Un canard et des pigeons

Aujourd’hui, un canard et des pigeons ( et je ne pense à personne en particulier ).

J’en reste, comme souvent, aux noms de communes françaises

Les Pigeons

Le latin columba, « colombe, pigeon », a quelquefois servi seul pour désigner un élevage, comme à Colombe (Isère), La Colombe (Loir-et-Cher), Colombe-lès-Bithaine Colombe-lès-Vesoul ( Haute-Saône) et Colombes (Hauts-de-Seine).

C’est le mot columbarium, « pigeonnier », qui a fourni malgré tout le plus de toponymes:

  • Colemiers, Yonne ;

  • Colmey, Meurthe-et-Moselle ;

  • Colmier-le-Bas et Colmier-le-Haut, Haute-Marne ;

  • Colomars, Alpes-Maritimes ;

  • Colombé-la-Fosse et Colombé-le-Sec, Aube ;

  • Colombey-les-Belles (Meurthe-et-Moselle), Colombey-lès-Choiseul et Colombey-les-DeuxÉglises(Haute-Marne) ;

  • Colombier (Allier, Cher, Cote-d’Or, Loire et Haute-Saône), Colombier-Chatelot (Doubs), Colombier-en-Brionnais (Saône-et-Loire), Colombier-Fontaine (Doubs), Colombier-le-Cardinal, C.-le-Jeune et C.-le-Vieux (Ardèche), Colombier-Saugnieu (Isère) ;

  • Colombiers ( Charente-Maritime, Hérault, Mayenne, Orne et Vienne), Colombiers-sur-Seulle (Calvados) ;

colombiers
L’église de Colombiers ( Hérault )
  • Colombiès (Aveyron) ;

  • Coulombiers (Sarthe et Vienne) ;

  • Colomiers-Lasplanes (Haute-Garonne) ;

  • Couloumé-Mondebat (Gers) ;

  • Coulommiers (Seine-et-Marne), Coulommiers-laTour (Loir-et-Cher) ;

260px-Coulommiers_lait_cru
Oui, facile …
  • Coulmier-le-Sec (Côte d’Or) ;

  • Coulmiers (Loiret) ;

  • Colmar (Haut-Rhin) s’est appelée Columbrensi au VIIIè  siècle, puis Columbarium en 823 : il s’agit bien d’un « colombier » contrairement à ce que pourrait laisser penser une tentative de réinterprétation en Cholonpurun et Coloburg faite en 884 qui en ferait un burg, « ville, place fortifiée » d’un homme germanique nommé Golo

Le féminin pluriel columbaria a fourni Colombières dans l’Hérault et le Calvados.

Nous terminons avec deux diminutifs : Colombelles (Calvados) et Colombotte (Haute-Saône) .

Nous ajouterons à cette liste Saint-Pierre-de-Colombier et Rochecolombe, tous deux en Ardèche.

Rochecolombe
Rochecolombe ( Ardèche )

Avec le suffixe –acum, et Columbarius qui pourrait donc représenter un nom de personne, nous trouvons Colméry (Nièvre, Columbariacus au VIè siècle).

Daubensand, commune du Bas-Rhin, tirerait son nom de dauben, forme locale de l’allemand Tauben, pluriel de Taube, « pigeon », et Sand, « sable ».

On remarquera pour finir cette liste que le pigeonnier a fourni plus de quarante noms de communes et encore plus de noms de lieux-dits ou hameaux. Sans doute faut-il y voir un reflet de l’importance de la colombophilie elle-même (alimentaire, mais aussi moyen de communication, par les pigeons voyageurs), mais plus encore de l’importance du pigeonnier en tant que point de repère facilement identifiable dans le paysage. Il convient de ne pas oublier que, sous le régime féodal, seuls les seigneurs avaient le droit de construire et d’entretenir un pigeonnier.

Employé comme sobriquet, Columbus, a servi à nommer, avec le suffixe -iacum, les  communes  Colomby ( Manche ), Colomby-sur-Than ( Calv. ), Coulomby ( P.de-C.) et Colomieu (Ain).

Colombus a aussi donné leur nom à un moine irlandais et à un moine de Lérins du VIIIè siècle : on les retrouve à Saint-Colomb-de-Lauzun ( L.-et-G.) et à Saint-Coulomb ( I.-et-V. ).  Le dérivé Columbanus, nom d’un missionnaire irlandais fondateur de l’abbaye de Luxeuil mort vers 695 a donné leur nom à Saint-Colomban-des-Villards ( Savoie ) et à Saint-Colombin ( Loire-Atl. ).

Le féminin Colomba a donné son nom à sainte Colombe, martyrisée à Sens en 273, qui est à l’origine d’une impressionnante liste à elle toute seule. On la retrouve à Sainte-Colombe (Char., Ch.-M., Doubs, Gir., I.-et-V., Landes, Lot, Manche, Nièvre, P.-O., Rhône, S.-Mar. et S.-et-M. ) et à Ste-Colombe-en-Auxois (C.d’Or), en -Bruilhois (L.-et-G.), la-Campagne (Eure), de-Duras (L.-et-G.), sur-Gand (Loire), sur-Guette (Aude), sur-l’Hers (Aude), près-l’Isle (Yonne), sur-Loing (Yonne ), de-Montauroux (Loz.), de-Peyre (Loz.), sur-Seine (C-d’Or), près-Vernon (Eure) et  de-Villeneuve (L.-et-G.). La forme gasconne a donné Sainte-Colome ( Pyr.-Atl.).

Le canard

Le canard n’est cité ici qu’anecdotiquement: un seul toponyme, Ennetières-en-Weppes, dans le Nord, lui doit son nom, Anetières en 1066, dérivé de l’ancien français anet, « canard » ( cf.  la famille zoologique des anatidés).

Par contre, de par leur forme particulière, qui les fait ressembler de loin, dit-on, à des canards posés sur l’eau, les îles de Houat et son diminutif Hoedic (Morbihan), doivent leur nom au breton houad, « canard ». ( Dire que Houat aurait pu ressembler à un phoque …).

fleuron1

 Vous n’aurez pas droit à cette devinette, puisqu’elle a déjà été posée.

En voici donc une autre :

Quelle ville a porté simultanément les noms de deux personnages œuvrant à deux siècles d’intervalle pour des colonisateurs différents, sachant qu’elle ne porte plus aujourd’hui que le nom du plus ancien de ces personnages ?

Ah! Oui! L’un de ces personnages a quelque chose à voir avec le billet du jour.

Aucune idée d’indice, de toute façon, c’est facile …

31 commentaires sur “Un canard et des pigeons

  1. Dauzat indique que le toponyme « Colombe » peut parfois venir du latin « columna » (= colonne »), en donnant comme exemple St-Peravy-la-Colombe (Loiret).

    ———————————
    C’est ce que nous propose l’article de Wikipedia (dont j’ignore la pertinence) relatif à la ville de Colombes (Hauts-de-Seine) :

    « L’origine du nom « Colombes » n’est pas certaine et deux hypothèses existent sur son étymologie. La première explication justifie le nom de Colombes, « Coulombe » en vieux français signifiant « colonne », du fait de la présence d’une colonne située jusqu’au 4 août 1789 à l’intersection de la rue Saint-Denis et du boulevard de Valmy. Celle-ci pouvait être une pierre sacrée ou un monument mégalithique. La deuxième hypothèse justifie ce nom du fait de la présence ancienne d’une maison à « atrium » aux toits inclinés vers la cour intérieure, dont les pans étaient soutenus soit par des colonnes, soit par des colombages provenant de troncs d’arbres équarris ou l’évocation de bornes milliaires. »

    ————————————-

    On trouve aussi cette assertion à l’article « Colombières-sur-Orb » :

    « Toutefois, on notera que le latin « columneriae » (xiie siècle) pouvait désigner des lieux où étaient situés des « colonnes ». Et le collectif pluriel formé avec aria pouvait signifier encore des endroits où se trouvaient des menhirs et des pierres de limite, d’où une confusion possible, d’une part, avec le colombier compris comme pigeonnier et un lieu riche en mégalithes, d’autre part. »

    https://fr.wikipedia.org/wiki/Colombi%C3%A8res-sur-Orb

    De fait, certains « Co(u)lomniers » n’auraient-ils pas le même sens que les nombreuses « Grand-Bo(r)ne », « Peyrefitte », et autres Pierre-Levée, qui désignent des lieux où étaient érigés des menhirs ? [On peut aussi penser à des bornes milliaires romaines ou à des piles gallo-romaines semblables à la Tour de Pirelonge en Saintonge.]

    J'aime

  2. « Aujourd’hui, un canard et des pigeons ( et je ne pense à personne en particulier ).
    J’en reste, comme souvent, aux noms de communes françaises. »

    Eussiez-vous englobé l’Outre-Rhin dans votre corpus, il vous eût fallu prendre en compte Entenhausen (litt. « le lieu de vie des canards », nom allemand de Donaldville (devenu Canardville dans « La Bande à Picsou »).

    J'aime

  3. TRA

    il ne m'avait pas échappé que certains toponymes du type « colombe » pouvaient avoir pour origine une « colonne ».
    Le doute n'existe en réalité que pour un très petit nombre d'entre eux.
    Les anciennes attestations lèvent parfois ce doute :
    St-Péravy-la-Colombe ( Loiret ), en effet, est ainsi attesté Columna au VIè siècle et il doit il y en avoir quelques autres.
    En revanche, le nom Columbis de Colombes en 1205 traduit bien la présence de pigeons, sauf à imaginer une « erreur » de scribe … mais ce serait alors mettre en doute toutes les étymologies supposées, voire toute la toponymie !

    En ce qui concerne Colombières-Sur-Orb ( Hérault ), que mes pataugas et moi connaissons parfaitement pour y avoir passé de très bons séjours et en avoir arpenté à plusieurs reprises avec mes fils tous les sentiers environnants du Caroux, je peux vous certifier qu’il n’y a plus trace de quelconque menhir ou colonne romaine en ruine. On m’a bien montré de prétendus vestiges de dolmens ou menhirs, mais ils ne sont pas au vieux Colombières, sur les rives de l’Orb, mais au sommet des gorges de Madale. Rien d’impressionnant, en tout cas, qui pourrait justifier un toponyme.
    La fiche wikipedia concernant Colombières-sur-Orb semble bien documentée dans sa partie historique, mais n’apporte rien pour valider une étymologie selon columna . J’en resterai donc aux « pigeons ».

    J'aime

  4. TRA a fait ‘fissa’ ?… ben ça ça n’ m’étonne pas. Ce garçon a quelque chose d’inhumain.

    Et moi, comme un vrai couillon, j’avais bien pensé à la réponse (maintenant devenue évidente depuis sa vanne) sans pouvoir imaginer une seconde que le second terme de cette localité pouvait désigner autre chose qu’un explorateur audacieux, un navigateur ambitieux.

    Mon humeur du moment, qui n’avait duré qu’une heure syndicale, allait davantage au maritime qu’au bled.
    Mais baste, TRA… et puis-je vous appeler (pour un moment) « My sweet stool pigeon de compagnie » ?

    Comme désormais vous et moi sommes désœuvrés, en guise d’allégeance, de gâterie particulière et proposée, seriez-vous un moment client d’une devinette from Machincourt ?

    Si oui, elle serait à caractère toponymique violent et consécutive à ce «jaune mayo’» de chez Gauguin que j’ai toujours bien mal digéré.

    D’ici là, révisez vos classiques :

    P.S : Perso’, j’ai été gavé dans ma tendre jeunesse des récits de l’un de mes oncles qui, non content d’avoir fait l’Indo’, abreuvait son auditoire des repas de famille d’évocations de ce bled où il faisait chaud.

    J'aime

  5. @ TRS :

    Ah, c’est votre oncle qui inspira à Charlélie Couture sa formidable chanson sur ce type qui a fait l’Indo, puis aussi l’Algérie ?

    J'aime

  6. La ville évoquée par la chanson de Donovan (« mellow yellow », « electrical banana ») est Las Ananas, dont le gouverneur, le très excité La Banane (dit « sa ventripotence » ou « la mortadelle à pattes »), est le très énervé (électrique) La Banane, ennemi du capitaine de La Cacahuète, bateau du (gentil) pirate Pépito et de ses compagnons Crochette, Bec-de-Fer et Ventempoupe.

    J'aime

  7. 50 NUANCES DE JAUNE

    Les noms de couleurs, de teintes, de pigments etc. font souvent appel à la toponymie.

    Exemples :
    Un tube de Ton jaune de Naples, de Bleu de Prusse, de Rouge de Mars, de Terre d’Ombre brûlée…

    Il est plus rare qu’un toponyme, à lui seul, suffise à désigner une teinte. Mais ça existe : le magenta, par exemple.
    _________________

    Une remarque en passant :
    Comme beaucoup de mes contemporains, le Wiki français ignore que CHAMPAGNE est une teinte particulière. Le CRNTL ne lui accorde d’ailleurs que quelques mots.
    Il en va autrement au WIKI anglais :

    https://en.wikipedia.org/wiki/Champagne_(color)#Champagne

    __________________

    La devinette proposée à TRA (quand il se sera remis de ses délires*) est sensiblement dans le même esprit :

    – Une notice entière du WIKI anglais présente une teinte parfaitement dédaignée du public français, celui qui dispose déjà du Jaune moutarde de Dijon.

    – Pour donner un ordre de grandeur, disons que ce toponyme désigne un endroit du monde beaucoup plus vaste que la Champagne tout en restant d’amplitude plus modeste que Mars.

    – Quant à cette teinte qui trépigne de ne pas vous avoir déjà été présentée :


    __________________

    * Les Conseils hygiéniques de Tonton TRS, formé à l’école de Xavier de Langlais :

    Si tu veux nettoyer ton esprit au sortir de la nuit, tu auras soin de tuer le ver à grands verres de genever.

    Si tu veux récurer ta palette encombrée de mélanges desséchés, tu utiliseras avec profit le trichloréthylène.

    Si tu souhaites, à la fois, l’efficacité et t’assurer longévité, tu prendras garde à ne pas confondre ces deux remèdes.

    > Jacques C, la chanson du Loup dans la bergerie, je ne l’ai jamais oubliée. Elle est même repassée ( en live) sur France Inter, il y a quelques jours.
    Pourtant, « Fanny qui chantait, dans ce bled où il faisait chaud » … c’est quand même plus charmant à entendre, dans un débit quelconque, que les soliloques d’un poivrot.

    J'aime

  8. S’il m’est permis de jouer, je propose comme solution à la devinette de TRS le nom d’un pays d’Asie dont certains habitants, qualifiés de « rouges », se sont rendus tristement célèbres …

    J'aime

  9. Cher TRA, vous vous égarez dans l’orange…. et un « orange brûlée », au masculin, est une désignation de teinte parfaitement connue des nuanciers français.

    Je reformule donc :

    1.Soit un toponyme exprimé selon une graphie française ayant toujours cours en nos contrées civilisées.

    2.Les Anglais -qui sont si fourbes- s’en emparèrent en défigurant quelque peu son aspect. Entre autres, l’initiale fut changée.

    3.Pour des raisons qui leur appartiennent, au XVII° siècle, ils en firent le nom d’une teinte. Une teinte dont aucun Français, même à jeun, ne soupçonne l’existence : elle n’est pas commercialisée chez Rougier & Pié… ni chez Sennelier, mes fournisseurs habituels.

    Et puis, de qui se moquent-ils, tous ces Rosbifs ? A-t-on jamais vu aussi peu de peintres fameux que par chez eux ?

    4.Néanmoins, dans les atlas britanniques d’aujourd’hui, cet endroit a gardé la bonne initiale.

    5.L’Indo’ et la petite Saffron du Mellow Yellow de Donovan sont parfaitement raccord.

    Et, pour finir dans la bonne humeur et selon l’énergie qui convient à l’homme* soucieux de faire le ménage :

    _____________

    *Le finaud Leveto me semble être de cette trempe.

    J'aime

  10. Quand le « message en clair » s’évanouit, revenons-en au bon vieux morse :

    … _ _ _ …
    … _ _ _ …
    … _ _ _ …

    Traduction :

    -Hello Papa Tango Leveto : – Une mienne communication has vanished… il y a quelques minutes.

    J'aime

  11. Ocre brune servant de pigment en peinture, appelée également terre d’ombre ou terre de Sienne ;

     O 
    d’ombre   ou   de Sienne

    J'aime

  12. Dommage pour l’orange.
    Je trouvais que cela allait bien avec la banane électrique de la chanson de Donovan (qui fait vibrer ma soeur).

    J'aime

  13. Fin de partie:

    Il fallait trouver le mot GAMBOGE

    https://en.wikipedia.org/wiki/Gamboge

    Un mot que ne connaissent guère les nuanciers de chez nous et qui désigne une teinte genre ‘safran/moutarde’ … (Cf. la Saffron de Donovan)

    L’équivalent français se nomme GOMME-GUTTE

    https://fr.wikipedia.org/wiki/Gomme-gutte

    Un drôle de mot qui, selon ce qu’en dit Littré, correspondrait à « gomme-gomme » :

    GOMME-GUTTE. – ÉTYM. Ajoutez : D’après M. Devic, Dict. étym., gutte n’est pas le lat. guttae : gummi guttae, mais le malais gatah ou ghetah, prononcé à l’anglaise, qui signifie gomme.

    Palmarès :
    Sont déclarés vainqueurs MM. Leveto et l’Intrus ; l’un pour m’avoir fait entendre qu’il avait découvert le pays et l’autre pour avoir déposé dans ma BAL, cet après-midi, la plus satisfaisante des réponses.
    ___________

    P.S : L’infinité des nuances qui font le ravissement de l’œil – et pour simplement rester raccord avec le titre du billet – m’invite à citer le « bleu (ou le vert) canard » ainsi que le « gorge-de-pigeon ».

    J'aime

  14. Jules Verne, dans plusieurs de ses romans, évoque la gutta-percha, matériau nouveau à son époque (les premières utilisations remontent aux années 1840), remplacé dans les années 1930 par le polyéthylène.

    Par exemple, dans « De la Terre à la Lune », un des membres du Gun Club (association états-unienne de passionnés d’artillerie, presque tous éclopés à la suite de leurs expérimentations), J.-T. Matson a une partie de sa boîte crânienne remplacée par de la gutta-percha.

    J'aime

  15. Avant que la lassitude ou la Mort nous séparent à jamais, interpellons le gentil Brosseur de Montréal.

    Ce garçon méticuleux, question diacritiques ou majuscules, a jugé bon de critiquer ma Terre d’Ombre , il y a quelques jours d’ici.
    Il a peut-être raison mais il ne convaincra pas un caractériel de mon acabit : – La Terre d’Ombre, à l’instar de celle de Sienne, provient d’une région d’Italie, l’Ombrie. Ainsi en ai-je décidé !

    Même Walt Disney est de mon avis :

    Terre d’Ombre

    Musique de Hans Zimmer et Lebo M
    Paroles de Mark Mancina et Lebo M
    Adaptation française de Stéphane Laporte
    Interprétée par Léah Vincent (Nala), Zama Magudulela (Rafiki) et l’Ensemble…

    ______________

    Anecdote :
    Il y a plus de vingt années que je passe une bonne partie de mes étés en PACA, du côté de Sisteron, petite cité de grand renom.
    Lors de chaque aller, je me dis qu’il serait bien d’aller voir à Roussillon, un patelin du 84, ce qu’il en est de l’ocre de carrière : – Est-elle jaune, rouge ou brune ?…

    Au final, il s’avère que je n’ai jamais cédé à cette tentation et, en septembre dernier, dans la bagnole qui me ramenait à Machincourt, j’ai eu un moment de violente interrogation toponymique : – Et si la teinte roussâtre qui caractérise l’ocre ordinaire de carrière avait suscité le toponyme ?…
    La notice Wikipédia n’en dit rien.
    ________________

    Précision à caractère lexical et raccord avec la théorie des genres qui veut que le plus noble des deux l’emporte :
    -On met le plus souvent au féminin, genre la terre de Sienne, les produits de basse extraction
    – On met toujours au masculin ce qui éjacule du tube et fait de jolies cartes de France… sur la palette : – Du Terre de Sienne asséné, un ocre envahissant… etc.

    (A suivre… et toujours en mode ( et mood) tinctorial.

    J'aime

  16. > Brosseur,

    Hors sujet « pigeons et canards de billet » mais raccord avec la délicatesse lexicale des couleurs et nuances, du moins par chez moi… et rapport à une chose qui me turlupine depuis quelques années, concernant cette manie qu’ont vos congénères québécois de vouloir « franciser » les titres de films… entre autres.

    Voyez mon tourment, Ô sweet chum :

    1. Le « bleu jasmin» est une teinte particulière.

    2. Le bleu est cette couleur qui signale une humeur n’invitant pas aux joyeusetés : les Nègres du Delta et ceux de Chicago en ont fait tout un patrimoine désespéré… et même la Louise Forestier de chez vous a eu parfois le souci de « chasser ses bleus »*… C’était à Outremont**.

    3. Woody Allen est un cinéaste blanc, juif, new-yorkais, pas trop baraqué, musicien à ses heures et un type que j’aime bien : – Il m’a fait pisser de rire autrefois avec une correspondance exhumée du temps où les dentistes étaient impressionnistes.

    4. J’aime aussi beaucoup Cate Blanchett, oscarisée il y a quelques années pour son rôle dans BLUE JASMINE, un rôle de femme désenchantée et découvrant la poisse : -Blue mood !

    5. Les Québécois, peuplade extravagante, ont alors souhaité à l’affichage ce titre francisé : JASMINE FRENCH*** !… dont vous conviendrez qu’il est ridicule : il n’existe pas de « jasmine française » aux nuanciers et, sauf dérogation de circonstance, toutes les couleurs honnêtes appartiennent définitivement au genre le plus noble.
    __________________

    * https://fr.wiktionary.org/wiki/avoir_les_bleus

    ** Un peu après 9 :30 :

    *** Merci de ne pas me ressortir que « Jasmine French » fut un titre envisagé par la production.

    J'aime

  17. Jasmin
    pas vraiment
    Avoir les bleus se décline sur toute une palette
    6001-53 Bleu de Vénus
    6001-73 Voûte céleste
    6001-83 Bleu de nuit
    6007-41 Bleu paradisiaque
    6010-83 Jaspe profond
    6010-73 Cobalt de saxon
    6011-83 Rendez-vous secret
    6011-21 Nid d’amour
    6011-73 Amour fou
    6011-42 Flirt

    J’ajoute :

    et une notice de mise en garde

    J'aime

  18. TRS
    permettez-moi de vous ôter le doute.
    Roussillon du Vaucluse est un ancien Rossilione ( 989 ), du nom propre romain Rusticelius suffixé en -onem. Idem pour les Roussillon dans l’Ain ( maintenant Rossillon ), en Isère et en Saône-et-Loire où la terre n’est pas plus rousse qu’ailleurs …

    Pour le Roussillon, pays perpignanais, c’est une toute autre histoire … qui fera l’objet, tiens!, du billet de ce soir.

    J'aime

Répondre

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l'aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s