K’àak Chi’ ( répàladev)

TRA le premier, puis TRS, Un Intrus, LGF, etc. ont résolu ma dernière devinette.

Il fallait trouver K’àak Chi’, une cité maya qu’un jeune Canadien prétendait avoir découverte en 2016 grâce à des photographies prises par des satellites.

William Gadoury, un jeune Canadien de quinze ans, s’est étonné en constatant que les Mayas construisaient leurs cités loin des rivières, sur des terres insignifiantes ou dans les montagnes. Sachant qu’ils adoraient les étoiles, l’idée lui est venue que ces cités pouvaient être positionnées en fonction de constellations supposées du zodiaque maya. Il eut donc l’idée de vérifier sa théorie en comparant les images fournies par l’Agence spatiale canadienne à partir des données satellitaires de la NASA et de l’Agence spatiale japonaise, JAXA. Selon lui, les emplacements des 117 sites mayas connus correspondaient aux positions des étoiles dans 22 « constellations mayas ». Une nouvelle cité se trouverait à un endroit suggéré par une supposée 23è constellation de trois étoiles avec seulement deux sites connus correspondant sur le sol. Une image vue du ciel montrerait à l’emplacement de la troisième étoile les vestiges d’une pyramide — la 118è !

Les images satellitaires qui ont initialement fait penser à la présence d’une cité maya perdue. Elles semblaient accréditer la thèse du jeune William Gadoury. © Google Earth, CSA 

Il baptisa sa découverte Káa’k Chi’, « la bouche de feu » en langue maya. La presse s’en empara aussitôt et fut dithyrambique, comme le Journal de Montréal.

Hélas !, il fallut déchanter quelque temps plus tard quand des archéologues plus chevronnés, comme le Mexicain Rafael Cobos Palma, ont souligné que la zone de la prétendue découverte, qui était très proche de divers sites mayas déjà identifiés au sud de Campeche, avait été déjà largement explorée par les archéologues depuis les années 1930, sans avoir trouvé cette prétendue pyramide. Les mayanistes les plus réputés, comme David Stuart, ont identifié l’image satellitaire comme les vestiges d’un champ de maïs ou plutôt un milpa. D’autres, comme l’anthropologue et astronome Anthony Aveni ont fait remarquer que les constellations mayas étaient très mal connues et qu’il y a à ce sujet de multiples théories. Le mayaniste Francisco Estrada-Belli a fait remarquer quant à lui que même si un site maya se trouvait à l’endroit prévu, cela pourrait n’être qu’une coïncidence puisqu’il y a probablement des centaines de sites archéologiques mayas non encore découverts : il a fait remarquer que les probabilités étaient très élevées de poser son doigt n’importe où sur une carte de la région et de localiser un site maya.

Pour en savoir plus, on peut lire les articles d’Isabel Orpy ( Délit d’images ) ou de Laurent Sacco ( Futura Science ).

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