L’indice du mardi 17/11/2020

   podium seul       

 

  Et un podium pour lui tout seul, un!

TRA est le seul à m’avoir donné la bonne réponse à ma dernière devinette. Félicitations !

Une fois n’est pas coutume, je redonne cette même devinette en tournant son énoncé d’une façon différente.

Il s’agit de trouver une commune de France métropolitaine qui a connu deux blasons successifs :

Le premier, qui montrait un outil servant au travail du bois dont le nom est homophone de celui du bourg au féminin, était donc « parlant ».

Le second, né après la Seconde Guerre mondiale, qui montre l’élément topographique qui donne son nom masculin au bourg, accompagné d’une plante qu’on y cultive, est purement descriptif.

J’accompagnais le premier énoncé de l’indice suivant :

indice b 15 11 20

Je précise que le nom à trouver est en deux mots dont un article et je rajoute ce deuxième indice :

indice a 17 11 20

Réponse attendue chez leveto@sfr.fr

29 commentaires sur “L’indice du mardi 17/11/2020

  1. J’ai, naguère, évoqué la nouvelle de Hoffmann Die Bergwerke zu Falun / Les Mines de Falun,.

    Cet étalage de charcutaille me fait penser à la ville de Falun (et à sa « montagne de cuivre »).

    J’ai cherché, en vain (hormis un témoignage – douteux – sur Géoforum, faisant état d’exportation de « pierre tendre de sable » de Croix-de-Brin, hameau breton, vers Falun) s’il y avait un rapport entre ce toponyme et nos calcaires coquilliers.

    Bredouille, j’ai quand même glané, au passage, l’étymologie de la province suédoise où se trouve la ville (qui nous ramène à un billet précédent, où il était question du germanique thal / tal / dale, « vallée ») : la Dalécarlie, la « Vallée des hommes libres » (le proto-germanique * karlaz signifie « homme libre »).

    https://fr.wikipedia.org/wiki/Falun

    https://fr.wikipedia.org/wiki/Falukorv

    https://fr.wikipedia.org/wiki/Les_Mines_de_Falun

    https://www.geoforum.fr/topic/36706-lorigine-du-mot-falun/

    https://fr.wikipedia.org/wiki/Dal%C3%A9carlie

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  2. La raison pour laquelle j’ai établi un lien entre le billet en cours et la ville de Falun est, bien sûr la Falukorv, la célèbre saucisse de Falun.

    [J’ai effacé, par inadvertance, l’une (c’est peu, mais c’est c.. comme la lune) des phrases dans mon texte initial, et, sans cette explication, il est établi que ma transition ne valait rien.]

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  3. TRA

    le nom de Falun (Suède) signifierait « plaine déboisée, terrain vague, désert » (Placenames of the world , Adrian Room, Mc Farland & Co, 2006 et Oxford concise dictionnary world place names , John Everett-Heath, 2005).

    Le Robert donne pour le mot français « falun », l’étymologie suivante : 1720, [ Ils (les paysans de Touraine) appellent ces fragments de coquilles, du falun, et les Mines (carrières) d’où on le tire des falunières Réaumur, Mém. de l’Acad. royale des Sciences ] mot dialectal d’orig. incert.; selon Guiraud, pourrait être un composé de l’anc. franç. lum, lun, « limon », du lat. limus, et de l’adj. fale « jaune pâle », var. de fauve.

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  4. C’est quand même un comble que le « falun » français soit jaune pâle, alors que la ville de Falun est mondialement célèbre pour son rouge. Ses mines de cuivre, oui, bien sûr, même évoquées dans Nils Holgersson si je ne m’abuse (en tout cas, son autrice Selma Lagerlöf habitait à Falun lorsqu’elle a écrit ce roman), mais en fait surtout la peinture rouge fabriquée à partir des scories de ces mines… et devenue presque plus précieuse que la matière première dont elle était au départ un sous-produit !

    C’est impressionnant, mais aujourd’hui encore, la quasi-totalité des maisons rouges de Suède, de Norvège, de Finlande et du Danemark sont peinte au rouge de Falun, le vrai, l’authentique. Et ça fait une sacrée surface cumulée !

    Tiens, voilà qui me rappelle que j’avais un temps le projet de passer à Falun. Dans une ancienne vie. Peut-être dans une future, une fois que le temps cessera d’être suspendu ?

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  5. Toute cette affaire n’est pas très claire pour moi et je ne comprends sans doute rien à cet énoncé, quelle qu’en soit la mouture :

    -Le blason B1 est censé montrer un exemplaire d’outil (de genre non-précisé) qui serait homophone d’un toponyme T du genre féminin (et en 2 mots)

    -Le blason B2 serait meublé d’une représentation à caractère topographique ayant donné au toponyme T sa masculinité.
    ___________

    Machincourt et moi-même restons interloqués rapport à cette ambivalence, type bigenrée, qui n’a généralement pas cours à l’intègre INSEE.

    LA Garenne-Colombes (toponyme) n’a rien à voir avec LE « Garenne/Colombe » (cynégétique à poil et à plumes).

    Néanmoins, nous avons prospecté dans ce qui compose l’outillage du menuisier traditionnel, celui d’avant l’ère LUREM.
    Nous en avons retenu un moment le VALET, un ustensile n’offrant aucune difficulté à la représentation armoriale s’il est figuré de profil.
    Un valet, mis féminin, aurait pu être une VALETTE… mais la localité (en deux mots) LA VALETTE (Isère) avec ses 80 habitants n’est pas un bourg, au pur sens démographicoadministratif du terme.

    Bref, Machincourt désabusé, Machincourt lassé, Machincourt épuisé mais Machincourt, libéré de toute futile envie de figurer au podium, abandonne à TRA, ainsi qu’à d’autres éventuels performers, la gloire de figurer aux strates ultimes et glorieuses.
    ___________

    NDLR :
    TRS ni Machincourt, à l’instar du Petit joueur de flutiau, ne souhaitent nulle reconnaissance armoriale : « avec un blason à la clé leur LA se serait mis à gonfler »… et eux deux; c’est définitivement en SOL qu’il ont tant aimé aller. Pour des raisons techniques et diatoniques que Jacques C comprendra sans doute.

    TRS, maintenant parvenu à un âge avancé, se félicite de n’avoir jamais eu la moindre considération, la moindre minuscule estime quant à la vanité armoriale : – Poil à ses séminales !

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  6. « Machincourt désabusé, Machincourt lassé, Machincourt épuisé mais Machincourt, libéré de toute futile envie de figurer au podium, abandonne à TRA, ainsi qu’à d’autres éventuels performers, la gloire de figurer aux strates ultimes et glorieuses » (TRS)

    ————–
    Que TRS, dans son moment de découragement momentané, ne compte pas avoir l’aval de TRA !

    Nul n’a jamais pensé qu’il puisse, en dormeur, se reposer (fût-ce, poétiquement, dans un trou de verdure où chante une rivière, accrochant follement aux herbes des haillons d’argent – cet argent qui n’est pas réservé qu’aux valets du Grand Capital).

    Mais nous avons toujours su que c’était un vaillant lauréat … parce qu’il le valait bien !

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  7. Je me rends compte que, contrairement à la tradition, il n’y a encore aucune illustration musicale aujourd’hui.

    Je répare donc cette omission avec une chanson de GiedRé, dans une émission où elle se produisait avec Font et Val :

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  8. My God et si Grands Dieux !… me fallait-il en arriver à un tel âge pour découvrir toute la duplicité qui ravage un blog dont on lit au frontispice Langue française, mots et toponymes.
    __________

    Vu depuis Machincourt, l’embrouille est patente mais pas vraiment épatante … Loin s’en faut.
    Pour les raisons suivantes :

    1.L’homophonie est un terme savant qui désigne une parfaite équivalence à la feuille.
    Du genre :

    – Ainsi Font* et un siphon
    – Le cas Val* et la cavale

    Ou encore :

    – Les Français sont des veaux et parfois dévots… tandis que si peu d’entre eux sont hermivalais.

    2.Je reste effondré quand Leveto me présente comme étant homophones un valet et une localité de PACA qui ne rime pas et dispose de moins de syllabes au compteur : LE VALET (de pied) en compte trois, de ces pieds ou syllabes, tandis que LE VAL reste à jamais bipède.
    *
    3. Je demeure perplexe quant aux fumeuses variations de genre évoquées dans un paysage empreint de janotisme et d’escobarderie manifestes. On se croirait en Indochine, ambiance 3ème sexe.
    ______________

    NDLR :

    TRS, en son temps et vers 1979, fit l’acquisition à Bus-la-Mésière d’une planche de bois d’orme épaisse de 10 centimètres pour une longueur d’environ 4 mètres et une largeur de 80 centimètres, à la louche.
    C’était pour l’établi qu’il envisageait d’avoir à disposition et c’était bien avant cette graphiose hollandaise qui n’épargna pas nos arbres et fit de l’orme, en grume ou débité, un matériau convoité.
    A tel point qu’un menuisier, un vrai, qu’il avait embauché il y a trois ou quatre ans pour une porte en chêne à restaurer lui avait fait cette proposition : -Ton plan de travail, après dégauchissage et rabotage, moi, il m’intéresse… d’autant plus que tu n’as pas jugé utile de le trouer pour y assujettir un valet à la con… ce qui aurait nuit à son ultérieur usage possible.
    *
    Comme TRS reste à jamais un grand sentimental, attaché aux choses, et qu’il a une calculette intime pour l’aider dans ses choix, il a comparé le tarif de l’orme après temps de séchage considérable et la proposition qui lui était faite .
    En sa superbe et n’étant pas spécialement nécessiteux, il fit fi de l’offre.
    …..

    TRS, par nature peu enclin à l’intimation, convie toutefois TRA à ne plus jamais lui causer de FONT & VAL… surtout de VAL qui lui fout la nausée…
    Faut dire que ce Val avait signé (dans les seventies) un article qui n’augurait pas de sa position actuelle d’affidé (au petit pied) aux médias, de pute navrante invitée aux plateaux télé.
    Le pauvre TRS, à la mémoire défaillante, ne sait plus si les prises de position de Philippe Val figuraient dans GIGUE ou dans L’ESCARGOT FOLK, deux revues antiques vouées à l’excellence des choses trad’.

    Faudrait qu’il exhume la chose depuis les exemplaires qu’il a pieusement conservés, quelque part dans son foutoir.

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  9. TRS

    Relisez bien l’énoncé de la devinette : « un outil servant au travail du bois dont le nom est homophone de celui du bourg au féminin ».
    Relisez-le encore une fois. Lentement, en appuyant sur les mots graissés par mes soins et à voix haute.
    Voilà. Vous y êtes ?

    Confirmation de la solution samedi soir, comme d’habitude — pour laisser le temps à ceux qui ne me lisent que le week-end de chercher un peu

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  10. @ TRS :

    Oh oui, qu’il est loin le temps où Val se moquait des médias, écrivait dans une chanson « On a beau fouiller les quatre horizons, Rien n’est plus poétique que l’autogestion » et pondait des sketchs féroces et irrévérencieux.

    J’ai l’impression de l’avoir vu commencer à dériver (ou à se révéler) au début des années 1990, mais je dois dire que j’ai vraiment ouvert les yeux sur son compte lors de « l’affaire Font ».

    Car OK, Font a commis des actes intolérables et hautement délictueux (non pas pédophiles comme il a été dit puisqu’aucune de ses victimes n’avait moins de 16 ans, mais clairement d’abus de position dominante auprès de jeunes femmes sous sa domination hiérarchique, dans l’école qu’il avait créée), et il était normal que Val s’en éloigne. Mais l’attirance de Font pour les très jeunes femmes était évidente dans certains sketchs (ou plus exactement dans ses « apartés » et auto-caricatures dans l’émission Rien à cirer) depuis longtemps, au point que nous étions plusieurs à l’avoir trouvé parfois malaisant. Autrement dit, Val qui le fréquentait depuis très longtemps aurait logiquement dû se demander comment il avait pu ne pas s’en apercevoir, assumer sa cécité (volontaire ?) et s’en excuser. Pour moi, l’attitude d’un homme digne aurait été d’une part de s’excuser de sa cécité sur la nature de Font et de sa part de responsabilité dans le fait de ne pas avoir vu et alerté plus tôt, et d’autre part d’assumer l’amitié qu’ils avaient eu jusque-là et d’être triste de voir ce brillant humoriste révéler une part d’ombre intolérable.

    Au lieu de cela, Val a fait exactement l’inverse. Il n’a eu aucun mot d’excuse pour sa cécité, aucune introspection « oh, merde, comment ai-je pu vivre avec lui si longtemps sans m’en apercevoir », aucune autocritique. En revanche, il a balayé leur ancienne amitié d’un revers de main, cyniquement, violemment, catégoriquement, comme si toute leur aventure humoristique et humaine n’avait jamais existée. Il a tout fait pour se détacher totalement et en quelque sorte « effacer le passé », au point d’interdire à Charlie Hebdo de parler de l’affaire : il a fallu une fronde de Cavanna et quelques autres historiques pour que le journal traite du sujet et couvre le procès de Font. Non seulement cette attitude de déni est indigne et assez abjecte dans son côté « sauve qui peut », mais je ne peux pas m’empêcher de penser qu’elle trahit chez Val une culpabilité non-assumée. Au lieu de regarder en face sa complaisance passée envers les bizarreries significatives de Font et de s’en excuser, il a agit comme un lâche, un pur lâche qui efface le passé et crie très fort : « Je n’y suis pour rien, je n’y suis pour rien, et puis d’abord je n’étais pas là, et puis d’abord de quoi parlez vous ? ».

    Bon, ça c’est pour ce que l’humain a révélé de veule. Ensuite, on a vu se révéler « politiquement » un esprit fort éloigné de l’image qu’il avait construite dans les années 1970-1980, complaisant envers les pouvoirs et l’autorité, ambitieux, cupide et même capable de virer des humoristes de France-Inter pour lèse-majesté.

    N’empêche que certains sketchs de Font et Val étaient vraiment extraordinaires – et oui, je garde plaisir à les réécouter. N’empêche que Font en particulier a écrit quelques chansons magnifiques (celle présentée plus haut est de lui, par exemple, sans aucune contribution de Val) et des sketchs indépassables. N’empêche que Font, lui, a admis avoir été anormal et criminel, a accepté de suivre des soins, a plaidé coupable, a purgé sa peine et a fini sa vie discrètement. Je ne l’excuse de rien, car ce qu’il a fait est inexcusable, mais il a « assumé et payé », il a retrouvé une certaine dignité humaine. Je ne parlerais pas de dignité à propos de Val.

    [Désolé si cet échange s’éloigne de l’objet de ce blog, je laisse notre hôte juger s’il préfère supprimer mon commentaire, qui n’a rien d’indispensable]

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  11. TRS

    Nicolas Cayla – Quelle est la force de la dérision ?

    Philippe Val – On essaie de montrer qu’au fond, des pantins apparemment solides et cravatés, disent tous la même chose depuis quelques milliers d’années pour avoir le pouvoir et le conserver. La dérision c’est bien mais cela ne suffit pas parce qu’à partir du moment où l’on arrive à être très drôle, en parlant de ces choses là, j’ai l’impression qu’on se fait baiser, on finit par plaire à ceux que l’on déteste…

    Extrait d’un entretien avec Nicolas Cayla dans L’Escargot Folk N° 67 (Juillet 79)

    Ma source ? Vous allez rire !

    Jacques C.
    Censurer un commentaire ? Ce serait une grande première!
    D’autant que je suis 100% d’accord avec ce que vousécrivez.

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  12. « allez plutôt voir du côté des foires à la saucisse… » (Un Intrus)

    —————
    Il a été, à plusieurs reprises, question ici des héros du roman de Dumas (et Maquet) Les Trois Mousquetaires.

    Or la création de la foire à la saucisse dont parle Un Intrus serait liée à un épisode de l’histoire de France évoqué dans le roman …

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  13. ►Leveto

    Je vais finir par croire que vous avez pris des cours chez Miss Pharphouillette, la Diva des terrariums !

    A part ça, votre justification d’hier, 9h04, ça ne marche pas avec moi et personne ne me fera aVALer que Val a pour féminin le mot Vallée.

    Primo, parce que chacun des termes a son entrée particulière à mon dico de référence (alias le CRNTL) lequel admet sous une même entrée le lion et sa femelle et, pour demeurer dans l’ambiance oronymique, RAVIN/RAVINE

    Secundo, parce que une vallée et un val, dans mon esprit, ça n’est pas kif-kif question proportions.

    Tertio, parce qu’un nom qui accepte un féminin admet aussi une marque du pluriel commune : tels un ravin/une ravine,,, des ravinS/des ravineS
    Alors qu’on a un val/des vaux (cf. HermiVal-les-Vaux) configuration orthographique éloignée de « une vallée/des valléeS »
    ____________

    A toutes ces réticences pathétiques qui m’occupent un moment, j’ajoute que la mise au féminin du nom d’un « bourg » (ou de n’importe quelle autre localité) ça ne me parle pas vraiment : -Question mâle attitude, Machincourt irait pourfendre quiconque aurait l’audace de le féminiser.

    A ce propos ORANGE est-il/elle épicène ?
    _____________

    Retour en Isarie où existe une Rue des Vaux où vit mon fils, inscrit sur la liste électorale de Coudun et contribuable.
    S’il avait fait le choix de s’installer pile-poil en face de chez lui, il aurait pu être électeur à Giraumont tout en restant dans la même rue.
    La question est de savoir comment s’organise le financement des travaux de voirie, en cette Rue des Vaux… et cela relève-t-il de la même législation qui veut que les propriétaires fonciers d’une berge sont tenus d’entretenir les lieux et rives jusqu’au strict mitan du lit ?
    ___________

    L’ultime question est de savoir pourquoi un garçon de mon âge se préoccupe de telles balivernes chicanières au lieu de songer au seul salut de son âme ?

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  14. ►Jacques C

    Je vous ai lu rapport aux relations Val/Font.
    Elles ne font qu’ajouter à la piètre estime que je conserve du Val devenu complaisant à l’égard des puissants.
    Lui accorde-t-on quelque direction dans le monde des médias, il a la reconnaissance du ventre et le dégagisme effréné :

    Chez Charlie :
    -Siné?… -You’re fired !

    Chez France Inter :
    -Guillon?… -You’re fired !
    -Porte?… -You’re fired !… etc.

    Toute cette ambition de lèche-bottes qui fait le ménage est largement documentée sur Internet. Aussi me contenterai-je d’un seul lien :

    https://www.acrimed.org/Du-rififi-a-France-Inter-22-v-la-Philippe-Val

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  15. TRS

    j’étais curieux de savoir comment vous alliez vous tirer de ce mauvais pas. Eh bien, je ne suis pas déçu!

    Je ne prendrai malgré tout votre dernier commentaire que pour ce qu’il est : un exercice de style auquel vous vous adonnez par habitude comme d’autres incidentent par métier, une façon de ratiociner qui n’a d’égale que votre art de l’ergoterie, une aimable pointillerie, si tant est qu’une pointillerie puisse être aimable, bref, une gentille plaisanterie*.

    Je vous ferai néanmoins remarquer que l’énoncé que vous dénoncez avec toute la hargne d’un ibère Pépé a permis à plusieurs d’entre mes lecteurs de trouver la bonne solution et, pour ce qui concerne TRA, en moins de vingt-quatre heures …

    * et je vous fais grâce des détails mais j’ai vérifié et puis affirmer que ni l’une ni l’autre n’ont été touchées.

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  16. À présent que nous disposons de la solution, je ne peux que faire remarquer à TRS que l’utilisation d’un valet pour figurer une vallée, alors que le bourg s’appelle Le Val, n’est pas une élucubration de notre hôte, mais bel et bien un choix ancien des habitants de ce bourg !

    Autrement dit, pour nous mettre sur la voie, leveto ne pouvait pas faire autrement que de constater que le blason du Val avait osé utiliser un outil (masculin) homophone d’un nom (féminin) lui-même considéré comme l’équivalent féminin du vrai nom de la commune. Cette contorsion « prendre un terme féminin équivalent puis choisir un outil homophone » n’est pas à imputer à leveto mais aux Valois·es elleux-mêmes. Comme tout blason parlant, il était tiré par les cheveux — ajoutant juste ici une traction supplémentaire avec le glissement d’une forme vers une autre. Mais c’est là le propre des blasons parlants, c’est là le principe-même qui fonde les dernières devinettes proposées par notre hôte.

    —————-

    Nouvelle devinette, sciemment idiote : comment désigneriez-vous ceci (regardez juste l’objet, pas la marque en bas qui n’a aucune importance) ?

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  17. ►Jacques C

    Nul besoin n’était d’en rajouter une couche… surtout en vous fourvoyant quelque peu.
    Je vous dresse donc le topo, dans sa chronologie:

    1. Dès lundi matin, encore à jeun, je vois que l’on a affaire à un « métier du bois ».

    2. Je pense alors bûcheronnage, scierie, menuiserie, charpenterie de marine, ébénisterie, lutherie… etc.

    3. Je pense surtout à ce qui fait le charme du « meuble menuisé » en héraldique : simplicité requise en sa figuration laquelle privilégiera toujours le profil.

    4. Réfutant d’emblée le bédane, la varlope, le trusquin, la mortaiseuse ou la dégau’, je me suis tourné vers ce qui m’avait semblé répondre aux exigences à la pauvreté graphique des représentations armoriales.

    5. J’ai alors pensé « hache/cognée et scie », ustensiles aisément représentables… vus de profil like an Aegyptian et présents au répertoire armorial. Mais ça n’a rien donné.

    6. Ensuite, et donc bien avant les indices du mardi, m’est venue l’idée du valet… genre « vallée/valet », réfutée elle aussi car j’étais loin d’imaginer que le terme « vallée » puisse être envisagé avec sérieux comme un féminin acceptable pour VAL… et qu’un toponyme puisse avoir un féminin.

    7. Naïveté de ma part ? -Sans doute.
    Refus de toute compromission lexicale ? -Peut-être bien.
    Manque de perspicacité en des terres où la duplicité a son AOC ? -Assurément.

    Bref, je reconnais avoir péché par naïveté et, en guise de repentance, une vidéo/tuto pour ceux qui ont envie d’en savoir plus sur la valetaille d’atelier :

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  18. TRS :
    Vous êtes têtu. Moi aussi.
    « j’étais loin d’imaginer », écrivez-vous : voilà, nous y sommes. Nous savons donc que ce qui vous manque, c’est l’art de sortir des sentiers battus, l’art de vous échapper dans les jeux de mots, de voir les choses derrière les choses. Je me demande comment vous faites pour résoudre des charades ou des rébus!
    J’ai demandé autour de moi ce qu’on pouvait donner comme féminin à « un val ». La réponse, unanime, a été : « une vallée ». L’échantillon, restreint à trois personnes pour cause de confinement, n’est certes pas très représentatif, mais tout de même : tout le monde a compris la question et y a trouvé la même réponse, convaincu que « vallée » faisait bien un féminin tout à fait acceptable pour « val ».

    PS il faudra que vous m’expliquiez où se nicherait ma « duplicité » en cette affaire.

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  19. Heu… Je suis désolé d’en remettre une couche, mais ce sont bien les Valois·es elleux-mêmes, il y a quelques siècles, qui ont estimé qu’un village s’appelant « Le Val » pouvait être assimilé à une « vallée » et représenté par un « valet ». L’association val-vallée n’a pas été inventée par leveto, il n’a fait que la constater.

    Bon, sinon, puisque personne n’a répondu à ma devinette idiote, en voici la solution : c’est un valet de pied.

    [OK, je tends la perche pour me faire battre, TRS me dira sans doute qu’un valet « en pied » n’est pas un valet « de pied », mais bon, comment jouer sur les mots si l’on ne les tord pas un peu ?]

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  20. Il me semble que l’homophonie qui a conduit au choix du valet d’établi repose non sur « valet » (= « serviteur »), mais sur « valet » (= « petit val », « vallon »).

    « DCTP 2921
    Valet, Vallet, Valleton, Valot, Vallot
    surnom: jeune homme; jeune chevalier: pas serviteur; formes: Valet, Ouest; Valot, Est. Aussi: petit val »

    http://www.grand-armorial.net/Armorial/dicto_patronyme.php?page=270

    ——————
    Dans la commune de Le Val, on compte au moins neuf microtoponymes en « vallon » : « vallon de Gueilet », « vallon de Buffe », « vallon de Peyrefuguède », « vallon de Laval », « vallon des Sambles », « vallon des Réal Martin », « vallon du Piaou », « vallon de Roumégon » et « vallon des Mardanes ».

    Cela eût plu à Porthos (= « sieur du Vallon »).

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  21. L’homophonie valet (de menuisier) / valet (petit val) est en effet envisageable, mais elle est discutable car l’occitan ne connait pas lo valet pour « petit val » mais la valeto — à l’origine de toponymes comme La Valette (Aude, Gard, H.-Gar., Hér., Var.).
    C’est ce qu’explique Fernand Benoît ( La Provence et le Comtat Venaissin, Arts et traditions populaires , éd. Aubanel, 1975) cité par Jacques E. Merceron dans La Vieille Carcas de Carcassonne (Le Seuil, 2006).

    On peut imaginer de purs francophones blasonnant Le Val comme un petit val, un « valet » et dessinant un valet (de menuisier. Mais de purs francophones au XVIIè siècle dans un village du Var, est-ce bien raisonnable ? Sans compter qu’on a peu d’exemples d’édiles choisissant une forme diminutive, dévalorisante, pour décrire leur ville : c’est en général plutôt l’inverse qui se produit
    N’est-il pas préférable d’ imaginer des languedociens traduisant Del Val ( nom masculin attesté vers 1200) par le français « vallée » (nom féminin) et dessinant un valet (de menuisier) ? ( comme le dit déjà Jacques C. un peu plus haut).

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