La Pène Oubac

TRA, et LGF in extremis, ont rejoint Hibou Bleu et TRS en trouvant à leur tour la bonne réponse à ma dernière devinette. Félicitations à tous les quatre !

Il fallait trouver la Pène Oubac à Asté (Hautes-Pyrénées, cf. wiki) :

Aste-Beon

Plus précisément, la Pène Oubac, qui culmine à 1371 m, se trouve ici :

Pène Oubac

ou encore ici, sur une carte mentionnant les limites communales qui montre bien la situation de la Pène Oubac sur le territoire d’Asté :

Pene Oubac Géoportail

Pène, de l’occitan pena, désigne une pointe, un rocher escarpé, une crête de montagne, un rempart rocheux, voire une montagne plus ou moins pointue. Ce mot semble venir d’une racine gauloise, comme pennus, « pointu », et penis, « sommet », elle-même issue d’une base pré-indo-européenne *penn-. On le rapproche du vieil irlandais cenn, « tête », donnant le moderne ceann, du gallois et cornique pen, « tête, extrémité, sommet », du breton penn, « tête, extrémité, chef, origine », de l’espagnol peña, « rocher, montagne rocheuse » ou encore du valaisan penna, « pointe, sommet ». Ce mot a donné des toponymes en  penne comme La Penne (A.-Mar.) ou Lapenne (Ariège) et en pène comme la Pène Blanque, près du Tourmalet, ou la Pène Nère, près de Cauterets, toutes deux dans les Hautes Pyrénées, l’une « blanche » et l’autre « noire ». Sur le même radical sont formés les noms des Alpes Pennines ou de Penn Arlan, pointe de l’île d’Ouessant (Fin.) et de bien d’autres.

Oubac : on reconnait sans difficulté un dérivé du latin opacus, vu dans le précédent billet.

Pène Oubac

Photo trouvée sur ce site

Asté : le nom de la commune apparait pour la première en 1062 en complément de celui d’un personnage nommé Guilhermo de Aster ; on trouvera ensuite des formes en Ester (1140), Aste (1541) et enfin Asté sur la carte de Cassini. Selon Michel Grosclaude et Jean-François Le Nail (Dictionnaire toponymique des communes des Hautes-Pyrénées, 2000), ce nom, dont l’orthographe classique en occitan est Astèr, « dérive d’un fabricant de lances, de broches ou autres objets pointus (occitan ast) ». Aster, connu en territoire sud-gascon, est un équivalent du patronyme Astier (nord-gascon, auvergnat, provençal) que l’on donne pour rôtisseur ou forgeur de lances, sinon porteur de lance, homme d’armes. La topographie du village ne se prête en effet pas à une interprétation par le basque aitz/ast désignant une pierre, un rocher ou une pointe rocheuse. D’autre part, l’hypothèse d’une origine selon un nom d’homme latin Asterius ou Astarius s’explique mal par son absence dans les formes anciennes du nom et par une absence exceptionnelle de suffixe (Asterius et suffixe –acum ont ainsi donné Astariaci, l’Astarac, région du sud-est du Gers).

Les indices

■  ceux qui auront cliqué sur le lien renvoyant à la page wiki d’Asté auront pu découvrir les grottes de Médous et la famille de sculpteurs baroques fondée par Jean I Ferrère.

indice a 28 11 2021 ■ on aura reconnu sans difficulté, puisque c’est écrit dessus, saint Saturnin de Toulouse, auquel l’église d’Asté est dédiée.

 

 

 

 

indice a 30 11 2021  ■ cette plume devait faire penser à une penne et, par homonymie, à une pène.

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