La touche (réponse à la devinette)

Un intrus et TRS sont venus à bout de la précédente devinette.

Une touche ( mot d’origine pré-gauloise devenu en ancien français toche, tosche, tousche ) était un petit bois que l’on préservait soigneusement lors du défrichement, pour servir de limite entre les champs, de réserve de gibier et de bois ( et pour que les conteurs en fassent le décor d’histoires pour faire peur aux enfants).

À la fenaison, certains y laissaient leurs bottes de foin, d’où l’expression « botter en touche » tandis que d’autres  y plantaient quelques ceps de vigne, d’où l’expression « mettre un pied en touche ».

De nombreux toponymes sont forgés sur ce mot comme La Touche ( Drôme), Touques ( Calv.), Touchay ( Cher); etc. et d’encore plus nombreux micro-toponymes.

MINOLTA DIGITAL CAMERALa station balnéaire Le Touquet-Paris-Plage doit son nom à la forme picarde touque accompagnée du diminutif -et. Le complément Paris-Plage est dû, en1882,  à Hippolyte de Villemessant, directeur-refondateur du quotidien Le Figaro.

Le Touquet-Paris-Plage : l’Hôtel de Ville

Charles Sochet, seigneur des Touches (1727 – 1793) a traversé l’Atlantique pour aller prêter main forte à Lafayette.

Jacques Destouches de La Fresnay ( 1780 – 1858) a traversé l’Atlantique contre son gré, exilé au Canada par les Britanniques. Il inspirera à Barbey d’Aurevilly son célèbre roman Le Chevalier des Touches.

Louis-Ferdinand Destouches (1894 -1961) est plus connu sous le nom de Céline.

10 commentaires sur “La touche (réponse à la devinette)

  1. Parmi les expressions, vous oubliez de rappeler que certains parents y abandonnaient leurs enfants, d’où l’expression « rester sur la touche » ; et que de nombreux amoureux s’y donnaient rendez-vous, d’où l’expression « avoir une touche ».

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  2. Jacques C.

    sans compter qu’à l’époque des mousquetaires, le livreur de pizza qui arrivait à l’heure ne manquait pas de s’exclamer « à la fin de l’envoi, je touche! »

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  3. Une « touche » était un petit bois que l’on préservait soigneusement lors de la déforestation, pour servir de limite, d’abri hospitalier aux animaux et pour que les conteurs en fassent le décor d’histoires pour faire peur aux enfants. (Leveto)

    On voit par là comme le Vaucluse reste attaché à l’effroi dispensé largement… Sadisme ordinaire avec le retraité démuni tandis qu’il a soin de garder en magasin de quoi épouvanter aussi de pauvres petites âmes innocentes.

    Le Picard pédagogue aspire à tout autre chose : l’émerveillement et l’édification des gentils petits enfants, tous avides de prophylaxie utile.
    _____________

    Les jolis contes de Tonton TRS
    [ Bibliothèque Rose Marie Rose ]

    Il était une fois, mes enfants, un tout petit morpion aventureux, bien décidé à trouver un couvert confortable, un abri pour s’y installer et y établir sa progéniture.
    Et c’est ainsi qu’il alla, de territoires inhospitaliers en paysages désolés, erratique et selon sa façon lente, durant des jours et des jours… Et vous noterez bien au passage, les enfants, que dans la famille aptères, on se traîne généralement… sauf peut-être la puce, abonnée au saut d’obstacles.
    Mais, dans ce cas on a affaire à un véritable pur-sang, un siphonaptère de compétition qui sait siphonner adonf.

    Et donc la route semble longue au morpion, aussi longue que ce commentaire (sportif ?).
    ……..
    Quand soudain… dans le lointain, apparaît un élément de paysage très particulier. Le gentil morpion, qui connaît son oronymie sur le bout des doigts, y voit illico un possible Mont de Vénus.
    Il prend sa lorgnette de voyage et examine la situation avant de s’enthousiasmer* :

    – Putain, le beau bosquet ! La belle touche ! Sûr que je touche au but !

    Mais, à ce moment précis de l’histoire universelle et venue pour le corriger, une voix s’élève… Une voix magistrale bien que délicieusement féminine.

    Elle dit, d’un ton sans appel :
    – Halte-là et halte à la confusion paronymique !… Ne prenez pas ma « touffe » pour une « touche » ! Et, question « espaces urbanisables » à haute réglementation, avez-vous seulement entendu causer de ce sigle hygiénique, DDT ?… Autrement dit la Direction Départementale des Territoires… des sévères, tous de mèche avec la DDASS et la DREAL !…
    Passez donc votre chemin, sale bibitte écornifleuse ! Et retenez cette leçon à la fois sanitaire et lexicale :

    – Ma touffe ?… Pas touche !

    __________________

    * En ces temps-là de démocratie participative, les insectes et les formations arbustives, les buissons botaniques… ou anatomiques même, avaient droit à la parole.
    Maintenant, triste époque pour les esthètes de tout poil, le Mont de Vénus semble souhaiter n’être qu’un Mont Pelé.

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