Les noyers II : la noix du Sud

Le noyer, Juglans regia L., est un arbre très commun, cultivé pour son bois et ses fruits, les noix. Présent dans toute la France, il a fourni de très nombreux toponymes. Je m’intéresse aujourd’hui à la partie méridionale de notre pays (c’est quand même celle que je connais le mieux) après avoir vu les noyers du Nord dans un précédent billet.

noyer

Dans le Midi de la France, la présence de noyers était une caractéristique quasi obligée de la propriété, d’où la présence de noyers ou noiseraies dans la toponymie méridionale.

Le latin nux, nucis, « noix, noyer », a donné nucaria, « noiseraie ». En occitan méridional, le c entre voyelles s’affaiblit en g, d’où noga pour « noix » que l’on retrouve en occitan dans noguièr, « noyer », et noguèira, « noiseraie ». Un autre dérivé collectif de noguièr, avec le suffixe latin –etum, a donné, toujours en occitan, le masculin nogaret et le féminin nogareda.

Ces différents noms  se retrouvent en toponymie soit tels quels, soit au diminutif, soit encore avec des variantes dues par exemple à la palatalisation du g en z, habituelle au sud du Massif Central, ou même à sa chute complète.

Nouguier, Nouguière, Nozière

 

Nouguier (nom masculin) se retrouve dans le nom de Nouguier (Bollène, Vauc.), Nouguier d’Esquier (Tardeau, Var, avec esquier, « gauche ») et des Mas Nouguier (Saint-Cézaire-de-Gauzignan, Gard ; Valmascle, Hér. etc.). Dans ces deux derniers cas, Nouguier représente un nom de famille. Le pluriel se lit dans le nom de Nouguiès (à Camboulazet, Av.).

Nougier (nm) : cette forme nord-occitane se voit en Ardèche à Saint-Joseph-des-Bancs et à Vesseaux et la variante nugier apparait dans Le Nogier (Malarce-sur-la-Thines, Ardèche, Nogerio en 1464) et Le Nugier à Laval (H.-Loire). La forme francisée, noyer, se retrouve au singulier dans Le Noyer (Saint-Bonnet-de-Champsaur, H.-Alpes, Naugerium en 1152),  et au pluriel à Noyers-sur-Jabron (Alpes-de-H.-P.) et bien d’autres répartis sur toute la France. Enfin, avec perte du g intervocalique, citons la mention de l’arbre isolé par Noé (H.-Gar., de Noerio en 1267).

Nouguière (nom féminin) apparait dans La Basse Nouguière (Vérignon, Var), la Grande Nouguière (Aiguines, id.), etc. On rencontre aussi une variante La Noguière (Le Muy, Var ; Vesseaux, Ardèche, où on a déjà rencontré le masculin nougier). Le féminin se lit dans le nom du Puy de La Nugère à Volvic (P.-de-D.) et le pluriel dans celui de Noguères (P.-Atl.). Avec l’agglutination de l’article apparaissent les noms de Lanouguère (Ozenx, P.-A. ; Garravet, Gers) et, avec un augmentatif péjoratif, de Lanougarasse (Allières, Ariège).

Nozières (nf) : le produit normal du latin nux, nucem est notz, nose en occitan, quand le c devant e s’est palatalisé en ts. Le collectif en –ièra, nosièra, « noiseraie », a donné les formes en nozière. C’est ainsi qu’on trouve le nom de Nozières (Ardèche et Cher) et de Boucoiran-et-Nozières (Gard) ainsi que de nombreux lieux-dits Nozières dans l’Aveyron (à Broquiès, Druilhe, Saint-Sever),  dans le Cantal (à Dienne), dans le Lot (à Gramat), en Lozère (à Ispagnac et Aumont-Aubrac), etc. Notons Les Nouzières, une montagne à Bréau-et-Salagosse (Gard). Le double suffixe en –aret a donné la forme Nouzaret (Rocles, Ardèche).

 

Camille-Pissarro-Noyer

 

Camille Pissaro – 1894

Nogaret, Nougarède

Nogaret, du bas latin *nucaretum, se retrouve à Nogaret (H.-Gar., Nogaretum en 1266), à Gontaud-de-Nogaret (Lot-et-Gar., avec Gontaud du nom d’homme germanique Guntwald). à Saint-Pierre-de-Nogaret (Loz.) et dans de nombreux lieux-dits Nogaret  en Lozère (Saint-Julien-des-Points, Saint-Germain-de-Calberte, Saint-Martin-de-Lansuscle), dans l’Hérault (Roqueronde), etc.  La variante Nougaret est présente par exemple en Haute-Garonne à Peyssies, dans le Tarn à Puylaurens et Le Nougaret dans le Gers à l’Isle-Jourdain, etc. Signalons Le Noiret à Saint-André d’Embrun (H.-Alpes) attesté Noaretum en1320 issu de *nocaretum après la chute du c intervocalique et attraction de l’adjectif « noir ».

■ la palatalisation du g en j est à l’origine de noms comme Nojaret (Grand-Brassac, Dord. ; Bonnevaux-et-Hiverne, Gard ; Badaroux, Loz. ; Vialas, Loz.)

■ La palatalisation du g en z a fourni des noms comme Nouzaret (Rocles, Thueyts, Sablières, etc. Ardèche) et Le Nouzaret (Saint-Joseph-des-Bancs, Vals-les-Bains, id.) ainsi que Noseret à Laruns (P.-A.).

■ La chute du g intervocalique est à l’origine du nom de Noharet (Accons et Arlebosc, Ardèche) et de Le Noharet (Bourg-Argental et Saint-Joseph-des-Bancs, Loire). Le suffixe collectif etu/eta (pluriel) est représenté par Nohèdes à Prades (P.-O.), du bas-latin nuceta qui a sans doute été influencé par nogareda, est devenu nogueda puis a perdu son g intervocalique, tandis qu’on attendrait Nuzet ou Nouzet (voir plus bas).

■ une autre forme apparait dans les noms de Noyarey (Isère, Nogareto en 1080), Noyeray (à Faverges, Sav.) et Le Noyarey (à Saint-Agnès, Isère).

■ La forme féminine occitane nogareda et ses variantes nord-occitanes nojareda (Lozère) et nozarèda (Vivarais) se retrouvent dans des noms comme La Nougarède (Le Fleix, Dord. ; Soudorgues, Gard ; Casseneuil, L.-et-G.), La Nogarède (Servas, Gard), La Nojarède (Aujac, Gard ; Chanac, Loz.), La Noujarède (Saint-Pardoux-la-Rivière, Dord. ; Collet-de-Dèze, Loz.), La Nouzarède (Joyeuse, Ardèche), etc. Notons le ruisseau de la Nougarède à Mourèze (Hér.).

■ le produit corse *nux-eta apparait dans le nom de Noceta (H.-C.).

 

Les autres collectifs

En occitan, le double suffixe -airòla/-eiròla est la marque du collectif dans les noms de Nouzerolles (Creuse, Noezirolas en 1209),  Nozeyrolles (à Auvers, H.-Loire), Nozerolles (à Saint-Mary-le-Plain, Cantal et à Chaulhac, Loz.) et Nuzerolles (à Anglards, id.). 

Le même suffixe apparait dans les noms de Nougayrol (Trévien, Tarn), de Le Nougayrol (La Cavalerie, Aveyron, mas del Nogairol en 1185), de Nogairols (Nîmes, Gard) et, au féminin, dans le nom de Nougayroles (à Lunac et à Saint-Affrique, Aveyron). Sa variante nord-occitane, avec palatalisation du g en j, se retrouve à La Nugerolle à Saint-Donat (P.-de-D.) et à Nogeirols à Ponteil-et-Bressis (Gard)

La forme nogaròl/nogaròu, avec l final vocalisé en u, a donné Nogaro (Gers, burgenses Nugarolenses en 1253) et son diminutif Nougarolet (id.).

Le collectif –at (du latin –atum, pluriel –ata) se lit dans les noms de Nougarate à Villelongue (H.-Pyr.) et à L’Herm (Ariège) ainsi que dans celui de La Noyera à Miribel (Drôme).

Le nom de Nouzerines (Creuse) est composé de nucarium (donnant nouzier, cf. plus haut) accompagné du duffixe –ina, sous-entendu terra, avec le sens de « terre propice au noyer ».

 

La noix toute seule

Certains toponymes parlent de noix, notz, noz, nose, comme d’autres parlent de blé (cf. Le Blat, La Blatte …) pour désigner le lieu où les noyers et donc les noix, source d’huile, sont abondants. C’est ainsi qu’on trouve les lieux-dits Nux à Barran (Gers), Nuces à Moyravès et Valady (Av.) et Nouix à Saint-Saturnin (Cantal, Noetz en 1543, Noex en 1595 et Noix en 1676).

Avec le suffixe collectif –etum/eta, pour « ensemble de noix » plutôt qu’« ensemble de noyers », on obtient les noms de Nouzet à Saint-Rome-de-Cernon (Av.,  avec le nom de la rivière issu d’un hydronyme préceltique *ser), à Eyzerac (Dord., Nozetum en 1461) ou encore à Aizac (Ardèche). Ce nom, comme d’autres liés au noyer, est devenu patronyme, attesté comme tel dès le XVIè siècle, et a ainsi migré jusqu’au Cher où on trouve à Chezal-Benoit un hameau Le Nouzet, dit le terrouer de Nouzet en 1536, dont le nom est passé au ruisseau du Nouzet dit plus simplement le Nouzet.

Quant à la petite noix, occitan nosilha, elle est représentée par La Nouzille à Saint-Laurent-sur-Gore, dans la Haute-Vienne.

Le basque

Pour être tout à fait complet à propos des parlers du Sud, notons que le basque emploie intzaur ou eltzaur selon les dialectes pour désigner le noyer. Il donne le lieu-dit Insharga à Saint-Pée-sur-Nivelle (P.-A.), c’est-à-dire intzauraga, « lieu de noyers, noiseraie », et de nombreux noms de maisons Inchauspe, « sous le noyer » ou encore Inzaurgazteta, « lieu des jeunes noyers », à Anhaux (P.-A.).

♦♦♦

Comme personne ne le fait et que charité bien ordonnée commence par soi-même, je me félicite chaleureusement pour le choix des titres de ces deux billets : la vnoix du Nord et la crnoix du Sud.

 

*Les abréviations en gras suivies d’un astérisque renvoient à la bibliographie du blog, accessible par le lien en haut de la colonne de droite.

point-d-interrogation-sur-le-clavier-nb10411

La devinette

Comme pour la devinette précédente, il vous faudra trouver un micro-toponyme de France métropolitaine, méridionale cette fois, lié à la noix et qui n’existe qu’ à un seul exemplaire (et cette fois, j’en suis sûr !).

Il n’y a rien de remarquable à dire sur ce lieu-dit, sauf peut-être que son église a été entièrement rasée pendant les rebellions huguenotes.

Dauzat & Rostaing (DENLF*) comme E. Nègre (TGF*) expliquent le nom de la commune qui abrite ce lieu-dit par un nom d’homme, gaulois pour les premiers, latin pour le second, mais de manière inhabituelle sans suffixation. Des auteurs plus récents préfèrent voir dans ce nom un rappel des marais pour la plupart aujourd’hui asséchés qui caractérisaient la région, soit par une racine hydronymique pré-latine soit par un dérivé bas-latin (non attesté) d’un mot latin lié lui aussi à l’eau. Ce même radical se lit, à peu de choses près, dans d’autres toponymes et hydronymes du même département, dont le nom d’un ruisseau qui coule dans la commune qui nous intéresse.

Cette commune s’est développée à quelques kilomètres d’un premier village qu’elle a fini par supplanter au Moyen Âge et dont elle a pris le nom. L’ancien village existe encore avec un nom un peu modifié et les deux communes sont aujourd’hui limitrophes.

Deux indices :

■ une gravure :

indice b 12 09 2021

■ une illustration :

indice d 12 09 2021

 

Réponse attendue chez leveto@sfr.fr

24 commentaires sur “Les noyers II : la noix du Sud

  1. Voilà qu’une fois encore ça manque furieusement de chanson dans ce billet… et de nougat.
    Alors voici :

    Voilà qu’une fois encore l’illustration est un fake : le noyer qu’elle montre est l’un de ceux que Pissarro a pu fréquenter à Eragny(-sur-Epte) -60 590- c’est-à-dire dans l’Oise somptueuse, un département où les Impressionnistes aimaient à crécher.
    Outre Pissarro, il y eut Mary Cassatt au Mesnil-Théribus, Le Sidaner à Gerberoy… etc.

    Il ne s’agit donc pas d’un noyer du sud de la France ! Qu’on se le dise !

    ____________

    Mais revenons à la chanson avec un type du Midi qui, malgré son accent déplorable et un phrasé qui assène*, a su mener une honorable carrière.
    Toponymiquement parlant, on lui doit un NOYER d’outre-Atlantique : NOUGAYORK.

    Ailleurs il a écrit :

    – Je vous arrête, ami. Je ne suis pas un homme.
    Vous n’êtes pas un homme ?
    Nullement, je suis un noyer.
    Vous vous êtes noyé ?
    Non. Je suis un noyer. L’arbre. Je suis un arbre…

    ______________

    * Quant au « phrasé qui assène », je ne peux que penser un instant à la pesante masse que maniaient certains convicts en CDD : un chain-gang en chanson ça nous fait un work-song fameux.
    L’une des nombreuses reprises :

    Nougaro, le singer toulousain, en a tiré SING-SING SONG… et moi je reparlerai bientôt de noix et de chants de travail (hormis des sea shanties pas raccord). Ainsi que d’un toponyme fameux.

    J'aime

  2. M. Leveto

    V’là ti pas que j’ tombe sur un lieu-dit possiblement unique :

    NOGALE (La ?) à TECOU (Tarn).

    https://www.annuaire-mairie.fr/rue-tecou.html

    Dites m’en davantage… en prenant tout votre temps, évidemment.
    Merci par avance.

    P.S : Je suis conscient que ce « Nogale » n’est pas réponse escomptée… même si le terme a peut-être à voir avec la noix en tous ses états.
    Je renonce donc à résoudre votre devinette et, de ce pas, je file écouter pour la énième fois de ma vie La Complainte de Fantômas, musiquée par Kurt Weil sur les mots de Desnos. Du nanan !

    J'aime

  3. Liseur semble être TRèS désorienté.

    Je le suis aussi, après que l’on m’a parlé de mélange de racines gauloise et latine pour ce qui a l’air d’être un autre hapax toponymique (dont il est extrêmement improbable que ce soit la solution de l’énigme) :

     » D’autres toponymes sont des formations gallo-latines. Ils ont
    été formés avec un premier élément dont l’origine latine et la
    signification sont certaines :
    […]
    — NUZEJOUX (19) : Nuzegoul. Latin nux, noix : clairière de
    noyers. »

    https://www.persee.fr/doc/bude_0004-5527_1999_num_1_1_1935#:~:text=La%20toponymie%20limousine%20d'origine%20latine,-Ces%20toponymes%20sont&text=sin%2C%20sur%20527%20noms%20en,le%20premier%20%C3%A9l%C3%A9ment%20est%20latin.

    ————————-
    La solution de l’énigme d’aujourd’hui me semblait pourtant évidente : le dôme de la mosquée Al-Aqsa plus celui de l’Institut de France, cela menait logiquement pourtant (mais ce fut infructueux au département du Puy-deux-dômes …

    Encore un coup de Fantômas, si je ne Mabuse !

    J'aime

  4. En date du 13 courant à 17h04, je m’étais engagé à causer « noix et chants de travail »… ainsi que d’un toponyme fameux, pas le genre lieu-dit tout pourri, nozéabond à la Leveto.

    Las, Jacques Vassal qui devait m’apporter son aide me fait maintenant faux bond. A peine me laisse-t-il deux documents et la consigne de considérer la chose sous l’angle de la « Question Sociale », des conventions collectives, du salaire, de la pénibilité à l’ouvrage, des directives de l’Inspection du Travail, de la Médecine du même… Bref, ce genre de choses dont doivent se préoccuper les permanents de la C.G.T qui sans cela croupiraient dans la plus fangeuse oisiveté.

    Document N°1, collecté par Alan Lomax

    Document N°2, collection particulière

    Après visionnage, on peut constater comme l’homme noir n’est pas encore entré dans l’histoire… moderne de la chanson :
    – le thème musical est d’une pauvreté confondante
    – l’arrangement tient en un tempo asséné à l’unisson des coups de masse.
    -la choré est inexistante même si on peut la trouver insistante
    -les costumes manquent d’originalité malgré qu’ils aient été conçus et cousus par la maison Dalton Brothers.
    -casser des cailloux est un programme qui n’enthousiasme pas tandis que casser les noix, ainsi que le fait l’homme blanc, notamment celui de Grenoble (dans les Cévennes), c’est une autre affaire, une affaire de chant traditionnel, avec épinette du Val d’Ajol et Pépé sur la table qui y va des vieux airs hérités de Patrick Bruel.
    -Enfin, à Grenoble (dans les Cévennes), l’honnête travailleur peut profiter d’occasions matrimoniales…
    ____________

    Le côté « toponymie liée au work-song » n’est pas oublié. Il est seulement à suivre.

    J'aime

  5. La devinette du samedi

    Pour accéder au titre envié d’élucidateur de luxe, il suffira de présenter au public une vidéo interprétée par une formation dont le leader L est originaire du Royaume Uni.
    Cette formation s’est dotée d’un nom en deux mots : M1 et M2.

    On peut schématiser ce nom ainsi, selon les syllabes entendues :

    ______ _____ + _____ _____ _____

    Les deux premiers segments (S1 et S2) relèvent de la toponymie.
    Les trois autres (S3, S4 et S5), constitutives de M2, désignent un stéréotype social peu gratifiant… ainsi qu’il en va des ploucs, des péquenauds, des cht’is de Ch’nord, des cagoles de PACA, des bouseux du Loir-et-Cher, des rednecks imbibés de country sirupeuse, des cockneys de Londres ; bref un ensemble d’individus peu estimés chez les fiers-culs à pincettes.

    ____________

    Passons maintenant à M1 et au toponyme proprement dit, car il ne sera « proprement dit » que si on lui adjoint S3.
    Il désigne un quartier fameux d’une ville importante à l’échelle du monde civilisé.
    Un peu comme si l’on avait :
    -Pigalle (à Paris)
    -Sank Pauli (à Hambourg)
    -Soho (à Londres)
    -Harlem (à New-York)… etc.
    ______________

    La « fantaisie sémantique », car il y en a une, tient au fait que la syllabe S3 est commune au toponyme et au stéréotype social… mais qu’elle ne s’entend qu’une simple fois dans le nom de la formation réclamée.
    ____________

    Les toponymistes, au fil des ans, ont passablement bredouillé quant à l’origine de M1. Il est toutefois admis aujourd’hui que ce terme recouvre un NP germanique avec suffixe hérité de –ingen.
    _____________

    Quelques indices… car « vous le valez bien»:

    1.Concernant le nom de la formation :
    L’assemblage M1 + M2, précédé d’un article pluriel, désigne de manière antinomique, quelque chose comme des bouseux vivant dans un quartier devenu super chic. Genre « Les Péquenauds du Quartier-Latin »…

    2.Concernant le thème musical, ambiancé Work-Song classieux:
    Dans la chanson réclamée (et telle qu’orchestrée/arrangée) on entend le marteau qui cogne dans le lointain, imperturbable et avec un léger contretemps au tempo: bien peu véloce, le son se contente d’un petit 300m/s .

    3. Afin de plaire au vétérinaire antimilitariste, une chanson trad’ gentiment détournée pour les besoins de la cause:

    4. Afin de satisfaire l’appétit de l’homme pour les belles poules, une pretty woman :

    J'aime

  6. liseur

    inexplicablement, ma réponse à votre question concernant Nogale a disparu.
    En résumé, je vous disais que je n’ai trouvé que La Nougale à Técou (Tarn) mais que je n’ai trouvé aucune information quant à ce nom.
    Si la première syllabe noug- peut bien faire penser à un dérivé de l’occitan noga , « noix , le suffixe ale est très inhabituel au féminin.
    On trouve bien le masculin al avec valeur d’atténuation de qualité (comme Neyral/Noiraud) ou avec le sens d’« étendue de » (Combal, « étendue de combes », Vignal, « étendue de vignes ») ou encore avec le sens de « lieu de » (Estival, « lieu de l’estive »).
    Si on admet un féminin (ce que semble confirmer l’article La), on serait bien en présence d’une « étendue de noyers ».

    J'aime

  7. TRS

    votre devinette n’est pas passée inaperçue mais entre la répàladev à écrire, le billet du dimanche à peaufiner et la devinette à concocter, mon week-end est déjà très (trop, dit ma compagne …) occupé. Je remets donc cette énigme à plus tard (ou à jamais si quelqu’un donne la solution).

    J'aime

  8. Cher Brosseur

    Par acquit de conscience, j’ai consulté votre liste sans y trouver le nom de la formation réclamée.
    Normal !… et rien dans l’énoncé n’invitait à chercher du côté du rock ou de la pop.
    Par contre, on y trouve les noms suivants, éventuellement concernés… du moins par « la bande » et non pas par un band :
    Johnny CASH – Elvis PRESLEY – Carl PERKINS et Roy ORBISON*

    _____________

    Maintenant, parlons technique entre nous: -Je sais que vous êtes nécessiteux en la matière !
    D’abord apprendre à distinguer une NATIONAL d’une DOBRO.

    Mais vous en avez suffisamment entendu pour le moment… ça devrait vous suffire.
    Une autre fois, je vous causerai open tune en D ou en G.
    ____________

    *Sans rapport direct mais pour le plaisir de retrouver Rebecca Manzoni:

    « Non, Roy Orbison n’a pas écrit « Oh, Pretty Woman » pour Julia Roberts »

    https://www.franceinter.fr/emissions/pop-co/pop-co-15-juin-2018

    J'aime

  9. TRS

    Le groupe à trouver est The Notting Hillbillies (Notting Hill – Hillbillies) formé par Marc Knopfler pour un seul album dont j’extrais cette Railroad worksong

    J'aime

  10. Félicitations tardives à Leveto, élucidateur impeccable, salué comme il se doit. Salué mais pas encore récompensé.
    Faute de numéraire disponible, de liasses imposantes ou même de petite monnaie, le Comité organisateur ne peut que se fendre d’un work song mâtiné bluegrass :

    Décortiquons-le pour mon chum montréalais et, ce faisant, parfaisons l’éducation de ce dernier :

    La voix du guitariste n’a guère à envier à celles de Lee Marvin ou de Johnny Cash. La basse (fretless) est assurée à la Takamine TB10 (fond, éclisses et manche en érable). Enfin, le plan qui apparaît à 1:54 est très pédagogique : on y voit la fille à la mando’ saisir son fidèle fiddle ; preuve s’il en est que le doigté et l’accordage en sol-ré-la-mi sont communs aux deux instruments. Nous en reparlerons !

    D’ici là, je ne vous félicite pas, désinvolte Brosseur, capable de ne pas discerner un clue* quand il se pointe*.
    Retournez à la vidéo que je vous avais destinée, consacrée à la NATIONAL, vous y entendrez, clairement élocuté « Dire Straits », à savoir le groupe mené par Mark Knopfler aussi leader des NOTTING HILLBILLIES, la formation réclamée… avec ses quatre NATIONAL sur la pochette !

    Moralité : Brothers in Arms : -OK (surtout pour la pochette) mais « Brosseur, dans mes bras ! » : -Pas OK du tout !
    ____________

    RAPIDO, comme il se doit quand le temps presse et que je n’ai pas que ça à faire :

    Selon Wiki :

    It is now thought likely that the « Nott » section of the name is derived from the Saxon personal name Cnotta, with the « ing » part generally accepted as coming from the Saxon for a group or settlement of people.

    Bon, la toponymie, ça c’est fait… passons au reste:

    L’indice fulgurant : Julia Roberts et Coup de foudre à Notting Hill.

    Le terme Hillbillies, considéré comme stéréotype social, n’a pas d’équivalent en français, il me semble. Sauf peut-être les Crétins des Alpes, si goitreux au physique. Faut dire, à leur décharge, que la région souffre d’un cruel déficit d’embruns iodés… et qu’on y pratique guère le banjo 5 cordes comme cet inoubliable hillbilly, plus vrai que nature, rivalisant de virtuosité avec Jon Voight dans Deliverance.

    N.B : Le HILLBILLY est aussi un style de musique fort daté et assez ringard. Pourtant, ce terme a servi à la désignation d’une autre sorte de musique : le ROCKABILLY, une musique de blancs (Cf. Presley, Cash, Perkins et Orbison). Il s’agit d’un portemanteau établi selon la combinaison de « rock and roll » et « hillbilly »
    Dans sa pureté originelle, une guitare, une contrebasse et une batterie, souvent la plus modeste qui soit, suffisent à l’accompagnement. Très importante est la qualité de la frappe sur les cordes de la contrebasse : il faut leur cogner dessus avec l’énergie qu’on montrerait à le faire sur la femme infidèle. Les rockabillies ne sont pas des fiottes.

    On reconnaît le style rockabilly, considéré comme mouvement de mode, aux rouflaquettes avantageuses et à la banane gominée. Didier L’Embrouille en est une illustration convenable.
    ____________

    Mais en voilà assez sur le sujet… et je compte bien offrir au Brosseur une chance de se rattraper. Disons vers les 21 heures, heure de chez moi. Si tout va bien et si Leveto a pris soin de retirer ma marque dans les adresses internettes, stratagème pour éviter (peut-être?) que ce message s’attire une « mise en attente » désobligeante.
    ______________

    * « clue… pointe » ???… Simple fantaisie sémantique : à la différence des pointes, les clous ont la particularité d’avoir une tête conçue pour être apparente (genre indice violent) et fonctionnelle avec leur forme large ou bombée. La pointe est plus discrète. Quant à la semence, elle fait tapisserie.

    J'aime

  11. TRS

    je me suis permis de rectifier vos liens vers les vidéos qui comportaient, outre le nom habituel du site Youtube,un complémentTRS.com inexplicable et qui bloquait tout.

    Ceci dit, en ce qui concerne Sixteen tons (merci pour la nostalgie !), on peut difficilement oublier la version d’Ernie Ford

    Quant à la voix de basse … qui de mieux que Herb Reed des Platters ? ( merci à ma mère qui était fan de ce groupe alors que ce mot n’existait pas encore et nous faisait écouter ses albums).

    J'aime

  12. Comme promis, voici… un peu de musicologie plaisante pour mon chum en manque !

    PREAMBULE:
    Vous n’avez pas manqué de remarquer qu’au frontispice de VVLT on peut lire, dans l’ordre, LANGUE FRANCAISE, MOTS et TOPONYMES.
    Soit trois invitations dont seule la dernière est prise au sérieux. Faut dire que la langue française, tout le monde s’en fout.. sauf au Québec, paraît-il.
    Restent les mots… Oh, pas ces « bons mots » dont nous accablent parfois Leveto et TRAule, ceux lestés d’un peu de cette fiente de l’esprit qui vole. Non, il nous faudra parler de mots sérieux ! De ces mots rares, insolites et plaisants… de ceux qui font si souvent défaut en société ; de ceux qui procurent une intense satisfaction quand ils viennent enrichir l’homme. Pour la femme on ne sait pas…

    THEME DU JOUR: ORGANOLOGY & PORTEMANTEAUS
    Il s’agira pour vous, Ô Brosseur, de nommer le produit des amours contre nature de deux instruments bien différents en leurs allures respectives.
    Un peu à la manière de la BANJOLINE : le corps d’un banjo et les 8 cordes de la mandoline : GG,DD,AA et EE, accordées à l’identique de celles du violon.

    DOCUMENT :
    La banjoline expliquée aux petits enfants et au Québécois d’appartement

    POUR LES RADINS :
    Celui qui possède une banjoline ne possède pas qu’une deux en une mais bien une trois en une. Montée avec seulement 4 cordes, elle vous fera un BANJOLÉLÉ acceptable.

    PETITE RECREATION :
    Avant le pensum que je vous destine, Brosseur, un moment de pure gaieté avec Mister BANJO (LINE Renaud)… Enjoy !

    Et maintenant…
    L’EPREUVE:
    Un instrument X a été conçu selon un mix de deux autres, respectivement Y et Z.
    On le connaît sous la forme d’un mot valise comportant les 7 lettres suivantes : A E O B D P R
    Je n’ose imaginer un Brosseur de votre calibre avançant dans la vie sans son anagrammeur de poche. Faites-le tourner.
    S’il s’agit du même modèle que le mien, il restera coi avec 7 lettres. Alors, tout penaud, il essaiera de s’en tirer avec 6 lettres… et là Bingo ! il donne un mot archiraccord avec l’ambiance, à savoir le patronyme P1.

    PRECISIONS TECHNIQUES
    Y a besoin d’électricité et (généralement) d’un tabouret pour le confort. Y en a des qui jouent du piano debout mais ce n’est pas la règle générale.
    Z se joue en acoustique et (généralement) en position debout. Y en a des qui jouent du clairon assis mais ce n’est pas la majorité du genre.
    Y et Z peuvent tout à fait cohabiter au sein d’une même formation. Ce qui n’est pas vraiment le cas, par exemple, pour l’orgue Hammond de Rodha Scott et le galoubet des farouches tambourinaïres provençaux.

    UN PEU D’HISTOIRE ET DEUX PATRONYMES
    P1 et P2 désignent deux types ingénieux.
    P1 a conçu un nouvel instrument et P2 idem, en collaboration avec son géniteur.

    Son père, un fameux bricoleur
    Faisait en amateur des z’instruments d’musique
    Sans avoir jamais rien enté
    Il a tenté un jour de fair’ dans l’composite…

    P2 a tourné avec des formations diverses et reste un recherché requin de studio, ayant collaboré (entre autres) avec Kenny Rogers, Sting, Shania Twain, Barbra Streisand, Olivia Newton-John, avec la délicieuse Sheryl Crow et aussi Vince Gill, celui qu’on ne présente plus… surtout au Grand Ole Opry.
    ____________

    Question toponymie, tout juste puis-je vous dire que l’un des deux personnages est né dans une localité qui tire son nom (à l’identique) d’un hydronyme, d’un cours d’eau bizarrement foutu question source et point de chute.
    L’autre est originaire d’un autre pays, situé dans un autre continent.

    Deux indices concernant leurs lieux de naissance :

    ■ Pour les sportifs, une vidéo « datée » :

    ■ Pour savourer un moment de rockabilly, une cover du standard de Vince Taylor… avec section de cuivres :

    Enfin, apparaissant tout nappés de sirop d’érable, deux indices beaucoup plus pertinents :

    ■ L’un afin de se faire une idée des plaisirs simples des Québécois :

    ■ L’autre afin que tout s’éclaire avec les Coups de foudre à Notting Hill… à Québec.

    J'aime

  13. Variante
    « ■ L’un afin de se faire une idée des plaisirs simples des Québécois »

    ■ … afin de se faire une idée des plaisirs simples des Français au Québec

    J'aime

  14. @Brosseur

    Merci pour Lisa LeBlanc, même si j’avoue rencontrer des difficultés à l’entraver. Sans doute une affaire d’accent handicapant et votre vidéo n’est pas sous-titrée.

    A part ça et pour qu’enfin vous puissiez voir « le bout du tunnel* », je vous adresse en retour une vidéo… sous-titrée, elle :

    Vous pouvez considérer cet envoi comme une bouée que je vous lance (à titre « personnel »)… et pas seulement pour vous donner l’occasion de mater le nombril de l’une de vos plus jolies compatriotes quand celui-ci va ondulant au gré de la choré’. Spectacle émouvant.

    ________________

    * Le « tunnel » ?… Rappelez-vous l’indice « Brand New Cadillac ». Et voyez alors la proximité qui a pu exister entre Shania S. et le musicien P2. de seulement 11 ans son aîné.
    ________________

    Au passage, et puisque le thème tourne autour des portemanteaus, vous noterez ce qui suit, juste pour le fun et la coïncidence :
    Une entreprise majeure de l’industrie discographique fut désignée par un mot valise lequel, m’apprend Wikipedia, est devenu l’un des nicknames de la ville dont est originaire P2.

    Et aussi, cette sorte d’incongruité qui veut que l’expression « être dans une mauvaise passe » devienne « to be in dire straits »* .
    Même si en hydrographie ordinaire, le terme « passe » équivaut à « détroit » (=strait), pourquoi ce S à straits ?… la mouise déclinée en mode pluriel ?

    Et aussi, si FORD s’entend à la fois comme une entreprise majeure de l’industrie automobile et comme un endroit où le pied de l’homme farouche affronte l’étiage sans gilet de sauvetage, que penser –Ô vertiges de la toponymie !- de DEPTFORD (in the U.K)= « gué profond ?», ce qui semble oxymorique adonf ?

    _________________

    *-Ah, Dire Straits, les Notting Hillbillies, on y revient toujours!…

    Maintenant, il me faut vous laisser, Brosseur chanceux.. avec Shania. But if you’re not willin’ to give it all you got, if you’re not in it for life, If you’re not in it for love… au moins ne la faites pas souffrir.

    Dernier conseil : Pour arriver au terme de votre mission, à savoir trouver quel instrument (en forme de portemanteau) s’écrit avec les lettres AEOBDPR, mieux vaut ne pas perdre votre temps chez Wiki. On ne lui trouve aucune notice dédiée.

    J'aime

  15. 2 (straits) used in reference to a situation characterized by a specified degree of trouble or difficulty: the economy is in dire straits | a crippling disease could leave anyone in serious financial straits.
    Middle English: shortening of Old French estreit ‘tight, narrow’, from Latin strictus ‘drawn tight’ (see strict).
    ___________
    https://en.wikipedia.org/wiki/Bandura

    J'aime

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s