Villes franches et neuves, sauvetés et bastides

Comme je l’annonçais dans mon billet consacré aux terres libres, celui d’aujourd’hui concerne « les nombreuses villes nouvelles volontairement créées au Moyen Âge dans le cadre du boom démographique européen des XIè, XIIè et XIIIè siècles. Là où il n’y avait rien, ou tout au plus un village qui vivotait, une autorité, civile ou ecclésiastique, créait une bourgade, qui sera reconnaissable à ses rues larges (pour l’époque), droites et régulières, sur un plan préconçu et rapidement exécuté. On y attirait les habitants en leur octroyant le statut d’hommes libres, souvent en supprimant la taille, le service militaire, le droit d’hébergement du seigneur et de sa suite. Certaines créations religieuses accordaient même le droit d’asile, « sous sauvegarde de la paix de Dieu » : ce sont les sauvetés (du latin salvitas, « sécurité »), en général sur le chemin de Compostelle.  D’autres étaient conçues par la monarchie comme des machines de guerre contre la féodalité : ce sont les bastides ou les bâties occitanes (du germanique bastjan, « bâtir ») qui, dans le Sud-Ouest, ont servi à renforcer les positions des deux monarchies qui s’y faisaient face, la française et l’anglaise ».

Il ne sera question dans ce billet que des noms de communes, les noms de lieux-dits et hameaux du même type ne présentant pas d’intérêt particulier.

Villes franches et villes neuves

Une ville franche est un bourg auquel une charte de libertés a été accordée par le roi, l’abbaye suzeraine ou le seigneur. Ces libertés portaient en premier lieu sur la liberté individuelle (abolition du servage), la liberté de propriété (d’où l’enrichissement des marchands et des coqs de villages aux XIIè et XIIIè siècles), la liberté de circulation des biens (d’où l’essor du commerce), la liberté d’exercer la police (par des milices) et la basse justice (par les édiles) et enfin la liberté de jouissance de privilèges ancestraux (comme l’usage des communaux). Le qualificatif de franc ou franche a pu s’appliquer plus tard dans des circonstances particulières, par exemple quand la Comté de Bourgogne s’est libérée de la suzeraineté du Duché de Bourgogne pour devenir la Franche-Comté.

En principe, les époques de fondation sont plus anciennes quand -ville est en fin de nom, dans l’ordre dit « germanique ». Ainsi, Francheville (Rhône) qui remonte au plus tard à l’époque mérovingienne est plus ancienne que Villefranche-sur-Saône fondée en 1140, mais ce n’est pas une règle absolue. Par ailleurs, ville + qualificatif est un ordre dit « roman » plus fréquent dans les régions du Midi.

On trouve les formes simples Francheville (C.-d’Or, Eure, Jura, Marne, M.-et-M., Orne, Rhône), La Francheville (Ardennes), Franchevelle (H.-Saône), Franqueville (Aisne, Eure, Somme) et Franquevielle (H.-Gar.). Franqueville-Saint-Pierre (S.-Mar.) constitue la seule forme composée de ce type.

On trouve les formes simples Villefranche (Gers et Yonne) et la forme  Villefranque (P.-A., H.-Pyr.). Les formes composées sont ici bien plus nombreuses : pas moins de seize pour les Villefranche (cf. wiki).

 

 

Avis aux amateurs : le café du Globe existe toujours

La mosellane Fribourg , attestée Friburch en 1252, doit son nom aux germaniques frei, « libre », et burg, « ville fortifiée » : elle fut fondée par l’évêque de Metz en 1340 et s’appela Fribourg-l’Évêque

Nombre de villes nouvelles du Xè jusqu’aux  XIIIè et XIVè siècles étaient bâties soit qu’un seigneur rivalise avec un autre, soit que le pouvoir de l’évêque ou de l’abbé se distingue de celui du seigneur, soit encore que le roi ajoute une maille de plus à sa toile centralisatrice. Ainsi naquit par exemple Villeneuve-de-Berg (Ariège), bâtie en six ans, née d’un traité entre Philippe le Hardi et l’abbaye de Mazan, propriétaire du lieu. Villeneuve-lès-Avignon est née, fondée par Philippe le Bel, de sa position stratégique à l’est du domaine royal. Villeneuve-la-Comptal (Aude) garde dans son nom le souvenir du frère de saint Louis, Alphonse de Poitiers, comte de Toulouse de 1262 à 1270. La plus ancienne connue de ces villes nouvelles est Villeneuve-Saint-Georges, Villa Nova en 779. Contrairement aux « villes franches », toutes ces « villes neuves » ne bénéficiaient pas forcément de franchises.

Villeneuve est représenté dans le nom de soixante-dix communes (wiki) en toutes régions sauf les régions de l’Ouest (Bretagne, Pays de Loire, Poitou-Charentes), la Normandie et l’Alsace-Lorraine. Les Neuville, Neuvelle ou Neuveville sont plus rares et cantonnées dans le Nord du pays. Certaines localités ont conservé la forme occitane nava variante de nova, comme Villenave (Landes), Villenave-d’Ornon et Villenave-de-Rioms (Gir.) et d’autres. Dans les Pyrénées-Atlantiques, le gascon vièla est à l’origine de Viellenave-d’Arthez, Viellenave-de-Navarrenx et Viellenave-sur-Bidouze. Notons enfin les formes diminutives Villenavotte (Yonne) et Villeneuvette (Hér.) 

Il convient toutefois d’être prudent car un certain nombre de Villeneuve perpétuent des villa nova, c’est-à-dire des « domaines » nouveaux et peuvent donc remonter à l’époque romaine.  C’est par exemple avec certitude le cas de Nauviale (Aveyron) attestée vicaria de Novavilla dans une charte de l’abbaye de Conques à la fin du Xè siècle.

Remarquons pour en finir que la très grande majorité des Neuvy (dix-neuf communes sur quatorze départements de langue d’oïl) comme les Neuvic (cinq communes) et les deux Neuvicq charentaises, dont les noms sont tous issus des latins novus vicus, « nouveau village », ou, pour certains Neuvy, de noviacum, « nouveau domaine », ne sont que de nouveaux établissements ne bénéficiant pas de franchises spéciales. On peut rajouter à cette liste Vigneux-sur-Seine (Ess., Vicus Novus au VIè siècle) et Vinneuf (Yonne, Vinnovum au IXè siècle et Vicus Novus en 1133).

Sauvetés

Des croix fichées en terre délimitaient leur territoire. En effet, les sauvetés sont sous la protection de la paix des Églises, évêques ou abbayes proposant des terres pour accueillir de nouveaux défricheurs auxquels on offrait la sécurité et certaines franchises notamment fiscales. Ce mouvement commence aux alentours de 1050 et se prolonge dans la première moitié du XIIè siècle, préfigurant en somme les bastides qui seront vues dans le prochain paragraphe.  On retrouve ce nom dans différents dialectes : Saint-Martin-la Sauveté (Loire), La Salvetat-sur-Agout (Hér. et d’autres avec différents déterminants), La Sauvetat (Gers, P.-de-D. et trois autres en Lot-et-Garonne) et Lasseubat (P.-A, La Saubetat en 1450).

Très peu d’ « Undelivered Mail Returned to Sender » à l’époque …

Le latin salva terra, terre « sauve » jouissant du droit d’asile, est l’équivalent de la sauveté. On trouve ainsi de nombreux Sauveterre avec ou sans déterminant (wiki) et le causse de Sauveterre, une sauveté créée par le monastère de Sainte-Enimie.

Bastides

Le nom de bastide s’est d’abord appliqué à une construction, généralement une tour, pour renforcer la défense d’une ville. Plus tard, on a appelé bastide une petite ville fortifiée créée au Moyen Âge dans le sud-ouest de la France sous domination anglaise (du XIIè au XIVè siècles) pour constituer un nouveau foyer de population jouissant de privilèges notamment fiscaux, souvent sur initiative seigneuriale ou royale. Le sens évoluera vers celui d’exploitation agricole communautaire puis, après le XVIè siècle, de maison forte isolée dans le Midi, et enfin, après le XIXè siècle, de maison de campagne provençale plutôt cossue.

Les toponymes comme La Bastide (wiki) ou Labastide (wiki), le plus souvent avec un déterminant, sont bien trop nombreux pour être tous cités ici. On peut néanmoins relever que le déterminant peut être un lieu préexistant (Labastide-de-Juvénas en Ardèche, Labastide-d’Anjou dans l’Aude, etc.), un cours d’eau (La Bastide-du-Salat en Ariège) ou le nom du fondateur ou du propriétaire (La Bastide Lévêque en Aveyron, La Bastide-des-Jourdans dans le Vaucluse, etc.). Notons la forme diminutive La Bastidonne en Vaucluse.

La forme nord-occitane dauphinoise bastiá est à l’origine de noms comme La Bâtie-Neuve et La Bâtie-Vieille (H.-Alpes), La Bâtie-Monsaléon (id.), La Bâtie-Divisin (Isère), Labâtie-d’Andaure (Ardèche), La Bâthie (Sav.) et quelques autres.

Les bastides du grand Sud-Ouest — trois cents ont été identifiées dont cent trente en pays de langue d’oc — peuvent aussi porter des noms où n’apparait pas forcément le mot « bastide » : elles feront prochainement l’objet d’un nouveau billet.

Au contraire des nombreuses Bastide(s) du Sud-Est qui, pour la plupart, ne concernent que des bâtisses isolées étrangères au phénomène des bastides qui nous intéressent ici, la corse Bastia est bien une ville nouvelle, fondée en 1313 par les Génois.

La devinette

Il vous faudra trouver le nom d’un village de France métropolitaine d’un genre particulier en rapport avec les toponymes vus dans le billet.

Il n’y a rien deremarquable à dire à propos de ce village sinon qu’il fut propriété des chevaliers du Temple puis des chevaliers de Malte.

L’ancien pays historique comme le chef-lieu du département où se trouve ce village doivent leur nom à celui des Gaulois qui les occupaient. Selon une étymologie, le nom de ces Gaulois signifierait qu’ils vivaient près d’un joli cours d’eau, selon une autre, qu’ils vivaient sous l’autorité d’un meneur librement choisi.

■ un indice régional voire cantonal :

 

Réponse attendue chez leveto@sfr.fr.

9 commentaires sur “Villes franches et neuves, sauvetés et bastides

  1. Le colonel Berger (plus connu sous un autre nom) est réputé pour avoir remis au goût du jour le terme « farfelu » (dans son ouvrage de jeunesse « Lunes en papier »), avant d’aller piller les temples indochinois.

    Il écrivit aussi aussi, bien plus tard, « Les Noyers de l’Altenburg ».

    Ceci, hors sujet, est une habile transition pour rappeler qu’il existe en Xaintonge un toponyme formé non sur « ville », mais sur « bourg » : « BOURCEFRANC » (aujourd’hui Bourcefranc-Le Chapus »), à l’embouchure de la Seudre.

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  2. Il existerait, selon Wikipedia, un sens spécialisé de « bâtie » :

    « La bâtie est un ensemble fortifié avec à l’origine un rôle strictement militaire, contrairement au château qui peut être le centre d’une seigneurie. Développées au cours des xiiie et xive siècles, les bâties se trouvent principalement sur les limites du comté de Savoie et du Dauphiné. »

    https://fr.wikipedia.org/wiki/B%C3%A2tie

    https://fr.wikipedia.org/wiki/Ch%C3%A2teau_de_la_B%C3%A2tie

    C’est de là, vraisemblablement, que vient le nom du château (le bâtiment initial, du moins) où demeura l’auteur de l’Astrée : la Bâtie d’Urfé.

    https://fr.wikipedia.org/wiki/Ch%C3%A2teau_de_la_B%C3%A2tie_d%27Urf%C3%A9

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  3. Bonjour M Leveto
    voici une liste alpine

    38 TREMINIS ( trièves)

    l’ OLAN ( massif alpin Ecrins)

    ESTRABLIN stabilius ? ou Tremble ( wikip )

    38 DRAVIE Le Touvet Fontaine de DRAVIE

    38 étang de l’HERRETANG ( st-pierre-de-chartreuse )
    étang de l’ HERR

    38 CHAMPHORENT ( à St-Christophe-en-Oisans )

    38 LES ROUIES ( à St-Christophe-en-Oisans petite barre des écrins verbe Rouir ? )

    38 THODURE

    38 MARGILLAN ( à Barraux )

    les RASFOURS d’URIOL URIOL RASFOURS

    Merci beaucoup

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  4. TRA

    Merci pour ce Bourcefranc qui vient compléter la collection!

    Les Bâties dauphinoises peuvent en effet avoir des sens différents. Je n’ai simplement pas pris la peine d’entrer dans les détails en les citant. C’est bien toutefois de le rappeler.

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  5.  » Romulus, fidèle à cette vieille politique des fondateurs de villes qui publiaient que la terre leur avait enfanté des habitants, ouvre un asile dans ce lieu fermé aujourd’hui par une palissade qui se trouve à la descente du Capitole, entre les deux bois. (6) Esclaves ou hommes libres, tous ceux qu’excitent l’amour du changement viennent en foule s’y réfugier.  »

    (Histoire romaine I. 8. Tite Live)

    Rome fut donc. bien avant de devenir la capitale d’une des branches du christianisme; une sorte de « sauveté ».

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    Et Montsalvat. le château où le Graal est gardé. selon Wolfram von Eischenbach (et Wagner après lui). malgré une certaine homophonie. en est peut-être une aussi ….

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  6. « Villeneuve est représenté dans le nom de soixante-dix communes (wiki) en toutes régions sauf les régions de l’Ouest (Bretagne, Pays de Loire, Poitou-Charentes) »

    Affirmation à nuancer. pour la microtoponymie du moins : à moins de trois kilomètres de mon lieu de naissance xaintongeais se trouve le hameau de Villeneuve (dans la commune de Saint-Romain-de-Benet (mais il ne doit pas s’agir d’une « ville neuve » au sens défini dans ce billet ,,,) :

    https://www.google.fr/maps/place/Villeneuve,+17600+Saint-Romain-de-Benet/@45.6888401,-0.8440396,14z/data=!3m1!4b1!4m5!3m4!1s0x48010ec6b6cf166d:0xa05d394ebcc2c10!8m2!3d45.688842!4d-0.82653?authuser=0

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  7. Puisque, aujourd’hui, je suis en pleine traversée du disert (c’est mon côté Achille-Talonesque), je vais m’étaler un peu plus en rappelant l’article où Camille Jullian (qui fut aussi un grand historien de Bordeaux) évoque deux « Villes-Neuves » à l’ancien nom basque (ou, plutôt provenant d’une langue apparentée au basque.) : les deux Iliberris que sont Auch et Elne :

    https://www.persee.fr/doc/hispa_0007-4640_1902_num_4_1_1294

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  8. lecteur

    ■ 38 TREMINIS ( trièves)

    Les formes anciennes Tresmunith, Tresmenich vallis et castrum Tres Muniz au XIIème siècle, Tresmeniz et Tresminis au XIIIème siècle, puis terra de Tribus Meniis au XIVème siècle ouvrent la porte à trois hypothèses :
    — l´adverbe franco-provençal tres, « très », et latin munitus, « fortifié, protégé » ;
    — l’occitan tres,  trois , et un dérivé du bas latin molinum, « moulin » .
    — l´ancien français tres,  au-delà , et molinum, « moulin », « au-delà [du village] des Moulins », ou « au-delà de [la montagne] de Ménil ».
    La forme du XIVè siècle est une tentative de réfection étymologique fantaisiste.

    ■ l’ OLAN ( massif alpin Ecrins)

    Aussi écrit Aulan, le nom s’est d’abord appliqué à un pâturage maigre, à l’herbe rare et courte situé au pied du pic dans la vallée de la Lavey. Comme souvent en montagne, le nom est monté du pied au sommet. Aulan tiendrait son nom de l’ancien provençal aul, aule, au sens général de « mauvais », accompagné du suffixe –an. La graphie Olan, avec o initial, est « fautive ».

    ESTRABLIN stabilius ? ou Tremble ( wikip )

    Les formes anciennes ager Stabiliacense au IXème siècle, Estabiliacense et terra S. Petri de Stabliano au Xème siècle, Stablinus au XIème siècle, terra Strambinum, Estrabinum, Estrambinum et Estrablin au XIIème siècle, Establins au XIIIème siècle, de Establino au XVème siècle, orientent vers un nom de domaine d´origine gallo-romaine *Stabilianum dérivé avec le suffixe –anum du nom d´homme Stabilius, avec par la suite un r épenthétique.

    ■ 38 DRAVIE Le Touvet Fontaine de DRAVIE

    Le dictionnaire de Godefroy donne pour dravie le sens de « fourrage de grains mêlés » mais je ne vois pas le lien avec une source. C’est pourquoi je pense plutôt qu’il faut voir dans ce nom un dérivé de l’hydronyme pré-celtique *dora accompagné du suffixe gaulois ou roman -avus. C’est cette formation qui a donné son nom au Drac, affluent gauche de l’Isère, attesté Dravus en 1289 (avant de subir l’attraction de draco , « diable, lutin »), à La Droue (cours supérieur de la Drouette, affluent droit de l’Eure) attestée Draava au IXè siècle, et à d’autres.

    ■ 38 étang de l’HERRETANG ( st-pierre-de-chartreuse )

    Formes anciennes : mansus de Albeta au XIIème siècle, rivus de Albeta au XIVème siècle, Albetanum sans date, Hérétan, Héréttaz et Herettan au XVIIème siècle, Hérétang en 1921. Il s’agit d’un hydronyme issu de albitta, diminutif du latin alba, « blanche » avec le suffixe –itta, et rhotacisme.
    Le ruisseau de l’Herretang, affluent du Guiers Mort, a donné son nom à un canal et à des tourbières.
    Du même Albeta on trouve l’Herbetan (Albeta en 1139), affluent du Guiers Vif,

    ■ 38 CHAMPHORENT (à St-Christophe-en-Oisans)

    Champhorent ( qu’on aurait mieux fait d’écrire Champ Foran ou Chanforan) est le nom de la dernière terre cultivée et de la dernière maison avant les alpages.

    ■ 38 LES ROUIES ( à St-Christophe-en-Oisans petite barre des écrins verbe Rouir ? )

    Peut-être simplement des « pierres rouges »  (cf. le massif des Rousses)plutôt qu’ une chênaie de chênes rouvres .

    ■ 38 THODURE

    Attesté Theudero et Theuderium au XIVème siècle, de l´anthroponyme germanique Theuderius.

    ■ 38 MARGILLAN ( à Barraux )

    Le même nom existe à Saint-Jean-de-Maurienne, où il est attesté Vinea in Margillano en 1535. Margillan est issu du latin Margalius et suffixe –anum.

    ■ les RASFOURS d’URIOL URIOL RASFOURS

    Uriol est attesté castellania Auriolum, Aurel et Auriel au XIème siècle, Uriolum au XIVème siècle, Uiriolum villa, castrum Urioli et ecclesia Uriolo au XVème siècle. Ce noms pourrait dériver du latin aureolus , « doré, d´or, de couleur or », de aurum , « or », soit pour décrire métaphoriquement une riche vallée soit en référence à la couleur jaune des ses champs.

    La seule occurrence pertinente de ces « rasfours » que j’ai trouvée est la suivante :
    « Tout le secteur anciennement occupé par les chartreux (qui furent longtemps des maîtres du fer) regorge d’anciennes petites fonderies, de rasfours, de petites exploitations, et donc de résidus d’exploitation et de transformation… La Chartreuse, Belledonne-Hurtières, contreforts de la vallée du Buech, … »
    https://www.geoforum.fr/topic/13580-roches-trouvees-dans-le-lit-dune-riviere-en-isere/

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