En descendant le Mississippi

En ces temps confinés, l’envie m’a pris de réécouter ce dimanche après-midi quelques uns de mes vieux disques, sautant d’une plage à l’autre au gré de mon humeur. J’ai ainsi posé sur la platine un vieux Johnny Cash ( qui a dit qu’on s’en serait douté ?) et me suis repassé trois fois Big river pour y être attentif aux paroles. Elles racontent la tristesse d’un homme qui poursuit sa belle qui lui échappe du Minnesota à la Louisiane, tout au long du Mississippi, la big river du titre.

Et pourquoi ne pas faire un billet à propos de ce fleuve ? Ce serait aussi l’occasion de réécouter certaines chansons, c’est toujours ça de gagné !

Après l’aventurier espagnol Hernando de Soto qui en visita le cours inférieur et qui mourut sur ses bords en 1542, il faudra attendre plus d’un siècle pour que les Français Jacques Marquette, un missionnaire jésuite, et Louis Jolliet, un spécialiste en hydrographie, partis du Canada en descendent et en décrivent le cours entier en 1673. Côté nord, ils avaient été précédés par un autre jésuite en mission chez les Sioux de 1665 à 1667, le père Claude Allouez. C’est lui qui mentionne le premier le nom du fleuve sous la graphie Messipi. Côté sud, les Français avaient baptisé fleuve de Colbert son cours inférieur. Ce sont Joliet et Marquette qui confirmèrent que c’était bien le même fleuve qui se jetait dans le golfe du Mexique et que tout son cours pouvait être désigné sous le même nom de Mississippi, qui, dans une langue dakota des Sioux, signifie  « le grand (missi) fleuve (sipi) ». Le géographe, géologue et ethnologue américain Henry Rowe Schoolcraft  découvrit en 1832 un lac que les Ojibwés appelaient  Omashkoozo-zaaga’igan, « le Lac de l’Élan » . Il avait pour habitude de nommer les contrées et les lacs qu’il découvrait en forgeant de toutes pièces leur nom à partir de syllabes ojibwés, latines, grecques voire arabes. Pour ce lac à la source du Mississipi, ce sera donc Itasca, fabriqué à partir du latin veritas caput, « la vraie tête » (du lac), dont la sonorité lui paraissait suffisamment amérindienne. (cf. ce billet).

Mississippi17.bmp

Allez! Une pause avec une jolie voix de la country américaine (dans une reprise d’un titre du groupe hollandais Pussycat ) :

 

Du nord au sud, le Mississippi traverse ou longe :

■ le Minnesota : ce nom est lui aussi d’origine siouanne et signifie « l’eau (minne) couleur du ciel (sota) ». Ce même mot minne, accompagné du grec polis, « ville », a donné son nom à Minneapolis, fondée en 1839 près de pittoresques chutes du Mississippi.

■ le Wisconsin : Jolliet et Marquette mentionnent en 1674 le Miskonsing comme affluent du Mississippi. L’écriture Ouisconsin, et donc la prononciation actuelle, serait due à René-Robert Cavelier de la Salle qui aurait mal recopié le M majuscule en écriture cursive utilisé par Jolliet sur une carte, le prenant pour Ou. Il n’est pas douteux que le nom soit d’origine algonquine mais les hypothèses sont très nombreuses quant à sa signification exacte. La plus couramment admise aujourd’hui fait appel à la langue ojibwe où on reconnaitrait « rouge (misko) pierre (ashin) endroit (sin) » : le Wisconsin serait la « rivière des pierres rouges » ( source en anglais).

■ l’Iowa : du nom d’une tribu amérindienne qui y était établie, dont le nom était noté Ayavois ou Ayauois par le jésuite français François-Xavier de Charlevoix en 1744 qui reprenait le nom Ayuhwa que les Sioux donnaient à leurs voisins et dont on dit qu’il signifiait « les endormis ». Ces Amérindiens s’appelaient eux-mêmes Báxoje ou Bah-Koh-Je, « (couleur de) neige grise ».

■ l’llinois : du nom de la tribu des Miami-Illinois qui occupaient le pays au temps de l’exploration par les Français. Ils s’appelaient eux-mêmes irenwe·wa, « ceux qui parlent la bonne langue », nom qui a été repris en ojibwe, peut-être par les Ottawas, sous la forme illinwe  et transcrit Illinois en français, avec oi  prononcé oué (tandis que les anglophones prononcent aujourd’hui oïs). Ce nom est un des rares vestiges de cette tribu, exterminée par les Ottawas vers 1769.

■ le Missouri : du nom d’une tribu que les Illinois appelaient Wimihsoorita, « ceux qui ont des canots », relevé par Jolliet et Marquette, tandis qu’ils s’appelaient eux-mêmes les Niúachi  ou Niutachi, « ceux de la rivière ».

■ le Kentucky : la région ayant été parcourue par une série de tribus amérindiennes qui s’y sont combattues, on hésite à donner l’avantage à un de leurs parlers pour proposer une explication à son nom. L’hypothèse la plus consensuelle est celle d’un nom iroquois, kentakhe, signifiant tout simplement « prairie ». L’hypothèse de la langue shawnee, où le nom signifierait « terre de nos ancêtres », ressemble plus à une étymologie populaire.

Une pause ? Allez! Avec Doc Watson interprétant une chanson de Bill Haley (mais j’aurais pu choisir Arlo Guthrie)

■ le Tennessee : ce nom, probablement emprunté à la langue des Cherokees, a d’abord été donné à une ville construite entre 1770 et 1880, puis a été étendu à un comté en 1788 et est finalement devenu en 1796 celui du 16è État de l’Union. C’est l’explorateur espagnol Juan Pardo qui parle le premier en 1567 d’un village que les Amérindiens appellent Tanasqui. Au XVIIIè siècle, des négociants anglais mentionnent sur une carte en 1725 le village cherokee Tanasi , sans qu’on soit sûr qu’il s’agisse du même. Le nom moderne, Tennessee, apparait pour la première sous la plume du gouverneur de la Caroline du Sud en 1750. De nombreuses significations en ont été proposées (« lieu de rencontre », « rivière venteuse », etc. ) mais il est sans doute préférable de se ranger à l’avis de l’ethnographe James Mooney qui dit que ce nom ne peut être analysé et que son sens s’est perdu.

Mississippi_Delta_SVG_Map.svg

 

 

 De Memphis (Tennessee) au nord à Vicksburg (Mississippi) au sud, bordé à l’ouest par le Mississipi et par la Yazoo River à l’est, s’étend une région qu’on appelle le Delta ( à ne pas cofondre avec l’embouchure du fleuve dans le golfe du Mexique). Elle est le berceau du Delta Blues dont on attribue la paternité à Charley Patton

 

■ l’Arkansas : ce nom désignait à l’origine, en algonquin, une tribu rencontrée par Jolliet et Marquette qui l’ont transcrit Akamsea en 1673. Plus tard, on trouvera Alkansas (La Harpe, 1720), Arcansas (Dumont, 1753) et enfin Arkansas (Le Page du Pratz, 1757). Dans ces dernières formes, le -s est la marque du pluriel et ne se prononce pas. Néanmoins, il l’a été par les anglophones quand ils ont adopté l’appellation Arkansas pour désigner le nouvel État en 1836 avant de décréter finalement comme seule authentique en 1881 la prononciation à la française sans faire entendre le -s final. La tribu en question, celle des Quapaws, était appelée Akansa par les Algonquins, d’un préfixe a- signalant un ethnonyme et de káze, « ceux du vent du sud ». C’est de cette même racine qu’est issu le nom du peuple Kansa, qui a donné son nom au Kansas, avec le -s  anglais qui se fait entendre.

■ la Louisiane : c’est René-Robert Cavelier de la Salle qui, descendant le Mississippi en 1681-82, prit possession, au nom du roi Louis XIV, d’un vaste territoire arrosé par le fleuve et le dénomma, par un acte du 22 août 1681, la Louisiane. En 1762, une partie, cédée à l’Espagne, devint la Louisiana. À peine revenue à la France, elle fut vendue en 1803 par Napoléon à la nouvelle république des États-Unis et garda en anglais le nom de Louisiana, qui ne désigne plus aujourd’hui qu’une petite partie de la Louisiane du XVIIè siècle.

Et, puisque nous sommes arrivés en Louisiane, je rappelle quatre billets écrits il y a deux lustres quand ses côtes furent repeintes au pétrole ( et d’un, featuring Hank Williams Sr, de deux, de trois et de quatre).

Une autre pause ? d’accord ! Avec cet extrait de Show boat que vous attendiez tous, sans doute, et qui nous rappelle que le fleuve a plusieurs surnoms populaires : Old Man River, the Father of Waters, Muddy River, Old Blue, etc.

mais on peut aussi écouter la version des Temptations.

Et la playlist  n’est pas terminée ! Elle continue, dans le désordre le plus complet, avec le Mississipi Delta de Bobbie Gentry (face B de l’Ode à Billie Joe reprise par Joe Dassin), la Creole Belle de Mississippi John Hurt, le Funky Mississippi de Rufus Thomas, les Chers beaux yeux de la Louisiane de Moïse Robin et bien d’autres que je vous laisse chercher et, pourquoi pas?, nous faire découvrir.

Que les amateurs ne m’en veuillent pas : je n’ai oublié ni la musique cajun ni le zydeco ! Mais ces musiques-là mériteraient un billet à elles seules  …

cul-de-lampe-03

Au risque d’en décevoir certains, ma devinette ne sera pas toponymique aujourd’hui (rien trouvé d’original en si peu de temps à me mettre sous la dent) mais musicale.

Il vous faudra me donner le titre d’une chanson écrite et interprétée par un couple marié après un évènement survenu sur les bords du Mississippi et reprise par un groupe de rock qui en fit, grâce notamment au jeu d’un de ses membres, un de ses « tubes » qui sera repris à son tour par de nombreux artistes.

Non, pas d’indice ce soir, c’est déjà l’heure d’aller se coucher.

Réponse attendue chez leveto@sfr.fr

 

 

 

 

10 commentaires sur “En descendant le Mississippi

  1. FASTOCHE !

    TRA, avouant être d’une ignorance bathyque (mais pas bath) en matière de manipulation et d’agencement d’ondes sonores, a déclaré forfait pour l’énigme de cette semaine (dès que possible, il enverra un mot d’excuses signé par sa maman).

    Toutefois, pour montrer qu’il n’y a là nul dédain de sa part, il m’a chargé (en tant que son doppelgänger maléfique préféré) de me pencher sur la question.

    En fait, c’était fastoche !

    DONNÉES :

    – protagonistes : « un couple » ;

    – cadre spatio-temporel : « au bord du Mississipi ».

    ÉLÉMENTS DE RÉSOLUTION :

    Le vicomtesque Meschacebé, aux rives hantées par les Natchez, peuple d’Atala, évoque irrésistiblement les « steamboats », familiers à ceux qui fréquentent Tom Sawyer et Huckleberry Finn, ou qui suivent les aventures aquatiques de leur papa dans « Riverworld » / « Le Monde du fleuve », du regretté Philip José Farmer (ou qui, plus nombreux, ont fréquenté Disneyland Paris).

    Le couple ne saurait être que celui, mythique, créé par Walt Disney (l’ami des enfants et de la HCUA) : Mickey le Mahousse et Minnie (petite souris, invitée à sortir de son trou par HS).

    SOLUTION :

    La chanson est donc « Turkey in the Straw », interprétée dans « Steamboat Willie » par les deux souriantes souris à la goat à manivelle.

    QUID ERAT DEMONSTRANDUM !

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  2. Il fut un temps où le western était un genre littéraire populaire français.

    Un grand classique dans ce domaine est « Les Trappeurs de l’Arkansas », de Gustave Aimard, qui enchanta notre enfance :

    « À l’ouest des États-Unis s’étend à plusieurs centaines de milles au-delà du Mississippi un immense territoire, inconnu jusqu’à ce jour, composé de terres incultes, où ne s’élève ni la maison du Blanc, ni le hatto de l’Indien.

    Ce vaste désert, entremêlé de sombres forêts aux mystérieux sentiers tracés par le pas des bêtes fauves, et de prairies verdoyantes aux herbes hautes et touffues, ondulant au moindre vent, est arrosé par de puissants cours d’eau, dont les principaux sont la grande rivière Canadienne, l’Arkansas et la rivière Rouge. »

    https://fr.wikisource.org/wiki/Les_Trappeurs_de_l%E2%80%99Arkansas/I/I

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  3. @TRA

    Vous vous mésestimez et, puisque vous évoquez les steamboats qui remontaient le Mississipi, je suis sûr que vous avez déjà eu vent du plus fameux d’entre eux… dans l’univers des reprises qui assurent des royalties considérables au talentueux et chanceux ACI de CCR :

    Au passage, un esthète comme vous appréciera comme l’intro s’étire tout en langueur avec jolies filles dans le paysage.
    Et puis ce titre a fait l’objet d’adaptations remarquables… par de désormais défunts chanteurs de variété française dont j’imagine que vous en avez la plus haute estime.
    Faute de place, je me contente de celle-ci :

    Rien à voir et je suppose que vous savez que le pseudo de Mark Twain lui est venu d’une baguette dont il usait pour jauger/juger si le tirant d’eau était compatible avec la relative abyssalité du lit*.
    Quant aux baguettes – ni celles toutefois de mon boulanger ni celle du coudrier- elles pourraient bien avoir à voir en cette affaire… aussi je vous déconseille d’aller prospecter chez tous les guitar heroes qui ont encombré la scène rock.

    *D’autres hypothèses ont été avancées/formulées, à l’instar de ce que la Toponymie en marche offre en spectacle… mais on s’en fout, n’est-ce pas ?

    https://bibliobs.nouvelobs.com/actualites/20131001.OBS9267/pourquoi-mark-twain-a-t-il-menti-sur-son-pseudo.html

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  4. Par son choix (brillant) de titre pour ce billet, notre hôte se doute qu’il s’expose à me voir basculer vers un autre univers artistique, celui de la bande-dessinée.

    Eh bien en fait je vais n’y faire qu’un passage rapide. Je vais juste en profiter pour signaler à votre curiosité que deux personnages essentiels du chef-d’œuvre de Goscinny et Morris « En remontant le Mississippi » sont des décalques directs (et à peine exagérés) de deux personnages d’un autre chef-d’œuvre, du cinéma celui-ci. En effet, le pilote du bateau à aube et son serviteur noir sortent directement de l’immense western d’Anthony Mann Bend of the River (en français : Les affameurs). Si vous n’avez pas vu les 5 fabuleux westerns qu’Anthony Mann a tournés avec James Stewart, vous ne connaissez pas les westerns.

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  5. Jacques C
    En effet, les cinq westerns d'Anthony Mann avec James Stewart sont excellents.

    Pour ma part, je n'avais pas fait le rapprochement en lisant l' opus de Lucky Luke avec les personnages des « Affameurs ». Il va falloir que je relise cette bédé (que je ne possède hélas pas!).

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  6. Et moi qui pensais que le titre du billet était une allusion au dessin animé de Bugs Bunny de 1949 « Mississipi Hare », dont le titre français est « En descendant le Mississipi » :

    ——————-
    C’est aussi le titre d’un ouvrage que François Graveline a consacré à l’anarcho-géographe Élysée Reclus.

    Lequel, exilé à la suite du coup d’État de Badinguet, fut amené un temps à séjourner un temps au bord du Grand Fleuve, qui fut l’objet de nombreuses pages de sa part :

    « Le Mississipi est peut-être le type le plus simple de tous les grands fleuves. Il ne prend point sa source dans les glaciers d’une haute chaîne de montagnes, comme la plupart des cours d’eau de l’Europe et de l’Asie; il n’arrose point, comme l’Euphrate, le Nil ou le Rhin, des campagnes que les guerres et les événemens de l’histoire ont rendues célèbres : il ne relève que de lui-même, et ne doit rien ni à l’histoire, ni à la fable. Son importance, il la tire surtout des changemens qu’il opère dans la configuration du continent nord-américain, de l’énorme quantité de travail qu’il accomplit chaque jour. Tout indique que le cours même de ce fleuve et la forme du delta mississipien auront une influence décisive sur le développement social d’une grande partie des États-Unis. »

    https://fr.wikisource.org/wiki/Le_Mississippi,_%C3%A9tudes_et_souvenirs/01

    [Pour ce qui est de Mann (of Laramie), je ne puis – avec enthousiasme – que plussoyer ! ]

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  7. Établissons quelques repères chronologiques.

    — L’aventure de Lucky Luke En remontant le Mississippi a été publiée dans le journal de Spirou en 1959, puis en album en 1961.

    — Les dessins animés de Bugs Bunny ont commencé à être doublés et diffusés en France en 1962. La traduction de Mississippi Hare date donc au plus tôt de 1962 (voire quelques années plus tard), son titre français est donc explicitement une référence à la BD de Morris et Goscinny, alors toute fraîche dans la culture populaire.

    — Le livre préfacé par François Graveline *, qui reprend une partie de l’ouvrage d’Élisée Reclus Le Mississippi : études et souvenirs (dont l’aspect « partiel » de la reprise justifie sans doute l’invention d’un nouveau titre) date de 2013, son titre opportuniste est donc explicitement une référence à la BD de Morris et Goscinny, désormais devenue culte dans la culture française.

    — Le billet du célèbre blog Vous voyez le topo consacré au Mississippi date de 2020, son titre est donc explicitement une référence à la BD de Morris et Goscinny.

    Incidemment, Morris (qui avait vécu aux États-Unis) a été l’un des premiers (au monde) à transposer en BD l’univers du western, transposition qui reste l’une des plus brillantes du point de vue de la mise en scène et de la composition des images (Moebius lui-même, qui créa ensuite Blueberry sous son nom civil de Jean Giraud, en était admiratif). Incidemment, René Goscinny (qui avait vécu aux États-Unis) construisait les scénarios du cow-boy solitaire avec une solide documentation sur les épisodes pittoresques de l’histoire étatsunienne et une très bonne connaissance des habitudes culturelles locales. Incidemment, l’histoire En remontant le Mississippi était basée sur une vraie course entre deux bateaux à aube, ayant réellement donné lieu à paris, tricheries, débarquement de passagers pour s’alléger, blocage des soupapes, échouages, etc. Mais aussi sur des archétypes tirés de westerns cinématographiques, dont le pilote et son serviteur noir, donc, directement repris de Bend of the River (qui n’est pourtant pas exactement un film humoristique…).

    Quoi qu’il en soit, en ces temps de confinement, il était logique pour de pauvres reclus d’aller à leur tour se balader du côté du Mississippi.

    —————–

    * Ce n’est donc pas un livre de Graveline consacré à Reclus, mais bien un livre de Reclus… mais hélas et arbitrairement au texte non-intégral.

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  8. HYDRONYMIE NORD-AMÉRICAINE DANS « ATALA »

    « Quatre grands fleuves, ayant leurs sources dans les mêmes montagnes, divisaient ces régions immenses : le fleuve Saint-Laurent, qui se perd à l’est dans le golfe de son nom ; la rivière de l’Ouest, qui porte ses eaux à des mers inconnues ; le fleuve Bourbon, qui se précipite du midi au nord dans la baie d’Hudson, et le Meschacebé[1], qui tombe du nord au midi dans le golfe du Mexique.

    Ce dernier fleuve, dans un cours de plus de mille lieues, arrose une délicieuse contrée que les habitants des États-Unis appellent le nouvel Éden, et à laquelle les Français ont laissé le doux nom de Louisiane. Mille autres fleuves, tributaires du Meschacebé, le Missouri, l’Illinois, l’Akanza, l’Ohio, le Wabache, le Tenase, l’engraissent de leur limon et la fertilisent de leurs eaux. »

    https://fr.wikisource.org/wiki/Atala

    ——————
    Jacques C corrige mes propos concernant Élisée Reclus : je lui sais gré d’avoir eu la charité de ne pas relever le Y dont j’ai malencontreusement affligé le prénom de celui-ci.

    ——————
    Commentaires commencés avec « Turkey in the Straw » et « Proud Mary »;

    De DÉCIBELS à DAISY BELLE !

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  9. Rectificatif : « Commentaires commencés avec « Turkey in the Straw » et « Proud Mary »; et continué avec le paddle ship du capitaine Barrows »

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