Les indices du mardi 24/11/2020

TRS le premier et TRA le second ont déjà trouvé la chanson mystère cachée derrière cet énoncé :

Il vous faudra me donner le titre d’une chanson écrite et interprétée par un couple marié après un évènement survenu sur les bords du Mississippi et reprise par un groupe de rock qui en fit, grâce notamment au jeu d’un de ses membres, un de ses « tubes » qui sera repris à son tour par de nombreux artistes.

Non, pas d’indice ce soir, c’est déjà l’heure d’aller se coucher.

Des indices supplémentaires ? OK. Cadeau !

■ un peu de bédé :

■ et un portrait :

indice a 24 11 20

Réponse attendue chez leveto@sfr.fr

33 commentaires sur “Les indices du mardi 24/11/2020

  1. Cher Leveto

    Désoeuvrage et confinage sont deux mamelles propices à me titiller la feuille et à me conduire aux pires excès… surtout quand la fièvre musicale s’accouple avec le séduisant et enjôleur ToponymaVirus… emmy méandres et miasmes mississippiens.

    Alors, accrochez-vous au bastingage du « Picardy Steamboat » !
    (à suivre)

    J'aime

  2. Soit une localité L1, fameuse à plus d’un titre et dans laquelle sont nés, ont vécu une tripotée de pointures qui comptent dans leur domaine.
    Le nom de cette localité apparaît dans le titre d’une chanson C1, signée par deux pointures qui n’y vécurent pas.

    Dans les lyrics est évoquée, à demi-mots, une « situation » à caractère routier survenue à un endroit précis qui donna son titre à une autre chanson C2, un standard tant célébrissime que mon petit frère, guitar hero du canton, l’a eue bien longtemps à son répertoire.
    Le numéro de la voie concernée figure clairement aux lyrics de C1.

    Mais en voilà suffisamment pour la première partie, la plus facile.

    __________________

    Soit ensuite une chanson C3, beaucoup moins connue, signée par celui qui a dégrossi le personnage impliqué dans l’affaire routière.
    Cette chanson C3 évoque le sort d’un brave nègre qui bosse dur sur un chantier qui dure… mais il n’est pas vraiment heureux en ménage.
    Elle est toutefois assez raccord avec le titre réclamé par Leveto… mais, cette fois-ci, la question se doit d’être à caractère toponymique :

    – Dans quelle localité L2, actuellement peuplée à 70% d’Afro-américains, vivait la femme de ce brave nègre dont on apprend qu’il envisagea de la quitter pour incompatibilité d’humeur ?
    ________________

    – Une illustration sonore question « chantier chanté », me réclame-t-on ? -OK !… et allons-y pour un karaoké, puisque tertous en rêviez, tas de confinés :

    _______________

    Précisions utiles (ou non) :

    – Cette devinette sera sans doute plus « parlante » à ceux qui sont nés sous Vincent Auriol ou à ceux, plus jeunots, qui goûtent encore le Blues du Delta, celui de Chicago ou le revival-blues du temps du Swinging London.

    – Malgré cette navrante déferlante de propos, ce déluge d‘allusions, il reste en alluvions fertiles de quoi nourrir les fibres avides de n’importe quel ludomane ouvert au monde merveilleux de la toponymie quand celle-ci inonde le public -et surtout le répertoire- de moments musicaux d’une historicité garantie, de légendaire non-avéré et, cherry on the cake, d’une ghost town T dans le décor.

    – Tout ceci (que je me suis plu à infliger à de dociles écrans plats) tourne évidemment autour de l’aimable devinette proposée par le plus remarquable et le plus adulé/vanté/célébré de tous les toponymistes jamais éclos en pays d’oc et s’épanouissant désormais en la doulce Vauclusie, un garçon d’un commerce si agréable.

    BAREME /10 :
    Pour 1 point : Nommer la localité L1
    Pour 2 points : Nommer la localité L2
    Pour 3 points : Nommer l’auteur de C3
    Pour 4 points : Nommer l’ex-localité T

    J'aime

  3. WORK IN PROGRESS (???)

    L1 : Memphis (Tenessee).

    C1 : « Sur la route de Memphis » [version originale:Tom T. Hall (« That’s how I got to Memphis »).

    C2 : « Highway 61 »

    J'aime

  4. Hi TRA

    Votre « work in progress », vous pouvez le remiser tout de suite.
    Pour les raisons suivantes :

    1. Mon frère n’aurait jamais fait une reprise d’Eddy Mitchell ! Oh que non, jamais de soupe country chez lui ! Par contre, quand il était ado, il aurait vendu son âme au Diable pour jouer comme Jimmy Page, un blanc… ou comme Johnny Winter, un plus blanc que blanc.

    2. Rien dans ce que vous proposez n’a de rapport direct ou indirect avec la devinette de Leveto, son ambiance.

    3. En ouvrant bien les yeux et en faisant l’effort de relire toutes les étapes de l’énoncé, circonlocutions comprises, vous devriez trouver matière à obtenir un 6/10 honorable. A une lettre près, concernant L2.

    En voilà assez pour le sujet et je ne vous félicite dans votre choix quant à la cover de Dylan. N’aurais-je pas mérité l’original ?… ou une version un chouïa plus originale ?
    Même petit frère avait repris le thème, plus ou moins dans l’esprit de Johnny Winter, en le faisant sonner un peu comme ici:

    J'aime

  5. « il aurait vendu son âme au Diable »

    ——————–
    Quel peut bien être son prénom ?

    Dans le noir, il y a tant d’homonymes dans les crossroads à minuit …

    J'aime

  6. « Rien dans ce que vous proposez n’a de rapport direct ou indirect avec la devinette de Leveto, son ambiance »

    ————————-
    Que voulez-vous ? Je suis ignare en matière de rythmes états-uniens (même si, ici, je prends des cours de rattrapage).

    Je ne connais guère que de de vieux airs français, comme celui-ci :

    Et peu m’importe que les paroles en soient crues, pourvu que ce soit des mélodies bien enlevées : même si cela me tape un peu sur le système, je ne vais pas me déballonner :

    J'aime

  7. « il aurait vendu son âme au Diable »
    Robert Johnson le premier sur la liste des morts à 27 ans né à Hazlehurst et mort à Greenwood empoisonné par un mari jaloux.

    J'aime

  8. Anecdote également rapportée (si j’en crois WP) à propos de son homonyme Tommy Johnson.

    Les mélomanes américains aiment bien les épisodes légendaires de la vie de leurs chanteurs (comme il en est pour le vrai-faux accident de moto de Robert « Alien » Zimmerman – qui était né dans un trou : Duluth).

    J'aime

  9. About Robert Johnson, météore du blues, avec sa légende et ses trois tombes

    On en retiendra que c’est très possiblement Son House et non le Diable qui lui a donné un son slide et une technique.

    En dehors des films d’animation, sa persona est évoquée dans O’Brother, un film de cinéma avec vue plongeante sur le carrefour et inondation à grand spectacle.

    J'aime

  10. L1: Clarksdale, outre de nombreux bluesmen sont originaires Tennessee Williams et MorganFreeman.
    Crossroad hw49 et hw61sur laquelle Bessie Smith a eu son accident de voiture.

    J'aime

  11. Bravo Hervé !
    En parvenant à Clarksdale = L1 vous avez engrangé 1 point.
    Ce qui n’est pas rien !
    En récompense et à titre d’encouragement, je vous offre un CROSSROAD de légende, c’est-à-dire le titre C2 évoqué à l’énoncé :

    Pour la suite à donner, changez de guitar hero et passez de Clapton à la pointure au-dessus.

    J'aime

  12. Je n’ai pas trouvé dans le coin de ghost towns liées à un événement musical (sauf, peut-être Commerce, Tunica County, lié au Mississipi Blues Trail), et laisse donc à de plus compétents le soin de trouver la solution.

    Je me contente de constater qu’un certain type de celles-ci sont liées aux caprices du fleuve :

    – Ben Lomond (Issaquena County) est aujourd’hui submergée ;

    – Prentiss (Bolivar County) l’a été ;

    – Rodney (Jefferson County), Victoria (Bolivar County) et Trotter Landing (Tunica County) ont été victimes d’un changement de cours du Mississipi ;

    – Brunswick (Warren County) Delta (Coahoma County) Eutaw (Bolivar County), Princeton (Washington County) et Concordia (Bolivar County) sont plus ou moins recouvert par la digue du Mississipi.

    https://en.wikipedia.org/wiki/List_of_ghost_towns_in_Mississippi

    —————————
    On trouve des échos aux œuvres du Vicomte avec l’Attala County, nommée (avec un T surnuméraire) d’après son roman « Atala » :

    https://en.wikipedia.org/wiki/Attala_County,_Mississippi

    À son autre roman « Les Natchez » correspond la « Piste Natchez » / « Natchez Trace » / Old Natchez Road (sur laquelle se trouve la ghost town de Uniontown, Jefferson County) :

    https://fr.wikipedia.org/wiki/Piste_Natchez

    J'aime

  13. Diable ! Commerce aurait à voir avec Robert Johnson …

    « Ghost town » ou « soul town » ?

    « As a child during the 1920s, blues musician Robert Johnson lived with his parents on the Abbay & Leatherman plantation in Commerce, and attended nearby Indian Creek School. A Mississippi Blues Trail marker is located in Commerce. »

    https://en.wikipedia.org/wiki/Commerce,_Mississippi

    J'aime

  14. Je me rends compte qu’Hervé a déjà donné la réponse.

    [Enfin, comme disait la femme de Dylan, quand il a eu don accident de moto : « Vieux motard que j’aimais ! »]

    J'aime

  15. Il fallait en effet arriver à COMMERCE

    Now I see twelve white horses
    Walking in a line
    Moving east across the metal
    Bridge on highway 49
    And standing in the shadows
    Of a burnt out motel
    The king of Commerce Mississippi waited
    With his hound from hell, oh

    Quant à Son House et le « chantier qui dure » :

    https://en.wikipedia.org/wiki/Mississippi_Delta_Levee_Camps

    Le « karaoké de chantier » était là pour HUGUES (Aufray) et donc HUGHES (Arkansas)

    You know I had a job on the levee
    I had a good looking woman who lived in Hughes

    J'aime

  16. Ainsi donc, faute de pouvoir aller (en ces temps confinés) boire un ballon et manger de la saucisse au café du Commerce, on peut constater que ce dernier était (sans chanceler, même si l’on en avait marre ) un des bourgs concernés, en général …

    J'aime

  17. De retour devant mon écran après une panne de box-internet enfin réparée, je ne découvre que ce matin une devinette picarde finalement résolue par Hervé (bravo!).
    Si j’avais bien compris à la première lecture qu’on parlait de la légende de Tommy ou Robert Johnson et de la vente de leur âme au Diable, un épisode du film O’Brother où il est aussi question d’une inondation, je ne suis pas sûr que j’aurais eu la patience d’aller plus loin, tant la route était longue et piégeuse, d’autant plus que je suis moins féru de blues que de country : ainsi, par exemple, je ne connaissais pas Son House.

    J'aime

  18. CHATEAUBRIAND, ETHNONYMES, PATRONYMES

    Nous avons vu le goût du Vicomte pour les hydronymes.

    Il en avait aussi pour les ethnonymes, comme le montre leur emploi dans trois de ses œuvres : « Atala », « René » et « Les Natchez » (les deux premiers romans n’étant que des épisodes du troisième, publiés à part – comme « Manon Lescaut » de l’abbé Prévost, qui n’est, en fait, qu’un épisode des « Mémoires d’un homme de qualité ») :

    – le peuple des Natchez est éponyme du roman homonyme :

    https://fr.wikipedia.org/wiki/Les_Natchez

    https://fr.wikipedia.org/wiki/Natchez

    – le peuple des Chactas (en anglais, les Choctaws) a donné son nom à un des personnages :

    https://fr.wikipedia.org/wiki/Chactas_(peuple)#:~:text=Les%20Chactas%20(ou%20Choctaws)%20sont,Mississippi%2C%20Alabama%20et%20Louisiane).

    Quant à Atala, j’ignore où le natif de l’hôtel malouin de La Gicquelais est allé chercher son nom.

    [Peut-être trouverais-je cela dans l’appareil critique d’un des Pléiades qui gisent au fond des étagères de ma bibliothèque ? Mais il y a longtemps que j’ai déserté cette pièce, laissant les araignées, qui l’ont colonisée, y prospérer : je me satisfais maintenant de la seule lecture des articles de Wikipédia (que l’on peut copier-coller, sans se fatiguer à les retaper).]

    J'aime

  19. Je vous remercie de ce lien, très intéressant (et pas seulement en sa page 164).

    ———–
    Il faut quand même reconnaître que, pour une héroïne (pré)romantique, « Atala » sonne mieux que « le nom du grand chef des Chérakis appelé Ata-cul-Cula ».

    Je vous remercie de ce lien, très intéressant (et pas seulement en sa page 164).

    ———–
    L’abbé Prévost a une vision moins idyllique de la « Louisiane » que le Vicomte :

    « Nous nous trouvions dans la Nouvelle-Orléans comme au milieu de la mer, c’est-à-dire séparés du reste du monde par des espaces immenses. Où fuir, dans un pays inconnu, désert, ou habité par des bêtes féroces et par des sauvages aussi barbares qu’elles ? »

    https://fr.wikisource.org/wiki/Manon_Lescaut/Seconde_partie

    J'aime

  20. Cher TRA

    J’ai noté comme vous êtes attaché à l’ambiance « Chateaubriand aux USA » et aux amours contrariées de deux sauvages socialement issus de tribus différentes.
    C’est Wikipedia qui m’a dit de quoi il retournait parce que, je l’avoue, je crois bien n’avoir jamais rien lu du vicomte tandis qu’à maintes reprises, je me suis repu de l’intégrale des polars et chroniques de J-P Manchette – ce qui n’a rien à voir- et des Contes et Légendes du Valois, ce qui a à voir avec ce qui suit.

    Je vous parlerai donc de mon goût pour les chants d’antan dont on dit que les plus désespérés sont les plus beaux et que, perso’, j’en sais d’immortels qui sont de purs sanglots.

    Je vous parlerai conséquemment de l’affliction qui gagne maumariées, départies ou délaissées…

    Je vous parlerai enfin de l’émotion consécutive qui m’atteint (en plein cœur) quand ce genre de situation matrimoniale vire au magnifique en sa symbolique plastique : les deux amants que la vie n’a pas réunis in fine et au déduit sont figurés d’une façon ou d’une autre.
    Elle est souvent à caractère botanique, cette symbolique.
    Exemple :

    Sur la tombe du garçon
    On planta une épine
    Chante rossignolet
    Sur la tombe de la fille
    On planta une olive
    L’épine crut si haut
    Qu’elle embrassa l’olive
    Chante rossignolet
    On en tira du bois
    Pour en faire des navires
    Les gens s’en vont disant
    Mon Dieu les tristes noces

    Je vous parlerai enfin de mon ravissement non feint quand j’ai vu que, via la cartographie, la toponymie pouvait s’inscrire dans cette tradition qui veut que soient réunis, par-delà le trépas, les amants magnifiques : Atala et Chactas gisant côte à côte et à jamais.

    Le comté d’ATTALA et celui de CHOCTAW « jouissent » en effet d’une intime et émouvante proximité, propice à la satisfaction post mortem d’envies charnelles.

    P.S : Je vous glisse ci-après un état des lieux… et, ci-ensuite, une vidéo qui ne laisse aucune chance à Guy Béart et à ceux de la « chanson française » estampillée « moyenâgeuse attitude ».

    J'aime

  21. Réclamation d’un usager lambda :

    – Il y a quelque chose de pourri au tri postal de la Vauclusie !… Une simple carte, même pas postale mais géographique, a vu son droit d’asile refusé… chez VVLT.

    Mais que font les ONG ?

    J'aime

  22. TRS

    Que voulez-vous dire ? Rien, aucune carte, aucun commentaire n’est bloqué ici. Rien n’apparait dans le dossier des « en attente de modération » …

    PS un des premiers commentaires qui suit la vidéo de Malicorne dans Youtube signé (avec quel bon goût!) yabon banania nous dit : « La voix de Marie est un passage du paradis parmi nous. »

    Et leveto de se marrer !

    J'aime

  23. Je vous crois sur parole, intègre Leveto, aussi je vous confie, pour acheminement, ce qui va suivre.
    En de brefs délais et juste pour voir.

    Quant à Marie Sauvet (salvatrice ?) et Paradis (Vanessa ?) sorry, je ne saisis pas où va la vanne mais sais où vont vos goûts.
    __________

    Bref, je retente ma chance avec another map… offerte aux yeux embués d’émotion de tant de ces peuples avides de révélations qui donnent sens à la vie.
    La chose est à resituer entre 16h35 et 16h44, selon l’horlogerie de PACA.
    __________

    Comtés qui comptent (et content ?) near the banks of the Mississippi River

    https://lh3.googleusercontent.com/proxy/_ioK4OgmbFjNXbuqyg-CwD3byuwEUhYEEw7QeFCMgA-QMnq6GTwKbjj4nbXSTAUsKIuYj7VS0syCu9YFYuv31pUf

    J'aime

  24. Désolé, TRS, je ne pense pas avoir le pouvoir de remonter dans le temps et d’intégrer votre carte là où vous le souhaitez…. sauf peut-être à l’intégrer en lien ( avec « état des lieux » ?) dans votre commentaire du 30 novembre 2020 à 16 04 35, si vous m’y autorisez.

    Pour la vanne ( sur laquelle j’ai un peu honte de devoir m’étendre), il s’agissait de remarquer que le commentateur semblait trouver du (Vanessa) paradis chez Marie, rien de plus.

    J'aime

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s