Les indices du mardi 03/08/2021

TRA, Jacques C., TRS et Hibou Bleu sont déjà venus à bout de ma dernière devinette. Félicitations à tous les quatre !

Un rappel de l’énoncé :

Une fois de plus, faute de mieux, il vous faudra trouver un lieu-dit de France métropolitaine dont le nom est lié à un des mots étudiés dans le billet du jour.

Ce lieu-dit était une commune à part entière jusqu’à son annexion il y a près de deux siècles par sa voisine. On appela alors la nouvelle commune par les deux noms réunis par la conjonction « et », mais, par facilité et bien qu’aucun décret n’ait officialisé la chose, on abandonna le nom de la commune annexée qui n’apparait donc plus aujourd’hui que dans celui d’un lieu-dit.

Ce micro-toponyme est composé de deux mots accolés sans trait d’union dont l’un désigne un bâtiment d’habitation et l’autre est donc lié à un des mots du jour.

Le nom de la commune est issu de celui d’un homme latin accompagné d’un suffixe lui aussi latin qui a évolué localement d’une façon unique.

Cette commune est en réalité un petit village sur lequel il n’y a pas grand chose à dire et me voilà donc bien démuni pour des indices …

Peut-être ce portrait ?

indice a 01 08 2021

cdl3

Les indices

■ pour le chef-lieu du canton (et aussi parce que je trouve ça joli) :

indice a 03 08 2021

■ et pour rigoler un peu (mais aussi comme indice) :

Réponsee* attendue chez leveto@sfr.fr

*avec deux « e » pour compenser l’oubli signalé par liseur  lors de ma dernière devinette

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3 commentaires sur “Les indices du mardi 03/08/2021

  1. Lecteur

    Je ne retrouve plus le commentaire dans lequel vous me donniez une liste de toponymes à déchiffrer comme « devoir de vacances » … Je vous donne mes réponses ici, en espérant que vous les trouviez (faites-le moi savoir !)

    ■ 29 Pors Poulhan

    Pors est une des formes dérivées en breton du latin portus , « port », qui a pris deux sens : le port de mer, sens le plus répandu, mais aussi celui de cour de ferme ou de la ferme elle-même. Pors Poulhan est indubitablement un petit port de mer.
    La première mention du nom date de 1426 sous la forme Poulcazan. On trouve ensuite Poulha’han (1428), Poulhahan (1455), à nouveau Poulcazan (1514), Poulc’han (1730), et enfin Pors Poulhan en 1836.
    Le premier élément peut être identifié comme Poull, « mare, petite étendue d’eau ». Le second élément est plus difficile à identifier : il pourrait s’agir de Kazh / ar C’hazh , « le chat » (mais avec quel sens?) ou de Kaz , au sens de lieu étroit, avec, dans les deux cas, le diminutif –an.

    ■ 29 Trébeurden

    Il s’agit d’un ancien*Treb Preden où on reconnaît le breton treb , « exploitation agricole, lieu habité et cultivé » puis « hameau, quartier » et, en gallo-roman « trève, subdivision de paroisse ». Il est ici accompagné du nom Preden qui est celui d’un homme venant de Grande-Bretagne, laquelle est appelée encore aujourd’hui Prydain en gallois ; la forme Preden est connue en cornique.

    ■ 29 portsall

    Le nom est noté Portsall dès 1394.
    Les explications données sur wiki : port (de mer ) et sal, « château », soit le port du château de Trémazan ou pors all, « l’autre port », opposé au port de Trémazan, me semblent bancales. Mais je n’ai pas mieux

    ■ 29 pointe de Trévignon

    Si on admet le préfixe tré, « lieu habité, hameau», on peut voir dans le second élément un dérivé d’un ancien mot mignen, « marais » (attesté dans ce sens en gallois), avec la mutation habituelle en breton du m en v : ce serait le « hameau du marais ». On peut aussi faire appel au breton gwinnion , « aubier ».

    ■ 29 île de BANANEC (les glénans )

    Son nom breton est Enez Balaneg, « île aux genêts ». Le breton d’aujourd’hui emploie indifféremment balan ou banal  pour « genêt » ; c’est le second qui se rapproche le plus du banadlo primitif. Ce nom est accompagné du suffixe –ec, « où on trouve, où il y a ».

    ■ 29 archipel de Glénan ; les Glénans Glinan Koz ?

    Glénan vient du breton glenn, « terre, contrée, pays », muni du suffixe diminutif –an. Glenn est lui-même issu du celtique *glend, qui a aussi donné le gaulois *glanno, « rive ».

    ■ 29 fort de l’île CIGOGNE

    Notée Cygoigne en 1764. Il s’agit d’une déformation du breton seizh, « sept », et kogn, « coin » : « île aux sept coins »

    ■ 29 phare de Trézien

    On connaît les formes anciennes suivantes : Tresian(1505), Trezien(1658), Trezian (1659), Tresyen (1669) et enfin Tresien en 1690.
    Aucune hypothèse étymologique n’est satisfaisante, pas plus treaz pour « sable », que tré, « hameau ou paroisse », qui serait suivi d’un nom de saint mystérieux.
    Conclusion : nom obscur.

    ■ 29 ( à Ouessant ) phare de CREAC’H

    du breton Krec’h, « hauteur, promontoire »

    ■ 29 abbaye de la POINTE SAINT-MATHIEU ( bénédictins )

    je ne vois pas bien le sens de votre question. La page wiki wiki me semble assez fiable.

    ■ 29 CAP-COZ ( presqu’île )
    port la Forêt

    Cap-Coz : le vieux cap.
    Port-la-Forêt : sans surprise. C’est le port de La Forêt-Fouesnant. Silva forestis désigna d’abord les forêts royales.
    ———————————

    ■ 22 plage de TRESTRAOU trez , traezh : sol sableux ??
    ( à Perros-Guirec )

    Traez, « sable », souvent noté trez ou tres, désigne par extension une plage .
    Traou  : « creux, vallon », ou « d’en bas »

    ■ 22 Plougrescant

    Plou : paroisse. Du vieux breton plou issu du latin plebem , « peuple ». En préfixe dans les toponymes plou signale généralement une implantation d’origine brittonique, galloise ou cornouaillaise.
    Cette paroisse primitive porta dès le Xè siècle l’appellation Plebs Crescentis. On trouve en 1337 le nom Plougresquen . L’éponyme en est sans doute un saint Crescant qui rappelle Crescentius, compagnon de l’apôtre Paul .

    ■ 22 Pointe du SQUEOUEL

    On trouve aussi écrit Squewel / Squewell  ou encore Skewell
    Je trouve sur plusieurs sites la traduction de ar Skewell par « la Roche Battue » mais mes dictionnaires ne confirment pas… S’il y a un Breton dans la salle…

    ■ 22 à bréhat : phare LES HEAUX

    Cf. le breton ar Chéo, ar C’héo ou encore ar Héau, « grotte ».

    ■ 22 Saint-Quay-PORTRIEUX
    quay = assimilé au sénéchal KEU ( table ronde )

    Saint Kenan, surnommé Colledoc, assimilé à saint Kerrien, ou saint Ké. Les premiers textes qui les mentionnent semblent être un mélange de plusieurs traditions et vies anciennes compilées par l’abbé Tresvaux, compliqué par l’apparition tardive d’un saint Chéron français, en latin Caraunus, martyr de Chartres, dont le nom a souvent remplacé celui de saints bretons inconnus dont le nom commençait par un C ou un K. Toujours est-il que le nom Ké a été adapté en français à Saint-Quay-Portrieux. Par sa parenté de nom avec le sénéchal colérique Keu des romans arthuriens, saint Quay en a hérité, dans la tradition populaire, les défauts, en condamnant les habitants de Saint-Quay-Portrieux à avoir un cou démesuré.
    Portrieux est noté Portum Orieut en 1278 et Port Oriot en 1370.
    Le site de la mairie explique :
    Le nom « Portrieux » aurait une double origine. Pour certains, il viendrait des filets utilisés pour la pêche appelés dans cette baie « des rieux ». Pour d’autres, il s’agirait du nom donné aux feux allumés par les Armoricains, sur les points les plus élevés des falaises, pour correspondre d’un village à l’autre ou servir de repères aux marins.
    On est en droit de s’interroger sur ces explications qui semblent faire fi des formes anciennes du nom.
    ———————————-
    ■ 56 Portivy

    Il s’agit du « port de Dewy (ou Divy) », saint patron du Pays de Galles (cf. Lotivy qui est un loc divy ).

    ■ 56 moulin de Campen

    Du breton campen , « uni, aplani » (Dictionnaire étymologique de la langue françoise d’ Antoine Court de Gébelin,1778 page 277)

    ■ 56 rivière d’ETEL ; le pont LOROIS

    ♦ la rivière est appelée Ectell flumen au XIè siècle. On a proposé une origine selon le vieux breton ectellou enk’tell, avec enkpour « étroit » ou « détroit ».
    ♦ pont Lorois : du nom du préfet du Morbihan lors de sa construction en 1843.

    ■ 56 abbaye St-Michel de KERGONAN

    Breton ker , « lieu habité, groupe de maisons, hameau, village, … » (d’un ancien mot celtique caer signifiant « lieu fortifié »). Ker est ici suivi du nom de personne Conan.

    ■ 56 île DUMET

    l’île est anciennement appelée Aduneta (sur une Charte de Louis VI en 1123) devenu Audumet . Après une mauvaise compréhension de la première syllabe prise pour la préposition « au », on est passé par l’ *île au Dumet pour aboutir finalement à Lisle Dumet en 1560. Un rapprochement a été fait entre le premier nom connuaduneta et le verbe latin ădūno, -āvi, -ātum, -āre, « unir, assembler », mais sans aucune certitude.

    ■ 56 Port-Louis louis XIII ? Ancien PORT-BLAVET

    C’est un village proche de l’embouchure du Blavet qui va être transformé en ville fortifiée nommée Blavet pendant les guerres de la Ligue. Occupée par les Espagnols en 1590 puis récupérée vers 1600 par les Français, elle sera transférée au village de Locpezran et s’appellera Port Louis à l’initiative de Louis XIII et sur ordre de Richelieu. En 1660, la création de la Compagnie des Indes fera prospérer la ville et, en 1666, ce sera la naissance de la ville de l’Orient sur l’autre rive du Blavet, qui deviendra le Lorient moderne.
    Le Blavet (Blavetum au VIè siècle) doit son nom au breton blavet , « eau jaillissante, eau courante ».(Dictionnaire géographique et administratif de la France , Joanne, 1890-1905).

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  2. merci beaucoup

    il y avait aussi
    l’îlot d’ER LANIC 56 ( cromlech )

    pour les HEAUX ( bréhat) j’avais trouvé sur un site
    île des lauriers ??? île Lavrec en 1840 ??? Insula Laurea ????


    pour TRESTRAOU , c’est donc un peu une tautologie
     » plage de la plage du Traou  »

    –CAP COZ
    silva forestis :
    « port de La Forêt-Fouesnant. Silva forestis désigna d’abord les forêts royales. »
    est-ce fouesnant qui aurait été un forestis ???

    Résultat de recherche d’images pour « FOUESNANT etymologie »

    La signification du nom n’est pas certaine. … Sur les documents anciens, on trouve les noms Fuinant (entre 1022 et 1058), Plebs Fuenant (en 1084), Foynant (en 1294), Foenant (en 1324, vers 1330 et en 1368), Fouesnant (en 1382) ou, plus récemment, Foisnant, Foasnant, Foesnan, au XVIII e siècle.

    Fouesnant vient du breton « nant » (vallée) et de « foen » (foin). Au Xème siècle, un « pagus fuesnant » cité dans le Cartulaire de l’abbaye de Landévennec …
    si je comprend bien ?

    MERCI

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  3. lecteur

    Er lannic (ou Ar lannig ) : diminutif de lann , « lande ».

    ♦ Fouesnant : si le vieux breton nant, « vallée » ne fait guère de doute, le premier terme pourrait être un foeon, « narcisses, jonquilles », contaminé ultérieurement par foenn, « foin ».
    NB c’est bien La Forêt qui était une forêt royale.

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