L’indice du mardi 17/03/2020

Un Intrus, puis TRS et enfin LGF m’ont donné la bonne réponse à ma dernière devinette. Bravo à tous les trois !

Il semble, si j’en crois un commentaire de TRA sur le blog LSP des correcteurs du Monde.fr, dans lequel il donne deux indices correspondant à l’énigme, il semble, donc, que TRA ait trouvé lui aussi la bonne réponse ; mais je ne l’ai pas reçue dans ma boite aux mels …

màj 18/03/2020 à08h06 : le commentaire de TRA cité dans le paragraphe précédent a disparu … mais vous pouvez vous reporter à celui du 17 mars 2020 à 20 h 43 min

Un seul indice, donc :

 

Et tout est dit !

Confinez-vous bien !

6 commentaires sur “L’indice du mardi 17/03/2020

  1. lecteur à propos de l’étymologie de Gargilesse-Dampierre ( Indre )

    C’est quasiment une colle que vous me posez-là ! Les spécialistes qui se sont posé la question ( et il n’y en a guère : E.Nègre lui-même a refusé l’obstacle, qui ignore le toponyme dans sa Toponymie générale de la France ) ne sont pas d’accord entre eux !

    Tout d’abord, il faut savoir que, contrairement à ce que dit wiki, c’est le village qui donne son nom à la rivière et non l’inverse ( Dauzat&Rostaing, Dictionnaire étymologique des noms de lieux de France) et que l’origine donnée par le site officiel de la mairie (rubrique « Histoire du château » ) selon un hypothétique Gargilius qui aurait fondé là un castrum, ne s’appuie sur rien et est à rejeter.

    Le nom le plus ancien attesté que nous ayons à notre disposition date d’avant 1154 sous la forme Gargelesse et ne nous apprend malheureusement pas grand chose.

    L’hypothèse la plus communément admise ( Roger Brunet, Trésor du Terroir ) est celle d’un dérivé du prélatin garg-, « gorge ». Toutefois, Dauzat&Rostaing mettent en doute cette étymologie en raison d’une « impossibilité phonétique », malheureusement sans expliquer laquelle.
    Autre hypothèse à ne pas négliger : une origine selon le gaulois gargo qui aurait eu le sens de « sauvage » ( X. Delamarre, Dictionnaire de la langue gauloise ).

    Enfin, une dernière hypothèse fait appel à un francique *Warginissa ou *Warhginissa , « lieu de rassemblement de hors-la-loi, de proscrits » ( Ernst Gamillscheg, Romania germanica , 1934, — mais cet ouvrage n’est semble-t-il plus la Bible qu’il a longtemps été.)

    Voilà tout ce que je peux dire sur le nom de Gargilesse aujourd’hui. ( et George Sand ne nous apprend rien de plus !).

    J’aime

  2. « dans l’Indre (36) :
    – entre Ceaulmont et le Pin, Gargantua boit la Creuse en aval de Gargilesse, entre le rocher du Pin et celui de Ceaulmont. Il avale du même coup un bac rempli de moines, qu’il prend pour une truite, et en recrache l’arête : le bateau. »

    http://www.mythofrancaise.asso.fr/mythes/figures/GAlocal.htm

    ————-
    Je n’en tire aucune conclusion, mais il est à remarquer que, selon le site de la « Société française de mythologie », le géant légendaire Gargantua (avatar d’un dieu celtique Gargas) est associé plus ou moins à Gargilesse.

    Le dieu Gargas faisait, semble-t-ll, l’objet d’un culte sur les hauteurs : au Mont-Saint-Michel (ancien mont Gargan), sur le mont Gargan dans le Limousin, au mont Gargan (quartier élevé de Rouen), pour ne citer que ceux que j’ai fréquenté. Son culte a souvent été remplacé par celui de saint Michel, archange vénéré sur les hauteurs.

    Je n’ai pas le temps de le faire maintenant, mais il serait intéressant de vérifier si l’on trouve trace d’un culte de saint Michel à Gargilesse.

    J’aime

  3. « il semble, donc, que TRA ait trouvé lui aussi la bonne réponse » (leveto)

    En fait, dimanche soir, j’ai compris que l’indice suggérait deux pistes :
    – l’inventeur de la « trémie » (sens du nom de l’auteur de l’indice en anglais) ;
    – l’inventeur d’un instrument utilisé dans le métier indiqué par le titre donné à l’indice.

    La première écartée (cette invention me semble remonter à la plus haute antiquité), avec l’aide de sainte Wiki, il n’a guère été difficile de retrouver le moustachu concerné.

    Hélas ! vu l’heure tardive, je n’ai pu poursuivre mes investigations.
    Et, les trois jours qui ont suivi ont été consacrés à des préparatifs destinés à rendre le moins inconfortable possible l’hivernage printanier qui nous attend (à Wuhan, ils en sont à leur troisième mois), hormis quelques incursions rapides de mon doppelgänger sur LSP.

    Dès demain, je me mets donc en chasse pour tenter de rejoindre le trio de découvreurs (que je félicite).

    Sur ce, je vais me relaver les mains. Bonne santé à tous !

    J’aime

  4. T.R.Aule

    j’ai naguère publié un billet concernant la présence de Gargantua dans la toponymie, accompagné à la toute fin d’un lien vers le site que vous mentionnez.

    Les noms de lieux commençant par Garg- sont pratiquement tous reliés par la tradition populaire à Gargantua, comme Gargas ( H.-Gar.), Garganvillar ( T.-et-Gar.), etc. ainsi que des micro-toponymes comme la Gargante à Vèbre ( Ariège ), Gargade à Aragnouet ( H.-Pyr. ) et bien d’autres. La plupart de ces noms sont pourtant issus pour la plupart du prélatin *garg, « gorge » ou « sauvage », le reste se rattachant à un nom d’homme gaulois Garganus ( comme pour Garganvilar ) ou à des racines mal identifiées.

    Pour être complet, notons le nom de Saint-Jean-de-Garguier ( à Gemenos, B.-de-R.) : cette localité est mentionnée par une inscription en l’honneur du sévir augustal Quintus Cornelius Zosimus découverte au XVIIe siècle. Ce texte évoque le fait que les habitants du pagus Lucretius avaient été privés de l’accès au bain gratuit de Gargarius, le chef lieu de ce pagus dépendant de la cité d’Arelate (Arles). Le sévir Quintus Cornelius Zosimus par la suite, obtint de l’empereur Antonin le Pieux (86-161 ap. J.-C.) le rétablissement de ce privilège. On explique le toponyme Gargarius, que l’on identifie à Saint-Jean-de-Garguier, par le gaulois gargo , « féroce, sauvage ».

    En ce qui concerne le dieu celte Gargan, vous savez sûrement qu’il ne s’agit que d’une hypothèse émise en 1868 et largement mise en doute aujourd’hui. Le seul héros légendaire celte qui corresponde peu ou prou à Garg- est le roi légendaire des Cynètes nommé Gargorix qui tenta à maintes reprises de tuer son petit fils. Mais toutes ses tentatives furent infructueuses et, à la fin, il finit par reconnaître son petit-fils comme son héritier, et lui donna le nom d’Habis. Son nom signifie « le roi sauvage » (*gargo-rix ).

    Quant au mont Saint-Michel ( Seine-Mar.), il ne s’est jamais appelé mont Gargan. C’est un ancien prieuré de Rouen qui a pris le nom de Saint-Michel-du-Mont-Gargan, en référence au sanctuaire du monte Gargano italien, d’où l’évêque d’Avranches Aubert aurait fait ramener des reliques de l’archange en 709.

    Pour une éventuelle présence d’un culte voué à saint Michel à Gargilesse, un rapide survol ne m’a permis de m’en assurer. Si j’ai le temps, je m’y remets.

    J’aime

  5. Vous avez, bien sûr, raison.

    En fait, je ne faisais que reprendre la thèse de Jean Markale (auteur qui jadis m’a fait rêver – avec le Graal aussi, et le trésor de Rennes-le-Château) mais qui est très controversé). Et encore, n’ayant pas le livre sous la main, je ne suis pas sûr que ma mémoire ne me fasse pas défaut.

    Je m’étais pourtant promis de ne pas mélanger ici les genres : le naturel reprend parfois le dessus.

    J’aime

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s