Les indices du mardi 27/08/2019

TRS et LGF sont les deux premiers à avoir trouvé la réponse à ma dernière devinette. Félicitations à tous les deux !

En voici l’énoncé :

Il vous faudra trouver le nom d’une autre ville française sachant que :
■ elle porte un nom de quatre lettres dont l’étymologie est un mot signifiant « fougeraie » mais qui n’est pas issu du latin filix ;
■ elle a donné son nom au pays environnant, dont elle a été la première capitale ;
■ elle est située au confluent d’un fleuve et d’une rivière ;
■ sa situation stratégique aux frontières de plusieurs contrées lui a donné, depuis l’Antiquité, une histoire chargée de batailles, de destructions et de reconstructions successives.

et l’indice qui l’accompagnait :

Et, pour les retardataires, voici de nouveaux indices :

■ une jolie fleur :

■ une jolie vache :

13 commentaires sur “Les indices du mardi 27/08/2019

  1. ADRIFT IN TOPONYMY, POETRY, CEMETERIES AND OTHER LANDSCAPES

    Le tout sans préjudice de considérations, aussi diverses que relatives aux pratiques de l’entertainment, pris au sens du divertissement pascalien, du spectacle offert par la toponymie en marche et de l’industrie discographique.
    ___________

    Préambule à caractère austère et désabusé:

    La « Science toponymique », attachée à l’indo-européen présumé et aux non-garantis noms d’homme, se complaît dans le flou artistique et en cette duperie propre au play-back : Nègre s’est fait un nom à coups de noms d’hommes invoqués au yaourt et qui n’ont pas encore porté plainte pour détournement d’identité.
    Il est temps que cessent de telles pratiques, pseudo-scientifiques et inadaptées au public de mon âge.
    Il est encore temps de réagir quand VVLT se montre inabreuvé de commentaires pertinents, venus de la clientèle.

    C’est alors que celui qui demeure « plénipotentiaire » en titre, en fonction et, précisons-le, sans indemnité représentative, va s’y atteler… une fois encore.
    ______________

    Propos avec devinette arrimée :

    1. Un personnage, non fictif celui-ci, que nous désignerons par la lettre P et qui, par pure coïncidence maintenant révélée, a ceci en commun avec moi d’avoir vu le jour, à quelques jours près du moment ineffable où ma mère a jugé bon de se débarrasser la matrice d’un encombrant fardeau… en Picardie austère, tandis que lui naissait en des terres exotiques, dans des contrées que même mes petits-fils, ignares de chez les ignares, savent à peine qu’elles existent !

    2. Ce personnage P est ensuite venu tenter d’exister en cette Europe ouverte aux talents les plus divers et les plus divertissants.

    3. On l’a ainsi retrouvé en Batavie… puis en Bocherie , où il se vit alors embauché.

    4. Arrive maintenant, au casting de la devinette, la figure de F, une sorte de producteur qui a eu un coup de génie : -Récupérons quelques échoué(e)s in Germany et en provenance d’ailleurs, affublons-les d’un nom de scène ridicule, assurons-leur la gloire et garantissons-nous le pécule : -Pour ce faire et comme nous ne sommes pas un nigaud, adaptons un traditionnel revisité et d’autant mieux interprété que c’est moi qui vais m’en charger.

    5. Oublierait-on alors la toponymie en cette affaire ?… Certes non quand elle se retrouve au taxon d’une variété (pas musicale mais botanique) raccord avec le hit, les larmes, le funéraire et certain poète qui n’avait pas, à l’inverse de moi, suivi en son temps tous les cours d’horticulture.

    Question soumise avec son barème appliqué et détaillé :

    – Pour 1 point, qui est donc mon très quasi contemporain, ce chanteur aphone ?
    – Pour 9 points et le funéraire, en quel microtoponyme se situe la tombe du poëte, évoqué au N° 5 ?
    – Pour les 10 points suivants, ceux qui feront la bonification/différence, proposer un avis circonstancié sur l’un ou l’autre des trois thèmes suivants :

    – Les essences à caractère ligneux, quand elles font mine de se parer au taxon d’un toponyme à la con, ne méritent-elles pas l’émondage, une mesure violemment encouragée à Machincourt ? Détailler la procédure.

    – Citer au moins un autre standard de la musique trad’ nord-américaine qui soit raccord avec l’émotion, le funéraire botanique et les larmes… pas du côté d’un torch song façon Cry me a River mais plutôt aux Appalaches, chez Maybelle Carter, la belle-mère du Man in Black… ou encore et mieux, chez Rice and Skaggs

    – Le Poëte a-t-il toujours raison d’avoir des exigences à la con rapport au séjour à venir de sa dépouille ?
    __________

    Un indice ?… un indice qui irait au plantureux botanique anatomique ? … O.K

    https://www.lingerie-sport.com/soutien-gorge-grande-taille-bonnet-m-125

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  2. TRS

    si j’ai bien reconnu Bobby Farrel, le chanteur sans voix de Boney M. et le producteur Frank Farian, je suis dans le brouillard complet pour la suite. De quel toponyme parle-t-on ? Un hit dites-vous, mais lequel ? des larmes, mais qui pleure ? etc.

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  3. Leveto

    Avec Bobby Farrell, vous avez obtenu la note de 1 sur 20.
    C’est pas terrible mais c’est toujours ça.

    Pour le reste (et le rest in peace) je vous imaginais avoir une meilleure connaissance du répertoire de Maybelle Carter : un fondu de country comme vous en aura sans doute déjà entendu parler. Ne serait-ce que par Johnny Cash :

    Bon, j’admets qu’une heure consacrée à un tel sujet (et en V.O), ça ne doit pas être envisageable pour un retraité surbooké.
    Prenez quand même le temps, dès la scène d’ouverture, de retrouver la pimpante et si mignonne June, en train de se faire remarquer malicieusement et de l’index.
    Elle capte tellement l’attention qu’on en oublie le pouce de sa maman (Cf. le Carter Scratch*) et le chorus de Chet Atkins.

    Bref, malgré vos suppliques d’hier soir et sauf rétribution conséquente, je ne suis pas disposé à vous faciliter la tâche. Pensez donc aux tortures que vous infligez régulièrement à votre public…

    Toutefois et comme je suis un garçon sensible, sensible au physique des chanteuses de country, je vous invite à visiter le répertoire de Linda Ronstadt : en son temps, elle avait déjà fait une reprise du standard… peut-être même avant la version Boney M… je ne sais pas, à vrai dire.

    Mais ce que je sais c’est qu’elle, au moins, elle avait une voix et un physique autrement plaisants que ce que proposa le pitre de chez Boney M.
    ________________

    * https://en.wikipedia.org/wiki/Carter_Family_picking

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  4. Bon. Commençons par le début :

    Linda Ronstadt et Boney M. ont chanté les Rivers of Babylon

    Le saule pleureur est dit en latin Salix babylonica L

    Skaggs & Rice ont chanté Bury Me Beneath the Willow , soit « Enterre-moi sous le saule pleureur », aussi chantée par Woody Guthrie, si je ne m’abuse ( ah! Si vous m’aviez parlé de lui plutôt que de maman Carter …)

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  5. Leveto

    Vous vous améliorez sans atteindre pour autant le 20 sur 20.
    Il vous manquait le terminus de ma «dérive» : embarquer à Babylone et suivre le cours de l’Euphrate, c’est bien joli mais ça nous mène où tout ça ?

    Un voyage bien organisé – et à thème lacrymal- vous aurait mené fatalement jusqu’à la station de métro du Père Lachaise (Paris, XXème), à proximité d’un champ d’navets à visiter.

    Ambiance :

    Les plus désespérés sont les champs les plus beaux,
    Et j’en sais d’immortels qui sont de purs sanglots.

    Exigence :

    Mes chers amis, quand je mourrai,
    Plantez un saule au cimetière.
    J’aime son feuillage éploré ;
    La pâleur m’en est douce et chère,
    Et son ombre sera légère
    À la terre où je dormirai.

    https://www.musset-immortel.com/PereLachaise-Musset-1.html

    Musset a aussi écrit un très long poème en vers, pas spécialement gai(s) : Le Saule.
    _____________

    Woody Guthrie v/s Maybelle Carter ? A mes yeux, pas sûr qu’ils jouent vraiment dans la même catégorie : un itinérant politisé et une brave mère de famille ?… Je ne saurais faire mon choix mais, avec le recul, je me demande si Maybelle et la tribu Carter n’ont pas davantage compté pour moi : dans les années 70, je m’étais offert un autoharp, assez vite revendu.

    Quant à la chanson Bury me under the Weeping Willow Tree, si vous avez l’occasion de retourner au documentaire consacré à Maybelle, sa fille aînée, Helen, précise qu’elle fut enregistrée à Bristol (Tennessee) en 1927, (voir à partir de 11:33).

    Ce qui est confirmé dans les archives disponibles :

    https://en.wikipedia.org/wiki/Bristol_sessions

    C’était donc ce 1er août 1927 que Maybelle laissait pour la première fois sa voix sur une galette tandis que Woody devra attendre les années 40, il me semble.
    __________________

    Y’a pas que les joca monachorum qui font sourire le retraité :

    Le nom scientifique Salix babylonica a été donné par Carl von Linné qui a cru qu’il s’agissait de l’arbre cité par la Bible dans le Psaume 137. Mais ce psaume parlait plutôt de Populus euphratica.

    https://fr.wikipedia.org/wiki/Psaume_137_(136)

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  6. TRS
    j’avais effectivement oublié cette dernière partie de l’énigme, mais j’ai une bonne excuse : je suivais le match de rugby France-Italie tout en m’occupant de votre devinette! Quant à Musset … bof.

    Il n’était pas question pour moi de faire une compétition entre Maybelle Carter et Woody Guthrie : il se trouve simplement que je connais ( beaucoup ) mieux le répertoire du second — sans doute par affinités politiques. Mais cela ne m’empêche pas de reconnaitre l’importance de la première, et plus généralement de sa famille, dans la musique country!

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  7. Bon. J’étais pour ma part arrivé également jusqu’aux Rivers of Babylon, mais je n’avais trouvé ni Musset, ni le standard chanté par Maybelle Carter (je n’étais même pas sûr qu’il faille chercher autour du saule, bien qu’il soit cité dans la chanson ou plutôt dans le psaume qui en constitue le texte). De même que leveto, j’aurais sans doute eu plus de chance pour cette dernière partie si j’avais regardé du côté de Woody Guthrie, on ne se refait pas.

    Permettez-moi de signaler que votre indice était sacrément redondant avec l’énigme (cette dernière désignait très directement Bobby Farell, dont j’ignore toutefois pourquoi vous l’avez affublé d’un P, sinon pour essayer de perturber les lecteurs), si bien que je vous soupçonne d’avoir profité de l’occasion pour nous envoyer vers quelques images affriolantes.

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  8. « pour nous envoyer vers quelques images affriolantes »  

    Il y a beaucoup plus simple – même que parfois on ne fait même pas exprès.

    Concernant TRS … … il le fait exprès – c’est certain.

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  9. Jacques C.

    sans doute TRS a-t-il choisi P pour « personnage » (« Un personnage, non fictif celui-ci, que nous désignerons par la lettre P » ) comme il a mis F pour « figure » (« Arrive maintenant, au casting de la devinette, la figure de F ») — la coïncidence ayant voulu que cette figure, Bobby Farrel, ait un nom qui commence par F.
    Pour l’indice ( redondant est un mot tout à fait adéquat ), je n’avais pas pris la peine de cliquer, l’URL mentionnant le « bonnet m » m’ayant suffi !
    Ceci dit, je suis bien content de vous relire!

    Brosseur

    Quelle idée ! Nul doute que TRS saura se défendre d’une telle accusation…

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  10. @ Jacques C

    Leveto vous a tout dit de ma ‘stratégie’ (« P pour personnage » et « F pour figure ») sauf qu’elle s’est révélée lamentable : je n’ai pas éprouvé ensuite le besoin de suborner en mes propos ces deux inconnues.

    @ Le Brosseur
    Redonder et redondaine !… oui, bien sûr que je l’ai fait exprès : It’s my pleasure de parfois me complaire aux guilty pleasures.

    @ Leveto :
    « …cela ne m’empêche pas de reconnaître l’importance de la première, et plus généralement de sa famille, dans la musique country! »
    (A suivre)

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  11. Once upon a time, en 1972, arriva dans les bacs de mon disquaire complice et préféré, un double album qui allait compter dans la vie de TRS, aka ‘Moi-même’.

    Jusque là, ce garçon encombré de certitudes à la con, montrait un profond et sain dédain pour la musique des red necks avinés et de leurs chanteuses choucroutées au capillaire.
    Lui, c’était Grace Slick qu’il aimait et Dylan, Cohen, Brel, Ferré Grignard, Ricet Barrier ou Vassiliu qu’il fréquentait à l’ocasion,

    Mais ça, c’était avant, avant qu’il ne découvre Doc Watson, Vassar Clements et autres bougres de belle pointure. Earl Scruggs, il le connaissait déjà, depuis Bonnie and Clyde, le film.

    Mais, me demande-t-on avec insistance depuis les quat’zorizons qui me crucifient le paysage, quel est donc cet opus qui, à l’instar de ce qu’il arriva à Paul de Tarse et à Blaise Pascal, vous fut une illumination balèze ?

    Mais c’est bien simple et vous l’apprendrez sur l’heure, si vous avez du kleenex à disposition : les chants les plus désespérés sont les chants les plus beaux… surtout quand ils se teintent d’espoir consolateur tout en restant larmoyants aux funérailles.

    Bref, cet album remontant aux early seventies, reste connu sous le titre WILL THE CIRCLE BE UNBROKEN… ce qui peut sembler être une ambition farfelue : -Quel adulte aurait l’idée saugrenue d’aller fracasser un cerceau ?… Un jour de deuil ?… Quand elle est morte la mama ?

    – Non, Mother Maybelle était encore en vie et même omniprésente aux sessions organisées par le Nitty Gritty’, elle y a chanté… et ce ‘cercle à ne jamais briser’, s’il a donné son titre à l’album, reste la chanson la plus emblématique de la Carter Family.
    ______________

    Bref et à la façon des toponymistes en chaleur, remontons aux traces les plus antiques :

    1. Circa 1929, un certain William McEwan a légué ceci à la postérité :

    Au simple niveau production suffisaient alors un castafior, un violon et un harmonium. C’était peu et ça n’fait plus envie.

    2. A la même époque et avant d’être cocu, A.P Carter, avait repris le propos et le thème musical pour en faire ça, nettement plus comestible :

    3. Cette version, généralement signée A.P Carter, a connu des reprises en grand nombre et au Grand Ole Opry.
    Après avoir été le titre du légendaire double album de 1972, mitonné par le Nitty Gritty Dirt Band, elle est venue conclure l’opus qui a suivi, après que soit défunctée Maybelle.

    Et là, ma foi, y’avait quand même du beau linge* à l’hommage :

    ____________

    * Y’avait même Levon Helm, le batteur mandoliniste du Band qui, tout en assurant un chorus avec Emylou Harris, représentait alors Dylan et tout ce que ce dernier, en ses débuts, devait à Woody Guthrie… et donc, plus ou moins, à la Carter Family.

    Témoignages de blog :

    Trippsy Traceril y a 5 ans
    The Carter Family & Woody Guthrie being in the same era completely revolutionized & set the bar for American Music. So much respect for these legendary artists.
    22
    RÉPONDRE
    Masquer les réponses

    63DW89Ail y a 5 ans
    The Carter Family was about 20 years ahead of Woody. Woody copied many Carter Family songs and used Carter melodies to write many of his songs. No disrespect to Woody but the Carter Family was the influence that shaped him.

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  12. Le cercle pourra-t-il être – réparé, reformé, restauré, rendu à sa forme originelle ?
    Rétablir la circulation (d’énergie) initiale ?

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  13. Ah! Merci, TRS
    Ça fait du bien de bon matin ! Je sens que je vais passer un bon dimanche!
    ___________________________________________________________________________________________________________________________________________________________________

    PS j’ai fait les corrections que vous demandiez dans vos commentaires mais à 18h seulement : j’espère que votre dimanche se sera tout de même bien passé.
    Et j’en ai profité pour corriger mon orthographe de Rezé ( avec un seul accent … qu’est-ce qu’il m’a pris d’en mettre deux ? ). Merci du conseil.

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