Au bouleau !

Le bouleau, comme nombre d’arbres déjà étudiés ici ( le tilleul, l’aulne, l’orme, le chêne, le figuier …* ), est très présent en toponymie. Le nom pourrait venir d’un indo-européen *gwet qui aurait donné betu en celte d’où est issu le latin betulla, et aussi le bitume ; l’idée en serait la gomme, la résine qu’on en tirait jadis. En revanche, les noms anglais birch, néerlandais berk, allemand Birke ou encore russe bereza ( cf. Berezina ) viennent de *bhereg, « clair, blanc, brillant », qui a aussi donné fraxinum, le « frêne ».

bouleau

Le betu celte et sa forme en latin vulgaire *betullus apparaissent dans trois filières toponymiques :

la première est proche de la forme actuelle bouleau et fait le plus souvent appel au suffixe collectif –etum pour désigner des boulaies :

  1. Le Bellay-en-Vexin ( Val-d’Oise ) et Montreuil-Bellay ( M.-et-L.) ;
  2. Bellot ( S.-et-M.) ;
  3. Belloy (  Oise ), B.-en-France ( Val-d’Oise ), B.-Santerre (Somme), B.-Saint-Léonard ( id. ) et B.-sur-Somme ( id. ) ;
  4. Le Beulay ( Vosges ) ;
  5. Biollet ( P.-de-D. ) ;
  6. Boulay-les-Barres ( Loiret ), B.-les-Ifs ( May.), B.-Moselle ( Mos.), Le Boulay ( I.-et-L.), et Le B.-Morin ( Eure ) ; en déterminant dans Saint-Vincent-du-B. ( Eure ) et Volmerange-les-B. ( Mos., avec le nom d’homme germanique Wolmar et le suffixe –ing ) ;
  7. La Boulaye ( S.-et-L. ) ;
  8. Boullay-les-Deux-Églises ( E.et-L.), B.-lès-Troux ( Ess.), B.-Mivoye ( E.-et-L.) et Le B.-Thierry ( E.-et-L, avec le nom du seigneur ).

D’autres suffixes ont été plus rarement utilisés :

  1. osa : Belleuse ( Somme ), Bouleuse ( Marne ) et La Boulouze aujourd’hui fusionnée dans Saint-Ovin ( Manche, paroisse dédiée à saint Ouen ou à Osvinus, saint d’Angleterre du VIIè siècle  ) ;
  2. aria : Boullarre ( Oise ) ;
  3. double suffixe –ar-etum : Boulleret ( Cher ) ;
  4. du bas latin *betullia, « boulaie » : La Bouillie ( C.-d’Armor, la Bollie en 1256 ) et Le Bouillon ( Orne ).

bouleau-commun-laciniata-1525484-1Le bouleau isolé — ce qui est plutôt rare mais se rencontre néanmoins parfois — apparait dans les noms de Biol ( Isère, Bioyl au XIVè siècle ), La Biolle ( Sav., nommée Betula au XVIIIè siècle ), Bioule ( T.-et-G.), Buoux ( Vauc., Biol en 1043 ) et dans le diminutif Le Biot ( H.-Sav, *betul-ottum ). En revanche, Biot ( Alpes-Mar.) noté Buzot en 1102, Bisot en 1158 et Biot en 1495, est un toponyme pré-celtique de sens inconnu. On retrouve le bouleau dans des formes dialectales à Boulot ( H.-Saône ), à Beulotte-Saint-Laurent ( id. ), à Boult ( id. ), à B.-aux-Bois ( Ardennes) et à B.-sur-Suippe ( Marne ). Si Baule ( Loiret ), noté Boola en 1139, est bien un oïl baoule pour « bouleau », le nom de La Baule-Escoublac  ( Loire-Atl., avec Escoublac du nom d’homme gaulois Scopilus et suffixe -acum ) est sans doute d’origine gauloise donnant l’oïl local baule, « dune ». Le nom d’Ébouleau ( Aisne ) fait écho à celui de Les Étilleux ( E.-et-L. ) qui ont fait l’objet de ma dernière devinette : il s’agit en effet d’un ancien ès bouleaux, « dans les bouleaux », qui, une fois mal compris, a perdu son pluriel au contraire de Les Étilleux auquel on a  rajouté un article inutile.

la deuxième filière toponymique est plus proche de la forme originelle, ayant gardé le -t- intervocalique parfois transformé en -d- ou en -z-:

  • Bedous (  Pyr.-Atl. ), Bédouès-Cocurès ( Loz., avec Cocurès du pré-indo-européen *cucc-, « hauteur arrondie », donnant le provençal cuco, « meule » ) ;
  • Bezouce ( Gard, Biducia en 1146 ) ;
  • se place dans cette série la forme peto du Croissant linguistique  qui a donné de nombreux micro-toponymes comme La Pétoule, La Pétouille, Pétoula, La Pétoulade, La Pétoulère, etc. dans le sud de l’Indre, la Haute-Vienne et la Creuse.

la troisième filière toponymique, très riche en exemples, est basée sur le nom méridional du bouleau, soit bès :

La forme occitane bèç donnant les toponymes en bes est issue du bas latin *bettius, dont le pluriel bettia donne des formes en besse et la suffixation collective donne des besset, bessière ou bessède. On trouve ainsi :

  1. Besse ( Cant., Dord.), B.-en-Oisans ( Isère ), B.-et-Saint-Anastaise ( P.-de-D. — avec Anastasius patriarche d’Antioche au VIè siècle — qui intègre l’ancienne B.-en-Chandesse, de Canticia villa du nom d’homme gaulois Canticius, et la station de Super-Besse ) et B.-sur-Issole ( Var ) ;
  2. Le Bez ( Tarn ) ;
  3. avec le suffixe collectif -etum : Besset ( Ariège ) ;
  4. avec le suffixe collectif au féminin -eta : Bessède-de-Sault et Labécède-Lauragais ( Aude, avec Sault, du latin saltus, « défilé forestier » ; pour le Lauragais suivez ce lien ) ainsi que Labessette ( P.-de-D.) et L’Argentière-la-Bessée ( H.-Alpes, d’Argenteria, « mines d’argent » ) ;
  5. avec le suffixe –aria : La Besseyre-Saint-Mary ( H.-Loire, avec Marius, abbé du monastère de Bevons, près de Sisteron, au VIè siècle ), Bessières ( H.-Gar. ) et Labessière-Candeil ( Tarn ) ;
  6. avec le diminutif :  Labesserette ( Cantal ) ;
  7. avec un suffixe obscur, sans doute le gaulois -egia : Bessèges ( Gard ) ;
  8. de bès et suffixe diminutif -at : Le Bessat ( Loire, un certain Johannes del Bessa est cité sur un acte en 1365 ) et Bessamorel ( H.-Loire, Bessa Maurell en 1267, avec le nom du propriétaire ).
besse
Besse-en-Chandesse

Il convient de rester prudent pour ces toponymes dont certains se trouvent dans des régions semble-t-il inaptes pédologiquement à la croissance du bouleau. Il se pourrait alors qu’ils représentent une vaissièra ou une vaisseda, c’est-à-dire un lieu riche en noisetiers ou en coudriers ( d’une racine *vax-), le v prononcé b ayant favorisé l’assimilation d’un arbre à un autre. Et, là où les noisetiers ne poussent pas plus que les bouleaux, il se pourrait qu’on ait à faire à des « champs de vesces » : on sait qu’à partit du milieu du XIIIè siècle, les légumineuses prirent de l’importance en agriculture ( fèves, lentilles, pois, vesces). Deux exemples en micro-toponymie : le lieu-dit Bergerie-de-Bessières, à Murle ( Hér.) était un mansum de Vesceriis en 1215 puis Vessieras en 1258 ; le lieu-dit Besses à Saint-Maurice-Navacelles ( Hér.) est noté Bois des Vesses sur la carte de Cassini en 1774.

Le nom de Bislée ( Meuse ) est un cas difficile dont l’étymologie ne fait pas l’unanimité. D’abord connu comme Biscryblata en 709 ( peut-être à lire *Biscyalata s’accordent à dire les spécialistes), son nom évolue en Bislata en 921 puis Billeie en 1359. Il faut peut-être y voir l’oïl *besse, équivalent de l’occitan bèsso et du franco-provençal biessi, accompagné de l’adjectif féminin lée ( du latin latus ), « large ».

Les langues régionales

■ Le breton emploie bez, du gaulois betu, que l’on retrouve dans le nom de Rospez ( C.-d’Armor ), noté Rosbeith en 909 avec ros, « tertre, colline » ( cf. les traductions en anglais des gaéliques ros : promontory et beith : birch ). Quelques micro-toponymes font appel à ce même bez comme Le Bezo à Bignan ( Morb., du nom d’homme latin Bennius et suffixe -anum ) ou le Stang ar Béo, « étang du bouleau », à Lannion ( C.-d’Armor ) et d’autres ;

■ Les formes nordiques ont donné Berck-sur-Mer ( P.-de-C., Berc en 1215, du germanique birkja, « boulaie » ) et des micro-toponymes du type Birk, Birken, Birck en Alsace et Moselle ;

■ Le basque utilise urki qui a donné les noms d’Urcuit ( Pyr.-Atl., du collectif urku-eta ) et Orcun ( Pyr.-Atl., avec le locatif basco-aquitain -un ). Les formes anciennes de Urcuit ont donné lieu à une curieuse déformation en Orcuit au Moyen Âge que certains scribes ont compris « or cuit » et ont écrit Auricocto !

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La devinette

Il vous faudra trouver le nom d’un village de France métropolitaine formé d’un mot désignant un lieu planté de bouleaux accompagné d’un adjectif.

■ un premier indice :

indice a 26 04 20

■ et un deuxième :

indice c 26 04 20

 

Et maintenant, au boulot !**

Réponses attendues chez leveto@sfr.fr

cul-de-lampe-03

 

*tapez le nom d’une essence dans la zone de recherche en haut  de la colonne de droite et laissez-vous guider.

**Ben oui, fallait bien que quelqu’un la fasse…

20 commentaires sur “Au bouleau !

  1. ❝J’suis la fougère, j’suis le boulot blanc
    J’suis la coyote, celle qui crie dans l’vent
    J’suis la rivière, celle qui coule dans le sang, dans le sang❞

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  2. Les sœurs Boulay …

    Le dernier clip des deux sœurs, qui illustre leur morceau “Nous après nous”, est tourné sur cette fameuse île d’Anticosti et la démarche derrière y est forte [ sic ] intéressante : elles questionnent leur rapport à la viande, et décident de pousser cette réflexion jusqu’à chasser elles-mêmes la bête.

    Vous l’avez compris, elles décident de prendre conscience, réellement, qu’avant de se retrouver en steak haché au fond de notre assiette, la viande est d’abord un animal vivant avec des poils, des os, des yeux… Les musiciennes prennent alors la décision de ne plus manger de viande si tuer de leurs propres mains l’animal qui servira à les nourrir s’avère trop douloureux, voire impossible.

    ( ici )

    Comment dire ? Ah oui ! comme Cabu.

    Bon, de là à finir vegan, y a de la marge !

    PS tout bien réfléchi, la démarche des deux frangines est assez inepte. Tuer un cerf soi-même pour prendre conscience que ce n’est pas bien et décider qu’on ne le fera plus ? … Et si on remplace « cerf » par « homme», « femme », « enfant », « nègre », « bougnoule »… on a le droit aussi ?

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  3. Le bouleau ? Faut-il vraiment que je réagisse au discours mystico-niais de Laurence Monod ?

    « la porte entre les mondes de la vie et de la mort », « arbre féminin », « Auprès du bouleau, vous entrerez en contact avec la fluidité féminine » ( il est bien connu que la femme est fluide quand l’homme est consistant ), « a sagesse du bouleau », etc. Non merci, ce sera sans moi !
    D’ailleurs, les frangines chasseuses Boulay n’ont l’air ni particulièrement fluides ni sages …

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  4. Pour exploiter sans risque les forêts, on en a éliminé les ours et les loups qui sont les prédateurs naturels des cervidés.
    Pour aménager Anticosti, on y a introduit des cerfs en oubliant d’y introduire aussi des prédateurs.

    Les chasseurs remplacent maintenant les anciens prédateurs naturels — mais il est tout aussi dangereux de se promener en forêt ou d’y chercher les champignons ( et encore, ce n’est pas sûr : on n’a jamais vu un loup sauter sur un promeneur en croyant que c’était un cerf …).

    Conclusion : ce sont les marchands d’armes ( de chasse ) qui se frottent les mains.

    P.S. : Non ! pas de sensibilité particulière de véto. J’ai travaillé, pendant mon service national, en tant que vétérinaire entre autres d’abattoir. Quand le boulot est bien fait, je n’ai rien à redire. Nous savons élever des espèces animales domestiques pour nos besoins alimentaires. Nous ne devrions plus avoir besoin ( sauf régions et populations très particulières ) de chasser pour nous nourrir. La très grande majorité des chasseurs chasse pour le plaisir, pas pour remplir le congelo ( avec le fric que coûte l’équipement, les cartouches, le permis, le droit d’entrée dans une société de chasse, etc., le chasseur aurait de quoi payer un lapin d’élevage ou une côtelette de porc par semaine à ses enfants !). J’avais dans ma clientèle des chasseurs de sangliers ( en surpopulation aussi dans nos campagnes ) qui me racontaient leurs battues du dimanche et étaient fiers de m’annoncer le nombre de « cochons » qu’ils avaient « tiré » : c’était tout ce qui importait, le « nombre ». Je recousais leurs chiens jusqu’à des point d’heure et la seule question était : « je pourrai l’amener avec moi, dimanche prochain ? ».

    Ah ben, tiens ! Le P.S. est plus long que l’écrit. Fallait pas me lancer.

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  5. Les nazis étaient de doux poètes, amoureux de la nature.

    De la liberté aussi. La fière devise qui figurait au fronton des camps de vacances qu’ils avaient ouverts était « Arbeit macht frei ! », soit « Le boulot rend libre ! ».

    L’un de ceux-ci s’appelait le « bois de hêtres » : Buchenwald ».

    [On y trouvait « un arbre, chêne ou hêtre, placé au milieu du camp, aurait été selon la légende celui sous lequel le poète, philosophe et dramaturge Goethe aurait eu l’habitude de se reposer, de méditer et de travailler »

    https://fr.wikipedia.org/wiki/Buchenwald#Ch%C3%AAne_de_Goethe ].

    Le bouleau fut aussi à l’honneur : le second élément de Auschwitz-Birkenau se traduit gracieusement par « petit bois de bouleaux ».

    https://www.au-tournant.org/2013/10/15/visite-auscwhitz-birkenau/

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  6. @ TRA

    Pourquoi n’avez-vous donc pas cité LA PETITE PRAIRIE AUX BOULEAUX, ce film de Marceline Loridan-Yvens, relativement fameux et si raccord avec Birkenau* ?

    Pas plus tard qu’hier, en soirée, j’avais renoncé à le trouver disponible en streaming, ce film… il m’aurait pourtant fait oublier les Sœurs Boulets !

    Pour me consoler, je me suis alors servi une belle rasade de JOHN BIRCH SOCIETY, ‘cuvée sixties’ :

    Moralité : Le bouleau n’apporte pas que des satisfactions sanitaires liées à sa « fluidité féminine ». Rapport à son insistance à s’associer aux extrêmes droites historiques, il a aussi des vertus allergisantes non négligeables :

    Cliquer pour accéder à le_bouleau.pdf

    – Et dire, en 2020, que je n’ai aucune combine pour disposer maintenant d’un masque ‘deux en un’, apte à me protéger à la fois du Covid-19 (quand je vaque hors de chez moi) et de ce foutu pollen invasif (quand j’ouvre mes fenêtres) !

    ___________

    * Le Bois de Boulogne, on sait ce qu’il y croît, question appendices libidineux en quête de se soulager, dès la nuit tombée… mais quid, au toponymique, du Bois de bouleaux ou de la Prairie aux bouleaux ?

    Dans Écorces, G. Didi-Huberman décrit les bouleaux de Birkenau, expression qui, du point de vue étymologique, insiste sur les arbres vus par eux-mêmes. De plus, la terminaison –au désigne la prairie où poussent les bouleaux (mot qui indique le lieu en tant que tel) et la douleur elle-même (expression spontanée de la souffrance)…

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  7. Et si nous passions outre-Manche ?
    On pourrait alors, en face de Liverpool, accoster à Birkenhead ( Cheshire ), dont le nom est attesté en 1150 sous la forme Birkened, à lire *Birkenhed, soit le « cap ( hed des bouleaux ( birken ), puis nous rendre à Berkeley ( Gloucestershire ) dont le nom, attesté sous la forme Beorclea en 804 puis Berchelai en 1086, correspond au vieil anglais beorclêach , « le bois ( lêah de bouleaux ( beorc) » .

    Et si nous passions outre-Atlantique ?
    On pourrait alors se rendre à Berkeley ( Californie ), dont les paresseux diront qu’elle doit son nom au souvenir de son homonyme anglaise et n’auront qu’à moitié raison. En réalité, la construction d’une université à cet emplacement avait été décidée dès 1864. Mais le comité chargé de l’aménagement hésita longtemps avant de lui donner un nom. En 1866, alors qu’il était réuni sur place, un de ses membres, montrant la baie de San Francisco, cita un vers que la vue lui inspirait : Westward the course of empire takes its way . Or ce vers était extrait du poème Destiny of America du philosophe George Berkeley. Il n’en fallut pas plus pour que le nom de Berkeley fût choisi pour désigner l’endroit où fut établie l’université en 1873. Le seul rapport, indirect, avec la ville anglaise tient au fait que le philosophe était issu d’une famille sans doute originaire de cette dernière.

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  8. Décidément, en terre germanique, on aime bien associer bouleau et abattoir.
    L’actualité nous le rappelle encore, à propos de Birkenfeld (= « champ de bouleaux »),dans le Bade-Wurtemberg :

     » Mehr als 200 rumänische Arbeiter in Schlachthof mit Coronavirus infiziert
    In einer Fleischfirma im baden-württembergischen Birkenfeld haben sich laut der Regierung in Bukarest Hunderte Rumänen mit dem Coronavirus infiziert. Einen ersten Verdachtsfall gab es offenbar schon Anfang April. »

    [Plus de 200 ouvriers roumains infectés par le coronavirus dans un abattoir. Dans une entreprise de viande se trouvant à Birkenfeld, dans le Bade-Wurtemberg, selon le gouvernement de Bucarest, des centaines de Roumains ont été infectés par le coronavirus. Il y avait apparemment un premier cas suspect déjà début avril.]

    https://www.spiegel.de/panorama/gesellschaft/birkenfeld-mehr-als-200-rumaenische-arbeiter-in-schlachthof-mit-coronavirus-infiziert-a-fdd280ba-d2fd-4e10-a3ff-4e9e37ed1dd9

    ——————–
    Ce Birkenfeld est situé dans le Bade-Wurtembreg / Baden-Württember.

    Paradoxalement, son blason représente des feuilles de chêne et des glands :

    https://fr.wikipedia.org/wiki/Birkenfeld_(Bade-Wurtemberg)#/media/Fichier:DEU_Birkenfeld_COA.svg

    Il ne doit pas être confondu avec un autre, dans la Rhénanie-Palatinat, dont le blason comporte un arbre, dont je ne suis pas sûr qu’il soit un bouleau :

    https://fr.wikipedia.org/wiki/Birkenfeld_(Rh%C3%A9nanie-Palatinat)#/media/Fichier:DEU_Birkenfeld_(Nahe)_COA.svg

    Ni avec un troisième, en Bavière, dont le blason représente, au-dessus d’un saint saurochtone, une feuille, dont je ne suis pas sûr, non plus, qu’elle soit de bouleau.:

    https://fr.wikipedia.org/wiki/Birkenfeld_(Bavi%C3%A8re)#/media/Fichier:Wappen_von_Birkenfeld_(Unterfranken).svg

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  9. Décidément, en terre germanique, on aime bien associer bouleau et abattoir. (TRA)
    …….
    Dans la Flandre belge aussi, on associe volontiers « bouleau et abattus »… ceux, héroïques, défunctés sur le Front de l’Est :

    …À partir de 1972 apparaissent dans le BERKENKRUIS –littéralement « croix de bouleau »- des articles traitant de la théorie raciale du Sint-Maartensfonds, liée au racisme national socialiste, ou nazisme. Ils veulent protéger l’Europe du communisme…

    _________

    S’il arrive que l’on ne puisse reconnaître avec certitude un bouleau ou ses feuilles sur un blason, ce n’est pas le cas s’agissant de photographies.
    Ici, par exemple, on n’a aucune hésitation concernant l’essence :

    https://encrypted-tbn0.gstatic.com/images?q=tbn%3AANd9GcT1y54Fl0l2aF36QqXC7RG1CEDIHk5slNpDsYCBoJZlWyVJq216&usqp=CAU

    __________

    On sait, depuis Les F. de Brel, que l’humour des Flamingants, « nazis durant les guerres et catholiques entre elles… est exsangue »…
    Celui d’un effronté youpin du Minnesota était d’une autre trempe :

    … Now we all agree with Hitlers’ views
    Although he killed six million Jews
    It don’t matter too much that he was a Fascist
    At least you can’t say he was a Communist….

    Traduction libre :
    …Maintenant, on ne peut qu’adhérer aux idées d’Hitler bien qu’il ait su conduire aux abattoirs à la mort six millions de Juifs.
    Son passé de fasciste est sans réelle importance, on ne pourra jamais dire de lui qu’il fut communiste…

    P.S : Pour BERKENKRUIS et JOHN BIRCH PARANOID BLUES, il existe des notices Wikipedia documentées.

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  10. Watson n’est pas le patronyme du seul inventeur de la structure en double hélice de l’ADN.

    Voici comment Arthur Conan Doyle met en scène pour la première fois, dans « Une Étude en rouge », son personnage homonyme, qu’une blessure réduit pour un temps à l’état très élémentaire de chair-loque :

     » On me détacha de ma brigade pour m’adjoindre au régiment de Berkshire ; ainsi je participai à la fatale bataille de Maiwand. Une balle m’atteignit à l’épaule ; elle me fracassa l’os et frôla l’artère sous-clavière.  »

    Cliquer pour accéder à CononDoyle_UneEtudeEnRouge.pdf

    L’on pourrait supposer, par analogie avec la forme « Berkeley », que, puisque l’on a affaire, nous dit sainte Wiki, à une région de bouleaux, le nom de l’éponyme du régiment du futur mari de Mary (une femme qui avait du chien, selon sir Henry Baskerville) signifie « Comté des bouleaux ».

    Mais elle nous détrompe aussitôt en nous proposant la véritable étymologie :

    « Le comté prend son nom d’une grande forêt de bouleaux appelée Bearroc (celtique pour « accidenté »). »

    https://fr.wikipedia.org/wiki/Berkshire

    « Shire of Berrock Wood. Berrock possibly from Brythonic « Hilly place ». »

    https://en.wikipedia.org/wiki/List_of_United_Kingdom_county_name_etymologies#England

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  11. Excellent, Brosseur!

    J’aurais bien essayé de faire pareil, mais je n’ai pas de cafetière de vingt ans… dommage!

    En tout cas, la prochaine fois que je me trouve perdu sur les bords de la Bérézina, je saurai imperméabiliser mes bottes.

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