Les indices du mardi 12/10/2021

Ma dernière devinette n’a pas trouvé preneur … Pour les étourdis, j’en rappelle l’énoncé :

Il vous faudra trouver le nom en deux mots d’une localité de France métropolitaine. Un de ces deux mots est lié au latin via, l’autre est issu d’un nom de personne latin.

Cette localité est située dans une région où se distille un alcool fort.

Allez ! Trois indices :

■ pour la localité elle-même :

indice c 10 10 2021

■ toujours pour la localité  :

indice d 10 10 2021

■pour l’arrondissement :

indice b 10 10 2021

Et je rajoute

■ cette précision : l’article wiki consacré à cette localité ne dit rien de la toponymie, tandis qu’un site consacré au tourisme dans la région donne une étymologie erronée, parlant d’une plante cultivée au lieu du latin via, « voie ».

■ ce cadeau :

Et je n’ai pas d’autre idée … Peut-être un autre jour ?

Réponse attendue chez leveto@sfr.fr

9 commentaires sur “Les indices du mardi 12/10/2021

  1. Gn peut distiller de petites phrases : le vin de Lupiac ne vaudra jamais celui de Loupiac …

    Enfin, tant que ça ne tourne pas au vinaigre !

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  2. pour COUBLEVIE je pense que vous l’aviez déjà traité
     »
    L’étymologie semble être le latin scopilia, « balayures » ( cf. scōpæ, ārum « balai » ), suivi de vicus, « village ». Il pourrait alors s’agir d’un « village des balayures » ou de « balayures de village » ( TGF*) ou bien du village d’un nommé Scopilius, sobriquet pour « balayeur » ( DENLF *).

    Je suivrai pour ma part J.-C. Bouvier ( NLD*) qui reprend ces deux hypothèses … sans choisir.

    Le nom signifierait « couple de voies » c’est-à-dire deux routes » : cette étymologie proposée par la page wiki , qui fait l’impasse sur les premières formes du nom en Sc- devenues Esc- ( comme scala a donné « échelle » ) contradictoires avec un éventuel copula, est à rejeter, tout comme celle d’André Planck dans L’origine du nom des communes du département de l’Isère ( Édition L’atelier, 2006 ) qui propose une origine gauloise, « vallée sèche qui sert de voie », sans fondement.

    Une dernière étymologie a été proposée par J. Filleau dans son Dictionnaire toponymique des communes de l’Isère ( Editions de Belledonne, Grenoble, novembre 2006 ).

    Selon lui, « Coublevie » provient du patois « couble », issu du latin copula, désignant tout ce qui sert à attacher, un lien, un attelage de chevaux ; « vie » signifie voie en latin. « Coublevie » pourrait être interprété comme la voie, le chemin où se situe le relais, la poste où l’on trouve des « coubles ».

    C’est, là aussi, faire peu de cas des formes anciennes qui commencent par sc- incompatible avec un supposé copula et qui, toutes, renvoient au latin vicus ( Cassini ne s’y est pas trompé, lui, qui écrit Couldevic ).

    La réglisse : c’est à Coublevie que Noël Perrot-Berton, apothicaire à Voiron (Isère), a choisi d’installer son entreprise de production de la fameuse Antésite en 1898  »
    ———————–
    pour les noms de la Marne ( merci beaucoup )
    crouée est donc l’équivalent de CORVA ( à Barraux & pontcharra 38 , corrogata )

    harazée ; j’avais pensé à du francique , type hari ( mais il aurait pu aussi s’agir d’un arasement ? )

    idem brumehaie , j’avais pensé au francique berme , mais brume était aussi possible

    meurisson ,j’avais pensé à maurice

    eroniers j’avais évoqué le héron

    grisée grise narzée = noire c’est ce que je pensais

    lachalade j’avais pensé à la racine *cal

    et chapeau pour la marfée :la hêtraie de lambert ( l’illustre pays ! )

    merci

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  3. CORRESPONDANCES …

    Si Loupiac est limitrophe de Sainte-Croix-du-Mont et est un bordeaux, on trouve à Lupiac une « Croix de Bordeou « (sans X), sise près d’un moulin à eau homonyme.

    [Il existe bien une « Route d’Artagnan », qui part de Lupiac. Mais une route n’est pas une « voie ». J’en suis donc réduit à ruminer en vain les indices, en contemplant le figuier Ruminal, qui surplombe la louve allaitant les bessons … Je souhaite meilleur succès aux autres quêteurs !]

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  4. Quand certains toponymes sont responsables d’une ségrégation dont la cruauté horrifie les cœurs des plus endurcis…

    Qu’on en juge :
    Le Courrier Picard, le premier, lance l’alerte. Il sera suivi quelques jours après par Le Monde depuis Paris… puis par d’autres titres de la presse régionale :

    Les dossiers de renouvellement de cartes d’identité de plusieurs habitants de Saint-Quentin-la-Motte-Croix-au-Bailly se sont retrouvés bloqués, car le nom de la commune ne tient pas sur les nouveaux documents au format d’une carte bleue.

    Aussitôt, Wikipédia reprend l’info’ et l’intègre à la notice consacrée à cette localité martyrisée… mais qui n’est pas la seule à souffrir :

    Le cas de Saint-Quentin-la-Motte-Croix-au-Bailly n’est pas exceptionnel. Selon le quotidien francilien, les habitants d’au moins 78 communes françaises aux noms de 30 caractères ou plus rencontrent ou sont susceptibles de rencontrer le même problème.

    Il est patent que le principe d’égalité est bafoué, qu’il y a deux sortes de gens, les privilégiés de la CNI et les autres, sans identité encore établie.
    Désormais, « le sujet est sur la table » (comme on dit sur les plateaux télé)… d’autant que les R.G signalent l’émergence d’un mouvement d’indignés regroupés sous le sigle MI TOO (= MIniaturisons les TOponymes Obèses).

    Toujours selon les Renseignements Généraux, il est prévisible que des hordes de méprisés par l’Administration convergeront bientôt vers les ronds-points. Ils se montreront alors vêtus d’un élégant gilet pied-de-poule – les gilets de teinte jaune d’œuf, moins seyants, ne sortiront qu’en cas de convergence des luttes.
    Guidés par l’Esprit des Lumières et par Voltaire, ils auront pour slogan : Ecrabouillons l’Infamie Toponymique !
    Face à une telle menace, nul doute que nos politiques vont s’emparer du sujet. Au titre d’éminence grise, TRS émet déjà la proposition suivante : – Une règle et une seule, valable évidemment pour les plus pompeux des toponymes, ceux qui s’enflent et débordent du cadre… mais applicable aussi à tous les autres.
    Cette règle, ce sera le « 5 cases pour tous » dans les formulaires. Un programme progressiste et je m’y connais !
    Alors, au regard d’une Administration redevenue bienveillante, le sieur Léonide Matruchot ne sera plus « né le vingt-trois mai mil neuf cent trente-deux à Saint-Quentin-la-Motte-Croix-au-Bailly, département de la Somme »… mais bien le 23 /05/1932 à 80714. Cinq cases, cinq chiffres et tout est dit. Avec un sens de l’économie admirable.
    Idem, les Ypsiloniens seront devenus les heureux administrés de la localité 80829.

    Si la fracture toponymale peut ainsi être consolidée, des jours radieux s’annoncent… et pis c’est la Zézette qui va être contente :

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