Salerm (la répàladev)

TRA puis LGF ont rejoint Hibou Bleu sur le podium des découvreurs de ma dernière devinette. Bravo à tous les trois !

Il fallait trouver Salerm, un village de Haute-Garonne.

local-Salerm-

Les documents à notre disposition ne permettent pas de trouver de forme ancienne du toponyme différente de la forme actuelle, Salerm. C’est la raison pour laquelle au moins trois hypothèses ont été émises pour expliquer ce nom. En l’absence d’un mot ancien unique (celtique, latin, roman etc.) pouvant lui donner un sens, on s’accorde pour le couper en deux parties distinctes que l’on s’applique à déchiffrer :

  • Sal : il pourrait s’agir de la racine pré-celtique sal- à valeur oronymique. Cette racine, connue comme hydronyme (on la retrouve dans *salera, hydronyme gaulois de la Sauldre, de la Salindre, etc. et dans le nom gaulois salar de la truite) est aussi connue comme oronyme (on la retrouve dans le nom de Salers en Cantal, de Salernes dans le Var, etc.), comme je l’expliquais dans un ancien commentaire où il était déjà question de Salerm (merci à LGF pour son talent d’archiviste !). Cette hypothèse est partagée par Dauzat & Rostaing (DENLF*), Michel Morvan (NLPBG*) et Jacques Astor (DNFNLMF*). Ernest Nègre (TGF*) émet l’hypothèse de l’occitan sala, « résidence seigneuriale », lui-même issu du germanique seli (allemand Saal), d’abord « chambre » puis « demeure, château ».
  • Erm : l’hypothèse la plus consensuelle fait dériver ce deuxième élément du gascon erm, « lande nue, désert, friche, terre vaine et vague », lui-même du latin eremus, « désert ». Seul Jacques Astor (DNFNLMF*) se distingue, qui opte pour le suffixe pré-latin –ernu (celui de Salernum donnant Salers en Cantal ou de Salerna donnant Salernes dans le Var) et une mauvaise graphie m pour n final.

fleuron1

Les indices

■ La région mentionnée en indice dans l’énoncé de la devinette est le Comminges, pays historique, du haut Moyen Âge, formé de partie de l’ancien diocèse de Saint-Bertrand-de-Comminges (H.-G.). Son  nom est attesté d’abord sur une monnaie mérovingienne, in Cummonigo : il s’agit d’une formation sur le nom ancien de la ville, Convenae et suffixe atone latin –icu. L’assimilation précoce du groupe consonantique –nv– a entrainé l’évolution en –mm– donnant Cummonigo puis le gascon Comenge dès 1095, adapté en français Comminge en 1262. L’apparition en 1302, dans un acte de la chancellerie royale, de la lettre finale –s (cuens de Comminges ), ici étymologique puisqu’elle reprend le pluriel de la forme originelle latine Convenae, s’est répétée jusqu’à devenir définitive à partir du XVIIIè siècle.

-St-Bertrand-

Saint-Bertrand-de-Comminges a porté trois noms. Le premier est un composé gaulois attesté d’abord chez le géographe grec Strabon en 7 av. J.-C. sous la forme :  Λoυγδουνον (Lugdunum). Depuis au moins le XIXè siècle, celtomanie aidant, on a voulu y voir un lieu de culte au dieu Lug : tous les noms de lieux antiques en Lugu– seraient liés à ce dieu. Mais tous les spécialistes ne sont pas d’accord, d’autant qu’une seule inscription dédiée au dieu Lug a été trouvée sur tout le monde romain (à Luzaga, en Espagne). En revanche, le nom Lugdunum est fréquent dans la Gaule et il parait plus probable que l’étymon soit un appellatif descriptif. En comparant la topographie des différents lieux ainsi nommés, Lugdunum doit être un composé gaulois de *lugo, « marécage » (de l’indo-européen *leug-, *lug-, « noirâtre ; marais ») avec dunum, « mont ; citadelle ; enceinte fortifiée ». Le nom, encore attesté Lugdunum au IIIè siècle dans l’Itinéraire d’Antonin, a perduré dans celui du Mont Laü sur le territoire de la commune. Le second nom de la ville, Convenae, figure sur une inscription latine du IIè siècle : colonia Convenarum. Dans le traité de saint Jérôme contre Vigilance, écrit après 386, le nom est expliqué quand il est dit, à propos de Vigilance :  de latronum et Convenarum natus est semine (quos Cn. Pompeius edomita hispania, et ad triumphum redire festinans, de Pyrenaei jugis deposuit, et in unum oppidum congregavit : unde et Convenarum urbs nomen accepit), « né d’un germe de brigands et d’aventuriers, que Cn(aeus) Pompée, après avoir soumis l’Hispanie et se hâtant vers son triomphe, a déplacé des sommets des Pyrénées et a rassemblé dans une seule place forte d’où, également, la ville a reçu le nom de Convènes ». La ville tient donc son nouveau nom de la population (ni peuplade, ni peuple) de brigands ibères que Pompée avait installés là. En latin classique, convenae signifie « étrangers venus de partout, fugitifs, aventuriers », avec une connotation péjorative. Au XIIè siècle, la ville prend son troisième nom, celui de Bertrand de l’Isle-Jourdain qui fut son évêque de 1073 à 1123 qui fit restaurer la ville détruite par les Francs au VIè siècle. Au XIVè siècle, le nom de la ville est muni pour déterminant du nom du pays dont elle est la capitale antique : Saint Bertran de Cuminge en 1347 qui deviendra Saint Bertrand de Comminges en 1663.

 

indice 30 05 2021

 

■ Cette calligraphie représentant un corbeau auréolé était censée renvoyer à un saint (ben si : l’auréole !) et à Bertrand , nom issu du germanique berht-, « brillant, illustre », et hram, « corbeau ».

 

 

 

 

indice b 01 06 21

■ Ce montage photo montre ce qu’a sans doute été le Trophée de Pompée, au col de Panissars, sur la frontière pyrénéenne entre Espagne et France. Ce monument à sa propre gloire a été édifié par Pompée à l’issue de sa guerre victorieuse contre Sertorius.

 

indice a 01 06 21 

■ Ce tableau d’Andrea Solari (1460-1524) est  intitulé Salomé recevant la tête de Jean-Baptiste. Hérode Antipas, qui fit couper cette tête à la demande de Salomé, est mort en exil à Lugdunum Convenarum. Une légende raconte que Salomé serait morte noyée dans un lac non loin de là.

 

 

■ Enfin, il était question dans mon dernier indice d’une entreprise espagnole homonyme de Salerm. Il s’agit d’une entreprise de cosmétiques, spécialisée dans la coloration capillaire (d’où mon « indice tiré par les cheveux »), qui apparait en premier quand je tape Salerm dans ma barre de  recherche (je vous laisse faire, je n’ai aucune raison de leur faire de la pub avec un lien !). En fouinant un peu, on découvre que cette entreprise trouve son origine dans celle fondée dans les années 1970 par deux frères (hermanos en espagnol) nommés Sala, d’où l’acronyme Salherm qu’ils ont forgé pour la nommer. En 1995, les racheteurs, soucieux que le nom soit lu et prononcé sans difficulté par tout le monde, ont ôté le -h- pour baptiser Salerm leur société (d’où le « à un poil près rectifié en 1995 » ).

*Les abréviations en gras suivies d’un astérisque renvoient à la bibliographie du blog accessible par le lien en haut de la colonne de droite.

♦♦♦♦

Plusieurs lecteurs que je remercie m’ont fait remarquer un oubli concernant le billet consacré à l’herm. En voici la réparation :

Germ

4 commentaires sur “Salerm (la répàladev)

  1. Comme le fit remarquer un jour TRS, il faut généralement ici avoir trouvé préalablement la réponse à l’énigme pour pouvoir décrypter les indices;

    Si l’on en croit ce site (dont j’ignore le degré de sérieux), un autre rapprochement avec le corbeau pourrait être envisagé, et, dans ce cas, il serait intéressant – tâche impossible – de savoir si quelque antique tradition locale a pu entraîner le choix du « Corbeau brilland » comme saint éponyme (et, en plus, un des sens possibles de Lug est « le Brillant »).:

    « Corneilles et corbeaux avaient la même importance pour les premiers Celtes que pour les Vikings. Lugh, ou Lug, dont le nom signifie « celui qui brille » était le dieu celte de la Lumière. Son nom ressemble au gaulois Lugos, qui peut signifier « corbeau ». Lugh pourrait avoir été, comme Odin, un dieu aux corbeaux, car il a aussi partagé avec Odin les arts de la guerre et de la sorcellerie. Dans Le Livre des conquêtes (XIIe siècle) qui consigne les traditions légendaires irlandaises, des corbeaux préviennent Lugh de l’approche de ses ennemis. Ce dieu guerrier était aussi vénéré en Gaule. Le nom gallo-romain de la ville de Lyon, Lugdunum, signifie « colline des corbeaux », ainsi appelée parce qu’un vol de corbeaux montra aux premiers colons l’endroit où s’installer. »

    https://lecheminsouslesbuis.wordpress.com/2011/03/03/le-corbeau-et-les-celtes/

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  2. Bonjour M Leveto

    24 LE LARDIN SAINT-LAZARE
    ( récemment sous le coup des projecteurs )

    journée très aquatique
    tiré de mon livre
    Vers les lacs du Dauphiné de Belledonne au Viso Serge COUPé Glénat :

    lac LESTIO

    lac des Prés SEBEYRAND

    Torrent du CRISTILLAN

    lac EGOURGEOU

    lac FOREANT

    lac NEAL

    lac de CROP 38

    lac de la Grande SITRE 38

    Col de l’OLLIERE 38

    38 à Saint-christophe-en-oisans = la Tête des FETOULES ( 3459m)

    38 idem à St-christophe vallon & cascade de LANCHâTRA ( l’encastré ?? )

    19 à USSAC étang de GRIFFOLET

    la Tête de LAURANOURE 3325m Ecrins

    38 à Corenc château d’ARVILLIERS ( avec un I)

    80 ARVILLERS 844 argovillaris rapport entre les deux ?

    38 chabons 1 CAPONIUS ou 2 gaulois CAMBO ??

    35 Rennes quartier Le CLEUNAY

    12 à Gages-Montrozier l’abri préhistorique de ROQUEMISSOU

    merci beaucoup M Leveto , avec toutes ces difficultés.

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  3. lecteur
    Avec toutes les réserves habituelles.

    Le Lardin-Saint-Lazare (24) : Le Lardin était un hameau qui a supplanté en importance la commune de Bersac dont il faisait partie au point d’en effacer le nom à son profit. Le hameau tient son nom d’un de ses premiers habitants nommé Lardin, diminutif de lard, petit morceau de lard, surnom de charcutier.

    Vers les lacs du Dauphiné de Belledonne au Viso Serge COUPé Glénat :

    Dans les paragraphes qui suivent, DTHA est mis pour Dictionnaire topographique du département des Hautes-Alpes (Joseph Roman, 1884) et DTI pour Dictionnaire topographique du département de l’Isère (Emmanuel Pilot de Thorey, 1921).

    ■ lac LESTIO :

    Ça commence bien ! Le nom est absent du DTHA et des quelques ouvrages relatifs à la toponymie que j’ai pu consulter. La signification du toponyme m’échappe complètement. Un rapport avec l’Est ou l’estive est tentant mais sans forme ancienne du nom, il est impossible de se prononcer. Peut-être faudrait-il chercher du côté des patois italiens.

    ■ lac des Prés SEBEYRAND (Soubeyrand …)

    Il s’agit en effet d’une probable déformation de l’occitan sobran, « supérieur, au-dessus » (du latin *superanu, dérivé de super (cf. les mas Soubeiran ou Soubeyran du Gard) peut-être devenu nom de famille.

    ■ Torrent du CRISTILLAN

    Le DTHA donne Le Cristillan pour un hameau et pour un torrent sur la commune de Ceillac, mais malheureusement sans en donner de formes anciennes ce qui laisse supposer que le nom est récent. Il pourrait alors s’agir d’un nom de famille (un dérivé diminutif de Cristin, porté en Isère ?).

    ■ Lac EGOURGEOU

    Le DTHA donne le lac de l’Égourgeon, peut-être à comprendre les Gourgeons avec l’occitan gourjoun , « petite gorge, ravin, dans les Alpes » ( Trésor du Félibrige ).

    ■ lac FOREANT

    Écrit Foréan (sans -t final) toujours dans le DTHA. Sans doute du latin foris, « dehors » (cf. forain) : c’était le lac au dehors, loin des habitations, hors de la ville.

    ■ lac NEAL

    Nom d’un lac et d’un torrent attesté dans le DTHA sans forme plus ancienne, ce qui rend très difficile son interprétation. Un rapport avec le latin nivalis, « neigeux, couvert de neige », est envisageable.

    lac de CROP 38

    On trouve dans le DTI un mons Crop au XVè siècle puis un pré et un lac de Crop. Le nom du lac est aussi écrit Cros, Crot, et Crots.
    Si l’orthographe Cros est la bonne, il s’agirait alors de l’occitan cros, « creux, cavité », d’origine gauloise.

    ■ lac de la Grande SITRE 38

    Plusieurs entrées dans le DTI pour ce toponyme :
    — Lac de la Citre au XVIIIè s.
    La Grande-Sitre , mont, lac sur la commune de la Combe de Lancey : Alpes de Systreys, montagne el Sistrey au XIVè siècle puis mons del Sitrey
    Mons de Citrey ou de Citreyl au XVè siècle sur la commune de Theys
    La forme Sistrey fait immédiatement penser au sistre , terme utilisé en domaine méridional pour désigner proprement le schiste, c’est-à-dire toute roche qui peut se débiter en feuillet, mais aussi la brèche, la roche formée de conglomérats caillouteux. La terminaison -ey est issue du collectif etum.
    Le grec skhistos « qu’on peut fendre, séparer », devenu schistus en latin, a été introduit en français avec « schiste » et en occitan avec chiste, sist, sistre .

    ■ Col de l’OLLIERE 38

    L’occitan olièr , dérivé de ola, « pot, marmite, petite jarre » (du latin olla de même sens) est un des noms du potier et de celui qui va vendre des pots et des jarres sur les marchés. Une ollière désignait un atelier de potier (à distinguer du moulin à huile homonyme des régions plus méridionales et de moins haute altitude : pas d’oliviers à 2000m d’altitude !).

    38 à Saint-christophe-en-oisans = la Tête des FETOULES ( 3459m)

    Attesté loco dicto in Feytolis et Fetolis dans des textes médiévaux (hélas sans date précise).
    Albert Dauzat et coll. (Dictionnaire étymologique des noms et rivières de France , 1978) expliquent :

    FETA (Col de la), Is. (Chartreuse) : équivalent franco-prov. de faîte (anc. fr. feste ; mot germ.). Dér. : Fétoules (Tête des), Is. (Oisans), 3.459 m

    ■ 38 idem à St-christophe vallon & cascade de LANCHâTRA ( l’encastré ?? )

    attesté Alpis de Lanchastra au XIIIè siècle dans le DTI
    Du provençal alpin *enchastraia, correspondant à l’occitan encastratge , « encastrage », Le mot provient du bas latin incastrata (terra) , de in, « dans », et castrum pour « château », c’est-à-dire « enceinte » : le vallon est enfermé dans un cirque de montagnes. C’est le même nom que celui d’Enchastrayes (AHP) — avec agglutination de l’article.

    ■ 19 à USSAC étang de GRIFFOLET

    Quand la langue d’oïl a adopté le francique *hulis pour désigner le houx, le Midi a conservé le latin acrifolium sous des formes diverses comme par exemple agrifol . Les formes dérivées les plus connues présentent l’aphérèse du a- initial donnant grifol par mécoupure : l’agrifol donne lagrifol puis la grifol . D’où les toponymes comme La Grifoul et Griffolet (avec suffixe collectif désignant une houssaie).
    .
    ■ la Tête de LAURANOURE 3325m Ecrins

    On pense bien sûr à l’agglutination de l’article devant un ancien Auranoure, le « vent noir », c’est-à-dire le vent du Sud qui apporte la tempête, les orages.
    Mais on trouve sur la carte de Bourcet du XVIIIè siècle le nom de Dourounoure, formé sur la racine oronymique *dor,celle de Dourbes (AHP) au pied de la barre des Dourbes qui culmine à 1659 m ou encore du Mont-Dore auvergnat  : ce serait alors la « montagne noire ».

    ■ 38 à Corenc château d’ARVILLIERS ( avec un I)

    Attesté Château d’Arvilliez dans certains textes du XVIIè siècle mais aussi Arvillier, Arvillard, Arvilliers
    Le DTI donne, sur la commune de Corenc :Chaban. de Avillies au XIIIè siècle (où Chaban. est mis pour chabannariam, « ensemble de cabanes », qui désignait en ces temps-là une « ferme, exploitation rurale ») , Avilliens et Avilleys villa au XIVè siècle et Avillier au XVIIè siècle et enfin Château d’Arvilliers .
    On trouve donc de très nombreuses orthographes différentes pour ce nom, ce qui laisse supposer un nom transporté, dont le sens était mal connu localement.
    Confirmation est donnée avec ce texte accompagnant un guide de randonnées :

    Le domaine a été dit ”d’Arvilliers”, du nom de la puissante famille des Arvillars, alliée aux Dauphins et à la Maison de Savoie, qui en fut propriétaire à la fin du Moyen-Âge, et dont l’aigle couronné figure aujourd’hui sur les armes de la ville de Corenc.

    et dans le blason de Corenc dont le quatrième quartier est

    « d’or à l’aigle à deux têtes d’azur, becqué et couronné de gueule évoque le souverain de la famille des Arvillars ou Arvilliers, propriétaires de la Tour des Chiens. »

    .

    Reste à savoir d’où venait cette famille des Arvillars ou Arvilliers. Les hypothèses sont nombreuses (cf. Arvillard en Savoie qui était Alto Vilar en 1100, « la ferme d’en haut » et le château du même nom en Haute-Savoie et d’autres toponymes approchants). Un rapport avec l’Arvillers mosellan me paraît douteux.

    ■ 80 ARVILLERS 844 argovillaris rapport entre les deux ?

    Argovillaris et Arcovillaris en 844. Du nom d’homme germanique Arico et bas latin villare, «ferme, domaine rural », qui prend un -s pour marquer la pluralité des maisons autour du villare primitif.

    ■ 38 chabons 1 CAPONIUS ou 2 gaulois CAMBO ??

    Attesté Chabonz au XIIIè siècle et Chaboncium au siècle suivant..
    Il faut plutôt y voir le nom propre romain Caponius .
    L’hypothèse de D&R, caput, « tête, extrémité, sommet », et suffixe onem se défend dans la mesure où le village est situé sur une colline – oppidum.

    ■ 35 Rennes quartier Le CLEUNAY

    contrairement à ce qui est écrit ici le nom de ce quartier ne vient pas d’un clos naye , « clos noyé ». Il s’agit en réalité du nom d’un ancien village attesté veteris ville Cloonei en 1183 puis Cluné, Cleuné, etc. comme il est d’ailleurs écrit sur le même site.
    La finale en -ay est le résultat du suffixe latin acum qui accompagne le plus souvent un nom d’homme, en l’occurrence ici le nom d’homme gaulois Clunius comme pour Cluny (S.et-L.)

    ■ 12 à Gages-Montrozier l’abri préhistorique de ROQUEMISSOU

    il s’agit probablement d’une ancienne roque , au sens tardif de « hauteur rocheuse » porteuse d’un château, d’un donjon, d’une maison forte et qui a même pu désigner un édifice plus ou moins fortifié sans considération de hauteur. Cet édifice aurait alors appartenu à un certain Missoun ou Misson, nom de famille occitan (cf. le Plo de Missou au Caylar, Hér. ou la commune Misson, Landes) — au sens de « moisson ». Reste à vérifier dans l’histoire locale la présence d’une ancienne maison forte à cet endroit-là, ce que le moulin de Roquemissou peut laisser supposer.

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