Castelgarric (répàladev)

Il fallait trouver le lieu-dit Castelgarric sur la commune de Faussergues, canton de Carmaux, dans le Tarn.

Faussergues, c’est ici :

local faussergues

… et Castelgarric, là :local castelgarric

Castelgarric, dont le nom est attesté tel quel dès 1503, était une commune à part entière jusqu’à son annexion par Faussergues par décret royal du 27 septembre 1827, la commune nouvelle prenant alors le nom de Faussergues-et-Castelgarric. Par souci de simplification, on parla dès le début de Faussergues et ce nom resta dans l’usage malgré l’absence d’officialisation administrative.

■ Le nom de Castelgarric est cité, avec cette même orthographe, au moins dès 1503. On reconnait sans difficulté la forme méridionale castel du latin castellum, « château ». Le déterminant garric, « chêne kermès », fait difficulté : en effet, la très grande majorité des toponymes formés avec castel ont pour déterminant soit  le nom de la localité (Castelbajac, H.-Pyr.), soit un adjectif épithète (Casteljaloux, L.-et-G., Castelnau, Av.) soit encore un nom de personne (Castelginest, H.-Gar.). Parmi les noms de communes, aucun n’a pour déterminant un nom commun. On est donc tenté de conclure que Castelgarric est  soit le « château dépendant de Le Garric » (localité située à moins de trente kilomètres) soit le « château d’un certain Garric ». Le nom de personne Garric est attesté depuis fort longtemps et il pouvait être le surnom donné à quelqu’un de petite taille comme le kermès (lou garric fai pas uno piboulo, « le garric vaut pas un peuplier », proverbe languedocien) ou de quelqu’un de courageux ou de tenace comme le même kermès qui vit dans de rudes conditions. On peut aussi penser que ce nom se rattachait à l’activité de celui qui récoltait les cochenilles sur le chêne kermès pour la teinturerie.

■ Le nom de Faussergues est attesté parrochia de Favanzanicas vers 972, Favalsargas vers 1180, de Favauzargas en 1185 et Fausergiis en 1382. Il s’agit d’un dérivé du nom propre romain Faventius accompagné du suffixe féminin pluriel –anicas (sous-entendu terras : « les terres de Faventius »). Le suffixe de propriété –anicum a fourni des terminaisons en –ergues dans une zone allant de la Creuse à l’ouest de l’Hérault, passant par le Cantal, l’Aveyron et le Tarn, à côté de formes en –ange et –argue (cf. Le suffixe -anicum en pays d’oc par E. Nègre, Revue internationale d’onomastique, 1965).

Carmaux était appelé Caramans en 1125, Caramanz en 1148, Caramancio en 1260 et Caramoussio en 1283, noms issus directement du nom de personne latin Caramantius. Il s’agit d’un des quelques exemples de toponymes de ce genre formés sans suffixe.

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Les indices

indice a 01 08 2021 il fallait reconnaitre Jean Jaurès, député du Tarn, qui soutint notamment la grande grève des mineurs de Carmaux en 1892.

indice a 03 08 2021  cette œuvre d’art (dont je n’ai pas pu retrouver l’auteur) est exposée au musée Centre d’Art du Verre de Carmaux.

■ la vidéo s’explique par le nom de l’artiste, Robert Castel.

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