Céréales et autres plantes cultivées (suite et fin)

Après le millet, après l’avoine et l’orge, après le blé, le chanvre et le lin, après le céleri et d’autres raves, après la moutarde, le fenouil et d’autres, je m’attaque pour finir à quelques céréales et plantes cultivées de moindre importance mais qui ont quand même laissé des traces toponymiques.

Fromental et ségala

On opposait jadis la bonne terre à blé, ce qu’on appelait un fromental, au terroir réputé pauvre, plutôt laissé au seigle, et pour cela nommé ségala. Certes liée à la nature des sols, la distinction n’est pourtant pas toujours si simple : tous les ségalas ne sont pas sur le granit, ni même en terrain siliceux, il s’en trouve sur les causses.

Fromental se retrouve dans le nom de Fromental (Vienne) et de Bessais-le-Fromental (Cher, avec Bessais du nom d’homme latin Beccius et suffixe –acum), ainsi que dans celui de plusieurs lieux-dits en diverses régions, avec une forte fréquence en Périgord et Auvergne. On rencontre des Fromentières, Fromentaux, etc. qui sont bien liés à la culture du blé, tandis que les lieux nommés simplement Froment (et les diminutifs Fromentin, Fromenty, …) sont sans doute issus de noms de famille, celui de marchands de blé ou de muletiers en assurant le transport. Notons aussi de rares dérivés avec métathèse (la même qui a fait du formage le fromage) comme Forment ou Fourment.  Signalons enfin un Fromentas à Aignan (Gers), formé avec le suffixe augmentatif –às.

bessais le fromental

 

Le terme ségalar (avec la dérivation en -ar issue du neutre latin -are) désignait la terre de culture du seigle et plus généralement, on l’a vu, une terre pauvre. C’est ainsi qu’on trouve de nombreux Ségalar et Segala,  un pla Segala à Mantet (P.-O.), un campu Segala à Vezzani (H.-Corse) ou encore le plateau pierreux de Segela en Lozère, (territorium dels Seguelars au XIVè siècle) près de Gatuzières (de l’occitan gatuça, « euphorbe, épurge, Euphorbia lathyris », et suffixe -ièra ). Ce même nom a été parfois donné à des lieux escarpés où la culture de toute céréale parait improbable, comme au cap de Seguela en Ariège, ce qui a donné lieu à une interprétation par le pré-indo-européen sek, « montagne », même si un glissement de sens de « terre pauvre » vers « terre aride, inculte, lieu rocheux » semble possible. La région du Ségala s’étend, en Aveyron, de Rodez à Réquista et de Saint-Beauzély à Rieupeyroux, délimitant une vaste zone de terre à seigle. Comme pour le froment, on trouve des dérivés du type Ségalière, Ségalas, etc. La forme simple apparait dans quelques noms comme le Pain de Seigle à Ligny-en-Barrois (Meuse), le Champ du Seigle à Gonsans (Doubs), le Moulin de Seigle à Plouray (Mor.), etc. et dans des dérivés comme la Seiglerie à Machecoul-Saint-Même (L.-A.) ou la Seiglière à Balnot-la-Grange (Aube). Des Kerségalen, Kerségalou, Kerségalec se dispersent en Bretagne. Notons enfin, pour rester en Bretagne, la commune de Saint-Segal (Finistère) qui ne doit rien au seigle mais qui devrait son nom, Seint Sengar vers 1330, à un saint irlandais.

Escourgeon et baillarge

L’escourgeon, autre nom de l’orge d’hiver, apparait dans le nom des Escourgeonnières à Pouan-les-Vallées (Aube), des Escourgeas à Barges (H.-Loire.), Escourjades à Gallargues-le-Montueux (Gard), Escourjadisses à Lherm (H.-G.).

Le baillarge (ou baillorge, l’orge qui bâille), autre nom de l’orge de printemps, apparait dans quelques noms, notamment en Poitou où le mot s’est implanté plus durablement, comme  la Baillargère à Moulidars (Char.) et à Bressuire (D.-Sèvres), la Baillargerie à Saint-Romain (Char.) et à Azay-sur-Thouet (D.-Sèvres), etc. ou dans le Midi comme Baillargas à Jugazan (Gir.) ou Baillargué à Eauze (Gers), etc. Une confusion est toutefois possible avec des noms comme Baillargues (Hér.) issus du nom d’homme latin Ballius et suffixe –anicum.

Javelle, éteule et gerbe

La javelle, brassée d’épis de céréales moissonnés et laissés au sol, a donné quelques noms de lieux comme la Javelière (trois exemples en Vendée), le château de la Javelière à Montbarrois (Loiret), etc. On connait aussi bien sûr Javel, un ancien village de Paris qui a donné à son tour son nom, anciennement eau de Javelle, à un détersif grâce à la fabrique installée par Berthollet en 1777. Le nom est de la même famille que gabelle, qui a désigné un tas de sel récolté, puis l’impôt sur le sel. Ils sont tous deux issus d’un indo-européen ghab (donnant le gaulois gabali, le latin gabella) au sens de « ce que l’on a ramassé, saisi ».

montbarrois-javellière

L’éteule (du latin stipula devenu stupula en bas latin donnant l’ancien français estuble), ce qui reste des tiges de céréales après la moisson, se retrouve dans le provençal estoubloun  qui a donné Estoublon (Alpes-de-H.-P., Stuplonem au VIè siècle). La pratique du rensemencement du champ en chaume est à l’origine du verbe occitan restoblar, « sursemer, semer un chaume », d’où sont dérivées les formes restoubla, restolha, restola et leurs variantes masculines restolh, restol et restot qui ont fini par désigner le chaume sans aucune acception de rensemencement. On trouve aussi des formes avec ouverture de e en a : rastol, rastolh, rastolha. De tous ces appellatifs sont issus des toponymes comme Restouble à St-Roman-de-Codière (Gard) et Rastouille à Labécède-Lauragais (Aude).

Les Tintiaux forment un ensemble de petits rochers dans la Manche en Île-et-Villaine qui était appelé Les Quincats en 1764, du gallo quintiaou ou tintiaou, « tas de cinq gerbes dans les champs », par analogie. Puisqu’on parle de gerbes, il convient de ne pas oublier le célèbre mont Gerbier-de-Jonc à Saint-Martial (Ardèche) qui, comme chacun sait, ne doit rien au jonc. Le nom de la montagne est attesté Gerbers en 1179, dans lequel on reconnait l’ancien occitan garbier, « meule, tas de gerbes » qui, par analogie, signifie aussi « montagne conique ». En 1320 apparait le déterminant de Junquo (Gerberium de Junquo dans un manuscrit connu par une copie du XVIIIè siècle) qui connaîtra des fortunes diverses : de Jong en 1618 devenu de Jonc en 1777 chez Cassini, mais aussi une latinisation en Jugum en 1618 d’où le Joug en 1644, Jou en 1651 et Gerbier de Joux (dans le Grand dictionnaire historique de Louis Moréri) en 1674. Pour un grand nombre de toponymistes, ce jugum aurait le sens de « crête, faîte » et s’expliquerait par le fait que le Gerbier se trouve sur une ligne de faîte entre les bassins de la Loire et du Rhône. Pour P.-H. Billy (DNLF*) ce déterminant ne désigne pas la crête sur laquelle est assise la montagne, mais plutôt l’ensemble formé par un col (Col de Joux) et les deux sommets qui l’entourent à 7 km à l’Est, à vol d’oiseau : cet ensemble présente la forme d’un joug, en dialecte dzou (du latin jugum, « joug »). Les formes anciennes et l’actuelle sont des réinterprétations par attraction paronymique du dialectal dzoun, « jonc ». On a cru devoir interpréter le nom Gerbier comme issu d’une racine pré-celtique ger-, variante de gar-, attachée à l’idée de « pierre, roche », mais cela ne semble pas ici nécessaire, comme on l’a vu. On trouve par ailleurs Le Gerbier à Jausiers (Alpes-de-H.-P.), l’Arête du Gerbier à Villard-de-Lans (Isère), le Pech Gerbier à Limogne-en-Quercy et à Promilhanes (Lot), etc. qui, pour certains d’entre eux, au vu de leur topographie, pourraient bien être d’anciens ger- ayant subi l’attraction de gerbier. Enfin, quelques Gerbier(s) ou Gerbière(s) situés en plaine doivent sans doute leur nom aux gerbes de céréales.

Le houblon

Le houblon n’est certes pas une céréale, mais il me fallait bien le caser quelque part. On ne s’étonnera pas de trouver des toponymes formés sur le latin médiéval humulo, « houblon », dans les départements du Nord comme Hombleux (Somme) et Homblières (Aisne) ou encore La Houblonnière (Calv.). Le germanique hopf, « houblon »,  est à l’origine du nom des lieux-dits Hopfetgraben à Blotzeihm (H.-Rhin, avec graben, « creux, fossé ») et Hoepfelthal à Walscheild (Mos., avec thal, « vallée »).

*Les abréviations en gras suivies d’un astérisque renvoient à la bibliographie du blog, accessible par le lien en haut de la colonne de droite.

devinette_forum_792_th1

La devinette

Je vous propose de partir à la recherche d’une commune de France métropolitaine dont le nom aurait pu figurer dans une des trois premières parties de ce billet (voyez comme je suis sympa : le houblon est éliminé !).

Les terres agricoles étaient réputées si bonnes que certains voient dans une partie de ce nom un adjectif laudatif, là où d’autres ne voient qu’un mot désignant un type d’habitat.

La commune se situe à 9 km de l’ancienne capitale d’un peuple gaulois qui lui a donné son nom ainsi qu’à toute la région ; après sa destruction quasi totale par des gens venus du Nord, l’ancienne capitale a repris son nom de très ancienne origine, tandis que la région gardait le sien.

Un indice — pour la commune :

indice b 28 02 21

Un demi indice  — pour la région :

indice c 28 02 21

 

 

Réponse attendue chez leveto@sfr.fr

13 commentaires sur “Céréales et autres plantes cultivées (suite et fin)

  1. Bonjour M Leveto

    voici une liste de toponymes

    En Savoie
    73 Thorméroz ( Bauges)

    Marliéry

    Le ruisseau de la POMMéRIAZ

    Isère
    rue des TIRIGNONS ( à Goncelin )

    Le CHICHIDENT ( ruisseau à Barraux 38)

    PANOSSAS 38
    Panossas le château d’ANTOUILLET ?

    Vatan etymo de wikipedia paraissant aberrante ( Vaste étang )

    VORGES 02
    VORGES-LES-PINS 25 peuplier ? aule ? worrike ?

    **
    ARNAC étymos très variées Arenacum ? Artonacum
    arnac 15
    arnac-pompadour 19
    Puy d’Arnac
    Arnac-Varen
    Arnac-la-Poste
    Arnac-sur-DOURDOU

    RAY-sur-saône 70

    DONZY 58 Domiciacus donziacum danziacum donzeium lien avec un Dominus ?

    Et enfin
    rivière LA SEYGOUADE

    Merci infiniment pour tout ce travail

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  2. Il me semble n’en avoir jamais parlé ici, mais mon enfance fut saintongeaise et paysanne.(Ensuite, il en fut autrement : j’avais jugé que la terre était trop basse ! )

    Nous arrivons justement à la saison où, alors que mon père finissait de tailler les vignes, tâche qui lui prenait tout l’hiver, ma mère, et moi quand il n’y avait pas école, allions « tirer les bois » et les attachions en « javelles » (qui, ensuite, servaient à faire les grillades dans la cheminée).

    Le terme « javelle » était donc réservé à la vigne.

    Les ostréiculteurs du bassin de Marennes (qui se ramifiait jusque dans les marais de la Seudre, où les anciens marais salants avaient été transformés en « claires », où les huîtres prenaient, sous l’effet des algues leur fameuse couleur verte) venaient dans nos bois faire des « fagots » qui leur servaient à récolter le naissain ( et, avant Noël, les fougères qui servaient à tapisser les cageots d’huîtres pour le transport).

    Le blé, lui, était assemblé en « gerbes », que l’on mettait en tas soigneusement ordonnés pour que la pluie ne fasse pas pourrir.

    Le foin était empilé en « vailloches », petites meules.

    Telle était la spécialisation du vocabulaire : il n’y avait pas de synonymes …

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  3. Addendum : « l’on mettait en tas soigneusement ordonnés pour que la pluie ne fasse pas pourrir : les « quintaux ».

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  4. lecteur :

    Thorméroz ( Bauges) Savoie
    lieu-dit à Thoiry (Taurius -acum )
    Formes anciennes : Tremeyros en 1395, puis Tourmeyroux et Torméroz en 1584 et enfin Tormère en 1856.
    J’ai lu ici cette explication :
    Du nom d’homme Talamarus qui aurait évolué en Talmarus puis Talmero, Tolmero et Tormero.
    La forme Tremeyros de 1395 est due au déplacement du r , très fréquent en phonétique française (formage donnant « fromage »).
    On devrait écrire Tormero(z) comme on écrit Torméry, hameau de la commune voisine de Chignin (qui était Tormeyriacum en 1359).
    Mais le premier nom Tremeyros peut aussi faire penser à tre , « au-delà de », et meyri, « alpage entouré de bois », du latin meria, moeria pour désigner des alpages ou des pâturages partiellement boisés.

    Marliéry
    lieu-dit à Val-d’Arc (Savoie)
    Sans forme ancienne, il est difficile de se prononcer. On peut penser 1/ au gaulois margila, ancien français marle, « argile », d’où marlière, mais le suffixe -y (-iacum?) s’explique mal, 2/ au nom d’homme germanique Madalharius qui a donné Marlers (Somme) ou 3/ au nom d’homme latin Marilius et suffixe – iacum .

    ■ Le ruisseau de la POMMÉRIAZ à Jarrier (Sav.)
    on parlait de in coroata Pomerii au XIè siècle , du franco-provençal *poumaria, équivalent de l’occitan pomareda et de l’ oïl pommeraie , « verger de pommiers ». En franco-provençal, le suffixe –az atone marque le féminin singulier.

    Isère
    ■ avenue des TIRIGNONS ( à Goncelin )
    Je n’ai pu trouver que cet extrait :
    « En 1347, Goncelin est exportateur de légumes vers Allevard et Montmélian ; il s’agit d’aulx , de poireaux et d’oignons par charges entières. Faudrait – il voir là l’origine du sobriquet de « Tirignons » dont les malicieux ruraux du Haut-Grésivaudan ont doté les Goncelinois ? … »
    ( Bulletin philologique et historique (jusqu’à 1610) du Comité des travaux historiques et scientifiques , Impr. nationale, 1962 )

    ■ Le CHICHIDENT ( ruisseau à Barraux 38)

    Étymologie mystérieuse. Comme le faisait remarquer TRS dans un de ses commentaires, on peut peut-être la rapprocher de celle de Chichilianne , commune et village du Trièves (Clelles, arrondissement de Grenoble, Isère), qui est attestée Chaysilliana et Chaysillana in Triviis au XIIIème siècle, du nom de domaine ( villa ) d´origine gallo-romaine dérivé du gentilice Cascellius et suffixe –ana .
    On voit aussi dans cet arrêté préfectoral (page 5, §2-2-2-3) que le ruisseau est aussi appelé Séchidant dans lequel on peut voir l’adjectif sec, sèche qui peut s’appliquer à un ruisseau souvent à… sec.
    Dans les deux cas, la finale -dent ou –dant reste mystérieuse.

    PANOSSAS 38
    Pannussas au XIème siècle, Parrochia de Pannosas au XIIème siècle, probablement d’un nom d’homme latin Pannuceus, sobriquet « le rapiécé, le négligé », et suffixe – acum. Panoussa existe en franco-provençal au sens de « torchon, personne sans énergie » (cf. panosse, « serpillière » ) et a pu être accompagné ici du suffixe augmentatif péjoratif –as.

    ■ le château d’ANTOUILLET ?
    Antouillet est le diminutif d’Anteuil lui-même dérivé d’un nom d’homme gallo-romain Antus ou du gaulois anto, « limite, borne », et suffixe –ialo , « clairière défrichée » puis « village ». On connaît Anteuil (Doubs), Antheuil (C.-d’Or) et Antheuil-Portes (Oise) : le nom du château de Panossas aurait pu être transporté d’une de ces communes (voir l’histoire locale pour en savoir plus)

    VATAN (Indre) etymo de wikipedia paraissant aberrante ( Vaste étang )
    Vestennio en 1165, Vastinum en 1207, etc. du latin vastus : il s’agissait d’un lieu de « gâtine », ou du moins un lieu de friches. Cf. oïl guastine « terrain inculte, lieu désert » issu de wast, « désert inculte » (cf . Wüste en allemand, de l’indo-européen eu-, euə- : u̯ā-, u̯ə- , « vide »)

    VORGES 02
    je vous conseille la lecture de ce billet d’un blog remarquable consacré à la toponymie. En plus, l’auteur répond à toutes les questions.

    VORGES-LES-PINS 25 peuplier ? aule ? Worrike ?
    idem

    **
    ARNAC étymos très variées Arenacum ? Artonacum
    Exemple fameux où seules les formes anciennes du nom permettent de faire le tri entre les étymologies :
    Arnac-sur-Dourdou (Aveyron), Arnac (Cantal, Arnac en 1275) et Arnac-la-Poste  (H.-Vienne, Arnetum en 1105), Arnac (à Varen, T.-et-G.) : du nom d’ homme gaulois Arnos et suffixe –aco (D&R) ou du nom homme latin Arrenus et suffixe –acum (TGF)

    Arnac-Pompadour (Corrèze): Artonacus sur une monnaie mérovingienne, du nom d’homme gaulois Artonos (de Artos, « ours ») et suffixe –aco (D&R) ou du nom d’homme germanique Arto(n) et suffice –acum.

    Puy-d’Arnac (Corrèze) : in vicaria Asnacense du latin asinus, « âne », employé comme nom d’homme Asinus et suffixe –acum

    RAY-sur-Saône 70
    de Radiaco en 1098, du nom d’homme germanique Rado et suffixe –iacum

    DONZY 58 Domiciacus donziacum danziacum donzeium lien avec un Dominus ?
    Domiciacus en 600, du nom d’homme latin Domitius et suffixe –acum.

    Et enfin
    ■ rivière LA SEYGOUADE sous affluent de la Garonne
    elle était autrefois orthographiée Saygouade du gascon eras aygouadas , « les (eras) eaux abondantes (aygouadas) », avec mécoupure donnant le singulier era saygouada puis « la (era traduit en français) saygouade ». Le gascon aygouada a le sens d’eau très abondante, d’inondation.

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  5. « VORGES 02
    je vous conseille la lecture de ce billet d’un blog remarquable consacré à la toponymie. En plus, l’auteur répond à toutes les questions »

    merci pour ce conseil de blog ( article que j’avais lu )

    mais ce Vorz , occitan , s’applique-t-il bien à ce VORGES de l’Aisne ??

    Merci

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  6. Vorges (Aisne). Je n’avais pas bien compris votre question.
    Pour cette commune de l’Aisne, il convient de faire appel au gaulois * vorrike , « saule » plutôt qu’ « osier », comme pour Vouziers (Ardennes).

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  7. Bonjour M Leveto

    j’ai lu hier soir ( origine des noms de villes et villages ,Tarn-et-Garonne jean-marie Cassagne )
    le nom d’ HOMBRAULS
    « peut-être a-t-on affaire à une ancienne forme HUMULARIA
    du bas-latin humulus ou du germanique huilo »
    qu’en pensez-vous ? Merci

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  8. dans le même livre , je lis Sèges (Tarn-et-Garonne)

     » dérivé de SECAL = seigle  »
    ce dernier a donné des formes régionales
    SEGAUD SEGAL SIGOTS SEGONDE SEGAL SEGALA

    Toponyme à rajouter ??

    SAINFOIN : apparemment vous n’avez pas encore d’article sur le sainfoin ;
    une idée à creuser ? merci beaucoup

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  9. lecteur

    ■ « Il semblerait qu’il n’y ait aucun résultat pertinent associé à votre recherche » : c’est le message que je reçois quand je tape « Humbrauls » dans la barre de recherche de Google. Rien non plus chez Géoportail, ni sur le dvd des toponymes de l’IGN. Merci de vérifier l’orthographe et de me dire le nom de la commune où se situe ce toponyme.

    Sèges (à Boudou, Tarn-et-Garonne) : la première mention du nom date de 1418 quand on trouve mentionné le Pech de Sèges . Le pech , dérivé de podium , désigne une colline au sommet plat.
    L’hypothèse d’un dérivé de segal (latin secale ) semble possible, dans la mesure où le g peut passer à j en zone nord-occitane (d’où les anthroponymes Séjalon ou Segealon). Mais, dans ce cas, Sèges serait un exemple unique dans l’ancienne Midi-Pyrénées* où on ne connait que des Segala, Ségalar et Ségalas, avec le g dur et la persistance de la dernière syllabe la accentuée.
    C’est pourquoi j’émets l’hypothèse d’un dérivé du vieil occitan sega , « ronce, haie », qui a donné leur nom à Séjas (à Montredat, Loz) et Séjas (Venteuges, H.-Loire) dont Sèges serait la forme francisée.

    Par ailleurs, Segaud est un anthroponyme d’origine germanique Sig (victoire ) et Wald (gouverner), comme Sicaud, Sigaud et, pour compliquer le tout, comme aussi certains Segal.

    PS Une très rapide recherche me donne une soixantaine de toponymes Le(s) Sainfoin(s), sans surprise. Il me faudrait approfondir avec des noms en langue régionale … On verra.

    * non, je n’ai pas mis à jour mon dvd IGN.

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  10. PS :

    le résultat est le même quand je tape « Hombrauls » : « Il semblerait qu’il n’y ait aucun résultat pertinent associé à votre recherche »

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