Mots croisés ( la soluce )

mc-vvltp-b

Voici donc la grille de mots-croisés qu’il fallait compléter, ce qui a été fait par Un Intrus, TRAule et LGF — avec quelques petites erreurs pour les uns et les autres, vite corrigées pour la plupart après mes remarques. TRS, pourtant bien parti, ne m’a pas fait parvenir sa réponse complète …

Et maintenant voici les explications — en remerciant au passage LGF, que je recopie éhontément en y ajoutant des précisions.

rio-janeiro-copacabana1

HORIZONTALEMENT

A

Éphémère ville rouge sur un vieux fleuve jaune Volgograd, d’abord appelée Tsaritsyne (forteresse érigée en 1589 qui tire son nom du mot local Sary Su (eau/rivière jaune en langue tatar), puis Stalingrad sous l’URSS.

B

On y fait le trottoir en zigzags ?? s’interroge LGF. Copacabana, la célèbre baie de Rio-de-Janeiro, est ( aussi ) connue pour les mosaïques sinueuses de ses trottoirs.

C

Altiligérienne

Code à Yaoundé

Autrac, en Haute-Loire

La plaque minéralogique donne CMR pour le Cameroun écrit LGF, mais le code international ( ISO 3166 ) du Cameroun est bien CM.

D

Hollandais plaqué

On y fit du dada

Celle-là, elle est bonne, commente LGF. NL est le code des Pays-Bas ( Nederland )

Comme à Berlin, New York, Paris, Hanovre, Cologne écrit LGF. Le mouvement dada est né à Zurich.

E

Sur un rocher bas-alpin

Îlot rocheux normand

Commune du 04, quant au rocher ?? s’interroge LGF. Le nom de Mane vient du pré-indo-européen *man, « rocher, hauteur » ( cf. Manosque )

Hou est un appellatif toponymique normand s’appliquant à plusieurs îlots rocheux.

F

Est anglais ou deux fois français

A ses rivières

Is est l’anglais pour « est » ( du verbe être) et est aussi le nom dIs-sur-Tille et dIs-en- Battigny

Le castor a donné son nom à plusieurs rivières.

 

G

Hongroise

Malienne

Nak, commune du « comitat » de Tolna

Ouan, commune du Mali, dans le cercle de Tominian et la région de Ségou

H

Vieux Ossètes, en anglais

Langue d’une île fleurie.

Les Ossètes du Caucase descendent des Alains dont le nom anglais est Alans.

Langue malayo-polynésienne parlée en Indonésie, dans l’île de Florès.

I

Insurgées cf. l ‘Armée catholique et royale vendéenne.

J

Vieux bois touffu côte-d’orien. Époisses doit son nom à l’ancien français espesse ( fém. de « épais » ) désignant un bois touffu.

VERTICALEMENT

1

Habite des îles de tous les dangers. Parmi les origines possibles du nom Scandinavie, le germanique Skathin (ou Skadan) signifiant « danger » et Awjo signifiant « île ».

2

À la pointe d’un triangle épiscopal

Jus de testicule turc.

cf les Trois-Évêchés .

« En fait, une farine faite à partir de tubercules d’Orchis et la boisson que l’on confectionne avec cette farine, plus « testicules de renard » que celles de Turc », explique LGF. Mais salep est aussi un mot turc.

3

Ligurienne, côté provençal

Nigériane.

 Apt était un établissement ligure avant de devenir Apta Julia.


ville principale de l’État fédéré du même nom

4

Un plateau connu pour son plomb.

Indien sans queue ni tête.

Déjà connu des Romains, écrit LGF. Mais aussi et surtout des Gaulois.

Indien

 

5

Clémentines, par exemple. Habitantes de Saint-Clément dans l’Yonne, donc Icaunaises.

6

Ont leur baie

Espagnols de gauche.

??  en Corse. 

Espagnols.

 

7

Près de la sortie

Grand à Sainte-Croix.

À cause du Brexit

Sainte-Croix-la-Grand-Tonne, ancienne commune du Calvados, aujourd’hui intégrée à Thue et Mue. Sancta Cruz de Grentone en 1077, du nom du seigneur local.

8

Égyptien
Insurgés en même temps que celles du I.
Dieu Rê ou Râ .

Plus connus comme révoltés que leurs femmes….

9

Mouillage du feu. Knik Anchorage qui signifie en anglais « mouillage de Knik » (Knik était l’ancien village inuits qui se trouvait là et dont le nom signifie « feu »)

10

Digue au premier du D

A son monstre.

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9 commentaires sur “Mots croisés ( la soluce )

  1. L’année 2019 s’annonce bien mal :

    Je n’ai toujours pas renoncé à boire, à fumer ni à fulminer. Je m’y ruine encore.
    Mon fournisseur de fuel oil domestique vient de me soulager de 1.600 euros… ce matin.
    Leveto, trop pingre, ne s’est toujours pas fendu de vœux adressés à sa clientèle, à ses fidèles.

    Le pire reste un certain désappointement quant à cette fiabilité, cette précision lexicale que l’on attend… aux grilles de mots croisés:

    1.Comme je le lui avais confié par mail privé, un instant et un instant seulement, Zurich m’avait traversé l’esprit. Une idée vite (trop vite ?) abandonnée :
    Dada est une façon de nom propre et exige la majuscule initiale.
    Comme on peut le voir ici :

    https://www.dadart.com/dadaisme/dada/020-dada-mouvement.html

    A cette époque d’avant la ‘soluce’ révélée, l’Implacable du 84 n’a pas daigné me rappeler que lui, et ben il s’en foutait carrément des majuscules et de leur délicatesse.
    « Poulina Dada», en son caractère vétérinaire, eut été une plus exacte définition… Mais baste !

    2. Pour l’histoire du ‘plomb’, je l’avais envisagée, de prime abord et comme un con, façon odonymie et Cantal.
    Maintenant, je découvre (avec Wikipedia), que le Larzac n’a pas son plomb, son plomb unique… mais bien ses plombs.

    3. Même ADN, relativement retors, ne fourvoie jamais sa clientèle de façon si éhontée, si retorse : -Poil à nos torses !
    …….
    Et nul besoin d’entamer ici une polémique relative à mon sens maniaque de la précision apportée aux définitions v/s la fallacieuse approximation.

    Quiconque s’en soucierait verrait alors de quel bois fuel je me chauffe.

    Le sujet étant clos, il est temps d’occuper le terrain : sa vacuité, question commentaires, désespère l’homme de Machincourt.

    Ce sera donc à propos d’un film de cinéma dont l’action se déroule en des terres marquées par l’obscurantisme généralisé et, plus particulièrement, dans une localité de fiction, peuplée de pedzouilles ruraux qui voient arriver dans leur paysage une sorte de Messi… un peu à la façon du Théorème de Pasolini.

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  2. Pitch toponymique et cinématographique :

    A. Un film de cinéma relativement récent.
    B. Le titre ?… Il tient en trois mots : un article (français) et deux mots en anglais. Genre Les Bad Boys.
    C. Son thème ?… Les ploucs sont des gens comme les autres et, bien coachés, ils sont capables de se surpasser.
    D. Le décor supposé ?… Essentiellement un patelin de cette province de France où sévissent Zerbinette et sans doute encore tant de rebouteux et jeteux/leveux de sorts.
    E. C’est dire comme le paranormal semble afférent à cette affaire, quand elle est vue depuis Machincourt (60)
    F. L’extraordinaire de la chose toponymique tient en ce que cette localité fictive n’évoque pas du tout les contrées où elle serait censée exister.
    ………………
    Décortiquons donc le bestiau… en trois morceaux :

    – un toponyme qui se rencontre ailleurs, dans d’autres régions plus honorables et bien des fois, notamment par chez moi.
    Wikipedia en a d’ailleurs recensé une quinzaine d’exemplaires.

    – une préposition, ici techniquement inappropriée, par nature.

    – un déterminant à caractère hydronymique qui ne se rencontre, quant à lui et strictement, que par chez moi et rapport à un fleuve qui homophone parfaitement avec un substantif approprié et désignant cet état lamentable et primordial des protagonistes du film : -Fantaisie sémantique ?… On se plait à y croire.
    _____________

    Donc, un toponyme de fiction, purement forgé selon ceux qui, pour de vrai, contribuent à l’honorabilité et à la gloire des Hauts-de-France. Mais un toponyme qui reste délocalisé… par la production ?

    G. Ajoutons à tout ceci que le réalisateur du film est un parfait homophone d’un patronyme qui m’est cher… en l’occurrence un nom de famille plutôt venu des Vosges et de Mirecourt que du Cher.

    H. Indice ultime : l’un des acteurs de ce long métrage est un local avéré, par sa naissance et conformément au scénario.
    C’est aussi mon « quasi contemporain », à un an près*, et je l’ai découvert dans une salle de ciné de Dieppe, celle où je me plais à imaginer que Jean-Patrick Manchette** y était aussi ce soir-là.

    I. A la distribution –Si hétéroclite distribution !- on trouve nombre de personnalités : des comiques, des sportifs de haut niveau, Picasso, Mamadou, Einstein et Polnareff… etc.

    La question est :
    – Où a été, géographiquement parlant, tourné ce film ?
    – Pour le subsidiaire et l’argumentaire : – Développer en moins de 30 lignes sur écran plat, pour le profit exclusif de La Jeune science en marche, celle en route vers des avenirs épistémologiques de première bourre, où se situe précisément la ligne de démarcation partage entre le sérieux toponymique et la fantaisie sémantique.
    ________________

    * Cette précision vaut pour l’Intrus et sa vision étriquée de la contemporanéité.
    ** Manchette et sa Normandie ne sont pas des indices. C’est juste histoire de causer de choses sérieuses… Parce que, mine rien et depuis un moment, ça ne cause pas beaucoup sur votre blog, Leveto.

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  3. bonne année à vous aussi, TRS!

    Comme notre cousin brosseur a déjà donné la solution ( bravo à lui qui a su dégainer si vite !), il ne restait plus qu’à lire que la plus grande partie du film a été tournée à Amblainville et que le village berrichon fictif porte le nom de Mareuil-en-Bresle.

    Sachant que la Bresle désigne un cours d’eau ( sans doute dérivé du gaulois *bracus, « boue, marais », avec le diminutif ella ) le village nommé Mareuil ne pouvait — à moins du cas improbable où il aurait été une île — qu’être sur-Bresle.
    Mareuil, lui, est dérivé des gaulois maro , « grand », et ialo, « champ, clairière ».

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  4. ►Brosseur,

    Bravo !… et comment avez-vous fait ? A part votre croisade pour l’accent qui s’évertue à vouloir survoler une majuscule, le foot entrerait donc dans le champ de vos préoccupations et compétences ?
    Mais, je vous cause maintenant de football ordinaire et non du «football canadien», cette activité grotesque où des Alouettes aussi gracieuses que des bisons luttent pour la possession d’une baballe qui aura oublié d’être sphérique.

    https://fr.wikipedia.org/wiki/Football_canadien

    Heureusement, il y a des filles au Québec, par nature autrement distinguées.
    Vous avez sans doute conservé en mémoire mon émotion d’avec La petite footballeuse de Sherbrooke. -Oui, n’est-ce pas ?…

    Alors, maintenant que je suis en verve, je vais vous en évoquer une autre, celle qui m’a toujours fait l’effet d’une somptuosité Made in Québec.
    Vous la reconnaîtrez, furtivement filmée par Huston, à 0:35 :

    On la retrouve aussi chez Mocky, dans A mort l’arbitre. Et je ne mets pas de nouveau lien.

    Cependant, au titre de triomphateur incontesté, vous aurez droit à une récompense enviée.
    Ce sera une séance gratuite :

    https://www.illimitestreaming.com/1316-la-dream-team.html

    Vous aurez droit aussi à des considérations techniques, relatives à l’art de la danse v/s celui du foot de haut niveau. Du genre Fred Astaire et Mané Garrincha, même combat.

    1. A moins d’être un inconditionnel du sumo ou du rugby, force est de constater que certaines stars du ballon rond n’ont rien à envier aux danseuses étoile, question grâce, virtuosité, technique et émotion proposée au public.

    2. Mais on n’arrive jamais à un tel niveau sans des années de travail, à la barre (Opéra de Paris) ou aux séances de formation sur pelouse rurale (Mareuil-en-Bresle).
    D’ailleurs, vers les 27:00 du film de Sorriaux, on y cause technique chorégraphique et chutes opportunes.

    3. Il fallait bien une Canadienne francophone pour résumer de façon magnifique le passage allant du dribble à caractère chorégraphique à la chute inopinée et si spectaculaire:

    Danse avant de tomber, ou la revisitation d’un standard de la country music, selon un tempo plus viril :

    Voici l’ouverture des lyrics :

    Pas 2/2 (au score ?) et tu danses
    Et tu vires
    Plus de ponts sans soupir
    P’tite toupie des dieux… etc.

    Vous aurez noté, j’espère, comme Boris Bergman y est allé de l’allusion footballistique : le pont, le petit pont et la toupie sont des figures fameuses.
    En voici l’illustration :

    Et j’en ai fini de bavasser avec vous, le Brosseur.. Ouf !

    _________________

    ►Leveto

    Evidemment, j’ai lu vos précisions. Merci.

    J’y ajoute ceci :

    1. Mareuil = maro + ialo… soit « un grand champ ». Pour une fois la toponymie s’est montrée réaliste au regard de l’occupation des sols agricoles : 1 hectare et demi, cela représentait une parcelle suffisamment vaste pour être capable de recevoir un terrain de foot, sur sol plat.
    Depuis les remembrements agricoles, un telle parcelle cultivable relève pourtant d’une moindre vastitude.

    2. Comme vous, j’ai découvert le mésemploi de la préposition EN. Et je m’amuse de si peu de chose.

    3. La BRESLE est effectivement un cours d’eau qui prend naissance dans mon Oise à moi. Elle a le statut particulier de fleuve côtier.
    Elle a aussi des homophones remarquables :

    BRESLES (60 510), une localité où vivait l’une de mes antiques copines (de ch’val)… Existe-t-il un rapport toponymique et quid du S final ?

    BRÊLE : Un terme qui, s’il est mis au pluriel, désigne un groupe humain lamentable, une population d’incapables. Dans le film de Sorriaux, le coach préfère user d’un équivalent culinaire : – Vous êtes des quiches !… des nuls !

    BREL : Un ACI considérable et inégalé.

    Avant de renoncer à « fatrasser » davantage, Leveto, puis-je vous avouer qu’une chose me turlupine violemment quant à votre billet d’hier, intitulé «NOMS DE BAPTEMES.»
    Il s’agit du pluriel mis à ‘baptême’ et qui me semble échapper à la logique de la langue, telle que je l’entends.

    – Aline, Béa et Carol sont des noms de filleS. Plusieurs filles s’appellent ainsi.
    – Corbeau, pintade et butor sont des noms d’oiseauX… Ducon aussi !
    – Nègre, Dauzat et Leveto sont des noms de toponymisteS… entre autres fameux.

    Et maintenant, pourriez-vous seulement me citer deux ou trois baptêmes ayant été affublés (en propre) d’un nom particulier… en leur état civil, en leur notoriété avérée ?

    Vu d’ici, une ablation semble sanitairement conseillée… parce que – et par répulsion- je me refuse à aller voir de quoi cause ensuite votre billet… et toutes les îles à deviner ne me valent pas celle de Brel, « au large de l’espoir où les hommes n’auraient pas peur, douce et calme comme ton miroir…».

    Lui au moins, le Belge, n’avait pas l’humeur à baptiser l’ineffable et l’insulaire – Poil à nos molaires !

    P.S : – Ai-je maintenant pulvérisé le record de Jacques C, question inondation d’écran plat avec propos à la con, du moins pour ceux qui me concernent ?

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  5. TRS

    Je n’aurais pas parlé de « standard de la country » pour cette chanson de Mort Shuman et Doc Promus originalement intitulée en 1960 Save the last dance for me et interprétée à l’origine par The Drifters puis reprise par Jerry Lee Lewis et d’autres.
    C’est Emmylou Harris qui en fit une version country avec tout le talent qu’on lui connait.

    —————————————————————————

    Bresles dans l’Oise ( Bragella en 1262 ) est bien un ancien *bracus -ella ( du gaulois bracus , « boue, marais ». On trouve en effet de nombreux marais sur le territoire de la commune. Le -s- final est un ajout tardif ( 1793 ? ) sans justification.
    Bresle dans la Somme ( Berella vers l’an 1000) semble être un dérivé par métathèse du latin berula , « cresson de fontaine, berle » ( on trouve ainsi des Berles dans le P.-de-C., Brasle dans l’Aisne, Braslou en I.-et-L., Breloux-la-Crèche dans les Deux-Sèvres, etc. )

    E. Nègre penche, lui, pour des noms de femme germanique ( qui avaient le droit de propriété contrairement aux Gauloises et aux Romaines ) : Bradila pour Bresles et Berila pour Bresle …

    Quant au fleuve côtier, la Bresle , il ne s’appelle ainsi que depuis le XVIIè siècle où on trouve écrit Brisella sans explication certaine sur l’origine de ce nom ( peut-être une mauvaise latinisation de berula ?) . L’ancien nom du fleuve Auvae (ou Awae) fluvium ( francique ou germanique aw-, « prairie humide ») du IXe siècle avait évolué en Eu ( d’où le nom de la ville ).

    « Brêle », dans le sens d’«incapable», est issu de l’arabe bghel, « mulet », par l’argot militaire.
    Le patronyme Brel est issu du gaulois brogilo, «bois clôturé », comme le plus répandu Breuil. On le rencontre surtout dans le Sud-Ouest (46, 82), mais aussi bien sûr en Belgique !

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