Assiniboine ( répàladev )

LGF a rejoint TRS comme « solutionneur » de ma dernière devinette. Bravo à tous les deux !

Il fallait trouver la rivière Assiniboine et le mont Assiniboine, qui doivent tous deux leur nom, mais pour des raisons différentes, aux Assiniboines, des Amérindiens du Nord rattachés par leur langue au groupe sioux dont ils se sont séparés au XVIIè siècle et qui s’appellent eux-mêmes Nakotas.

Ce sont les colons français, dont La Vérendrye en 1730, qui ont repris le nom que donnaient les Ojibwés à cette tribu, soit asinii-bwaan, c’est-à-dire « sioux ( bwaan ) à pierre ( asini ) » ; les Cris les appelaient asinî-pwâta, de même sens. L’association des pierres aux Assiniboines, faite par les autres Amérindiens, est due au fait qu’ils utilisaient des pierres chauffées pour faire leur cuisine et bouillir leur eau. Il a été écrit et longtemps considéré comme exact que le nom des Assiniboines viendrait de l’ojibwé asini, « pierre », associé au français « bouillir » traduit par l’anglais boil ( George Bryce, The Assiniboine River and its Forts, Mémoires de la Société royale du Canada, 1893, Section II, p. 69 ), mais cette étymologie est aujourd’hui abandonnée.

La rivière Assiniboine est un fleuve canadien long de 1 070 kilomètres qui traverse les prairies de l’Ouest canadien entre les provinces de Saskatchewan et du Manitoba. C’est sur ses rives que les premiers explorateurs français, faisant la traite des fourrures, ont rencontré les Assiniboines dont le nom fut donné à la rivière.

Le mont Assiniboine est lui aussi situé au Canada mais beaucoup plus à l’ouest, à la frontière des provinces de la Colombie-Britannique et de l’Alberta où il culmine à 3618 m. C’est George Mercer Dawson qui nomma ainsi cette montagne en 1885 quand il aperçut de loin un plumet de nuages à son sommet qui lui fit penser à la fumée s’échappant d’un tipi assiniboine.

Il existe aussi deux localités nommées Fort Assiniboine, l’une au Canada ( Alberta ) et l’autre aux États-Unis ( Montana ).

PS : vous pouvez consulter ce billet de blog qui est accompagné de quelques illustrations originales.

Les indices

■ le dessin animé :

The Flintstones, traduit en français par Les Pierrafeu. À cause … de la pierre et du feu.

■ la statue :

Il fallait reconnaitre Pierre de la Vérendrye, un des premiers à commercer avec les Assiniboines et auquel on doit leur nom.

■ le caillou :

Il fallait reconnaitre la chabasite, une variété de zéolithe. Ce dernier mot a été créé par le minéralogiste suédois Axel Frederik Cronstedt en 1756, d’après le latin zeolithus, lui-même du grec ancien zeô ou zein (« bouillir ») et lithos (« la pierre »).

■ l’autre statue :

Meditació ou Taureau pensant, statue de 1972 de Josep Granyer (Espagnol, 1899-1983) à Barcelone. Ce taureau assis était censé faire penser à Sitting Bull, le célèbre chef sioux vainqueur à Little Bighorn. Même s’il n’était pas un Assiniboine, il était tout de même d’une tribu apparentée.

18 commentaires sur “Assiniboine ( répàladev )

  1. LA CUISINE EXOTIQUE POUR LES NULS

    Chapitre XVII, où il sera question de l’Amérindie, de ses chefs étoilés emplumés et de ses cuistotes illustres, sans préjudice de la batterie de cuisine si pittoresque.

    Nul ne saurait dire maintenant l’étonnement qui saisit les aventuriers, venus de contrées civilisées, quand ils firent la connaissance des Sauvages.
    Dès le premier contact, ils surent que l’Indien est « à plumes » tandis que sa squaw est à poil, gentiment nichée en son intérieur coquet, protégée de la froidure grâce aux braises qu’elle a grand soin d’entretenir et dont la fumée qui s’en échappe fera une forte impression sur un certain Dawson ultérieur.

    On notera que la squaw d’alors n’avait pas la possibilité de se mettre ‘au coin du feu’ car les bâtisseurs assiniboines de l’époque privilégièrent un habitat sans coins ni racoins mais avec chauffage central.

    Tout juste, de temps en temps, pouvait-elle exécuter quelques pas de danse autour du foyer, en attendant que cuise ce pot-au-feu qui régalerait Nagawika : paleron, gite, jumeau ou macreuse (tous issus du bison comestible) sans oublier les indispensables os à moelle (ceux provenant de la générosité du bison également).
    Avec quelques légumes de saison, cela donnait un excellent bouillon, bien gras et qui fit dire à Nagawika : – T’as d’beaux yeux, tu sais !

    Ces mœurs culinaires, telles que décrites par les ethnologues européens des siècles passés et, fort succinctement, par Leveto en son billet, me laissent pourtant sur ma faim:

    -Comment donc, dans un habitat sommaire et sans murs adoptant la plus élémentaire verticalité, pouvoir disposer de placards où ranger la marmite, le fait-tout, la daubière, la cocotte et les casseroles ?

    -Comment donc, dans une perspective d’élévation de la température ambiante du liquide aqueux puis de son maintien à feu doux, des heures et des heures durant, Babette s’y prenait-elle ?
    ______________

    A la première de ces questions, le Wiki anglais nous éclaire, en sa notice consacrée aux STONEYS* :

    Avec le cuir du bison, il convient de fabriquer une sorte de poche étanche, cousue et calfatée à la graisse du bestiau alliée à diverses fibres, localement disponibles.

    Cette poche, du genre gourde à vocation culinaire, par sa souplesse relative, offre plusieurs avantages :

    – Contrairement au récipient métallique, pot de fer, elle ne s’oxyde pas
    – Contrairement au récipient dit ‘pot de terre’, elle est insensible aux chocs.
    – Après utilisation et passage au lave-vaisselle, la maîtresse de maison wigwam peut réduire son encombrement.
    _________________

    La seconde question, celle visant à en savoir davantage quant au process relatif à mettre en œuvre et à chauffer une roche quelconque, quelques cailloux qui ne seraient pas d’anthracite, pour ensuite pouvoir les transbahuter dans une cocotte made in rawhide, qualité buffalo, reste sans réponse… et, question préhension, Babette disposait-elle de maniques suffisamment performantes ?

    NDLR : TRS, si soucieux de confidentialité et si dédaigneux du ridicule patronymique affublant les membres de peuplades nord-américaines, a préféré éviter en ses propos l’une ou l’autre de ces désignations qui ne prêtent qu’à la moquerie, du genre Taureau Assis, Cheval Fou, Bison Futé, Petite Lune en feu, Wapipi énurésique ou Brosseur à reluire…
    Nagawika, via Jacky Galou et «Bienvenue au gîte», lui convenait davantage.

    Quant à Babette, l’insatisfaite au tipi, l’insatiable du consommable, TRS imagine qu’on raconte qu’après contacts avec la culinarité la plus distinguée, la plus véritable, elle aurait quitté ses rustiques parages pour gagner l’excellence de la restauration parisienne et celle de ses établissements, avant de connaître les vicissitudes de la Commune et un volontaire exil en terres austères, façon Dreyer.
    Magnifique personne quand elle est aux fourneaux et au piano, maîtresse queue, gérant (généreusement) « soupe de tortue » et « cailles en sarcophage ».

    TRS, s’il passe sur l’adorable Bulle Ogier et son rôle de maire déjantée, au milieu de ces oliviers qui font le décor de Bienvenue au Gîte, aimerait que quelque Québécois de proximité, enfin gagné par le sérieux des choses, lui cause en termes émus et documentés du feu disponible aux amérindiens, et, conséquemment, du fourneau de calumet et des ‘dépanneurs’ de chez lui s’exonérant désormais de la réglementation… dès lors qu’ils exercent leur activité dans des réserves à caractère communautaire et en fourguant à vil prix des « cigarettes à plumes » :

    Les «cigarettes à plumes», comme on les appelle au Québec, sont vendues à 2 $ ou 3 $ le paquet, contre 9 $ ou 10 $ pour les cigarettes légales.

    TRS, bien négligent, a également omis de dresser le portrait de Nagawika, cet Indien à plumes promis à un avenir certain aux maternelles et aux colonies de vacances de PACA :

    ____________

    *The name « Stoney » was given them by white explorers, because of their technique of using fire-heated rocks to boil broth in rawhide bowls. They are very closely related to the Assiniboine, who are also known as Stone Sioux (from the Ojibwe asinii-bwaan).

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  2. https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pmc/articles/PMC1827474/pdf/canmedaj01695-0152.pdf
    Not the least of their woes was that on gala days
    the friendly Indians prepared a savoury dish called sagamité of which the whites were
    expected to partake.

    This delectable viand was
    composed of « un minot et demi » (about sixty
    litres) of Indian corn, some pieces of beef, two
    good fat dogs, two good fat cats, and some beef
    dripping, the whole boiled together for hours.

    The record continues,

    that this concoction was « excellente à leur gout et non au notre. »
    Many other incidents are described which add colour to the narrative.

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  3. Il n’est pas question préhension.
    On se contente de déplacer le(s) caillou(x) (de bonne taille) chauffé(s) – en continu – au feu ambiant vers (en dans) l’outre accrochée à un support (à quelque distance du feu – un bras étendu fera l’affaire). L’outre est préalablement pleine des ingrédients de la recette arrosés d’un quantité d’eau adéquate.
    Ceci posé – à l’aide d’une branche fourchue on se saisit d’autant de cailloux brûlants que nécessaires. L’opération peut être répétée. On prendra soin de retirer (aller à la pèche) les cailloux tiédis de la mixture avant d’y ajouter les nouveaux cailloux brûlants.
    ____________________
    Je n’ai pas trouvé d’articles décrivant et/ou illustrant le processus.
    Il est notoire que la technique était grandement répandue sans que les noms des peuples (la pratiquant) en soient teintés.

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  4. Si j’en crois ce texte, la cuisson grâce à des pierres chaudes n’était pas utilisée par les femmes de la tribu mais par les guerriers loin de leur base.

    Quand les hommes étaient sur le chemin de la guerre, ils creusaient une excavation circulaire, qu’ils bordaient d’une peau fixée au fond de la fosse. Des trous étaient pratiqués le long du bord de la peau et des piquets plantés à travers eux. Puis de l’eau et de la viande étaient jetés dedans, tandis que d’autres hommes chauffaient des roches. Une pierre tenue par une boucle de cuir était employée pour remuer l’eau, puis les pierres chauffées étaient lâchées dedans jusqu’à ce que la nourriture soit bouillie. Les femmes n’auraient jamais utilisé cette méthode de cuisson ; avec elles, la méthode normale de préparation était de rôtir la viande sur une broche plantée obliquement au-dessus du feu.

    *

    * traduction par moi-même.

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  5. Merci à vous deux, Brosseur et Leveto

    Grâce à vous, j’en sais un peu plus sur la vaisselle des Sauvages.

    La poche rawhide, suspendue à un trépied, c’est à peu près ce que j’imaginais.

    Par contre, le trou à creuser, là ça m’en bouche un coin ! Et jamais je n’aurais imaginé un Peau Rouge, sur le sentier de la guerre, emportant avec lui une pelle et une pioche à seule fin de pouvoir calmer sa faim, si loin de chez lui et sa squaw.
    …..

    Mais midi arrive et il a un p’tit creux, comme on dit.
    Alors ce Stoney, mâtiné d’Assiniboine, juge bon de faire étape… car « avoir l’estomac dans les talons rend les mocassins inconfortables », du moins selon la sagesse indienne.

    Coup de chance, celui que nous appellerons Martin, en hommage au personnage de Brassens et, surtout, pour abréger sa véritable identité qui, interminable, s’énonce ainsi dans sa tribu : Petit Martin-Pêcheur qui ne rentre jamais bredouille… se trouve maintenant à proximité d’une rivière de bel vaspect.
    Cela ne vaut certes pas un restauroute, un Mac Do ou une simple auberge de pays, se dit-il… mais quand même !

    Bref, après avoir collecté aux parages le combustible utile et allumé le feu, le pauvre Martin creuse la terre pour aménager l’endroit où se logera sa vaisselle rawhide.

    Le temps d’obtenir suffisamment de braises, Martin s’occupe à diverses tâches :

    -remplir de brun pétun le fourneau de sa pipe et ses poumons de cette fumée qui assure le rôle de go-between entre himself et le Manitou

    -exécuter quelques pas de danse autour du feu, charmante coutume !

    – envoyer une carte postale du front un message de fumée à sa squaw chérie, celle qui se languit là-bas, au logis.

    -aller quérir au bord de la rivière suffisamment de galets* incombustibles mais si propres à stocker la chaleur avant de la restituer :

    https://fr.wikipedia.org/wiki/Tunnel_%C3%A0_galets
    ………………

    Les braises maintenant sont là et il est temps pour Martin d’aller faire les courses, c’est-à-dire pêcher un big fish dont le sort sera de quitter son milieu naturel pour rejoindre une eau devenue sujette au réchauffement climatique accéléré… une eau que Martin, grâce à sa louche de voyage, aura transbahutée depuis la rivière jusqu’à cette poche dont la rusticité de conception et tout le savoir-faire artisanal dont elle témoigne ne peuvent qu’émouvoir le cœur de l’homme blanc, blotti sous sa Tunique bleue …
    Etc.
    ____________

    Verdict du Marmiton :

    – Difficulté : 4,95/5
    – Coût : relativement dérisoire
    – Temps de préparation : entre une à deux heures : l’obtention d’assez de braises en mode plein-air ne se fait pas dans la précipitation.
    – Temps de cuisson : Il peut varier selon certains paramètres tels la quantité de liquide, la taille et le poids du poisson, la fréquence à laquelle les galets devenus tièdes seront remplacés par d’autres, chaud bouillants…etc.
    – Précautions à prendre : Ne pas envisager ce mode de cuisson si la météo locale prévoit un orage qui s’abattra sur le brasier, réduisant à néant les ambitions culinaires de Martin.
    _________

    *Quiconque a déjà marché pieds nus sur les galets du Büech ou ceux de la plage de Dieppe**, par plein cagnard, sait de quoi il retourne !

    ** Mais cela me donne tout soudain l’idée d’une « devinette du dimanche », pas de bord de Manche mais dont l’énoncé est « à suivre »

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  6. Il arrive qu’une localité, une région, un toponyme avéré suffisent à nommer une roche, un minéral ou ce genre de choses.
    Par exemple, Baux-de-Provence (13 011) pour la Bauxite… ou Fougères (35 115) pour la Fougèrite.

    A l’inverse de ces pratiques civilisées, il est arrivé que des Indiens à plumes tirent avantage de certain gisement.
    Il en est résulté le nom d’une ville, située à environ 1.800 km de Montréal.

    Quant au minéral, bonnes manières obligent, il est maintenant désigné autrement… et ne me demandez pas de vous faire un dessin !

    Un indice maintenant, raccord aux « galets de Dieppe » ? OK, dudes!

    https://www.ouest-france.fr/normandie/dieppe-le-fiasco-du-debarquement-de-1942-5194090

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  7. Commençons par une liste

    États-Unis
    Mineral, une CDP de Californie ;
    Mineral, un village du comté de Bureau dans l’Illinois ;
    Mineral, une ville de l’État de Virginie ;
    Mineral, une ville de l’État de Washington ;
    Mineral Township
    le comté de Mineral
    (Colorado, Montana, Nevada et Virginie-Occidentale).

    Voir aussi
    West Mineral, une ville du comté de Cherokee, dans le Kansas.
    la vallée de Mineral King, une vallée glaciaire en Californie;
    Mineral Springs Ce lien renvoie vers une page d’homonymie (Arkansas, Caroline du Nord) ;
    Mineral Wells, une ville située dans les comtés de Palo Pinto et de Parker, au Texas ;
    Mineral Wells ou Mineralwells, une census-designated place du comté de Wood, en Virginie-Occidentale

    Mexique
    Mineral del Monte, une ancienne petite ville minière devenue ville touristique, dans l’État d’Hidalgo.

    Sans oublier Asbestos

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  8. TRS
    en faisant vite, j’ai tout de suite pensé à Rivière Rouge, ville du Québec nouvellement créée et nommée d’après la rivière. Celle-ci devrait son nom à l’argile rouge qui s’y trouve en suspension et que les Algonquins utilisaient pour se peindre.
    Mais elle n’est qu’à 180 km de Montréal …
    ( et la River Rouge du Michigan n’est qu’à 912 km )

    PS : maintenant, j’ai un article à terminer !

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  9. Vous n’y êtes pas, le Brosseur !

    Et vous non plus, Leveto : le toponyme tient en un seul mot de 9 lettres.

    Précision tardive : Deux localités sont ainsi désignées : l’une au Canada, l’autre aux USA. Seule l’une entre en résonance avec les galets de Dieppe.
    _____________

    Et maintenant, les indices du dimanche soir…

    D’abord une chanson à caractère patrimonial, cuvée 87

    Et, si jamais ça ne suffit pas, une pittoresque scène de vie chez les Indiens à plumes :

    En son tipi coquet, « Petite bouche en feu », adorable squaw, ne perd pas son temps à regarder des séries à la télé ou à tenter de résoudre des devinettes à la con : – Non, elle a beaucoup mieux à faire !… aussi s’active-t-elle maintenant à tailler une pipe de qualité. Son homme la mérite tellement qu’elle y met du cœur à l’ouvrage et, méticuleuse autant qu’habile à la tâche, elle convoque tout un savoir-faire…

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  10. Votre histoire de calumet m’a fait penser à Hoboken, « la terre des pipes à tabac, des calumets » dans la langue des Lenapes, dont je parlais dans ce billet , mais, là non plus, la distance ne colle pas.

    Sinon, j’ai aussi un Pipestone ( Minnesota, USA ) riche en catlinite dont les Sioux faisaient leur pipe, mais à plus de 2260 km de Montréal et un autre Pipestone ( Manitoba, Can ) à plus de 2500 km de Montréal.

    Allez hop! au lit !

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