2 commentaires sur “Mandryka

  1. Bon, puisque, depuis le temps, personne n’est venu commenter ce billet, il faut que ça change.

    Donc : oui, Mandryka était immense, et c’est triste. Le concombre masqué restera un monument du 9e art.

    Et en effet, ce bandeau où il regarde pousser les rochers est assez formidable. D’autant que cette « chute » fut à l’origine de la création de L’écho des savanes : c’est parce que Goscinny avait refusé cette histoire et cette chute qu’il jugeait incompréhensible par « la France profonde », que Mandryka a créé sa revue où il pourrait publier tout ce qu’il voulait *.

    * C’est assez étonnant et c’est un triste paradoxe : Goscinny poussait Gotlib, Mandryka, Bretécher et autres à aller toujours plus loin, mais a fini par les brider au point qu’ils ont dû s’émanciper. Et Gotlib comme Mandryka ont eu le sentiment de rester fidèles à Goscinny en se donnant les moyens de faire ce que Pilote ne pouvait pas faire (Mandryka pensait même continuer à travailler en même temps pour Pilote), mais Goscinny l’a pris à l’envers et en a été blessé. Bref, Gotlib comme Mandryka ont simplement voulu aller là où Goscinny les avait emmenés, et ont toujours immensément respecté et aimé leur mentor… mais Goscinny s’est cru trahi par l’un et l’autre et s’est brouillé avec eux. La mort prématurée de Goscinny n’a pas laissé au temps le temps de réparer les malentendus, et je crois que Gotlib comme Mandryka en ont toujours gardé une grande tristesse, un grand regret.

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  2. Hello, Jacques C. !
    Nous sommes donc au moins deux à nous désoler de cette disparition …

    Pour continuer dans les anecdotes, je me souviens d’une interview de Gotlib qui racontait que lui, Mandryka et une bonne partie de la rédaction de Pilote étaient amoureux de Claire Brétécher mais que cette dernière avait su se rendre inaccessible, ce qui aurait rendu Mandryka particulièrement mélancolique et expliquerait le ton de certaines de ses bédés. C’était, toujours selon Gotlib, devenu un sujet de blague récurrente entre eux trois à l’époque de l’Écho des Savanes.
    Ceci dit, qui ne serait pas tombé amoureux de Claire Brétécher ?

    PS : j’ai quelque part sur mes étagères le Gotlib de Numa Sadoul (1974 ou 1975 ? en tout cas, j’étais à Toulouse). Il va falloir que je le retrouve : tout (ou presque) y est dit sur les années Pilote et sur la genèse de l’Écho.

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