Chef-Haut (la répàladev)

Personne n’a rejoint TRA sur le podium des découvreurs de la solution de ma dernière devinette.

Il fallait trouver Chef-Haut, un village des Vosges de l’arrondissement d’Épinal.

chef-haut

 

La première attestation du nom de ce village date de 1436 sous la forme Chevaul et on trouve Cheval en 1543, Chevau en 1594 et enfin Chefvaux et Chef Haut en 1711. Chefhaut est écrit en un seul mot sur la carte de Cassini mais reviendra définitivement en deux mots en 1793.

Carte de Cassini – 1763 (feuillet 112 – Joinville)

Ernest Nègre (TGF*) explique que ce nom provient

de l’oïl chief, chef, « bout, commencement » et vau, « vallée », donc « naissance de la vallée » ; Chefvaux, prononcé Chefau, a été compris Chef+Haut.

Il procède par analogie avec des noms similaires  comme Le Chef de Vaux, à Assigny (Cher) qui était noté Caput Vallis en 1344, Chef de l’Eau à Héronchelles (S.-Mar.) qui était noté de Capite aquae en 1199 ou encore Chef-Boutonne (Deux-Sèvres), Caput Vultone en 1070, situé à l’une des sources de la Boutonne.

Albert Dauzat (DENLF*) avait déjà proposé la même étymologie, ce qui avait conduit Jacques Soyer à écrire l’ article Étymologies des toponymes : Chevaux, Chevaupy, Chevauru. (In: Onomastica. Revue Internationale de
Toponymie et d’Anthroponymie, 2e année N°3-4, Septembre-décembre 1948. pp. 179-181 ) dans lequel il abonde dans le sens du maître.

On est donc passé du latin caput vallis à des improbables Cheval puis Chevau qui ne trouvaient aucune justification locale avant d’opter pour un Chef-Haut dont les habitants pouvaient être fiers, marchant la tête haute voire se haussant du col.

Les indices

■ une image

indice-a-20-09-20 il fallait reconnaître (mais ce n’était pas trop difficile) une tribu d’irréductibles Gaulois dont le chef est porté haut sur un pavois.

 

 

 

■ une autre image :

indice-c-20-09-20il fallait reconnaitre Vercingétorix, un chef gaulois bien connu, représenté ici sur une image d’Épinal extraite de cette lithographie.

 

 

 

 

 

■ une voiture :

indice-z-22-09-20il s’agit (vous l’avez bien sûr reconnue) d’une Citroën Deux Chevaux immatriculée 88, dans les Vosges. Deux indices, donc.

 

 

 

 

■ une autre image :

indice 23 09 20il fallait reconnaitre (mais ce n’était pas trop difficile : c’est écrit dessus!) Napoléon, un autre chef représenté sur une image d’Épinal. Deux indices, donc.

 

 

 

 

■ une autre photo :

indice y 22 09 20il fallait reconnaitre une Renault Quatre Chevaux immatriculée, elle aussi, dans les Vosges. Deux indices, donc.

 

 

 

■ une dernière photo :

indice x 22 09 20il fallait reconnaitre Marc Veyrat, un grand chef de la gastronomie française, photographié ici devant son restaurant au col de la Croix-Fry (1467 m) à Manigod (Hautes-Alpes) : c’est donc bien un chef haut. (Ah ben, oui, je vous avais prévenus).

 

 

*les abréviations en majuscules grasses suivies d’un astérisque renvoient à la bibliographie du blog, accessible par le lien en haut de la colonne de droite.

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