Luppé-Violles (répàladev)

TRS le premier m’a donné la bonne réponse à ma dernière devinette. Il a été rejoint par TRA, LGF et Hibou Bleu. Bravo à tous !

Il fallait trouver la gersoise Luppé-Violles, dans l’arrondissement de Condom.

local Luppé-Violles

Comme Lupé dans la Loire, qui était Lipiaco en 975 puis Luypes en 1352, Luppé vient du nom d’homme latin Luppius accompagné du suffixe –acum.

Violles est issu de l’occitan viòla, féminin de viòl, « petite voie, sentier ». L’étymologie donnée à la page 33 de ce document, qui fait de Violles de « petites vignes ou collines » est fausse.

Cette localité est située dans le Bas-Armagnac, où on distille un alcool fort, l’armagnac.

Condom était Condomum en 615, nom dans lequel on peut reconnaitre avec Nègre (TGF*) un dérivé du gaulois *condat-o-magos, le « marché du confluent » (entre la Baïse et la Gèle)  ou préférer avec Dauzat & Rostaing (DENLF*) un *Cond-o-magos, le « marché de Condus ».

Les indices

indice c 10 10 2021 cette représentation de saint Barthélémy rappelait que l’église de Violles lui est dédiée.

indice d 10 10 2021 cette mosaïque (250 ap. J.-C.) représentant la louve accompagnée de Romulus et Remus devait orienter les recherches vers un loup romain, soit lupus, d’où est issu le nom Luppius à l’origine de Luppé.

indice b 10 10 2021 cette Lettre de M. de Voltaire au peuple d’Angleterre est donc une lettre française, c’est-à-dire une french letter. On sait que les Anglais appellent aussi french letter ce que nous appelons une « capote anglaise ». Ils appellent aussi ce préservatif condom, homonyme du chef-lieu de l’arrondissement où se trouve Luppé-Violles.

indice b 21 07 20 sans surprise, ce mousquetaire renvoyait à la Gascogne.

*Les abréviations en gras suivies d’un astérisque renvoient à la bibliographie du blog, accessible par le lien en haut de la colonne de droite.

10 commentaires sur “Luppé-Violles (répàladev)

  1. Preuve de plus qu’il ne faut pas trop se fier à Wikipédia : j’avais pensé à chercher les communes dans lesquelles se trouve une église dédiée à Saint-Barthélemy. Ça semblait bien tomber : la page Wiki consacrée décline même les différentes orthographes de Barthélémy, ce qui permettait d’éviter de se casser la tête avec les variantes. Aucune commune ne semblant avoir de rapport avec la devinette, j’ai abandonné cette piste.

    La non-exhaustivité de la liste donnée par Wikipédia est heureuse pour vous, car cela aurait pu être trop facile et nous aurions été nombreux à trouver rapidement la réponse. Mais brèfle, ne pas se fier à Wikipédia. À quoi ça rime de créer une page censée recenser toutes les occurrences d’un nom… si c’est pour oublier une partie desdites occurrences ? Le type qui a rempli cette page est quand même un peu un galapiat.

    [ À moins que vous n’ayez vous-même supprimé cette référence de la page, pour éviter que nous puissions trouver la solution trop vite ? C’est une boutade, car je sais que vous ne vous livreriez certainement pas à ce genre de bidouillage, mais il est troublant de penser soudain que c’est une manipulation possible.]

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  2. Bonjour M LEVETO
    Voici ma liste  » lundicale  »
    —-
    1 montagne LA GRANDE SEOLANE département 04 aux THUILES

    2 55 à GESNES-EN-ARGONNE
    le ravin des HAOUIS
    —————————-
    55 à ESNES : LE BOIS CAMARD
    Gesnes & Esnes ??

    LA QUEMINE Lieu-dit à BAULNY 55

    LA BUANTE à CHEPPY 55

    55 Apremont-la-forêt Bois-jurat = Ferme des HARONCôTES

    LA WALERNE 08 à LANçON

    67 ZITTERSHEIM ( sources )
    —————————————-
    57 1 57 Le col de FRANZLUHR
    ——————————————
    74 à PASSY château médiéval ruiné de CHAROSSE
    et LES CHAROSSES aux HOUCHES

    plusieurs étymos sur WIKI *car *kal ?

    05 à CERVIERES / MONTGENEVRE : LE GRAND CHARVIA

    67 et 57 Le Col de FRANZLUHR
    ——————
    55 MONTBLAINVILLE le VERVAUX cours d’eau
    MONTBLAINVILLE # BLAINVILLE ?
    —————-
    SENADE SENAIDE
    LA SENADE à HADOL 88
    ayant lu l’article , par vous recommandé, sur chalade ca(l)lata , l’auteur termine par citer aussi
    les mots SENADE SENAIDE , dans l’est , sans être précis sur l’étymo
    -sentier?
    -Sagnata ( du gaulois Sagna , marécage )
    – Signata ( latin = signalée ? Arbres marqués d’un repère , d’ou : sente forestière ?
    – voire du gothique.
    ce terme concerne l’étude des voies de communication .

    merci beaucoup

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  3. Jacques C

    M’étant fait piéger par une liste similaire lors d’une ancienne devinette, j’ai bien pris soin cette fois de vérifier que l’église Saint-Barthélémy de Luppé-Violles ne figurait pas dans cette liste avant de poster mon indice !

    Quant à votre appréciation de wiki, je ne peux qu’approuver, d’où le plus souvent ma double ou triple vérification (et merci à Gallica par exemple pour trouver des ouvrages en ligne).

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  4. Pour ma part, en voyant le grand couteau que brandit Saint-Barthélémy (et qui a servi à l’écorcher), j’avais d’abord orienté mes recherches du côté de La Châtre …

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  5. lecteur

    De plus en plus pointus, vos toponymes ! J’en suis réduit pour certaines à ne faire que des hypothèses.

    Dans ce qui suit l’abréviation DT est mise pour Dictionnaire topographique et est suivie du nom du département concerné : Meuse, HA pour Hautes-Alpes, Vosges

    ■ 1 montagne LA GRANDE SEOLANE département 04 aux THUILES

    Sans doute comme la Siolane des Besses (A.-de-H.-P.) qui est un « endroit où souffle le vent », formé sur l’occitan siblar ou siular, « siffler ». Le TDF de F. Mistral donne siéulo : « vent glacial », dans le Dauphiné et, pour le verbe siéula : « se dit de la neige qui tourbillonne », toujours dans le Dauphiné.

    Mais, pour J. Astor (DNFLM), les trois montagnes Siolane des Besses, Petite Séolane et Grande Séolane, au sud-est de Méolans-Revel, qui se succèdent en ligne droite à des altitudes de plus en plus importantes, paraissent représenter un composé du gaulois sego, « force », et de *lana, variante de lano,« plaine », représenté par Méolans, du type mediolanum. Segolana serait un pluriel désignant les « forteresses de la place centrale ». Je trouve pour ma part cette hypothèse moins convaincante.

    ■ 2 55 à GESNES-EN-ARGONNE
    le ravin des HAOUIS

    Je note dans le DTMeuse trois « contrées » nommés Hawis (à Avoncourt), Hawy (à Ornes) et Hawys (à Senoncourt). Les Haouis de Gesnes-en-Argonne sont sans doute une variante graphique.
    Tous ces noms, issus de hawe, « houe », sont donnés par le Pégorier (Glossaire des termes dialectaux …) pour « travaillé à la houe », dans la région de Verdun.

    —————————-
    ■ 55 à ESNES : LE BOIS CAMARD

    Le nom de ce bois n’est pas cité dans le DTMeuse : il s’agit donc d’un nom récent, probablement un anthroponyme. C’est ce que je lis dans cet extrait de la Nouvelle revue onomastique (1995) :

    le bois Camard : « cacographie pour canard nom de famille ( Morlet ) » . En fait , Camard est un NF bien porté dans l’Ouest , notamment en Bretagne et dans le département considéré ( < camard " camus " ) .

    On lit néanmoins, dans les compte-rendus militaires de la bataille de Verdun, la présence proche d’un bois Carré. « Camard » serait alors peut-être utilisé par métaphore pour décrire la forme plate, écrasée de ce bois ? .

    Gesnes & Esnes ?? Les deux noms n’ont rien à voir l’un avec l’autre, comme le montrent leurs formes anciennes.
    ♦ Gesnes-en-Argonne (Meuse) : Jesnas au Xè siècle, du nom de personne Gisikinus et suffixe –as (E. Nègre, TGF)
    ♦ Esnes-en-Argonne (Meuse) :Ad villam quæ Helna dicitur (962) ; Elne (1047) ; Elna (1049) ; Eyne (1569) ; Esne (1700) ; Aesnesiæ (1738). Le nom Helna de 962 fait penser au nom porté en 899 par Elne (P.-O.) du nom Helena de la femme de l’empereur Constantin, mais ce n’est bien sûr qu’une coïncidence.
    Le nom d’un cours d’eau apparaît à propos d’Esnes dans les locutions Super Helnam fluvium (940), Super Elnam fluviolum (952) et Super Helna fluvium (962) .
    Esnes, vient donc du germanique *Helna , nom du ruisseau qui a donné son nom, en perdant le sien, au village où il prend sa source . Cf.  ce document
    Quant au nom *Helna du ruisseau, il s’agit d’un hydronyme germanique étudié, à propos de l’Aa, dans cet article que je vous laisse découvrir.

    LA QUEMINE Lieu-dit à BAULNY 55

    Le DTMeuse donne La Quemine à Verdun qui était Juxta civitatem Cumminas ou Cominas tres en 1049.
    Ce nom est issu de celui d’un homme gallo-romain *Comminius , du gaulois Commios. C’est un toponyme à rapprocher de Comines (Nord) qui était Cumines en 1096.

    LA BUANTE à CHEPPY 55

    Le DTMeuse donne à Varennes en Argonne La Buanthe qui était Super rivulum de Buante (1225) puis Biante (1700).
    Le nom vient peut-être du participe présent au féminin du verbe buer : faire la lessive, du francique *Bukon ; ce serait la rivière dont l’eau a toutes les qualités requises pour faire une bonne lessive . Cf. le document déjà cité pour Esnes.

    ■ 55 Apremont-la-forêt Bois-jurat = Ferme des HARONCôTES

    L’endroit est noté au singulier dans le DTMeuse.
    On trouve dans le même DTMeuse un Haroncourt appelé Haroynis-curtis en 1100, d’un nom d’homme germanique et latin cortem. C’est sans doute le même qui a donné son nom à cette côte.

    LA WALERNE 08 à LANçON

    Aucune idée sur l’origine de ce nom.
    Le département des Ardennes n’a pas de dictionnaire topographique (un projet réalisé en 1990 par J.-P. Devroey n’a jamais été publié) : on manque donc de sources précises.

    ■ 67 ZITTERSHEIM ( sources )

    Littéralement « le hameau de Zitter » d’un nom de famille allemand Zitter, du verbe Zittern, « trembler », sobriquet donné à un peureux.
    —————————————-
    ■ 57 1 57 Le col de FRANZLUHR

    Aucune idée sauf à dire que ça ressemble à un nom de personne. Luhr est attesté comme patronyme .
    Il semble que ce nom soit celui d’une source ou d’un cours d’eau (on trouve le plus souvent la Franzluhr, col de la Franzluhr …) mais ça ne m’avance pas plus.
    ——————————————
    ■ 74 à PASSY château médiéval ruiné de CHAROSSE
    et LES CHAROSSES aux HOUCHES
    plusieurs étymos sur WIKI *car *kal ?

    ♦ Hypothèse *cal : du gaulois calmis donnant cha et couleur rousse. Ce serait le même nom que Chamrousse qui était Calmen Rupham en 1260 puis Champrousse chez Cassini, avec l’attraction de « champ ». Le gaulois calmis , « plateau dénudé et pierreux, peu fertile », est la continuation du ligure calm de même sens, lui-même formé sur la racine pré-indo-européenne *cal qui désigne plus particulièrement des lieux élevés et pierreux.
    ♦ Hypothèse *car : directement du pré-indo-européen car, « pierre », et couleur rousse. Hypothèse moins convaincante selon moi : un adjectif roman directement accolé à une racine pré-indo-européenne ?.Le suffixe aquitain ossum donnant osse ne peut pas convenir dans les Alpes.
    ♦ l’hypothèse de « chaume rousse » (A. Gros) est, selon moi, à rejeter : du chaume sur une pointe rocheuse à 1000 m d’altitude ? Sans compter que chaume vient du latin calamaet non calma. Ou alors une métaphore pour décrire l’aiguille rocheuse comme un roseau rouge ? Je reste dubitatif.

    ■ 05 à CERVIERES / MONTGENEVRE : LE GRAND CHARVIA

    Existe déjà mais sans forme plus ancienne dans le DTHA de 1884
    Il s’agit sans doute d’une variante féminine de Charve , elle-même variante de Chauve et Chalve, qui sont des sommets dénudés dans les Alpes dont les noms sont issus du latin calvus, « chauve».
    Une autre hypothèse fait appel au nom du chocard (choucas ou corbeau des montagnes) appelé tsarvia dans le Dauphiné et charvia à Briançon. Charvio occitan, accompagné du suffixe , signifierait « lieu fréquenté par les chocards », mais on attendrait un féminin (comme La Mongie est le lieu des moines).

    ■ 67 et 57 Le Col de FRANZLUHR
    rien à rajouter depuis tout à l’heure.
    ——————
    ■ 55 MONTBLAINVILLE : le VERVAUX cours d’eau

    ♦ le nom du Vervaux vient ans doute du gaulois verno, « aulne », avec disparition du n (comme pour Ver-lès-Chartres en E-et-L., Ver-sur-Launette dans l’Oise etc.) et variante en –aux (qui n’est pas un pluriel) de « val », du latin vallis, « val, vallée ». Il s’agit donc du « val de l’aulne » ayant donné son nom au cours d’eau.

    ♦ MONTBLAINVILLE # BLAINVILLE ?

    Montblainville, Montblainvilla au Xè siècle, doit bien son nom à un ancien village appelé Blainville du nom d’homme germanique Bladin et villa. Comme souvent, les habitants du premier village se sont établis en hauteur pour plus de sûreté, et ce deuxième établissement a effacé le premier.
    —————-

    SENADE SENAIDE
    LA SENADE à HADOL 88 [ Vosges]
    ayant lu l’article , par vous recommandé, sur chalade ca(l)lata , l’auteur termine par citer aussi
    les mots SENADE SENAIDE , dans l’est , sans être précis sur l’étymo
    -sentier?
    -Sagnata ( du gaulois Sagna , marécage )
    – Signata ( latin = signalée ? Arbres marqués d’un repère , d’ou : sente forestière ?
    – voire du gothique.
    ce terme concerne l’étude des voies de communication .

    Le DTVosges de 1941 nous donne les formes anciennes suivantes :
    ♦ Senade à Hadol : Senaide (1432) ; Senaydes (1594) ; Senade (1711)
    ♦ Senaide (commune): Apud Senagdam (1092) ; Ecclesiam Senayde (1140) ; Ecclesiam Senade (1179) ; Sinaida (1184) ; Senaida, Senaidia (avant 1192) ; Senaide (1251) ; Th. de Senaidez (1390) ; Senayde (1503) ; Senaidde (1505) ; Senaides (1515) ; Sernaides (1516) ; Senade (1574) ; Senaydia (1591) ; Senande (vers 1600) ; Senede (1656) ; Seneide (1790)
    L’article que vous reprenez est en effet assez vague sur les étymologies qu’il propose qui restent donc du domaine des hypothèses.

    Nègre (TGF) ne fait pas mieux qui propose le latin senecta, « vieille femme », devenu nom de personne roman puis nom de lieu.

    Quant à l’étymologie proposée par D&R (du germanique sin-, « vieux », et haithi, « lande »), elle n’est désormais plus reprise nulle part.

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  6. LE GRAND CHARVIA

    Cet oronyme a son pendant avec CHARVIEU(-CHAVAGNEUX (Isère), dont le nom viendrait de CALVUS, via CHALVEU.

    Le maire de cette dernière commune a l’air nettement moins sympathique que celui de Champignac :

    « Le 16 août 1989, très tôt, un bulldozer détruit la salle de prière de la mosquée de Charvieu. Des fidèles étaient alors en train de prier : il y eut un blessé. Le maire Gérard Dézempte qui s’était opposé à ce projet de mosquée est soupçonné de l’avoir fait sciemment. Il s’en défend en déplorant une « erreur sur l’endroit des travaux ».
    En 2015, le maire Gérard Dézempte créé la polémique en affirmant vouloir n’accueillir que des réfugiés chrétiens dans la commune32.
    En 2017, le maire Gérard Dézempte annonce interdire l’apprentissage de l’arabe et du turc dans les écoles de la commune. »

    https://fr.wikipedia.org/wiki/Charvieu-Chavagneux

    Mais c’est un ami de l’art lyrique et de la haute couture :

    « En 2017, au décès de Johnny Hallyday, Charvieu-Chavagneux est encore la seule ville de France à avoir une rue portant le nom du chanteur. Après plusieurs vols de plaques de cette voie, la mairie propose à la vente par correspondance de plaques identiques, envoyées par la poste.
    En 2018, lors du mouvement des Gilets jaunes, le maire Gérard Dézempte fait habiller trois statues de la ville (Le Petit Prince, une sirène et un dauphin) avec des gilets jaunes ».

    [On aimerait savoir si le contributeur à WP est le maire lui-même – pour vanter ses exploits – ou un opposant …]

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