La Soule et le Lavedan (répauxdev)

À moins que des mails ne se soient perdus, personne n’a rejoint Un Intrus dans la découverte des deux bonnes réponses à ma dernière devinette et TRA en est resté à la seconde réponse.

Il fallait trouver la Soule, partie du Pays Basque, et le Lavedan, au cœur des Pyrénées.

La Soule

Ce pays historique du haut Moyen Âge est formé d’une partie de l’ancien diocèse de Dax (Landes) autour de son chef-lieu Mauléon (P.-A.).

Le nom du pays date de l’Antiquité. Au milieu du Ier siècle av. J.-C., César mentionne le peuple des Sibulates, qui occupe la région. Pline l’Ancien, en 77 ap. J.-C., parlera des Sybillates. La graphie importe peu : le nom désigne les habitants (marqués par le suffixe –ates) d’un pays appelé Sibula ou Subila. Ce n’est que vers 660, dans la Chronique de Frédégaire, que ce nom est attesté in valle Subola : la base antique est donc Subila et non Sibula. Ce nom évoluera régulièrement, par la chute du -b- intervocalique, en Soula dès 1079-90 dans le cartulaire de Bigorre. En basque, le pays est aujourd’hui appelé Zubero, de *zurbel, « bois noir », donnant zubel, « ormeau», et suffixe locatif -o : il s’agit du « lieu de bois noirs », décrivant l’aspect forestier de la Soule. C’est ce nom basque *zubelo qui a été latinisé en Subila puis Subola et enfin francisé en Soule.

La phrase « on peut s’y habiller de pied en cap et on y chante, danse et joue la comédie en plein air » était une allusion aux espadrilles (pour le pied), au béret (pour le cap, la tête) et à la pastorale basques.

■ le livre :

renvoyait à son auteur, de son vrai nom Rodney William Whitaker, qui passa une grande partie de sa vie reclus à Mauléon.

■ le héros de bédé :

il fallait reconnaître Superdupont et son béret basque, bien sûr.

Le Lavedan

Ce petit pays historique du haut Moyen Âge, dont la ville principale est Argelès-Gazost, est formé d’une partie de l’ancienne Bigorre dont le chef lieu est Lourdes.

Le nom de ce pays semble issu, avec agglutination de l’article initial, de l’occitan avedan, « sapinière », de avet, « sapin », lui-même issu du latin abies, abietis, de même sens.

Les coutumes du Lavedan mentionnées dans l’énoncé de la devinette sont détaillées sur le site wiki. La phrase « on y mouline et on y glisse » rappelait les cols pyrénéens, dont le Tourmalet où moulinent les cyclistes du Tour, et le domaine skiable où glissent les touristes.

■ le livre :

Marguerite de Navarre aurait eu l’idée d’écrire l’Heptaméron lors d’un séjour à Cauterets en 1546.

■ le bonsaï :

il fallait reconnaître un sapin gracieux, abies amabillis.

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