De quelques roches

Nous avons vu dans le précédent billet le nom d’une commune déterminé par celui de la roche qui y était exploitée, Bécon-les-Granits (M.-et-L.). C’est l’occasion d’explorer les toponymes issus de noms de roches — et non l’inverse : les noms de roches issus de toponymes sont beaucoup trop nombreux et, pour la plupart, bien connus. Je rassure les lithophobes : le billet sera court!

Les argiles et marnes ont déjà été vues à l’occasion de ce billet, le sable, la glaise et le limon dans celui-ci et le sel dans celui-là.

Le gypse et le plâtre

Les besoins en plâtre et en chaux ont suscité des gypsières et des plâtrières. Venu d’Orient par le grec γ υ ́ ψ ο ς puis le latin gypsum, le mot gypse a été introduit au XIVè siècle. On le retrouve, sous sa forme simple, principalement dans le Doubs ( Le Gyps à Nans-sous-Sainte-Anne ) et le Jura (Le Gyp à Plénise, le Col du Gyps à Entre-Deux-Monts, Les Gyps à Syam, Sous le Gyps à Saint-Claude, etc.) et sous des formes suffixées dans ces mêmes départements : la Gypserie à Foncines-le-Bas (Jura), et à Orchamps-Vennes (Doubs) et la Gypsière à Verne (Doubs). D’autres micro-toponymes sont issus de ce même mot mais avec des orthographes différentes comme les Gissières (à Guébling, Mos.), la Gipsière à Persac (Vienne), la Gipière à Sospel (A.-Mar.) ou encore Gypson à Vy-lès-Rupt (H.-Saône). Le nom de Gypseuil à Monts (Oise), anciennement Gipseuil, Gypsueil, Gypsué, montre que, si la première partie est bien issue du gypse, le suffixe -ialo donnant –euil, n’était plus perçu au XIVè siècle.comme désignant la clairière gauloise mais n’était qu’un simple suffixe mentionnant une localité quelconque.

Les Plâtrières existent quant à elles en toute région et sous les formes Plastre ou Plastra dans le Midi. Il serait bien fastidieux et inutile d’en donner la liste, aussi me contentè-je de La Plâtrière de Ménucourt (Val-d’Oise) :

platrière menucourt

Le marbre

L’extraction de marbre a donné des noms comme Marbrière, à Cuisia et Rye (Jura), à Faugères (Hér.), à Ardin (D.-Sèvres), à Grasse (A.-Mar.), etc. ou Les Marbrières à La Celle (Var), les Marbrières du Jaur à Saint-Pons-de-Thomières (Hér.), etc. On trouve quelques Marbrerie comme à Eppe-Sauvage (Nord), à Rubécourt-Lamécourt (Ardennes), etc. ainsi que des noms purement descriptifs attachés à des oronymes comme la Pierre de Marbre à Gruyères (Ardennes), la Table de Marbre aux Baux-Sainte-Croix (Eure) ou le Rocher de Marbre Rouge à Ferrère (H.-Pyr.). En occitan, le marbre se dit marme, d’où Les Marmières à Mornas (Vauc.) et à Laran (H.-Pyr.).

Le falun

Utilisé comme amendement calcaire et phosphaté, ce grès coquillier était extrait dans des falunières comme  la Falunière du Moulin Rochas à Amberre (Vienne), La Falunière à Thiverval-Grignon (Yv.) ou Les Falunières à Sainte-Maure-de-Touraine (I.-et-L.).

 

L’ardoise et la lauze

On trouve de nombreux micro-toponymes comme L’Ardoise ou L’Ardoisière sur tout le territoire, mais peu de L’Ardoiserie (  à Sceaux-du-Gâtinais, Loiret, et à La Chapelle-Basse-Mer, Loire-Atlantique). Signalons aussi les Roches Bleues à Mareuil-sur-Lay (Vendée) qui rappelle une ancienne ardoisière. En gascon, l’ardoise est la labassa, d’où le nom de Labassère (H.-Pyr.) et le Pic de Labasse (même dépt.). Ce dernier mot est à rapprocher de l’occitan lausa, « plaque de pierre, dalle, ardoise, schiste », que l’on retrouve dans de très nombreux noms de lieux-dits dans tout le Midi comme La Lauze Nègre à Saint-Julien (Hér.), Les Lausasses à Aigne (id.), Le Lauzet à Saint-Pons (id.), Lauzier à La Salvetat (id.), La Lauzière à Sainte-Croix (Corr.), La Lauzène à Alès (Gard), etc. On aura compris que les toponymes en –ière ou -ier représentent le sens de carrière de lause, les autres étant purement descriptifs.

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Le sistre

Du latin schistus, « roche qui se délite », lui-même issu du grec skhistos, « que l’on peut fendre, séparer», le sistre désigne en occitan aussi bien le schiste que le poudingue, un agglomérat de cailloux réunis par un ciment naturel. C’est ainsi qu’on trouve le nom de Sistre à La Salle-Prunet (Loz.) et aussi des Sistrière(s) dont certaines peuvent être  dérivées du latin médiéval sexteria, « mesure agraire qu’on ensemençait avec un setier de grains », qui a donné en ancien occitan la sestreria (avec épenthèse du r). À Pralognan-la-Vanoise (Sav.), le Col des Schistes culmine à 2845 m.

Le tuf

Issu du latin tufus, « pierre poreuse et friable », « tuf » est à l’origine de noms comme Tuf, Tuffeau, Tuffière. On trouve par exemple une vingtaine de lieux-dits Tuffeau en Touraine, Maine, Anjou et Poitou comme Le Tuffeau à Nouzilly (I.-et-L.), Les Tuffeaux à Martizay (Indre), autant de Tuffière comme La Tuffière à Vaas, Sacré, Yvré-le-Pôlin, Asnières-sur-Vègre, etc. (Sarthe), Les Tuffières à Savigny-sur-Braye (L.-et-C.), etc. Le nom du tuf peut se retrouver seul comme pour Le Tuf à Gastins (S.-et-M.), à Blaisy-Haut (C.-d’Or), etc. ou au Bief du Tuf à Montaigu (Jura), la Font du Tuf à Levroux (Indre), le Roc en Tuf à Ternay (L.-et-C.) et bien d’autres.

La craie

Plusieurs dizaines de micro-toponymes du type La Crayère ou Les Crayères sont recensés en Champagne, notamment dans la Marne et l’Aube. Le nom de La Craie seul se retrouve en nombreux exemplaires sur tout le territoire sans qu’on puisse être sûr qu’il se rattache à l’exploitation de carrières  plutôt qu’à la simple couleur blanche du sol.

Il se trouve sans nul doute d’autres toponymes liés aux noms de roches, certains peu connus ou usités, notamment dans des langues régionales que je n’ai pas eu le temps d’explorer ; toutes les suggestions sont les bienvenues!

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La devinette

Il vous faudra trouver une commune de France métropolitaine dont le nom en un seul mot est fait de ceux de deux roches différentes.

Je précise qu’il s’agit bien de deux noms de roches et pas d’une simple homophonie.

Un  indice   :

indice 2 08 11 20

Réponse attendue chez leveto@sfr.fr

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39 commentaires sur “De quelques roches

  1. Il se trouve sans nul doute d’autres toponymes liés aux noms de roches (…) toutes les suggestions sont les bienvenues!

    En voici une qui m’est venue après avoir constaté qu’à la rubrique « Gypse et Plâtre » n’étaient donnés en exemples que de misérables microtoponymes, entités dérisoires sans municipalité élue, sans code postal ni même le moindre potentiel fiscal .
    Alors qu’il existe une honorable localité qui vante ces deux matériaux :

    Et puisque l’ambiance du moment, avec le plâtre, le marbre et le tuffeau, va à la statuaire, il est temps pour moi de célébrer Gypsy Dave.
    Ce sera en compagnie de Donovan Leitch, poteau du sculptor:

    ____________

    NDLR : TRS garde le souvenir d’avoir repris Hey Gyp maintes fois, du temps de sa jeunesse frivole et aidé en cela par la redondance des lyrics et le côté minimaliste de la structure harmonique. No need même d’avoir à respecter l’ordre des marques.
    En cette époque bénie, c’était si confortable !

    TRS n’ignore évidemment pas que le sobriquet « GYP » n’a rien à voir avec le gypse (matériau) mais bien avec l’Egypte (toponyme). HEY GIP paronyme avec Egypte.

    TRS, qui a le sens du temps qui passe, se permet d’imaginer que le sous-titre Dig your slowness, loin des speedy caisses, réfère à la lenteur obligatoire de qui pratique la taille directe : un Van Gogh peut exécuter dans sa demi-journée chrono une toile bâclée, devenue surcotée sur le marché, tandis que Michel-Ange, Pigalle, David d’Angers ou Rude ne pouvaient évidemment s’accommoder d’un tel délai, d’un tel tempo.

    TRS, maintenant gagné par la sénescence programmée, déplore de ne plus savoir lors de quelle occasion il avait causé, avec une rare pertinence, de ce GRIZY-LES-PLATRES… localité négligée aujourd’hui par le Big Boss du Vaucluse.
    – A quoi cela sert-il que TRS se décarcaisse ?

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  2. Grisy-les-Plâtres ( avec un S, pas un Z, ne pas confondre avec Grizzly!) entre en effet dans la liste. Comme d’autres, sans doute, je ne l’avais point vue.

    Curieusement, cette localité qui se vante d’être la gypse queen, n’a qu’une rue de la Sablonnière et un hameau La Tuilerie.

    Par ailleurs, j’apprends que la majorité des scènes du feuilleton télévisé (à l’époque où on ne parlait pas de série) Ardéchois Coeur-Fidèle , a été tournée à Grisy-les-Plâtres, à l’exception de quelques scènes sur le Larzac et au pont du Gard. Rien en Ardèche, donc. TRS, je ne vous dis pas merci.

    Ah oui! Grisy avec un S pas avec un Z, disais-je, sinon ça donne :  » Pour rester dans cette humeur de « pingritude chromatique » qui m’a gagné depuis Grizy, » écrit dans ce commentaire. Me suis-je assez décarcassé ?

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  3. Ardéchois Cœur fidèle ?… Désolé, Leveto, ça ne me dit pas grand-chose et je crois bien que j’étais trop pauvre pour avoir une télé à moi à cette époque.

    Je suis néanmoins allé voir de quoi il retournait grâce aux extraits disponibles sur Internet : ça ne fait pas envie !… et ceci non plus, d’un cru plus récent et d’une niaiserie/platitude peu communes mais probablement admises en pays d’oc :

    Dig the slowness, c’était avec Donovan mais, sensiblement à la même époque, I dug ROCHE(S) and roll music :

    P.S Je suis dézolé d’avoir confuzé quant au Z inapproprié au toponyme Grisy.

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  4. « toutes les suggestions sont les bienvenues! »

    —————
    Molières (Dordogne), Molières (Dordogne), Roche-les-Molière [?] (Loire) …

    Mais il est possible que ce terme soit en rapport avec une qualité de terre plutôt qu’avec la meulière (roche).

    https://fr.wikipedia.org/wiki/Meuli%C3%A8re_(g%C3%A9ologie)#:~:text=Une%20pierre%20meuli%C3%A8re%2C%20ou%20meuli%C3%A8re,%2C%20d'o%C3%B9%20son%20nom.&text=Comme%20les%20autres%20pierres%20naturelles,profit%20de%20mat%C3%A9riaux%20moins%20co%C3%BBteux.

    De même, Meulles (Calvados) doit son nom plutôt à une activité meunière qu’ à la présences de meulière.

    —————-
    « Une chaille, ou un chert, est une concrétion partiellement silicifiée au sein de masses calcaires. De teinte généralement claire, elle est constituée d’un mélange de calcédoine et de calcite. Cet accident siliceux (opale, calcédoine, quartz) se distingue de la meulière qui correspond à la silicification de calcaire lacustre1.
    |…]
    La présence de chailles est à l’origine du nom donné au bois de la Chaille et à la forêt de Chailluz, à Besançon. Cette dernière possédait par ailleurs des gisements de pierre de taille, la pierre de Chailluz, qui ont fait l’objet d’une exploitation à partir du xvie siècle ; mais il s’agit là d’une roche en calcaire oolithique et non d’une chaille. »

    https://fr.wikipedia.org/wiki/Chailles

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  5. TRA

    comme vous le soulignez, les toponymes du type Molière(s) sont plus vraisemblablement issus soit de l’oïl molière , « terre marécageuse », soit de l’occitan molièira, molièra, « fondrière, terre humide ».

    Il en va de même pour les types Moille(s), Mouille(s), Mouillère, Mouilleron, etc. tous désignant des terres humides, argileuses, molles.

    PS la « chaille » m’était inconnue. Merci pour la découverte.

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  6. TRA

    Aimable attention de votre part et je me permets d’ajouter à votre contribution Days of 49 because et mise de rien, moi, ce sont les mines d’or qui m’enfièvrent :

    Notez qu’à 1:16 se montre John A. Sutter, ce type richissime que l’or ruina et qu’un autre Suisse d’origine célébra.
    J’ai bien dû lire 2 ou 3 fois l’Or (de Cendrars) par contre j’ai oublié jusqu’à son titre je ne sais plus quel roman de Jack London… faudrait que Wikipédia me rafraichisse la mémoire !

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  7. Une autre suggestion ?… OK !

    Il existe un type de roche présente à Machincourt qui a fait l’objet d’une exploitation jusqu’à la fin du siècle dernier.
    Il s’agit du CRAN, un terme peu documenté sur Internet mais très courant dans mes alentours.
    Son allure est assez proche de celle du FALUN et ce matériau semble avoir servi à désigner plus d’une trentaine de lieux-dits, dont quatre dans l’Oise et d’autres dans la Somme, si proche.

    Histoire du cran à Machincourt

    La « carrière à cran » de chez moi, faisant partie des « Biens communaux » hérités de la redistribution foncière de la Révolution, a longtemps été libre d’accès.
    Particuliers et agriculteurs étaient autorisés à venir y prélever sans bourse délier. Mais c’en est fini de cette munificence. Pour diverses raisons dont la législation sur les marnières.

    Pour quels usages était-ce?

    -Remblayer un chemin, combler des ornières
    -Etablir un fond de forme pour une allée, une cour, un manège… etc.
    -Gobetage dans les champignonnières situées à proximité immédiate, dans les galeries de ces carrières de pierre blanche qui n’abritent plus désormais que des colonies de chiroptères (dont une espèce particulièrement protégée mais j’en ai oublié le nom).

    http://champignonscomestibles.com/couche-de-gobetage-casing-champignon

    L’exploitation locale du champignon de Paris a duré de 1920 à 1972.

    ___________

    Craon (synonymes : cran, cron, chapin).
    Roche (calcaire, gypse, craie…) broyée dont on se sert pour la culture des champignons.
    Quand ceux-ci sont ensemencés, on recouvre les mycéliums de cette poudre qui va favoriser leur multiplication.

    Dès lors, je m’interroge quant à Craonne – qui s’élocute CRANNE, comme s’il s’agissait là du féminin de CRAN.
    Dois-je y voir une similitude ?… renforcée par le paysage : deux plateaux calcaires et exploitation de carrières de pierre blanche : quatre kilomètres de galeries à Machincourt et j’ignore combien dans la Caverne du Dragon. Dans les deux cas, occupation quasi troglodyte pour militaires en excursion qui avaient bien du cran.

    A me relire, je trouve mes propos un chouia confus… mais faut m’comprendre : c’est l’émotion doublée d’un certain dépit : pour la première fois depuis 45 ans, on m’a privé de cérémonie patriotique au monument aux morts.
    Seule et maigre consolation, la commune n’aura pas mis des sous dans l’acquisition de breuvages et de gâteaux secs : pas de vin d’honneur pour le confiné !

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  8. Littérature et mines :
    bien vu, tout ça, TRA, mais la liste est si longue!
    Pas mal, l’abitibi. Merci, Brosseur.

    Dans l’ordre inverse (quand la littérature donne son nom à la mine), j’avais publié naguère un billet à propos de Flin Flon.

    Craonne:

    le sujet avait été abordé dans un billet intitulé Zone rouge et dans ses commentaires, il y a près d’un an déjà.

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  9. @ Leveto

    Suite à votre aimable invitation, je suis retourné en ZONE ROUGE… Pour y trouver l’élément qui me faisait défaut : l’aspect « GRAVIER », tel qu’envisagé (sans trop qu’il se mouille) par E. Nègre.

    Craonne, Aisne; Grauhenna, IXe s., Croona, Craunna, 911, Creunna, 1000 (DR); = peut-être gaul. * grava «gravier</b» (LG) + suff. gaul. -enna, celui de Arduenna …

    Et le CRAN de la carrière de Machincourt se présente tout à fait sous l’apparence d’un gravier calcaire, détritique, qui aurait été compacté par les temps géologiques qui pèsent tant.
    Il n’offre pourtant aucun caractère de dureté et j’imagine qu’un enfant équipé d’une pelle affutée pourrait en remplir son seau de plage sans difficulté.

    Une fois extrait, transporté, étalé et à nouveau compacté, il a pu être utilisé pour l’entretien des chemins ruraux de Machincourt, ceux d’avant l’ère John Deere.

    Depuis, le paysan moderne possède un tracteur balèze qui autorise des charrois qui défoncent allégrement les chemins d’exploitation et ruinent ainsi la vocation du CRAN d’ici à assurer le meilleur entretien, la bonne tenue de la voirie rurale, dans le cadre enchanteur d’une paysannerie qui serait restée respectueuse d’usages immémoriaux.

    Il en va autrement à Roland-Garros (75 016) et Nadal, au meilleur de sa forme, se montre moins dévastateur :

    https://www.rolandgarros.com/fr-fr/page/terre-battue-histoire-composition-et-caracteristiques-roland-garros
    ……….

    Poursuivant ma quête ès occurences géologicotoponymiques, je me suis rendu à CRAON (Mayenne) où existent un lieu-dit Gravier de Autre Cote la L et une rue du même nom extravagant.

    On y trouve aussi, à l’odonymie postale :

    -LE GRAVIER
    -LE GRAVIER DU BAS
    -LE GRAVIER DU HAUT
    -LE GRAVIER DU MILIEU

    Et n’est-il pas admirable, ce sens de l’altimétrie organisée et de la distribution du courrier?

    Mais exploite-t-on encore quelque carrière à granulats dans cette contrée mayennaise ?… -Assurément :

    https://www.ouest-france.fr/pays-de-la-loire/chateau-gontier-sur-mayenne-53200/chateau-gontier-lafarge-granulats-ouest-agrandit-sa-carriere-2922049

    _____________

    Insatiable question, question violents apparentements CRAN/CRAON et leur connivence avec le GRAVIER, je me suis rendu ensuite à CRAN-GEVRIER (Hte-Savoie) où le terme CRAN est un lieu-dit ainsi que cet autre, AUX MOLLASSES, appellation locale d’une roche dont on sait le caractère détritique et énantiosémique : dureté vs tendreté.

    https://fr.wikipedia.org/wiki/Molasse#%C3%89tymologie

    – Quid alors de la « molière/meulière » qu’évoqua TRA ?
    ___________

    P.S à Leveto : -Vous, qui disposez d’une documentation considérable, enviée des nécessiteux, seriez-vous assez charitable pour me dire à quoi correspond ce L (majuscule) dans l’odonymie et la microtoponymie : Gravier de Autre Cote la L

    ___________

    S’il me fallait résumer tout ce qui précède, je dirais que je persiste à imaginer une connivence étymologique entre le CRAN de chez moi et le CRAONNE d’à côté.
    Une connivence historique aussi : ces deux plateaux calcaires, d’altimétrie comparable, furent arrosés idem de projectiles métalliques.
    Et tous deux ont connu, en leur tréfonds respectif, la présence de troufions héroïques.

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  10. TRS

    je n’ai aucune idée de ce que peut signifier ce « Gravier de Autre Cote la L »
    Peut-être s’agit-il simplement d’une erreur de saisie informatique et devrait-t-on alors lire « Gravier de l’Autre Côté » (qui complèterait avantageusement la série du Bas, Milieu et Haut)
    Je n’ai pas l’audace de déranger un ou une secrétaire de mairie pour ça.

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  11. En Saintonge, les granulats de calcaire s’appellent « chiffraille ».

    Bien que l’on trouve l’entrée chez Pégorier , sous la forme « chiffrail », je n’ai jamais pas connaissance d’un toponyme de ce nom (mais la Xaintonge est vaste …].

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  12. TRA
    encore une correspondance entre Xaintonge et Provence!
    On désigne en occitan par chif le gravier qui se trouve sous la terre arable.

    Pas de toponymes de ce genre dans les bases de données dont je dispose.

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  13. LOOKING FOR A TRAIL LEADING TO CHIFFRAILLES
    Titre alternatif :
    TRS TO THE RESCUE OF TRA, lost in deep Saintonge

    Etape 1 : Se représenter (au roadbook) l’aire linguistique du saintongeais en ses trois composantes : une Saintonge de bonne taille, bien nourrie, un Pays Gabais plus modeste en ses proportions ainsi qu’une toute Petite Gavacherie, si plaisante à imaginer:

    Etape 2 : Passer la frontière sud et entrer sans coup férir dans la bonne ville de Libourne pour y prendre une bière ou deux avant de prendre la direction Est/Sud-Est jusqu’à parvenir à la localité L, située à l’aplomb de cette ravissante Petite Gavacherie.

    Etape 3 : Consulter au cadastre la liste des lieux-dits attachés à L.
    Y trouver d’honorables CHIFFRAILLES.
    Ce sera sans préjudice des lieux-dits Aux Sables, La Gravouse et Le Moulin des Graves qui, pour le même prix, ajoutent à l’offre granulométrique.

    Etape 4 : En concevoir une immense satisfaction.

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  14. @ TRS et leveto

    Merci pour ces trouvailles.

    Mais il n’empêche que, alors que Pégorier qualifie le terme « chiffrail(le) de saintongeais, on ne trouve pas (à ma connaissance) de toponyme de ce nom en Saintonge.

    Les deux occurrences proposées sont en Gironde, dans le Libournais, et non en pays gavache (même si le pays gabay n’est pas très loin).

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  15. Bonjour et bonne année , M Leveto et ses lecteurs

    Voici des noms d’origine difficile à trouver

    Solérieux
    Fourcès
    Ramatuelle
    la Norges rivière
    le Crône rivière
    Thines 07
    Bugeat 19 Objat 19 Perpezac 19
    qu’en pensez-vous ? Merci beaucoup

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  16. Bonjour
    pour le Tuf , je crois que l’on peut rajouter
    LE TOUVET 38 ( avec son château )
    tufière au bas des falaises calcaires de Chartreuse .

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  17. Merci pour vos bons vœux, Lecteur, que je vous adresse à mon tour.

    Le Touvet (Isère), attesté Tovetum au XIè siècle est issu du franco-provençal touvo , « conduit pour l’eau » accompagné du suffixe diminutif -et . (E. Nègre)

    Ramatuelle : je vous renvoie à ce que j’écrivais il y a … onze ans à propos destoponymes d’origine arabe..

    Pour vos autres demandes, laissez-moi un peu de temps !

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  18. lecteur

    Comme promis, voici le résultat de mes recherches.

    ■ Bugeat, Objat et Perpezac :
    dans cette région, les suffixes -at et -ac sont le résultat de l’évolution du suffixe locatif gaulois -aco ou gallo-romain -acum accompagnant le plus souvent un nom de personne : Bugius (nom d ‘une divinité gauloise signifiant « le bleu », devenu nom de personne), Obvius (gal.-rom.) et Perpetuus (gal.-rom.).

    ■Solérieux :
    castrum de Solorino en 1272 et locus Solorini en 1409 . E. Nègre y voit un dérivé de l’occitan soulié , « plancher, étage, galetas, grenier à foin » (in Trésor du Félibrige ) accompagné du diminutif -in : « petit grenier à foin », avec attraction tardive (Soulerieu au XVIIIè s.) de l’occitan rieu , « ruisseau ».

    ■ Fourcès :
    Forcesio en 1281, de l’ancien occitan forc , « croisement de chemin » ( forme masculine du latin furca de même sens) et suffixe d’appartenance -ensis .

    ■ Thines (Ardèche)
    Tina sancti Laurenti au IXè siècle, de l’occitan tina , « cuve, fosse de tanneur, cuvier à lessive, bassin de fontaine, réservoir de moulin » (in Trésor du Félibrige ). Plutôt qu’un sens matériel ou topographique, Paul Fabre ( Dictionnaire des noms de lieux des Cévennes ) propose d’y voir« une affectation religieuse (baptistère, fonts baptismaux ?) ». Notons la présence de Thinette (toujours à Malarce-sur-la-Thines). C’est la rivière, la Thine(s), dont le cours supérieur est appelé ruisseau de Chaptines ( « tête de la Thines »), qui tire son nom de celui du village.

    ■ Norges (rivière, C.-d’Or, qui passe à Norges-la-Ville à laquelle elle a donné son nom)
    Notée Norvia en 775, un nom sans doute prélatin mais sans étymologie connue.

    ■ Crône (ruisseau de C.-d’Or) :
    sans forme suffisamment ancienne à se mettre sous la dent, il est difficile d’émettre une hypothèse, sauf à rapprocher ce nom de celui de la Grosne (Saône, Graunna en 914) qui serait une ancienne *gravontia, « rivière pierreuse ».

    J’espère avoir répondu à vos attentes.

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  19. Vous voyez , m Leveto , les difficultés présentées par internet pour se faire une idée
    Tuf pour wikipedia
    stéphane étienne
    & tov tof = pente ; pour geneanet par exemple
    merci
    LE TOUVET
    On trouve trace du Touvet dès le début du Moyen Âge. Au XI e siècle, il en est fait mention sous l’appellation de Tovetum. Ce nom est tiré du latin Tofus, qui désigne le tuf, matériau calcaire formé de brindilles et de mousses sur lesquels l’eau de ruissèlement a déposé son calcaire, que l’on trouve aux alentours.

    Le Touvet — Wikipédia


    Signification et étymologie du patronyme TOUVET

    Origine : touvet semble avoir deux origines possibles : soit, il represente une forme regionale avec apherese du nom de baptême et patronyme etienne, qui doit sa popularite au culte du premier martyr v l’an 36, en judee il est issu du grec stephanos qui signifie couronne de dieu, latinise stephanus soit, c’est un dérivé du terme topogra- phique tof, tov qui veut dire terrain en pente et a pu désigner l’habitant d’une maison construite sur une hauteur c’est aussi un nom de lieu le touvet situe dans l’isere .

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  20. Merci
    Voici une liste de toponymes délicats à trouver
    La Roche-TALAMIE 23
    Pionnat 23
    Carsac Aillac 24
    Bort 19
    Cornusse 18
    Chauchay le Chauchay 01
    la voueize 23
    Lichères 16
    Liposthey 40
    Braquis 55

    la grotte de Baoumo ( grotte ) FERRENCO
    Mornans 26
    rivière la LIER 52 ( Langres )
    Chaintrix
    répondez moi quand vous trouverez ( sans urgence ) car je lis tous vos articles

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  21. lecteur

    ■ Touvet : l’origine selon le latin tufus impliquerait un passage du f au v non attesté par ailleurs (cf. les dérivés de tufus donnés dans le billet). En revanche l’effacement du v intervocalique de tuvetum a fourni (toujours selon Nègre) des noms comme Touet-de-Breuil et Touet-de l’Escarène (A.-Mar.). Dauzat&Rostaing proposaient pour ces noms un prélatin *tob-, « terrain en pente » puis « creux, ravin », hypothèse reprise par les Fenié.

    ■ Pionnat : formé avec le suffixe -acum sur les noms d’homme latin Pedo, -onis ou germanique Pebon

    ■ Carsac-Aillac : Quersacum en 1555. du nom d’homme latin Carsius (l’ethnique Cadurcius ,le Cadurque, est possible) et suffixe acum — Alliac : nom d’homme latin Allius+ acum

    ■ Bort (19) : Boort en 944. Sans doute comme Bort du P-de-D. (Boortense en 959 et Boort en 1150) : du gaulois * boduo, « corneille », et ritu, « gué » : le gué de la corneille.

    ■ Cornusse (18) : Cornossa en 1150 sans doute une ancienne *Cornucia (villa) du nom d’homme gallo-romain *Cornucius, du gaulois Corno

    ■ le Chauchay ( 01) : sans doute du nom d’homme latin Calvius et acum

    ■ Lichères (16) : de Licheriis en 1328, de l’ancien français lesche ,« laîche » (germanique liska) et suff aria

    ■ Liposthey (40) : près de 3 canaux de drainage. Du gascon lipòt, « flaque d’eau sale, trouble », et estey , « chenal, petit cours d’eau, fossé ».

    ■ Mornans (26) : Mornans en 1304 et Mornancium en 1310 : d’un radical pré-celtique murr-, « pierre », et double suffixe en-antium . A rapprocher du verbe occitan *mourena(r) , attesté en franco-provençal mòréné, « barrer au moyen de murs de pierre », dont Mornans pourrait être le participe présent.

    ■ Chaintrix-Bierges (Marne) : Chintry en 1162 du nom d’homme gallo-romain Cantrius et acum et x adventice. Bierges : Biergae en 1158, peut-être le pluriel du germanique berg, « montagne »

    Tout ceci donné avec les précautions d’usage : ce ne sont que des hypothèses mais qui font pour la plupart consensus.

    Pour les noms de rivières et oronymes, qui sont les plus difficiles à interpréter puisque les formes anciennes font le plus souvent défaut, il vous faudra patienter un peu (trop de recherches à faire et de bouquins à consulter !).

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  22. Dauzat&Rostaing proposaient pour ces noms un prélatin *tob-, « terrain en pente » puis « creux, ravin », hypothèse reprise par les Fenié

    Ceci collerait bien avec la géographie du site !

    merci beaucoup.

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  23. … et la suite (avec beaucoup d’inconnues) :

    ■ Baoumo (grotte) Ferrenco : du provençal ferrenco, « de fer, de la nature du fer » ( Trésor du Félibrige ).Un rapport avec la nature de la pierre ou avec sa couleur ? Il faudrait se rendre sur place …

    ■ Braquis (55) : on trouve écrit Blarica en 812 puis Bracquiers en 1290 et Braqui en 1491 ( Dic. Topo. de la Meuse ).
    Dauzat&Rostaing, qui ne citent pas la forme de 812, émettent l’hypothèse d’un rapport avec le germanique *brakko , « chien de chasse, braque ». E. Nègre fait l’impasse. Moi itou.

    ■ La Roche-Talamie (23), aussi écrit Talamy ou Thalamie : Le Dico. Topo. de la Creuse écrit « La Roche-Thalamine » pour « un amas de rochers sur le Taurion en amont et à 2 km de Châtelus-le-Marcheix ». Je trouve aussi à propos du barrage : « Aussi nommé barrage de la Roche-Talamie ou de Chez Talamy, cet ouvrage fut construit entre1828 et 1931» . Thalamine, Talamie, Chez Talamy… : l’abondance de noms semble signifier que le sens en a été oublié depuis longtemps.

    ■ la Voueize (23) : on trouve écrit en 636 (à propos de Peyrat- la-Nonnière )  Patriacus, villa sita super fluvium Wulsie ce qui ne nous avance guère. Origine obscure, comme on dit quand on ne sait pas.

    ■ la Lier (52) à Langres : il s’agit en fait de la Liez dont le nom pourrait se rattacher à l’oïl laie, ley , « largeur » (comme pour la commune Liez de l’Aisne) ou au germanique leta , « caillouteux, pierreux ».

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  24. Encore quelques devinettes,( sans urgence )

    Lanhères 55
    Sardan 30
    Couspeau 26
    montagne de Miélandre 26

    Fontourcy

    Junas 30

    Val Maravel 26
    La Roche Saint Secret Béconne 26 castrum roche Sti Segre
    Rimon et Savel 26
    Rivedoux ( île de Ré)

    merci

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  25. lecteur

    ■ Lanhères (55) : Lanchieres en 1238 (probablement à lire Lanthières ) puis Lanheries en 1242 : du nom d’homme germanique Lantharius et suffixe -as .

    ■ Sardan (30) : déjà ce même nom en 1609, de l’ethnique Sardus , « Sarde », et suffixe -anum (hypothèse Dauzat&Rostaing reprise par J. Astor et P. Fabre) ou du nom d’homme latin Cerretanus ( hypothèse d’ E. Nègre qui, une fois de plus, veut faire son intéressant)

    ■ Junas (30) : Junassium en 1384, du nom d’homme latin Junius + suffixe -acium

    ■ La Roche-Saint-Secret-Béconne (26) :

    castrum roche Sti Segre en 1252 devenu castrum Ruppis Sancti Secreti en 1277 du nom du saint, absent de l’Acta Santorum, qui a été titulaire de la paroisse. Roque est à prendre ici au sens de « hauteur rocheuse fortifiée ».
    — Béconne : noté Becona en 1284, du nom de personne gaulois Becco avec un suffixe féminin -a , sous entendu terra ou villa, « terre » ou « domaine de » (E. Nègre). L’emplacement des ruines du vieux Béconne, dans un coude de la rivière Le Lez, donne malgré tout du poids à l’hypothèse de Dauzat&Rostaing : du gaulois *becco , « langue de terre, bec entre deux rivières » (cf. le Bec Pointu à Ombèze, toujours dans la Drôme, ou le Bec d’Ambès en Gironde).

    ■ Rimon-et-Savel (26) :

    Rimont en 1231 puis Ricomonte en 1450 . Sans doute de l’ancien occitan ric , « riche, puissant » et mont : c’était le « mont fort, redoutable », comme Rimont en Ariège (Dauzat&Rostaind, J. Astor). L’hypothèse du nom d’homme germanique Ricmund ou Rigmund , émise par Nègre (qui, une fois de plus etc.), est moins convaincante.
    — Savel : d’une variante savellum de sabulum, « sable ».

    Pour le reste (hydro- et oronymes), il vous faudra patienter !.
    Ensuite, je réclamerai un temps mort !

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  26. … et la suite :

    ■ Couspeau (26) : on trouve mention des Issarts de Coupeau en 1650 ( Dic. Topo. de la Drôme). Coupeau ( patronyme issu d’une mesure de grains, désignant alors un mesureur) pourrait alors être le nom du propriétaire des terrains essartés. Un dérivé de l’ancien français copel , « colline, monticule » , est aussi possible (plusieurs micro-toponymes de ce type dans toute la France).

    ■ Val Maravel (26) : Maravel est le nom du ruisseau qui draine la vallée. Maravel ( aussi noté Maravelle dans le Dic. Topo. de la Drôme ) semble être une variante de Maraval soit mala val , avec dissimilation du l en r : c’est la mauvaise vallée ( trop encaissée, étroite, mal drainée, mal orientée, etc. : à définir sur place). Le nom du Val Maravel serait alors une tautologie.

    ■ Mielandre (à Teyssières + Montagne de Mielandre à Vesc + Combe et Draye de Mielandre à Chaudebonne, tous dans la Drôme, selon IGN) : ce nom est aussi écrit Mialandre (daté de 1579) dans le Dico. Topo. de la Drôme et passe à Miélandre sur le feuillet 121 (Vaison) de la carte de Cassini en 1779. Il faut voir dans ce nom un dérivé du vieux français mié, miège, mi , « au milieu », et du celtique lander , « pic, support » (cf. en bas-breton avec le sens de « chenet » ) : c’est « la montagne du milieu », ce qui correspond bien à la topographie. C’est l’explication donnée dans le Bulletin d’archéologie et de statistique de la Drôme publié par la Société d’archéologie et de statistique de la Drôme, à Valence en 1910.

    ■ Fontourcy (à Beynat, 19) : noté Fontors sur le feuillet 34 (Tulle) de la carte de Cassini en 1783. Ce nom est issu de l’occitan font, « source », et tors , « tordu, tortueux ( soit une source au cours sinueux soit une source détournée ). N’en déplaise aux nostalgiques, un rapport avec les ours est exclu.

    ■ Rivedoux (île de Ré, Rivedoux-Plage) : déjà noté avec ce nom sur le feuillet 133 (Iles de Ré et d’Oléron) de la carte de Cassini en 1769. Je pense qu’il n’est pas nécessaire de voir dans ce nom autre chose qu’un doux rivage. Mais je ne résiste pas à vous faire lire cette étymologie proposée en 1887 par Vattier d’Amboyse.

    Merci pour m’avoir donné l’occasion de m’occuper mais, maintenant, svp ! Jusqu’à lundi (j’ai des billets à écrire et je suis en retard!)…

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  27. Il existe à Confolens (Charente) une « fontaine de la Fontorse », qui a donné son nom à un quartier de la ville.

    L’étymologie donnée localement voudrait que ce soit une « fontaine jaillissante », comme on le propose, par ailleurs, sur ce site :

    « Le Pont-Vieux conduit de la rive droite à la place de la Fontorse où jaillit la Fontaine de la Fontorse.
    – fons oriens – (fontaine jaillissante du latin orior qui a donné orient, l’endroit d’où jaillit le soleil).
    Citée depuis la fin du XVe s. la fontaine fut aménagée en 1806.
    La source est captée au sommet de la colline. »

    http://charente.confolens.free.fr/confolens/confolens/confolens/confolens0690.html

    https://www.fontainesdefrance.info/fontaines/la-fontaine-de-la-fontorse/

    Je ne sais si l’on peut passer de « fons oriens » (ou de « fons orta ») à « fontorse », même à partir (comme c’est le cas généralement en français) de l »accusatif « font(em) orient(em) » ou « font(em) orienta(m) ».

    Je ne trouve pas, non plus, le sens « jaillir » dans le Gaffiot (en revanche « orior » est bien attesté au sens de « prendre sa source »).

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  28. jsp

    Pas mal ce Champlâtreux !
    Et je découvre avec le sourire que le château de Champlâtreux appartenait à un président à mortier …

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