Rezé ( répàladev )

Voici la solution de ma dernière devinette : il fallait trouver Rezé en Loire-Atlantique, première capitale du pays de Retz, au confluent de la Loire et de la Sèvre nantaise.

Le nom de la ville est attesté chez le géographe Ptolémée, au milieu du IIè siècle sous la forme Ρατίατον, Ratiaton, et en 511 sur une monnaie mérovingienne sous la forme Raciate. On reconnait dans ces deux noms le suffixe locatif gaulois -ate qui accompagne le nom gaulois de la fougère, ratis, cité par Marcellus de Bordeaux : Herbae pteridis, id est ficiculae, quae ratis gallice dicitur… Ce terme est un proche parent du vieil irlandais raith, du gallois redhyn et du breton raden « fougère ». On est bien là en présence d’une ancienne « fougeraie ». C’est l’étymologie donnée par Dauzat&Rostaing ( DENLF* ) qui est encore la plus souvent admise aujourd’hui.

Une première hypothèse vite abandonnée faute de preuves avait fait de Rezé la civitas d’un peuple gaulois, les Ratiates, assimilé aux Pictons (A.-F. Lièvre, Les Chemins gaulois entre la Loire et la Gironde, Niort, 1893).

Une ressemblance avec les noms de Razac-de-Saussignac (Dord.), Razac-d’Eymet ( Dord.), Razac-sur-l’Isle ( Dord.) et Rezay ( Cher ) a pu faire penser à une origine selon le nom d’homme latin Rasius ou Ratius accompagné du suffixe –acum, mais les formes anciennes en –ate du nom de Rezé contredisent cette hypothèse — et les rares formes ultérieures en –acum comme Reziacum en 1150 proviennent d’une confusion entre les deux suffixes. De la même façon, le nom de personne gaulois Ratiatus proposé par Ernest Nègre ( TGF* ) semble pouvoir être exclu : il serait un exemple exceptionnel d’emploi pour un toponyme d’un nom d’homme gaulois sans suffixe.

Reste une dernière possibilité soumise par P.-H. Billy ( DNLF* ) qui propose, outre le sens de « fougère » donné à ratis, le sens de « rempart» : la petite ville romaine Ratiatum fondée sous le règne d’Auguste aurait été entourée de murailles. Il semble pourtant qu’après les raids destructeurs des Saxons et des Francs après 260, ce soit Nantes et non Rezé qui fut entourée de remparts, ce qui la favorisera dans sa course à la suprématie régionale. Il semble aussi qu’à son apogée au Ier siècle, Ratiatum n’ait connu que des « petits murs maçonnés », comme on peut le lire dans cette Histoire de Rezé — de Ratiatum à la Cité radieuse ( disponible en archive wiki, armez-vous de patience !) :

« L’ancêtre de Rezé était la deuxième agglomération de la nation pictonne dont la capitale était Poitiers (Limonum). Ratiatum s’étendait le long du Seil (un bras de la Loire qui partait de la Sèvre à Pont-Rousseau pour se jeter dans la Loire en aval de Trentemoult). Le Seil, aujourd’hui comblé, occupait à peu près l’emplacement de la route de Pornic actuelle et Ratiatum allait du Port-au-Blé jusqu’à l’ancien séminaire des Couëts (2, 5 km) sur une largeur de 300 à 500 m à partir du Seil. Ceci représente une ville de 70 hectares environ d’habitat dense, ce qui était très important pour l’époque.La cité était découpée par quartiers avec des fonctions distinctes : résidentielle, commerciale, monumentale etc. L’organisation urbaine de Ratiatum était rigoureuse. Elle était typique des plans romains où des rues nord-sud coupaient en perpendiculaire et à intervalles réguliers des rues est-ouest et délimitaient des îlots de maisons (insulae). Ratiatum fut donc fondée entre l’an 20 (avant J-C) et l’an 10 (après J-C). Ce qui est étonnant c’est qu’en deux ou trois générations, elle atteint son apogée, ce qui suppose un pouvoir d’attraction extraordinaire. Ce pouvoir s’explique sans doute par une parure monumentale très nouvelle dans la région et, surtout, par des atouts économiques exceptionnels. Au temps de sa splendeur, la ville avait fière allure. Bien sûr Ratiatum ne ressemblait pas à Rome avec ses énormes constructions en dur, ses voies superbement dallées, ses marbres et mosaïques. L’agglomération pictonne présentait un fort contraste entre les maisons modestes de la plupart de ses habitants et les riches domus ou les prestigieux monuments publics. Les premières combinaient des nouveautés romaines (petits murs maçonnés de 1,5 m de haut, toits de tuile etc.) et des techniques gauloises (élévations en bois et torchis). »

Le pays de Retz, dont le nom est attesté chez Grégoire de Tours au VIè siècle sous la forme Ratiatensis vicus, doit bien sûr son nom à Rezé. La première graphie « pays de Rais » est aujourd’hui obsolète.

Les indices

■ la sculpture :

Il s’agit de la Main ouverte de Le Corbusier qui créa aussi une Cité radieuse à Rezé.

■ la jolie fleur :

il fallait reconnaître le caryopteris, autrement appelé « barbe bleue ». Gilles de Rais ( ou de Retz ) fut assimilé à La Barbe bleue…

■ la jolie vache :

Ce portrait d’une vache de la race nantaise était censé vous indiquer la région …

L’association de la jolie fleur et de la jolie vache, chère à Brassens, n’était là que pour faire sourire.

*Les abréviations en majuscule renvoient à la Bibliographie ( accessible par le lien en haut à droite de cette page ).

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84 commentaires sur “Rezé ( répàladev )

  1. J’ai honte. Après être passé à côté de Pleine-Fougère, voici que je passe à côté de Rezé (et surtout du pays de Retz). Deux énigmes dont la solution aurait dû me sauter aux yeux. Deux échecs cinglants. Certes, je n’ai pas cherché très longtemps, mais ce n’est pas une excuse. Il faut croire que j’ai un problème avec les fougères.

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  2. Suite donnée aux saules de Babylone et à l’hommage grandiose reçu par la feue Mother Carter.

    Soit un toponyme T1 pour une ville d’Asie, 75.000 .habitants
    Il a son pendant T2, parfait homographe, en Amérique du Nord et pour 5.700 habitants

    Imaginons un garçon G qui signe, paroles et musique, une chanson C qu’il laisse chanter par d’autres.
    Il est utile de savoir que G est un Canadien et qu’il a pris goût à la musique country dans une réserve indienne. C’était aussi un ‘cinéaste frustré’, du moins selon les dires d’un cinéaste célébrissime, lui-même ‘musicien frustré’.

    Imaginons donc, et maintenant, 3 réalisateurs fameux : R1, R2 et R3, dont nous reparlerons plus tard.

    Imaginons enfin une formation musicale F, genre « Rock & Roll Band ». Elle enregistra le titre C à la toute fin des sixties et sans que le succès soit immédiat et immense auprès du public.
    Mais cela ne tardera pas, tant cette chanson fut reprise/interprétée, au long des décennies, par tant de pointures hétérogènes : Diana Ross, Fogerty, NewRiders of the Purple Sage, Aretha Franklin, SpookyTooth, Bruce Springsteen, Joe Cooker, Grateful Dead, Waylon Jennings, Nitty Gritty Dirt Band… etc.
    ______________

    Tout ceci qui précède peut sembler bien anecdotique dans un blog consacré à la toponymie aride.
    Ce serait sans compter sur l’enseignement de Leveto, ce garçon assez malicieux/tordu/fourbe pour nous faire un plan du genre « un toponyme antique générant un gentilé qui, lui-même, serait devenu un prénom ».
    On aura évidemment reconnu Laurentum et ses lauriers-sauce.

    Là, et avec moi, ce sera idem : le toponyme T1 a su susciter un gentilé devenu un prénom. Et ce prénom, après une très légère modification de sa dernière lettre est devenu le titre d’un film- ô combien fameux- réalisé par R1, un cinéaste européen des plus reconnu et dont était résolument fondu le Canadien qui a signé la chanson C, celle dont le propos se situe dans la ville T2.
    …….
    Tout cela qui précède est parfaitement clair, j’espère ?… sinon, on peut se la jouer autrement.

    PITCH :
    Un jour, le Canadien G considère une étiquette relative à un objet O qu’il possède. Elle signale une sorte d’AOC et il réalise alors que O a été ‘produite’ à T2 (USA).
    Je mets « produite » au féminin parce c’est comme ça qu’on cause de O, à Roissy, à Machincourt et ailleurs.
    Comme il avait les moyens et le loisir de voyager, il se rend à T2. Ensuite, il écrit la chanson C où, dès les premiers mots, apparaît T2.
    C’est magnifique !
    ________________

    CONSIDERATIONS ET INDICATIONS ANNEXES

    – G connaissait évidemment le HIGHWAY 61 REVISITED de Dylan (cru 65), cette merveille façonnée en mode odonymique, faite de rencontres avec des personnages tous nantis d’une charge symbolique ajoutée.
    Sauf que Dylan avait fait dans la dérive routière et que lui s’est contenté d’une errance citadine, intra muros imaginée : la ‘dérive situationniste’in situ a-t-elle jamais eu vocation à susciter des standards dans la Société du spectacle ? Des émotions capables de toucher au cœur celui de l’homme sensible, soucieux de sa tension artérielle ; 14/6,5 hier.

    – La chanson C reste pourtant attachée à un membre éminent de la formation F, un chanteur, multi-instrumentiste et acteur de cinéma estimé : il a notamment tourné avec R3, un cinéaste français lui aussi fondu de musique.
    _________________

    Message au Brosseur :
    Leveto emberlificote en ses Retz… et moi, qu’est-ce que je fais alors?… sinon vous proposer, à ma façon sobre et délicatement servie pour vous, une aimable canadian riddle ?…Votre nation, gigantesque aux hectares, peut s’enorgueillir d’avoir bien souvent contenté mes appétits : plutôt Beau Dommage que Garou et Louise Forestier (dite Belle Humeur) que Céline D.
    ___________________

    Barème applicable :

    – Pour un point chacun, qui sont T1 et T2 ?
    – Pour 1 point, qui est G, l’A.C canadien, responsable ?
    – Pour 2 points, quel est ce film dont le titre, après dérive lexicale, est hérité de T1 ?
    – Pour 1 point, quel est l’objet O, du genre féminin, qu’ont possédé, chacun en leur temps, G et TRS ?
    – Pour 4 points, en quelle localité trouve-t-on (le microtoponyme ?) la « Maison Rose » ?
    – Pour les 10 points qui manquent au score :

    Notée sur 4, une vidéo You tube, extirpée d’un film documentaire de R2, bien que la séquence fut shootée en studio

    Noté sur 4 (et en live), le tribute émouvant qu’a su montrer le compagnonnage country-rock à celui qui fut à la fois le leader de F et un spectral gradé de l’armée confédérée, chez R3.

    Pour arriver à l’excellence (et le 20 sur 20), manquent encore 2 points

    – Les obtenir en ayant un avis décisif sur la prépondérance possible du toponyme T2 (celui qui commercialise) face au toponyme T1 (celui qui généra, par-delà certain prénom, le film qu’admirait G). On peut aussi dire qu’on s’en fout… mais cela ne comptera alors que pour 1 misérable quart de point !
    _______________

    REMARQUE ULTIME

    Un film du réalisateur R1, ce cinéaste adulé de G, est sorti un peu après la chanson C.
    Bien qu’il porte un titre violemment odonymique, son aspect formel et narratif est très proche de la façon dont a été bâtie la chanson C.

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  3. TRS

    J’ai bien vu votre devinette mais, rentré chez moi un peu tard et ayant eu un billet à terminer, je n’ai pas encore eu le temps de m’y mettre. J’ai une ou deux idées à creuser* et je m’y mets pas plus tard que le plus tôt possible.

    * Il me semble bien que nous avions déjà évoqué ici le film avec le gradé confédéré fantôme. Je vaiscommencer par réfléchir à ça.

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  4. Les toponymes : Nazareth ( Israël ) et Nazareth ( Pennsylvanie, USA )

    L’AC canadien : Robbie Robertson auteur compositeur de The Weight

    Le film de R1 : il doit y avoir une astuce quelque part dans l’énoncé qui m’échappe. Je sèche devant un film et « nazaréen » … Faut-il penser à chrétien et Christine ?

    L’objet : une guitare fabriquée par la C.F. Martin & Company. à Nazareth ( USA )

    La « maison rose » : The Red Rose of Nazareth ( Pennsylvanie, USA)

    Le film documentaire de R2 : The Last Waltz de Martin Scorcese avec The weight

    Le film de R3 : Dans la brume électrique de B. Tavernier avec Levon Helm ( membre de The Band )

    Question subsidiaire ( à quatre points, tout de même ) : si je ne me suis jamais agenouillé devant le crapaud de Nazareth, il m’est arrivé de tomber à genoux devant un solo de guitare exécuté par David Crosby sur une Martin D-45.

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  5. https://en.wikipedia.org/wiki/West_Saugerties,_New_York. (pink house)
    Même lien que RR
    In February 1967, Dylan invited the members of the Hawks to come up to Woodstock, New York to work on music. Robertson had met a French-Canadian girl on the Paris stop of Dylan’s 1966 world tour, and the two moved into a house in the Woodstock area.[14]:135 The remaining three members of the Hawks rented a house near West Saugerties, New York that would later be dubbed « Big Pink » because of its pink exterior.

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  6. Excellente réponse, Leveto : vous obtenez très largement la moyenne.
    Il vous manquait pourtant :

    NAZARIO
    Prénom ( en espagnol et italien) qui désigna celui qui était originaire de Nazareth .

    NAZARIN
    Film de Luis Bunuel, tourné au Mexique. Le personnage principal est le Padre Nazario.

    Robbie ROBERTSON et le cinéma

    Extrait d’une interview donnée à Libération en 1995 :

    -Est-il exact que «The Weight» a été inspiré par les films de Luis Bunuel?
    -Quand j’ai écrit cette chanson, j’étais effectivement sous l’influence de Luis Bunuel. Ses films constituent une étude fascinante de la nature humaine. Notamment les Viridiana, Nazarin et autres Simon du désert, mettant en scène des gens qui ont fait vœu de bonté et qui voient le monde entier se liguer contre eux. Dans The Weight, j’ai voulu placer un personnage dans une situation identique.
    ……………………….
    -Martin Scorsese a déclaré que vous étiez un cinéaste frustré…
    -Moi je pense qu’il est un musicien frustré. Et nous avons tous les deux raison. Quand nous nous sommes rencontrés, il a été impressionné par l’étendue de ma cinéphilie. Le fait que je connaisse toute l’œuvre de Rossellini, par exemple, l’a stupéfié. Pendant les deux années qui ont suivi The Last Waltz, Martin et moi sommes devenus quasiment camarades de chambrée. Chaque soir, nous visionnions un film ou deux. Nous avions établi nos listes, et la mienne était essentiellement constituée de films d’art et essai européens. C’était une source de plaisanterie entre nous.

    MARTIN (la guitare)
    Nom féminin : on dit un Vuillaume ou un Mirecourt pour les violons… un Steinway ou un Yamaha, pour les pianos. Les guitares vont toutes au féminin : une Takamine, une Les Paul, une Fender et, évidemment, une Martin(e).
    Ce que vous ne pouviez pas savoir : TRS a possédé (dans les années 80) un modèle D28 qui a mal fini : un ado, camarade de son fils, a voulu la prendre dans ses bras. Il s’y est si mal pris que Martine a chu sur le pavé, tête explosée. L’assurance de la mère du criminel ne l’a indemnisé alors qu’à hauteur de 10.000 F ; elle valait bien davantage au prix d’achat.
    ________________

    Ce que vous méritez de savoir, constatable sur You Tube :
    Lors du passage du Band à Woodstock (le festival), Robbie Robertson joue The Weight sur une Martin (acoustique).
    On ne peut pas être plus raccord ! Nazareth aux lyrics et au matos’ !

    Quant à Woodstock (la ville), époque BASEMENT TAPES, c’est là que vivait Dylan tandis que le Band logeait à Saugerties (distance 18km) dans une « maison rose », familièrement désignée par Big Pink (ou the Big Pink House)

    L’hommage à Levon Helm, récemment disparu (retourné In the Electric Mist with Confederate Dead ?)

    Bon, si je termine par La Voie lactée, ce film de Bunuel, au titre odonymique et relativement bâti sur le même principe narratif que The Weight, je crois en avoir fini.

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  7. TRS

    OK pour Nazarin de Bunuel qui m’avait échappé. D’accord pour dire que Bunuel est un très grand cinéaste, mais Nazarin n’est certainement pas son meilleur film… ce qui explique sans doute mon oubli.

    En revanche, je m’insurge contre votre Big Pink ( déjà mentionnée par Brosseur). Toute votre devinette tourne autour de Nazareth et, tout d’un coup, nous voilà transportés à Woodstock sans raison ( cf. votre énoncé : Pour 4 points, en quelle localité trouve-t-on (le microtoponyme ?) la « Maison Rose » ?) . J’ai pensé qu’il fallait choisir entre les deux Nazareth et je vous ai dégoté une Red Rose House à Nazareth, Pennsylvanie ( elle est semble-t-il sur Facebook) … Je me sens frustré.
    _______________________________

    Les recherches faites au sujet de votre devinette ont ramené à ma mémoire un très bon film à propos d’un ACI de country interprété par Jeff Bridges ( oscar du meilleur acteur pour ce rôle ) qui, outre sa carrière au cinéma, a sorti deux albums de musique country, Be Here Soon en 2000 et Jeff Bridges en 2011
    Le film s’appelle Crazy Heart et je vous le recommande

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  8. Leveto,

    Vous avez raison de vous insurger… ça passe un moment et ça fait autrement du bien au moral qu’une séance de yoga.
    Cependant, je la conteste votre insurrection !…
    Pour la raison suivante :
    Il ne vous aura pas échappé que le thème central (non dissimulé, vous l’avouerez) était la chanson THE WEIGHT, autour de laquelle gravitaient toutes sortes de considérations propres à faire l’étonnement des peuples : toponymie, cinématographie, lutherie aux USA, pingrerie des sociétés d’assurance, hommage émouvant…

    Comme la chanson THE WEIGHT figure sur l’album MUSIC FROM BIG PINK, il n’était pas incongru ni malhonnête de s’inquiéter de l’endroit: il sonne au titre à la façon d’un toponyme.
    Et puis, je crois que vous avez fait largement plus cruel avec certains de vos indices.

    _______________

    -Non, je n’ai pas vu le film avec Jeff Bridges. Envoyez-moi donc un lien au lieu de râler. En VF, please!

    Quant à la discographie de cet acteur, deux albums seulement à son âge, ça n’fait vraiment pas bézef quand on songe à celle de Kris Kristofferson :

    https://en.wikipedia.org/wiki/Kris_Kristofferson_discography

    et à sa filmographie, elle aussi impressionnante.

    Je ne vous mets pas la reprise de Me and Bobbie McGhee ( parJanis Joplin).
    Je me contente d’une séquence où l’on voit fugacement Kris bécoter la douce Isabelle Huppert tout faisant du patin à roulettes sur un tempo de two-step cajun …alors que l’action se déroule au Wyoming !

    Ou celle-ci… à caractère plus intime:

    N.B : le type qui est au violon a travaillé quelque temps avec Dylan (mais bien après le Band) et Jeff Bridges tient un rôle dans le film de Cimino.

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  9. À votre service TRS

    http://streamaclic.fr/crazy-heart_hd-2710/

    Cette manie que vous avez de toujours vouloir comparer ( et confronter…)! Maybelle Carter vs Woody Guthrie, Kriss Kristofferson vs Jeff Bridges et j’en passe.
    Je n’ai pas oublié Kris Kristofferson qui figure en bonne part dans ma discothèque et que j’ai vu quelques fois sur grand écran, mais mon propos était plutôt de vous parler de Crazy Heart.

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  10. En remontant le fil du temps et celui des messages

    > Le Brosseur, d’hier soir et qui disiez, péremptoire :

    LA country c’est comme LA porno. À jeun, on n’admet pas en consommer.

    Vous vous gourâtes alors sur mon compte, cher chum… je suis parfaitement capable de «consommer» toutes sortes de choses à jeun et même, allez-vous me croire, vos commentaires.
    Et pourtant, certains d’entre eux déconcertent grave… comme, et je vous cite :

    TR = p x q = TR(q) …. (3.1) …
    Non ?

    Traducteur, traduisez*… comme on dit à la radio et à 4 mn 12 :

    Par ailleurs, la quasi mise en faillite de United Artists du fait de Heaven’Gate, ça je le savais déjà. Mais merci quand même.
    _______________

    >Leveto (hier aussi)

    D’abord merci pour CrazyHeart. Je ne connaissais pas et j’avoue que ça se regarde avec plaisir.
    Je me demande pourtant comment les Québécois, avides de titraisons en français de chez eux, ont distribué ce titre : « Le cœur fou », affolé, emballé ?… ou mieux « Tachycardie » ?

    Bref, à part le côté bluette, la romance improbable entre un sexagénaire avancé, alcoolique de surcroît et une mignonne petite gonzesse campée par celle que j’avais déjà vue, si remarquable et remarquée, dans Oh MyGod(e) !

    https://www.arte.tv/fr/videos/048572-000-A/oh-my-god/

    … il reste que la séquence où Bad Blake entame la balance et fait mine d’avoir des soucis avec les retours ( vers les 0 h 40), ça, ça me parle… et me rappelle bien des moments que j’ai vécus, sur un podium ou à proximité immédiate du sonorisateur que j’avais embauché : à chaque fois, invectives balancées avec force décibels ! Une sorte de rituel obligé !

    A part ça, Leveto et quand vous causez de « cette manie que j’ai de toujours vouloir comparer ( et confronter…)! », deux mots, deux simples mots :

    – Dans une sorte d’échelle darwinienne de l’évolution, je ne me situe pas au niveau du limaçon qui ne saurait comparer les mérites respectifs et gastronomiques d’une feuille de laitue ou de scarole.

    – Quelques degrés plus haut, on trouve l’âne, celui de Buridan : il sait comparer la valeur intrinsèque de l’eau et du fourrage en picotins. Mais ce pauvre bougre indécis n’a pas encore appris à choisir. Il restera sur sa faim… et sa soif !

    -L’homo sapiens sapiens de Machincourt, en sa sagesse, a su qu’il fallait, après comparaison des « programmes » proposés, choisir dans la vie : il va voter et il a un avis sur la morphologie des femelles qu’il convoite… même en rêve.

    -L’homovéto de PACA, tel un surgeon évolutif en cette lignée, n’a pas oublié l’importance de la comparaison et celle de l’avis consécutif : il estime que Nazarin n’est pas le meilleur film de Bunuel. La communauté scientifique de Machincourt se demande alors quels autres il aura vus et lequel l’aura fait bander d’émotion maximâle.

    P.S 1, adressé au Brosseur dont j’imagine qu’il a une parfaite maîtrise du langage des Anglois : -Il y a quelque temps, je me suis trouvé désarmé devant le sens à donner à une vanne relative aux « mérites comparés » du violin et du fiddle.
    Si vous m’assurez de votre coopération, exprimée en français ordinaire, je vais faire l’effort de retrouver ce moment, strictement Bluegrass dans son propos.

    P.S 2, adressé à Leveto : – Si j’ai causé de Kris Kristofferson rapport à Jeff Bridges, c’est strictement à cause de ceci :

    Whileworking on the 1980 film Heaven’sGate, heoftenplayedguitarwithhisco-star, singer-songwriter Kris Kristofferson, betweentakes.

    … et de mon goût pour la musique cajun.

    Sinon, de son vivant, ma femme trouvait que Kris était un bien joli garçon… et moi, je trouve toujours qu’il n’aurait pas fait un Big Lebowsky meilleur que celui campé par Jeff.

    Sinon encore et question itinérances de musiciens à travers les cambrousses ricaines et les états du sud, il y a GREEN BOOK.
    Je crois bien l’avoir vu deux ou trois fois.

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  11. À P.S 1,
    Je ne promets rien.
    Quoi que déjà
    « British informal« a person who cheats or swindles, especially one indulging in petty theft. »
    peut vous aider.

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  12. TRS

    Je vous taquinais, voyons! loin de moi l’idée de vous reprocher vos comparaisons, elles nous permettent de …comparer nos goûts!

    Pour Green book , je dois dire que je ne l’ai pas vu. Il est passé dans ma préfecture à une date qui ne me convenait pas et je m’étais promis de ne pas le rater s’il passait un jour à la télé. J’avoue avoir oublié de surveiller les programmes et suis peut-être passé à côté.

    J’en profite pour vous parler à nouveau du film Winter’s bone qui, outre ses qualités cinématographiques, a une très bonne bande son. En suivant ce lien, vous y aurez accès et pourrez même écouter de petits extraits de chacune des chansons.
    Bonne écoute !

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  13. >Le Brosseur, à 18h19 hier

    Vu votre enthousiasme à venir à la rescousse d’un vieil homme perclus d’hébétude face aux finesses lexicales venues du Tennessee pour lui perturber la comprenette, je sais maintenant que la charité n’est pas un vain mot en vos contrées.
    Quand cet homme diminué divise maintenant son âge par 2, il se revoit alors fringant et faisant le gugusse (guitare/mandoline) dans une formation de bluegrass avec son frère au violon…
    ________________

    En français ordinaire, il n’existe qu’un seul mot pour désigner cet instrument à 4 cordes frottées et accordé en GDAE : le mot VIOLON… ( le terme « crincrin » n’est pas de mise ici).

    L’anglais, lui, en a 2 : VIOLIN et FIDDLE mais l’objet reste strictement le même. Seul l’usage qu’on en fait diffère.
    Par exemple, le fiddler (c’est souvent le cas) peut se contenter de la « première position » mais sûrement pas un violoniste classique.
    Idem, le fiddler peut s’autoriser une stratégie d’accordage différente. Mon frère y a souvent eu recours. On appelle cette pratique le « cross tuning » et je ne connais aucun terme équivalent en français :

    http://fiddlingaround.co.uk/cross%20tuning.html

    Bref, ‘un violon c’est un violon’ tout comme ‘a fiddle is a violin’.

    Mais passons à ce qui me préoccupa un moment, il y a quelques mois.

    Sur la scène du Grand Ole Opry (Nashville, Tennessee), Ricky Skaggs présente un jeune garçon, plutôt doué pour son âge.
    A un moment :

    -Tell folks the difference in a violin and a fiddle parce que you know, mon garçon, les gens méritent d’apprendre ce genre de choses…

    Le petit enfant, avec toute l’assurance qui sied à ceux qui ont déjà, sinon de la bouteille, du moins du métier :

    -A violin has stringS and a fiddle has strang !

    La suite, ce sera Blue Moon of Kentucky, standard considérable. – Poil au sirop de même extraction !

    Video, à partir de 0 mn 55 :

    Comment vous traduiriez ça, vous ?… et pourquoi est-ce si drôle aux oreilles d’un public acquis à la cause bluegrass ?… pourquoi le pluriel à ‘strings’ et le singulier à ‘strang’ ?

    De piteuses recherches ne m’avaient mené alors qu’à l’allemand, une langue dans laquelle STRANG est raccord avec la corde mais plutôt celle qui strangule :

    https://dictionnaire.reverso.net/allemand-francais/strang/forced

    Sûr qu’il y a eu une immigration austro-allemande aux USA, avec dans les bagages l’accordéon et l’autoharpe.
    Mais cette piste suffit-elle à me dire la finesse de la vanne ?… Evidemment non !

    A vous de jouer, secourable Brosseur !… et, SVP, ne me causez alors qu’en français ordinaire, intelligible.

    P.S : Comme ce n’est pas si souvent que l’on a un bilingue à sa botte sous la main, il est bien possible que je vous demande ultérieurement d’autres éclaircissements, rapport à autre chose et à vos mœurs étranges.

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  14. Toute la scène se passe sur le ton de la plaisanterie. « tell the good folks out there what’s the difference … »
    – « good folks » = un peu condescendant (vous devriez savoir)
    – « out there » = ceux de l’extérieur – qui ne sont pas au parfum « … we know as musicians* …»

    strangs – j’entends clairement le « s » du pluriel à « strangs » – quoi que 3dB plus bas que le début du mot.

    Conclusion :
    le fiddler a prononcé « strings » avec l’accent** du Tenessee
    https://youtu.be/_hkngjEgHgk?t=77 « that sounds/sounded like Tennessee to me »

    Donc
    Rép à la question = C’est un violon joué par quelqu’un du Tennessee (au Tenessee)

    __________________
    * tiens ça me rappelle quelque chose …
    ** l’accent …? Quel accent ?

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  15. Peut être … quand même …
    une déformation du verbe to strangle (étouffer)

    strangle | ˈstraNGɡəl |
    verb [with object]
    squeeze or constrict the neck of (a person or animal), especially so as to cause death: the victim was strangled with a scarf.

    – avec un foulard … pourquoi pas une corde ?

    mais ça ne semble pas conforme à l’ambiance de la scène

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  16. TRS

    j’entends plutôt ça, mais je me trompe peut-être :

    violin have strings and fiddle have strength ( avec l’accent du Tennessee )

    Pas mal, le gamin. À son âge, je ne tapais pas encore sur mes tambours …

    PS je n’avais pas trouvé la vidéo de Winter’s bone , merci d’avoir fait le boulot !

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  17. J’aurais dû actualiser ma page avant de poster mon commentaire.
    L’explication de brosseur se tient mais, comme je me suis mis dans la tête d’entendre strength, c’est ce que j’entends à chaque nouvelle écoute.
    Pour moi, le gamin voulait montrer la supériorité du fiddle ( plutôt connoté country ) vs le violin ( plutôt connoté classique )…

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  18. Brosseur

    je m’incline, OK.

    En revanche pour ce qui est du th prononcé par un anglophone, je vous invite à écouter ça
    ouvrez bien vos oreilles au tout début et au début de chaque refrain quand Barry Gibb chante ça

    Now I found that the world is round

    Moi, j’entends : tat te world , et vous ?
    Depuis que j’ai entendu ça ( il y a un bail! ), j’ai arrêté de me battre avec leur fichu th !

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  19. Sorry, chers Leveto et le Brosseur… mais moi, je n’entends ni « strength » ni de S à « strang ».

    De quelles oreilles êtes-vous donc équipés ?
    Les miennes sont à peu près les seules parties de ma carcasse encore capables de « passer  » au contrôle technique.
    ___________

    Pour Leveto, épaté par le gamin, un autre*, en compagnie de deux légendes : Lester Flatt et Earl Scruggs :

    *Tel qu’il s’évoqua lui-même dans la vidéo du Grand Ole Opry

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  20. Pour ma part, j’entends très clairement le S à la fin du dernier mot.

    Mais ce mot est-il strangs ? Je ne suis pas convaincu. D’abord, si c’est le cas, il se prononce alors plutôt comme strengs, je veux dire par là que je n’entends pas un « an » (a nasalisé) mais plutôt un « ai », ou vraiment plus précisément un « in » français (= un i nasalisé ou un e nasalisé). Mais bon, peut-être tout simplement faut-il écrire strings pour les deux mots, avec :
    — pour le violin un i puis un n, distincts,
    — pour le fiddle un i nasalisé.
    Et dans ce cas, la différence serait dans la prononciation du mot, en effet, les cordes du fiddle se prononçant avec l’accent du Tennessee.

    En tout cas, ce n’est pas un a nasalisé comme le suggèrerait l’orthographe strangs, que je conteste.

    Mais pour le S final, je n’ai aucun doute, il est bien là.

    NB : Je ne comprends pas bien l’objection de brosseur envers la possibilité qu’il s’agisse d’un « th ». Il dit que le « th » doit s’entendre car il est toujours prononcé : ben oui, justement le son « s » final s’entend. Et il me semble qu’en fin de mot, et en particulier en fin de strength, il y a bien un son « s », non ? Plus sifflant que s’il s’agissait d’un « s » orthographié « s », peut-être, c’est là que serait l’objection ? Pas compris, en tout cas. À vue de nez, le dernier mot me paraît pouvoir être strength.

    ———–

    À défaut d’avoir deux mots pour l’instrument, le français a bel et bien deux mots pour le musicien, et qui recouvrent la même distinction. Un violoneux jouera du trad, ou tout ce qu’il veut, mais souvent en n’utilisant que la première position et parfois même en appuyant son violon sur le haut du bras plutôt que sur le cou ; un violoniste jouera plus rarement du trad (même si les plus ouverts et curieux le font) mais surtout utilisera forcément toutes les positions, maîtrisera le vibrato et tiendra strictement son instrument en appui sur le cou et maintenu par le menton. Bref, le violoneux joue du fiddle tandis que le violoniste joue du violin.

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  21. L’avant-dernier commentaire de brosseur m’a donné l’idée d’une recherche qui devrait aller de soi en cette ère d’internet : lancer un « moteur » sur la blague. Et le résultat est clair : il s’agit bien de la phrase « A violin has strings, and a fiddle has strangs ». Avec un S à la fin. Et avec un A. C’est une blague connue dans le monde anglophone, apparemment.

    Reste à essayer de la comprendre.

    L’un des sites écrit : The difference is in pronunciation. The violin has STRINGS. The fiddle has STRANGS.

    Cela tendrait à confirmer que c’est juste un jeu d’accent, que le fiddle est juste un violon avec un accent populaire. Si ça n’est que ça, bof. Tout ça pour ça ?

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  22. Jacques C, j’ai eu la même idée que vous et je suis tombé sur ça :

    A violin has strings, whereas a fiddle has ( in hillbilly dialect ) « strangs »

    il s’agit donc bien d’une blague sur le supposé accent péquenot des joueurs de fiddle…

    C’est à lire en suivant ce lien

    Brosseur avait donc la bonne explication dès le début… mais ça m’aura permis de réécouter certains morceaux que j’avais un peu oubliés.

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  23. Pour en finisher avec the fiddle et autres considérations

    Tout ça pour ça ?… disait Jacques C, un autre jour.

    – Ma foi oui… cela me fit passer le temps (pour pas cher du tout) et on en tire des enseignements non négligeables:

    1 .Il y a deux sortes de gens :

    – Ceux qui entendent un S inaudible, un ‘strength’, un ‘streng(s)’…. ou Dieu sait quoi encore… avec micro silence invoqué et selon bande son passée au ralenti.
    – Il y a celui, de Machincourt, qui aurait fait une piètre Jeanne d’Arc quand, gamine et hallucinée, elle avait oublié de prendre son Largactil.

    Les autres ?… Ils sont probablement en mer ou/où ils s’en foutent.

    2. On en est donc revenu au point de départ : la vanne est intraduisible en français… alors que les ‘moutonssses’ de Pagnol, c’est probablement faisable en sens inverse, pour un public anglophone et indépendamment de la méconnaissance qu’il aurait de l’épouvantable accent des personnages figurant au casting.

    3. FIDDLE DEE DEE offre moins de difficulté à la traduction/adaptation : TARATATA fait parfaitement l’affaire !

    En V.O

    https://getyarn.io/yarn-clip/85db38f1-2297-4503-a739-0fea75fd395a

    En V.F

    4. Il n’y a pas que le violon dans la vie, il y a aussi son étui :

    A little boy goes to his weekly violin lesson, but when he opens the violin case he blurts out a curse, and slams the case shut again.

    « What’s wrong? » asks the teacher.

    « It seems my father is going to rob the bank with my violin »

    Là, je crois que je saurais traduire !…

    5. Ces histoires de perception d’un son imperceptible me mènent au comma et à la métaphysique pratique, aux plus grandes interrogations :

    – Entendre ou ne pas entendre ?… Voir ou ne pas voir ?… These are the questions qui inquiètent l’âme, pas celle du violon* mais celle du retraité.

    Ce dernier s’accorde pourtant le temps de proposer à la clientèle une devinette express :

    Quel court métrage illustre les dangers encourus par celui qui a l’oreille bien fine et fait mine de ne pas voir la réalité ?

    Besoin d’un « clue » ?… N’y comptez pas… et, d’ailleurs, ça vaudra mieux pour vous !

    Top chrono : 10, 9, 8, 7….3, 2, 1 Zéro !

    ………………………

    Ainsi que je le soupçonnais, personne n’aura trouvé :

    ___________

    * L’âme de l’homme, dit-on, pèse dans les 20 grammes. Celle du violon doit être plus légère encore. Faudrait voir pour savoir… mais, ce que je sais, c’est qu’en anglais de lutherie une « âme » devient cette hideuse désignation : « SOUND POST »… Vu d’ici, mon Brosseur, ça ne fait pas rêver !

    Et pourtant, il existe, en terres canadiennes, une entreprise connue sous ce nom. Elle fait commerce de la lutherie tous azimuts, à travers les vastes espaces et les érables. Pas les respectables ‘érables ondés’, mais les autres, ceux qui pissent du sirop.
    Elle est capable, cette société, de vous livrer l’article qui correspond à votre envie : instrument, accessoires et services.
    C’est fantastique à imaginer mais de telles choses déboussolent celui qui n’avait jamais envisagé d’avoir recours à autre chose qu’à des personnes (ou services) de proximité : une petite dame adorable de sa préfecture qui savait remécher les archets de son frère, la Boîte à Accordéon, métro Croix-de-Chavaud à Montreuil-sous-Bois (93) et, bien avant encore, la Rue de Rome ou Pigalle**.

    ** Il n’y a pas qu’une tradition de prostitution dans ce quartier, il y a aussi d’autres commerces :

    https://www.yelp.fr/search?find_desc=Magasins+de+Musique&find_loc=Pigalle%2C+Paris

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  24. P.S : Comme mon allusion au ‘Largactil’ (et à Jehanne d’Arc) a dû sembler bien étrange, un topo rapide relatif à une vanne qui circulait dans un institut de « psychothérapie institutionnelle », dirigé à l’époque par Francesc Tosquelles Llauradó, un type assez connu dans son milieu et qui ne militait pas vraiment pour la molécule à vocation thérapeutique.

    Je la fais brève et « façon blague » :

    Un patient confie à son thérapeute :

    -Vous savez quoi, docteur, mon lavabo me parle, tous les jours… c’est agaçant, non ?
    -Certes oui… et voici ma prescription : 10 gouttes de Largactil, chaque matin. Vous avez bien compris ?
    – Oui, j’ai compris… 10 gouttes !

    Un peu plus tard, le médecin revient visiter l’halluciné :

    – Alors, ça s’arrange… avec votre lavabo ?
    – Pas du tout, docteur ! Il veut toujours bavarder avec moi !
    – Malgré ma prescription ?… L’avez-vous bien respectée au moins ?
    – Oh oui, docteur !… chaque matin, je les lui ai données, ses dix gouttes !…

    On aura bien compris le rapport avec le S de « strang(s) »

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  25. Avant l’apéro sanitaire qui m’attend, un pur moment de « dérive toponymique », proposé à la clientèle :

    -Trois pays, nations considérables, dont deux sont membres du G7
    -Un toponyme se retrouvant dans 2 de ces 3 pays
    -Trois articles utiles à l’homme afin qu’il puisse se protéger du monde extérieur, se protéger du froid et enfin faire de la musique.

    Chacun de ces 3 articles possède un quasi synonyme. L’un d’entre eux est, dans le strict lexique de la francophonie, sinon un météore à proprement parler, du moins une affaire météorologique.
    ………

    Un indice en chanson ?… O.K ! mais il ne parlera alors qu’au Brosseur, sûrement plus habile aux mathématiques que moi, et sera en ‘relation’ avec Chasles (1793-1880) :

    Précision utile : – Chez moi, à Machincourt, on désigne indifféremment le même équipement domestique selon l’un ou l’autre de ces termes hérités de toponymes. Ailleurs et dans les ouvrages techniques spécialisés, il en va un peu autrement… Mais ce ne sont là que broutilles négligeables…

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  26. Résumons

    — trois pays A, B et C
    — un toponyme T présent dans deux pays soit T(A) et T(B)
    — trois articles a1, a2 et a3
    — trois quasi synonymes S(a1), S(a2) et S(a3)

    Je dois être bouché, c’est dimanche et la journée a été bien remplie, mais je ne vois ni le ou les liens entre ces onze inconnues ni ce qu’il faut chercher.

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  27. Il doit bien y avoir, je suppose, un raton-laveur dans cet inventaire.
    Mais je n’ai pas trouvé de pendant à Raton (Nouveau-Mexique, USA) dans un autre état du G 7.
    Ni, non plus, à Boca Raton (Floride, USA) ; ni à Raccoon (Indiana, USA) ; ni à Raccoon (Kentucky, USA).

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  28. > Leveto (et TRA)

    Bon, j’avoue volontiers qu’ainsi formulée la chose avait de quoi déconcerter. Mais tel fut mon bon plaisir.
    Pourtant, il m’arrive d’être parfois miséricordieux et de fournir un road book aux nécessiteux :

    1. Il faut évidemment partir du VIOLON (article N°1) dont le quasi synonyme est FIDDLE

    2. En passant par l’Espagne, se rendre à Machincourt, aimable localité où ceux qui y vivent disposent de deux mots équitablement utilisés, l’un valant pour l’autre et vice versa, pour désigner l’article N°2.
    Moi-même, qui ne suis pas bégueule, j’utilise l’un ou l’autre de ces termes… qui tous deux sentent fort le toponyme insidieusement infiltré dans le vocabulaire ordinaire.

    3. Il vous faudra enfin parvenir au Canada francophone, terres extravagantes où l’on retrouvera certain toponyme et, surtout, l’article N°3… celui qui a pour quasi synonyme le nom d’un phénomène atmosphérique.

    Une pause en musique maintenant ? -OK et prenons-la avec Dylan… et Cash.

    L’un des couplets a été adapté ainsi par Delanoë :

    Si tu croises les troupeaux de rennes
    Vers la rivière à l’été finissant
    Assure-toi qu’un bon châle de laine
    La protège du froid et du vent

    Résumons-nous:

    Trois articles manifestant chacun un savoir-faire appliqué à un matériau unique :

    – Le bois pour le premier,…. VIOLIN/FIDDLE… et ça c’est fait !
    – Le métal pour le second
    – La laine pour le dernier

    P.S : Je viens de faire le compte : -Chez moi, en Isarie, 12 exemplaires de l’article N°2 et, en PACA, seulement 6. Quelles que soient pourtant la région, l’époque de l’année ou les conditions météo, je m’en sers quotidiennement mais pas forcément de toutes… « De toutes » car l’article N°2, selon ses deux désignations, ne tourne qu’au féminin.

    P.S 2; Non, TRA… pas de « raton-laveur », raccoon ou raccord… cependant,, à un moment de sa vie, Pierre Prévert, le frère, a été raccord avec le toponyme.
    Mais c’est purement anecdotique et sans utilité ici.

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  29. ___________Proposition matheuse de TRS __________________
    TRS qui m’achale avec les math
    tiens … des math – on a jamais été aussi près de la prononciation anglaise du « th »
    Pas des maths … des math … sans le « s ».
    (s’agit pas d’en faire des masses)
    _________________________
    En relation avec Chasles maintenant :

    Sans le « s » – Chasles sans le « s » devient chasle
    Sans les « s » – Chasles devient chale –
    alors mes chasles – deviendraient mon chale ?
    non
    ma chale (m’achale)

    Retour au sujet de la devinette
    On y revient – sans le «s »

    TRS sans le « S » c’est TR
    Mais TR sans « S » est-ce encore TRS ?
    Posons TRS = est-ce TR ?

    Démonstration :

    est-ce TR

    =
    par mise en facteur
    (est-ce) TR

    =
    par permutation
    TR (est-ce)

    =
    par simplification
    TR (S) = TRS

    La réponse à la devinette de TRS c’est TRS
    La réponse à la devinette de TRS ramène à une anecdote concernant TRS

    CQF

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  30. est-ce TR

    =
    par mise en facteur
    (est-ce) TR

    =
    par permutation
    TR (est-ce)

    (étape à insérer dans la démonstration de 12h19)
    =
    par substitution (voisement)
    TR(S)

    =
    par simplification
    TR (S) = TRS

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  31. Je viens de m’y remettre et j’ai eu une illumination pour La Tuque ( au Québec mais je découvre aussi El Tuque à Porto-Rrico ) et la tuque « bonnet de laine », dont j’avais parlé dans ce billet . Je suis à la recherche du synonyme météorologique.

    Quant à l’instrument espagnol …

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  32. ____Utile ?________
    Historique de tuque, nom féminin
    Étymologie
    De toque ; de l’espagnol toca, ‘sorte de coiffure sans bords’ ; peut-être de l’arabe ṭāq, ‘couche’ ; peut-être du vieux-perse taq, ‘voile’.

    Remarque. — Apparue au tout début de la Renaissance, la toque a d’abord été une coiffe arrondie. À partir du xviie siècle, elle prit la forme d’une coiffure cylindrique sans bords, souvent réservée à certaines occupations ; ainsi, au xixe siècle apparait la toque du cuisinier. L’origine du nom toque est incertaine. L’hypothèse la plus évoquée fait remonter le mot à l’espagnol toca ‘coiffure d’étoffe’. Celui-ci pourrait constituer un emprunt à l’arabe ṭāq ‘couche’, lui-même du vieux perse taq ‘voile’. On a évoqué aussi l’italien tocca ‘tissu de soie’ comme étymon de toque, mais il serait plutôt à l’origine d’un ancien sens de toque, soit ‘linge de chanvre ou de gros lin couvrant le haut du corps de certaines religieuses’. Il s’agirait dans ce cas d’un emprunt au lombard toh ‘tissu’ (langue germanique parlée en Italie après les invasions barbares).
    Une variante tuque est présente au Québec depuis l’époque de la Nouvelle-France. Comme la plupart des sens de toque, elle désigne une coiffure sans bords. On peut voir dans le changement de la voyelle une influence d’un ancien terme tuque qui désignait un abri ou une tente sur un bateau et qu’on aurait naturellement appliqué à la tuque qui abrite la tête. Cet ancien tuque remonterait à un radical pré-indoeuropéen tukka signifiant ‘éminence’.

    Parents étymologiques
    Ascendance : taqvieux-perse ❯tocaespagnol ❯toque ❯tuque.
    taqvieux-perse
    tocaespagnol–toque ⇾⁠ ⁠toquet, tuque.

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  33. >Leveto et le Brosseur

    Ne perdez plus votre temps avec la TUQUE/TOQUE, termes sans rapport connu avec la lutherie, les violons.
    Tout juste la toque du cuisinier entretient-elle une complicité avec le piano … mais c’est tout.

    – Un « instrument espagnol » ? Oubliez ça aussi, Leveto. Il vous suffit de savoir que l’un des noms de l’article N°2 a rapport avec l’Espagne et que vous en avez probablement un certain nombre chez vous.

    D’ailleurs, si j’ai toujours eu bien des instruments, je ne me souviens que d’une guitare achetée à Lerida en 1971 et dont je me suis séparé deux ou trois ans après.
    ______________

    Fantaisie ultime avant 7 morts sur ordonnance qui m’attendent à la télé.

    – Dans l’estimable département du Vaucluse (84), la production locale met sur le marché un « premier violon », commercialisé selon un prix très abordable… et cet article, s’y attendait-on, mentionne le toponyme cherché.

    Étonnant, non !

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