j’opère un sévère revirement… en le tirant cette fois-ci par les crins de ch’val :

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  7. Je me suis épuisée à ferrailler avec ma vieille épée contre des moulins à indices qui ne font rien qu’à me faire des coups fourrés, je jette les armes, je ne suis pas de taille à lutter contre des géants verts.

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  8. À TRS, d’accord avec le com de Leveto : Bravo !
    Et à Zerbinette aussi par ce com très don quichottesque. Moi, trop prosaïque, avec des limitations (et pas seulement de temps), je ne peux que signer comme Sancho Panza.

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  9. > Jesús, dès 20h00,

    Merci pour vos compliments mais c’est à l’Intrus véloce qu’il aurait fallu les adresser.

    Et guère de mercis à Leveto tandis qu’il me gâche mes effets et toute mon ambition pédagogique, dans son billet suivant, alors qu’à l’heure de la « réforme des collèges » le goût de la formation des âmes berrichonnes (à édifier à donf) , m’envahissait.

    Il en reste pourtant ça, mitonné à la Charpak :

    La main à la pâte (Oméga ?)
    [ou la pédagogie picarde appliquée à la résolution des devinettes avec indices adventices ]

    Situation de départ :

    Vous avez à portée de main une épée antique et un archet vénérable. Il vous faut porter l’une chez le fourbisseur et l’autre chez le luthier, pour reméchage.
    Mais ces objets usuels, for sale et fort sales, ont été si délaissés qu’ils méritent une petite toilette préalable avant l’adjudication : aucune personne distinguée de Châteauroux n’oserait les présenter à un artisan sérieux ou à un commissaire-priseur dans l’état piteux où ils se présentent.
    Compte tenu de leurs dimensions respectives, un passage au lave-vaiselle n’est pas indiqué.
    Il ne vous reste donc qu’une solution : une lessive à la main dans la baignoire… en faisant gaffe à ne pas vous couper au tranchant et en sacrifiant le peu de crins qu’il reste pour ne pas qu’ils bouchent le siphon.

    Conditions de protocole et de confort de l’expérimentation :

    Passer Edith Butler en boucle et puis vous risquer au klezmer avec Pearlman* : le rentre-dedans de Paquetville vs le fauteuil roulant.

    Prise de mesures :

    Un archet convenable va chercher dans les 60 grammes et une épée à caractère délétère dans les 50 fois plus.
    Vous noterez les chiffres avec soin… et la température du bain.

    Phase d’observation où 4 possibilités peuvent se rencontrer:

    – l’archet et l’épée flottent
    – l’archet et l’épée coulent
    – seul l’archet flotte tandis que l’épée d’acier coule
    – seule l’épée flotte tandis que le bois d’archet coule

    De là, dans un premier temps, vous en tirerez des considérations implacables quant à la valeur possible de votre patrimoine mobilier aux salles des ventes.

    Accessoirement et l’émotion passée, vous en restera la consolation de pouvoir géolocaliser la contrée où se trouve la cité réclamée par l’Infâme du Vaucluse… qui n’est pourtant pas un si mauvais bougre ni si mauvais DJ : il a rappelé à ma mémoire une somptueuse Joan Baez d’alors avec Lampião et cangaceiros :

    Et le Glauber Raucha de mes cinés d’avant.

    Interdisciplinarité consécutive :

    Avec votre prof d’instruction civique ou le moniteur d’atelier de Mirecourt vous découvrirez tout des ambitions généreuses de l’IPCI (=International Pernambuco Conservation Initiative)

    Avec votre prof de menuiserie et d’étymologie, vous aurez souci du distinguo qui affecte « le bois de brésil » et l’autre, « le bois de Brésil »

    Avec votre prof de musique vous saurez comme Paganini doit tant à Tourte

    Avec Leveto, intervenant intermittent, vous aurez le plaisir du vagabondage toponymique à travers les âges et les aires… etc.
    __________________

    * https://www.youtube.com/watch?v=DkmFgQ9fM94

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