Les végétaux ailleurs dans le monde (suite)

Élargissant mes recherches aux végétaux en général et non plus seulement aux arbres (même si les roseaux et les genêts apparus dans les précédents billets ne sont pas à proprement des arbres), je poursuis ma promenade commencée ici et continuée . On remarquera que certaines des étymologies présentées dans ce billet ne font pas l’unanimité, mais c’est un des charmes de la toponymie.

Aïl

Chicago (USA, Illinois) : le premier nom Checagou, que l’on trouve sous la plume de René-Robert Cavelier de La Salleen 1679 est  une adaptation en français du nom algonquin (miami-illinois) shikaakwa qui signifie « endroit où poussent les oignons » (Allium tricoccum). Les autres étymologies proposées par le site wiki en français (marécage ou mouffette) sont contredites dès le début par le journal de voyage de Henri Joutel  dans lequel il écrit en 1687 : « … quand nous arrivâmes à l’endroit appelé Chicagou qui, selon ce que nous avons pu apprendre à son propos, doit son nom à la quantité d’oignons sauvages qui poussent dans les bois de la région. »

Bruyère

Brandebourg (allemand Brandenburg, État fédéral d’Allemagne, ancienne marche germanique de Charlemagne) : il convient  d’éliminer d’emblée une étymologie pseudo-savante née au XVIIè siècle. Dans un livre intitulé Epitome Rerum Bohemicarum publié à Prague en 1677, Bohuslav Balbín rattache Brandeburk à un imaginaire *brannybor, « la pinède (bor) armée (branny)», d’origine slave. Restée sans suite aux XVIIè et XVIIIè siècle, cette hypothèse fantaisiste a été remise en honneur par le courant romantique après 1817 et se retrouve encore parfois dans certains ouvrages. Il faut revenir comme toujours, aux premières attestations connues du nom du Xè siècle pour tenter d’y voir plus clair : Brandenburg, Brendanburg, BrandaburgBrennanburg, Brennaburg. On a là un bel exemple d’étymologie croisée entre deux mots, l’un slave et l’autre germanique. Le slave brenna, « boue, marécage », (nom de deux localités polonaises et ancien nom de la ville tchèque Brno) s’est heurté au vieux germanique brand (brend), « brûler, incendier », appliqué ici aux landes de bruyère facilement essartées par le feu  (brand a donné  branda en latin médiéval et brande en français) : l’un et l’autre de ces deux mots convenaient à une terre plate et pauvre. Une dernière hypothèse  fait simplement de Brandenburg une ancienne « forteresse incendiée », en se basant sur le sens de brand en allemand moderne mais en oubliant au passage les formes slaves en Brenna-et sans donnée historique.

Chêne vert

Lecce (Italie) : l’étymologie populaire qui fait de Lecce un dérivé de l’italien leccio, « chêne vert », oublie le nom que les Romains avaient donné à la ville lors de sa fondation en 268 av. J.-C., Lupiae, qui était une adaptation du nom grec que l’on connait grâce à Strabon, Λουππίαι (Luppíai) ou Λουπία (Lupía). Le nom latin évoluera au Moyen Âge vers Lipiae d’où proviennent les formes modernes Licce puis Lecce. Aucune étymologie sérieuse n’est avancée pour le nom grec de la ville, tout au plus peut-on constater une attraction du latin lupus, « loup », à l’origine de la présence d’une louve sur les armoiries de la ville … qui comportent aussi un chêne vert.

Lecce-Stemma
Stemmi Comunali Italiani, https://it.wikipedia.org/w/index.php?curid=91110

Frêne

Fresno (Californie, USA ) : du nom espagnol du frêne blanc (Fraxinus americana), particulièrement abondant dans les montagnes environnantes.

Hêtre

Bochum (Rhénanie-du-Nord-Westphalie, Allemagne) : mentionné comme Buokheim en 1041, du vieux haut allemand buohha, « hêtre », et heim, « maison, hameau ». À moins de quarante kilomètres se trouve Bocholt toujours de buohha mais avec holz, « bois ».

Mélèze

Moléson (sommet des Alpes, Suisse) : d’un nom local du mélèze ( Larix decidua), plutôt que d’un hypothétique mola summum (wiki) qui s’applique plus à un sommet aplani comme une meule de moulin.

Palmier

Las Palmas (Las Palmas de Gran Canaria, Canaries) : le nom complet Ciudad de las Palmas (en latin médiéval Civitas Palmarum) a été donné au XVè siècle par les marins et colons espagnols parce que l’endroit était riche en palmiers-dattiers.

Palma de Majorque (Baléares) : d’abord colonies carthaginoises, les Baléares furent conquises en 121 av. J.-C. par le consul romain Quintus Caecilius Metellus, qui y gagna le surnom de Balearicus. C’est lui qui fonda la ville et la nomma Palma pour une raison qui n’est pas explicitée. Certains ont émis l’hypothèse qu’il aurait traduit en latin le nom phénicien antérieur Tamara, « datte », mais cela est peu conforme à l’usage romain. L’autre hypothèse, plus communément admise, est que le consul a choisi Palma parce que la palme était à Rome, comme en Grèce, le symbole de la victoire. Des monnaies portant cet emblème ont été plus tard émises. Sous l’autorité des Maures, de 798 à 1229, la ville fut appelée Medina Mayurka, « ville de Majorque », nom qui sera repris plus tard dans l’usage populaire, en Catalan, Ciutat de Mallorque. Le nom romain de Palma, qui n’avait pas été oublié, fut confirmé en 1715 par le décret de Nueva Planta, sans la précision de Mallorca. Cette dernière est réapparue au XIXè siècle, pour distinguer la majorquine de Palma del Rio, Palma de Gandia ou encore de Palma de Cervelló.

Palmyre (ancienne ville de Syrie) : capitale d’un puissant royaume qui atteignit son apogée au IIIè siècle, elle fut complètement détruite en 272 par l’empereur romain Aurélien et on n’en visite plus aujourd’hui que les ruines fortement teintées d’hellénisme. On y parlait araméen et, accessoirement, le grec. Le nom latin Palmyra, attesté au Ier siècle chez Pline l’Ancien, implique par son son y et son suffixe l’existence d’une forme antérieure grecque Palmura. Cette dernière n’est cependant pas attestée avant le milieu du  IIè siècle après J.-C. chez Ptolémée. On connait, d’autre part, le vieux nom sémitique de la ville, Tadmir, dans les archives de Mari du XVIIIè siècle av. J.-C.. Un millénaire plus tard, Tadmar est cité dans des inscriptions assyriennes. On trouve deux fois mentionné Tadmer dans l’Ancien Testament. Enfin, au Ier siècle après J.-C., l’historien Flavius Josèphe cite, en grec, Thadamora, qui est vraisemblablement une notation de l’araméen Tadmor. Les linguistes y reconnaissent généralement  un dérivé du nom sémitique de la datte et du dattier (cf. hébreu tamor, arabe tamr, etc.) et  supposent dès lors que Palmura en aurait été une traduction mêlant le nom latin palma (sans correspondant en grec ancien) et un suffixe apparemment grec ( comparable par exemple à celui de halmuros/-ra, « salé, salée »), en faisant un étrange hybride gréco-latin, comme chez nous monocle ou bicyclette. Une autre école envisage la corruption de Tadmor en un hypothétique *Talmura puis en  Palmura sous l’influence du latin palma. Aucune de ces deux hypothèses n’est pleinement satisfaisante et il est plus raisonnable de penser que le nom sans doute pré-sémitique Tadmor reste de sens inconnu et que les Grecs puis les Romains ont joué sur l’assonance Tadmor/tamor pour dériver le nom vers Palmura, confortés par la présence de palmeraies alentour.

Palmyre (anglais Palmyra, atoll polynésien des Îles de la Ligne) : le nom lui a été donné par le capitaine anglais Sawle en novembre 1802, d’après le nom de son navire baptisé de ce nouveau prénom féminin tandis que l’Occident commençait à s’intéresser au site archéologique vu précédemment.

Palm Beach (Floride, USA ; Aruba, Antilles néerlandaises ; Queensland, Australie) : toutes nommées en référence au cocotier (Cocos nucifera L.). La ville de Floride avait d’abord été nommée Palm City en 1873 après que des cocotiers y eurent été plantés puis renommée Palm Beach en 1887.

Palm Springs (Californie, USA) : d’abord nommée Agua Caliente, « eau chaude », par les Espagnols, la ville a été renommée officiellement Palm Springs en 1884 en raison de ses palmiers de Californie (Washingtonia filifera ) et des sources d’eau chaude.

Roseau

Cannes ( italien Canne della Battaglia, Italie, province de Barletta-Andria-Trani, site de la célèbre bataille d’Hannibal sur les Romains en 218 av. J.-C. ) : on explique généralement son nom latin Cannae comme le pluriel de canna, « roseau », mais l’état moderne des lieux ne justifie pas cette appellation. Il faudrait admettre que, dans l’Antiquité, la quantité de roseaux bordant le cours de l’Aufide était telle que la caractéristique en fut étendue à la localité construite sur une hauteur voisine. Il reste à adopter peut-être la même étymologie que pour Cannes en France méridionale : la survivance d’une base pré-indo-européenne *can-, « hauteur », comme dans Le Cannet-des-Maures (Var), dont le vieux village est haut perché, dans Canet-en-Roussillon (P.-O.), situé sur une butte, et d’autres.

Rorschach ( au bord du lac de Constance, canton de Saint-Gal, Suisse) : de l’allemand Röhr, « roseau », et Schachen, « buisson de bords de lac ou de rivière ».

Tamarinier

Dakar (Sénégal) : le nom est issu du terme wolof dakhar, qui désigne le tamarinier. On raconte plaisamment que quand les premiers navigateurs européens abordèrent près de la pointe sud de la presqu’île du Cap Vert (c’étaient sans doute des Portugais au XVè siècle), ils demandèrent à des piroguiers indigènes le nom de l’endroit, mais ceux-ci crurent qu’on leur demandait le nom des grands arbres de la côte et ils répondirent n’dakar. Les autres étymologies proposées comme le wolof deuk raw, « terre de refuge », nom qui aurait été donné par les indigènes fuyant l’oppression coloniale, sont des réfections a posteriori sans base solide.

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La devinette

Voilà l’histoire :

Elle se passe dans un grand pays qui a connu, non sans mal, plusieurs colonisateurs successifs avant de devenir stable sous la coupe des derniers d’entre eux, comme nous le connaissons encore aujourd’hui.

La dernière conquête terminée et le pays pacifié, quelques migrants décidèrent de s’installer dans une région encore peu connue et peu exploitée. On leur décrivit alors une espèce d’arbre qui leur indiquerait le bon endroit pour s’installer.

Au bout de leur périple, ils crurent reconnaître l’arbre en question dans un petit vallon et bâtirent là une petite ville à laquelle ils donnèrent le nom de « vallée de cet arbre » dans la langue de leurs ascendants, qui n’était pas la langue « officielle » du pays.

Hélas, leur établissement échoua et, peu de temps après, la petite ville fut abandonnée. Plus tard, pourtant, on la reconstruisit un peu plus loin à un endroit plus propice. On en profita pour la rebaptiser mais le nom, sans doute mal compris, fut adapté plus ou moins phonétiquement dans la langue «officielle».

Devenue grande et prospère, c’est comme ça qu’elle s’appelle aujourd’hui, du nom d’un arbre qu’on n’y trouve pas.

Et c’est le nom que je vous demande de trouver.

Généreux, je vous donne aujourd’hui trois indices :

■ une case de bédé :

indice a 31 05 20

■ une photo :

indice b 31 05 20

■ une autre :

Pronghorn Antelope, Cabin Lake Road, Fort Rock, Oregon

Réponse attendue chez leveto@sfr.fr

49 commentaires sur “Les végétaux ailleurs dans le monde (suite)

  1. DEVINETTE EXPRESS (mais ‘total raccord’ question arboriculture et toponymie)

    Imaginons une localité qu’il aura fallu rebaptiser car son toponyme faisait double emploi avec celui d’une autre.
    Se réunirent alors quatre personnages influents dont les deux pères fondateurs du patelin.
    Cette instance décisionnaire en débattit lors d’un brainstorming épuisant, lequel n’aboutit qu’à un total désaccord : chacun en tenait pour un fruit particulier, produit par une essence ligneuse et adaptée aux conditions locales.

    L’éthique toponymique, lorsque le choix se limite à 2 propositions, permet d’en décider à pile ou face.
    Là, il y en avait quatre sur le tapis… alors on l’a jouée aux cartes… et sûrement pas à la « manille de PACA » !
    Au final, un vainqueur et trois perdants qui, lot de consolation, ont vu leurs propositions respectives devenir odonyme respectable

    Question :
    – Qui l’a emporté ?… fût-ce au mépris de l’étymologie appliquée à la toponymie quand elle se consacre aux arbres de partout.

    Les réponses seront adressée au go-between du 84, impartial arbitre.

    Précisions utiles :

    1.Les 4 fruits en compétition se rapportaient chacun à un arbre, de la façon suivante et telle que l’on en causerait aujourd’hui en français ordinaire :

    -Pomme… Pommier
    -Poire… Poirier
    -Scoubidou… Scoubidouyer

    2.Cette histoire, rapportée avec le plus grand sérieux chez Wikipédia, est sans doute trop belle pour être vraie.
    – Qu’importe !… la véridicité des choses n’est pas forcément une exigence impérieuse de la Jeune Science Toponymique.
    L’intègre Leveto, habile à faire la part des choses, saura pourtant nous dire ce qu’il en est.

    3.Faute d’indices (et de dice*) pertinents musicalement, je me contente, question déco’, d’une adaptation avec cartes à jouer au propos:

    *Le Poker Dice (= »Poker d’as » en adaptation française et selon une approximation à l’esgourde) ne me semble pas recevable… et donc pas de Stones ni de Tumbling Dice.

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  2. Houp là! Une devinette isarienne est apparue sans prévenir tandis que je profitais d’un grand beau temps pour farniente
    Un rapide coup d’œil dans ma boite aux mails m’apprend que personne ne m’a encore proposé de réponse.
    Je n’ai plus guère le temps (ni l’envie) de m’y mettre ce soir. Je m’y mets demain matin, c’est promis — si personne ne s’est manifesté d’ici là!

    PS merci pour Graeme Allwright (ça fait plusieurs fois qu’on parle de lui en peu de temps et ça me va!).

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  3. Cher Brosseur, Sweet Shoeshine de mon cœur,

    Votre planche à caractère pédagogique est vraiment très jolie à regarder et j’y retrouve trois des essences impliquées lors du choix qu’il a fallu faire, là-bas… et sûrement plus près de chez vous que de Machincourt.

    J’y retrouve notamment celle, parmi les quatre en compétition, qui fut utilisée en menuiserie traditionnelle de PACA pour réaliser les magnifiques portes du vieux Serres*, certaines aussi de Sisteron et d’autres, vantées par Magnan, dans un bouquin et dans un patelin où je dispose d’une résidence d’été, avec antique huis et moderne fiscalité locale sans rapport avec mon temps d’occupation.

    L’arbre et le fruit qui me semblent manquer sur votre planche n’assurent pas la prospérité de picards orchards… mais ailleurs, en PACA, ils encombrent le paysage.
    ___________

    Comme je crois savoir que vous aimez davantage les chiffres en leur implacable brutalité que le français tel qu’il se cause, un tuyau à caractère routier :
    L’endroit que je vous réclame est à moins de 100 miles de là où vous invite Leveto… soit 1h30 de route si, toutefois, vous n’avez pas d’ennuis particuliers avec un gros camion vindicatif.
    ____________

    * Des portes de ce genre, avec ferronneries en harmonie :

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  4. Ah, ben oui ! Il ne m’a pas fallu bien longtemps, pardi!, pour trouver cette ville dont j’ignorais quand même que le nom avait été choisi de cette façon ( mais je vais quand même vérifier ça, tant l’histoire semble « inventée »).

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  5. Ce n’est pas la bonne réponse, mais on trouve, à propos de fruits et de cartes, une étymologie amusante dans « California Place Names: The Origin and Etymology of Current Geographical Names », de Erwin G. Gudde, William Bright.

    Celle de Applesauce Creek :

    https://books.google.fr/books?id=ibMwDwAAQBAJ&pg=PA15&lpg=PA15&dq=apple+valley+naming+california&source=bl&ots=UuuGGyrwJv&sig=ACfU3U3IR0auOetdNMd7EOTjKws_NzTREw&hl=fr&sa=X&ved=2ahUKEwiMm7nLluXpAhWKy4UKHZWlA_kQ6AEwEHoECAoQAQ#v=onepage&q=apple%20valley%20naming%20california&f=false

    ———————
    L’état qui a donné son nom à la série qui narre la seconde vie de l’agent Mulder semble d’ailleurs être complètement pommé !

    On y trouve aussi Apple Valley, où résidaient Roy Rogers (le « singing cow-boy ») et Dale Arden ;

    Et, surtout, c’est là qu’on a tourné « The Hill have Eyes » !

    http://www.allocine.fr/video/player_gen_cmedia=18601348&cfilm=61333.html

    ———————
    Mais aucune de ces réponses ne doit être la bonne.

    LA VÉRITÉ EST AILLEURS !

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  6. @Leveto -(11h20)

    Pourquoi avoir utilisé le présent?
    D’un point de vue toponymique et agricole, le passé simple convient mieux encore !

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  7. En fouinant dans le même secteur, j’ai trouvé la charmante bourgade de Zzyzx, dont le nom m’incite à croire que c’est un ancien repaire de Zorglub.

    Je n’ai pas pu identifier, non plus, la plante qui a donné son nom à un nouveau bourg : Newberry Springs (où l’on peut prendre tranquillement un café).
    Il faut dire qu’en matière de baies anglo-saxonnes, je ne connais guère que celle qui a donné son nom au lieutenant Myrtille, qui a enchanté ma jeunesse, (et, à la rigueur des « fraises pour toujours », dont les champs ne sont pas piqués des hannetons).

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  8. J’ai oublié de me prêter à la mode, répandue ici, des illustrations sonores et/ou visuelles.

    Voilà qui rectifiera :

    [Dans le respect de la diversité ethnique qui caractérise le lectorat de ce blog, je devrais peut-être mettre du Céline Dion :

    Voilà qui est fait !]

    ——————
    Personnellement, je préfère Roy Rogers …
    Non pour des raisons musicales (je n’y connais strictement rien – à mon grand regret), mais parce qu’il a enchanté mon enfance (avec Rintintin et Zorro).

    [Ah ! que le regretté Jaboune (qui ne fut pas seulement le parolier de Mireille et d’animateur de « 36 chandelles », mais anima les jeudis après-midi – jadis, le mercredi s’appelait « jeudi » – une émission destinée à tous les « épatants petits Français » n’est-il encore là !]

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  9. TRA

    après investigation, je peux affirmer que Newberry Springs ( Californie, USA) ne doit pas son nom à une quelconque baie, mais aux montagnes environnantes, les Newberry Mountains.

    Ah oui! Les montagnes en question doivent, elles, leur nom au capitaine Newberry.
    Je ne suis pas sûr qu’il s’agisse de John Strong Newberry, mais les indices concordent.

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  10. Enfin, j’ai eu peur que la réponse ne fût la ville de Corona, dont le nom rappelle trop une maladie qui s’infiltre par les naseaux :

    « La ville de Corona a été fondée en 1886 en plein boom de la culture du citron et a profité de sa situation avantageuse au fond du canyon du fleuve Santa Ana, avec le seul col pour franchir les monts Santa Ana. Le nom de la ville provient de la disposition particulière des rues, un découpage standard entouré d’un boulevard circulaire. »

    https://fr.wikipedia.org/wiki/Corona_(Californie)

    Mais, en fait, il ne s’agissait pas de naseaux, mais de Nassau (la rime devrait, pour aller bien, être plus riche).
    Et les quartiers, autour de la Piazza, sont plus juteux !

    —————-

    Ah ! si Mitch Lucker était passé au vert, il ne serait pas allé dans le rouge !

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  11. @ TRA

    1. Je considère, au travers de sous-entendus, que vous êtes arrivé à destination. C’est bien.

    2. Par contre, je ne vous félicite pas pour votre choix musical : je n’avais jamais entendu parler de ce Mitch Lucker et c’était très bien ainsi.

    Si vous aviez eu davantage de goût, vous m’auriez proposé quelqu’un d’autre, lui-même trop tôt défuncté : Jeff Buckley, autrement calibré !… et dont je m’abstiens de vous servir une vidéo qu’à l’évidence vous ne méritez pas.
    _______________

    Le couple ambigu, « Tintin à la houpette et Haddock à la casquette », m’avait fait penser à un autre couple, parfaitement hétéro lui,.. à deux têtes d’affiche du cinéma.
    Comme j’aime bien recycler mes émotions, je me propose de vous la jouer dans la « fournaise », et précisément dans une localité que vous n’aurez pas à découvrir. Pour vous éviter quelques suées, je vous la nommerai d’emblée.

    RDV plus tard, à ma convenance.

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  12. @ TRS

    J’avoue que je ne connaissais pas ce Mitch Lucker avant d’apprendre, hier, en lisant la notice WP, qu’il était mort, non de suicide, mais d’un accident de moto dans la localité que vous avez offerte à notre curiosité.

    Par ailleurs, vous aurez compris que mes goûts vont plus du côté de Mireille (celle du « Petit conservatoire », beaucoup plus que celle d’Avignon) que du Métal Lourd (quoique le Métal, quand il est Hurlant, dans le domaine de la bédé …).

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  13. Il faut dire qu’en matière de musique de rythme « osée », je me suis arrêté au New Orleans.

    Déjà le Free Jazz, il y a cinquante ans, j’étais largué.

    Alors, le Rock (et sa descendance), n’en parlons même pas !

    [Sauf, peut-être, Eddy Mitchell, pour qui j’ai un faible. Mais vous allez trouver que j’ai mauvais goût …)

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  14. Les conditions modernes d’accompagnement de la vieillesse me sont un réconfort d‘autant mieux apprécié lorsqu’il n’est pas tarifé.

    C’est ainsi qu’avec l’agence de voyage VVLT, on peut vagabonder tout en restant à proximité confortable de son rafraîchisseur d’air… tandis que d’autres, lamentables ou audacieux, vont délibérément se faire cuire la couenne dans d’improbables coinceteaux, au prix d’un bilan carbone indécent.
    ….

    Bref, l’actualité de VVLT m’a fait penser à un film de cinéma que j’avais vu et dont Internet ne me propose aucun streaming intégral en français. Tant pis !… on fera avec, avec le trailer.

    Au cas où vous ne l’auriez pas encore remarqué, TRA, mon glorieux passé d’Elu du Peuple (souverain) n’a pas été sans laisser chez moi une certaine inclination, hors dérisoires étymologies rattachées, pour les collectivités locales, leurs conditions de vie économique ou démographique…etc.

    Cette semaine, à l’insu de son plein gré, Leveto m’a emmené à FURNACE CREEK, un patelin surprenant si l’on en croit les données fournies par Wikipédia :

    Moins de 30 habitants recensés mais, excusez du peu, une station-essence, un golf 18 trous, un supermarché, deux hôtels genre resort, un aérodrome, des campings et même un centre administratif… etc.

    Y’a sans doute qu’en Amérique que de telles choses sont possibles !
    Quant au toponyme, Furnace Creek, j’avoue être incapable de lui donner un équivalent en français… mais je ne suis pas québécois.

    La question est :

    – L’homme et la femme du film sont désignés par leurs seuls prénoms d’état civil.
    Quels sont-ils, ces prénoms ?

    Afin de pouvoir disposer d’un bonus éventuel :

    – L’homme, lors d’une conversation téléphonique, shootée au resort de Furnace Creek, évoque son lieu de naissance.
    Quelle est-elle, cette localité ?
    __________

    Précisions utiles ou inutiles :
    Il ne s’agit évidemment pas de ce film dont les extérieurs ne furent d’ailleurs pas tournés en Californie :

    Le film dont je vous cause maintenant – accessoirement présenté à Cannes (06 029)- fut distribué en son temps selon un titre en anglais. Les Québécois, d’ordinaire si sourcilleux, en ont-ils donné une traduction ? Je ne sais pas et ils font comme ils veulent, ces gars-là.
    __________

    P.S : – Eddy Mitchell ?… -Aucun avis particulier à son sujet, sauf que son éternelle posture de rocker d’opérette et de crooner pour dames m’a souvent semblé un brin ridicule.
    Vince Taylor, lui et à peu près contemporain du Nohain en fin de vie, m’a toujours paru plus fréquentable, sur l’écran noir et blanc de la télé de mes parents… et ce n’est pas n’importe qui a pu pondre un incontournable standard du rock.
    Vous n’échapperez donc pas à l’une des innombrables reprises :

    Par pure charité, TRA, je vous épargne le « Twist du Canotier » : la seule vidéo restée disponible ne montre pas les Chaussettes de chez Stem.

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  15. Pour l’étymologie de Furnace Creek, voici ce qu’en dit le « California Place Names: The Origin and Etymology of Current Geographical Names », de Erwin Gustav Gudde (p. 116) :

    https://books.google.fr/books?id=M-22djGNuhwC&pg=PA116&lpg=PA116&dq=furnace+creek+etymology&source=bl&ots=-NRA-GTKMW&sig=ACfU3U33cfzGw1O3PMfVEPszgkX5tp7ihw&hl=fr&sa=X&ved=2ahUKEwiv9N7zkujpAhUDzhoKHR36AeAQ6AEwDXoECAYQAQ#v=onepage&q=furnace%20creek%20etymology&f=false

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  16. Ah, TRA, vous m’êtes un baume au cœur aujourd’hui et vous ne pouvez pas imaginer comme j’ai eu plaisir à vous fourvoyer du côté de Zabriskie Point, un film que j’avais vu à sa sortie et trouvé bien tarte à l’époque.
    Jugement confirmé chez Wikipédia :

    https://fr.wikipedia.org/wiki/Liste_des_pires_films_jamais_r%C3%A9alis%C3%A9s#Zabriskie_Point_(1970)

    Notez cependant que je conserve une admiration sans bornes pour l’Antonioni de Blow Up (avec Jeff Beck et Jimmy Page au casting) et surtout pour Profession Reporter, ses extérieurs caniculaires et un plan/séquence de légende… et moi, j’aime l’ouvrage quand elle est bien faite :

    Hélas, le perspicace Intrus est venu s’en mêler sans s’emmêler les pinceaux, lui.
    -M’a-t-il gâché pour autant ma fin de journée ?- Non, pas vraiment et je le salue bien.

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  17. @ TRS :

    Vous omettez de souligner que Furnace Creek est le siège du parc national de la Vallée de la Mort. Dès lors, tout s’explique (sauf le golf, qui est d’autant plus ridicule et aberrant sur un plan écologique). Peu importe la faible population de résidents, puisque les infrastructures que vous citez sont liées aux très nombreux touristes qui passent par là (et mieux vaut ne pas tomber en panne d’essence dans la Vallée de la Mort). Et à l’inverse, peu importe la fréquentation touristique, il est difficile de vivre à l’année dans un lieu où il fait fréquemment plus de 40°C (et régulièrement plus de 50°C) et où le sol est parfois à 90°C, d’où évidemment une faible population limitée à 24 hères.

    La page Wikipédia consacrée à ce patelin ne manque pas de m’étonner. Bon, je ne suis pas surpris de la manie étatsunienne de tenir des statistiques étranges, que la version française a bêtement traduite (parfois avec des formulations très mal traduites d’ailleurs). Mais il est quand même précisé que 1,60% de la population déclare parler le shoshone à la maison.

    Ah.

    Une ville avec 24 habitants pourrait donc avoir une statistique concernant 1,60% de sa population — c’est-à-dire 0,38 personne(s). Nous avons donc à Furnace Creek un tiers de personne qui mène sa vie indépendamment des autres deux-tiers la constituant. Un décapité dont la tête se balade de son côté en parlant shoshone pendant que son corps sans tête se balade du sien en s’exprimant par langue des signes ?

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  18. Je me permets une sorte de repentir car, à bien me souvenir, je ne suis plus très sûr que Gérard évoque Châteauroux au téléphone*. C’était peut-être plutôt lors d’une anodine conversation au resort avec des touristes lambda et de passage.
    Néanmoins, au trailer, on voit très bien le décor:

    Un peu, toutes proportions gardées, comme dans un film de la Metro, magnifique chanson :

    *Quant au téléphone de confort, hors resort et réseaux disponibles:

    https://fr.wikipedia.org/wiki/Mojave_phone_booth

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  19. TRS
    grâce à Un Intrus, votre question ne sera pas restée longtemps sans réponse.
    PS je crois avoir déjà dit ici tout le mal que je pense de l’acteur principal, boursouflé d’ego autant que de bouffe.

    Jacques C
    bien vu, les statistiques à l’américaine !

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  20. Je ne connaissais pas le film.

    Êtes-vous bien sûr que Gégé n’était pas à Death Valley pour faire de la figuration dans Star Wars, dont de nombreuses scènes ont été tournées là ?

    ——————–
    Avant Donald, il y eut Ronald.

    Et il fut à Death Valley :

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  21. @Jacques C.

    Je reviens sur votre dernier commentaire dans lequel vous vous emportiez quant aux statistiques américaines, à la façon qu’on a là-bas de manipuler les chiffres. Au point de leur faire dire des choses éloignées de la perception ordinaire.
    L’affaire du shoshone décapité m’avait fait de l’effet, du moins un effet relatif sur l’instant.
    Maintenant, je ne suis pas loin de vous rejoindre avec cette affaire minière menée depuis la Mojavie, avec les cortèges de 20 mules :

    Et alors là, je suis bien d‘accord avec vous, Jacques, on se fout vraiment du monde !… on nous prend pour des baudets : Statistiquement et après dénombrement zoologique, une twenty mule-team n’est composée qu’à 90% de mules authentiques. La vendre autrement, c’est frelater la marchandise !

    https://en.wikipedia.org/wiki/Twenty-mule_team

    _________________

    Et puis, comme il arrive à mes pensées d’aller adrift, selon des connections/orientations qui me sont particulières, il m’est revenu en tête ce standard qui figurait dans le conducteur de ma période Bluegrass, c’est-à-dire vers le mitan des eighties : Whoa Mule, un morceau dont je me suis depuis souvent fredonné le refrain en tête et qui, selon une formation alors plus réduite, sonnait assez comme ça :

    Les commentaires de la vidéo me disent que Clarence White y figure… Sans doute le type que l’on entrevoit à 1:35… J’avoue que je ne l’aurais pas reconnu sans qu’on me le dise : je n’avais jamais eu vent de lui qu’avec les Kentucky Colonels et les Byrds !… si postérieurs.

    A part ça, Jacques, j’ai vu comment vous vous démenIez à propos de considérations minuscules qui font l’ordinaire, en mode rengaine, de LSP (= Les Scies Partagées).
    Moi, qui suis un garçon qui ne s’encombre pas au quotidien de «sémantiquement correct », je vous avoue que je ne suis pas prêt à renoncer au terme NEGRE, économique en lettres et « très clair », si je puis dire :
    – Nègre est un terme très affectueux chez les Cajuns… Négresse aussi.
    – Imagine-t-on Ernest Nègre, cette sorte de sommité dans sa partie, se « remotivant » (au pseudonyme) en Ernest Afroricain ? On en ricanerait !

    Mais, puisque vous êtes au bout du fil et que vos opinions peuvent m’être d’un grand secours quand je me perds en perplexitudes, donnez-moi votre avis sur ceci :

    Celui que l’on connaît, à l’international et notamment dans les milieux musicaux les plus autorisés, a fait carrière sous le nom de CLARENCE WHITE : Clarence, c’est la clarté et White c’est assez idem avec en outre l’idée d’immaculé.
    Alors, pourquoi a-t-il considéré que son nom d’origine, Clarence né LeBlanc, faisait « tache » alors qu’il offrait de similaires qualités ?

    Hélas, cette pointure du flat-picking et du Bluegrass réunis n’est plus là pour m’apporter des « éclaircissements »… mais vous peut-être, Jacques, vu comme vous savez décortiquer les choses sémantiques appliquées au lexique et au politique tels qu’ils se causent et s’adaptent à l’air du temps…

    @TRA

    Il y a quelques jours, vous m’aviez proposé un type hurleur dont je n’ai pas retenu le nom. En riposte, je vous avais signalé Jeff Buckley, autrement délicat et considérable.
    Maintenant que s’approche l’heure de la révélation au public du nom d’une localité, par inadvertance tiré de celui d’un arbre qu’elle n’a jamais vu croître, j’hésite à vous demander où donc s’est éteint – et non pas « s’était teint »- le fameux Clarence White…

    A votre insu, vous avez déjà répondu.

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  22. Leveto aurait donc pu l’utiliser comme indice …

    Vos interventions sont toujours d’un grand intérêt pour un ignorant : jusqu’à aujourd’hui, le bluegrass était, pour moi, une herbe (pourtant, j’ai vu O’Brother). Et le seul chanteur américain (à part Hugues Auffray) que je connaisse dans ces eaux-là est Ricky Nelson (grâce à Rio Bravo : mes carences américano-cinématographiques sont un peu moins béantes que les musicales).

    ————
    Le « twenty mule-team » est tellement emblématique de la région dont nous parlons que (comme l’ont découvert ceux qui ont cliqué sur le photogramme de Reagan) c’est lui qui figure dans le premier plan du feuilleton ouesternien Death Valley.

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  23. TRS

    le peu que j’ai pu lire sur wiki en anglais me fait penser que ce sont les parents de Clarence LeBlanc qui ont américanisé leur nom après être venus du Canada s’installer aux États-Unis.
    À mon avis, il y avait là une intention de se faire plus Américains que Canadiens-français, rien à voir avec la couleur.

    PS que Jacques C. me pardonne d’avoir (à peu près) répondu à sa place.

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  24.  » une twenty mule-team n’est composée qu’à 90% de mules authentiques. La vendre autrement, c’est frelater la marchandise ! » (TRS)

    Et ne parlons pas du Coke, d’où aujourd’hui est absente la coke, qui était pourtant en stock dans la recette originelle du regretté John Pemberton (le « French Wine Coca »), et, dont faute de possibilité d’utiliser la recette ad hoc, il nous faut maintenant faire tintin !

    « Des recherches scientifiques montrent qu’un verre de Coca-Cola en 1886 contenait environ neuf milligrammes de cocaïne »

    https://fr.wikipedia.org/wiki/Coca-Cola

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  25. @ TRS :

    J’avoue n’être pas très sûr de ce que vous me demandez (ni pourquoi je saurais mieux vous répondre que leveto ou autre). Je rejoins l’explication donnée par notre hôte, qui a bien sûr eu raison de nous la partager ; je subodore comme lui une anglicisation de complaisance pour mieux s’intégrer dans le paysage WASP des États-Unis (qu’il s’agisse de ses parents ou de lui).

    Je profite d’avoir votre attention pour vous rappeler que vous ne nous avez toujours pas précisé quelle est la ville nommée à l’issue d’une partie de cartes. Les allusions de tel ou tel peuvent suffire à vous convaincre qu’ils ont trouvé la solution, mais cela ne permet pas de l’exposer au reste des lecteurs.

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  26. @ Un Intrus :

    ????

    Je veux bien que « château roux » renvoie clairement vers une ville française. Mais si vous considérez que « En bloc » et « Orange », associés à Châteauroux, désignaient explicitement le film Valley of love ou Depardieu ou Huppert, je dois être analphabète, car ça n’a pas vraiment le même niveau de transparence que la couleur du cheval blanc d’Henri IV.

    Donc, considérer que votre commentaire était explicite et pas allusif, outch. Je suis désolé, mais sans l’extrait (et donc la solution) donné(e) ensuite par TRS, il m’était totalement impossible d’en déduire de quel film il s’agissait, ou le nom de l’un ou l’autre du duo d’interprètes.

    ——-

    Quoi qu’il en soit, mon dernier commentaire ne se référait pas à cette devinette-adjacente dont la solution a rapidement été donnée, mais la première. Celle de la ville nommée à l’issue d’une partie de cartes, portant le nom d’un fruit et située à 100 miles de la ville de l’Ouest étatsunien demandée par leveto *. Ne me dites pas que Châteauroux (nommée d’après un certain Raoul) est nommée d’après un fruit et située en Californie ou dans l’Oregon, je ne vous croirai pas.

    * Non, je ne sais pas de quelle ville il s’agit. J’ai bien compris une bonne part des indices, mais sans doute pas les quelques-uns déterminants.

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  27. Au temps pour moi, je viens de comprendre que votre réponse concernait les deux devinettes à la fois. Franchement, cela n’allait pas de soi. Une fois Châteauroux rangée à sa place par TRS, il ne m’est jamais venu à l’esprit que votre commentaire pouvait porter une autre information et concerner aussi l’autre devinette picarde (avec, en outre, le vice de placer la réponse à la première après celle à la seconde). Bon; OK.

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  28. @ Jacques C

    J’avoue que je n’y pensais plus du tout à cette partie de poker.
    La réponse était donc ORANGE.

    Je vous la joue brève avec un copié/collé :

    En 1869, les avocats de Los Angeles Alfred Chapman et Andrew Glassell reçurent, comme paiement pour des services légaux, 1 385 acres2 de terres du Rancho Santiago de Santa Ana, qu’ils divisèrent rapidement en une ville de 1,6 km2 avec un certain nombre de fermes l’entourant. Originellement la communauté s’appelait Richland, mais la demande d’un bureau de poste fut refusée à la ville en 1873, à cause du fait qu’un Richland existait déjà dans le comté de Sacramento.
    D’après le livre California from the Conquistadores to the Legends of Laguna de Roeger W. Jones, Alfred Chapman (qui voulait le nom de « Lemon »), Andrew Glassell (qui préférait « Orange »), et deux autres prétendants (qui préféraient « Olive » et « Walnut ») jouèrent une partie de poker dont l’enjeu était le renommage de la ville.
    Glassell, né dans le Comté d’Orange (Virginie) (lui-même nommé non d’après le fruit, mais d’après le Prince Guillaume IV d’Orange-Nassau), gagna la partie, et en 1875, Richland fut renommé Orange.
    Les autres noms devinrent ceux de rues de la ville.

    ____________________

    Ailleurs, il est précisé que l’un des supposés joueurs ne se trouvait pas physiquement là à l’époque et aussi que, dans ce secteur, on n’y trouvait alors pas plus l’ombre d’un oranger que celle d’un palmier :

    Certainly it was not named for the orange groves that dotted the hillsides — there was not a single producing orange grove in the area in 1873.

    ________________

    Pour Clarence White, il me semble que si l’envie me prenait de m’expatrier à Orange (USA) ou à Orange (84), je n’aurais pas la tentation d’adapter mon patronyme à la situation… même si papa-maman se montraient enclins à la complaisance.
    ________________

    Pour finir en chanson (minimaliste) une série de chiffres, de pourcentages, de végétaux, de bestiaux, d’indicateurs démographiques, pluviométriques, thermométriques… sans aucun raton laveur mais avec an obnoxious solo d’harmo’ :

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  29. En ce qui concerne l’histoire de la partie de poker censée donner son nom à Orange, Californie, on peut lire cette page qui complète bien ce que nous a déjà dit TRS.

    _________________________________________________
    TRS, comparez ce qui est comparable : un Picard « émigrant » en Provence en 2020 ne vit pas du tout la même aventure qu’un Canadien-français débarquant aux États-Unis dans les années quarante ! Il était sans doute alors beaucoup plus facile de se faire accepter et de trouver un job avec un nom américanisé.

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  30. « adapter mon patronyme à la situation… même si papa-maman se montraient enclins à la complaisance » (TRS)

    ———————–
    1. Clarence est né LeBlanc selon WP-en. (Ce doit – si l’information est exacte – être aussi le cas de son frère aîné).

    « Clarence White (born Clarence Joseph LeBlanc; June 7, 1944 – July 15, 1973[1]) »

    https://en.wikipedia.org/wiki/Clarence_White

    2. En 1954 (Clarence a 10 ans), toute la fratrie porte le nom de White (qui sera ensuite porté par eux : il ne s’agit donc pas d’un nom de scène, dont chacun aurait fait ensuite son patronyme – hypothèse peu vraisemblable):

    « In 1954, the three White brothers, Roland (mandolin), Clarence (acoustic guitar), and Eric Jr. (banjo and double bass) formed a country trio called Three Little Country Boys »

    https://en.wikipedia.org/wiki/Kentucky_Colonels_(band)

    3. Le plus vraisemblable est que le père a fait une demande de changement de nom entre 1944 et 1954, ce qui entraîne celui des enfants mineurs (le droit des USA doit, sur ce point, être semblable au français) et, a fortiori, celui des enfants à naître.

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  31. La très sérieuse Encyclopedia Britannica en tient pour l’orangeraie :

    « Orange, city, Orange county, southern California, U.S. Adjacent to Anaheim (west) and Santa Ana (south), it lies along the Santa Ana River. Part of Rancho Santiago de Santa Ana, the city was founded as Richland in 1869 by Alfred Chapman and Andrew Glassell, who received the land as payment for legal fees. The town was laid out in 1871 and renamed in 1875 for its orange groves. »

    https://www.britannica.com/place/Orange-California

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  32. Oui, TRA, mais l’Encyclopedia Britannica peut se tromper !
    Lisez bien le bouquin que j’ai mis en lien et vous verrez qu’il n’y avait pas de plantations d’orangers quand le nom d’Orange, Californie, fut adopté — sans doute pour attirer d’autres planteurs.

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  33. Je n’ai pas plus confiance en l’Encyclopedia Britannica qu’en Wikipedia pour certains sujets (sauf quand je peux vérifier en recoupant).

    [En revanche, Wikipedia est généralement plus pratique pour faire du copier-collé !]

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