Garde (la)

Comme envisagé dans mon billet concernant la gache, je m’intéresse aujourd’hui à la garde.

Les toponymes du type La Garde ou Lagarde sont très répandus dans le Midi de la France et dans une moindre mesure au nord de la Loire. Le sens de ces noms est fort apparent : il s’attache à l’idée de « garder », ce qui correspond bien à la réalité puisque, dans la majorité des cas, il s’agit de hauteurs servant de guet ou de fortifications, voire de châteaux.

En Lozère, le village de La Garde-Guérin de la commune de Prévenchères est un bon exemple : il s’agit d’un village fortifié où une enceinte entoure les 27 maisons fortes des chevaliers « paisiers » qui, au service des évêques de Mende, veillaient sur la sécurité des voyageurs qui empruntaient la voie Régordane conduisant d’Auvergne en Languedoc. Le nom de Guérin est celui des seigneurs du Tournel, barons de Gévaudan, qui portaient ce nom de père en fils.

la garde Guérin

La Garde-Guérin

Garde employé seul

Les noms de lieux dans lesquels Garde est employé seul sont innombrables et il n’est pas question de tous les citer ici. Mentionnons par exemple les ruines du château de La Garde, incendié en 1795, à Albaret-Sainte-Marie (Loz.), ou celles du château de la Garde, déjà mentionné en 1207, à Collandres (Cantal). Citons encore La Garde, nom de communes des Alpes-de-Haute-Provence, de l’Isère et du Var et de très nombreux hameaux sur tout le territoire.

On relève la forme sans article pour Gardes-le-Pontaroux (Char.) les lieux-dits Gardes à Mende (Loz.), à Bruniquel (T.-et-G.), etc. et l’article au pluriel pour Les Gardes à Antran (Vienne), à Saint-Rogalien (Ch.-M.), etc.

Nombreuses sont aussi les formations avec agglutination de l’article. Citons les communes Lagarde d’Ariège, Aveyron, Haute-Garonne, Gers, Moselle et Hautes-Pyrénées, sans oublier les très nombreux hameaux du même nom.

Notons  la forme picarde warde présente dans le nom de Lewarde (Nord, le Warde en 1265). On trouve une forme similaire dans la Marne avec la Warde à Saint-Souplet-sur-Py, la Varde à Prosnes et le diminutif Ouardettes à Auve.

En Bretagne, garde a été utilisé principalement comme nom de fort défensif. La Couarde à Castennec-en-Bieuzy (Mor.) était un exemple de ce genre de poste de défense. Une dizaine de lieux-dits de ce même type se trouvent également en Haute-Bretagne. Le château de Joyeuse-Garde à La Forest-Landerneau (Fin.), au bord de l’Elorn, est lié aux récits de la Table Ronde, sans qu’il soit possible de dire s’il a été créé avant ou après la rédaction des romans arthuriens. En breton, Coet er Houarn, « le bois de la garde » à Baud (Mor.) n’est pas très loin de la Couarde de Bieuzy. On trouve également en Basse-Bretagne quelques noms de lieux-dits er Houarn ou ar Houarn, comme à Paimpol (C.-d’A.) ou à Guiscriff (Mor.).

Si on trouve bien dans les Alpes la forme « garde » comme pour La Garde en Isère ou le Col des Gardes en Haute-Savoie, on y trouve également une forme « varda, varde, vardette, etc. » qui peuvent être des noms de sommet, sans doute métaphoriques, ou alors associés à la surveillance des troupeaux de montagne. On connait ainsi La Varde, une petite colline à Annecy-le-Vieux (H.-Sav.), Les Vuardes à Pers-Jussy (id.), Bellavarde à Haute-Luce (Sav.), Les Ouardes à Perrignier (H.-Sav.) et bien d’autres. Selon certains auteurs (Roland Boyer, Les noms de lieux de la région du Mont-Blanc, Éditions Myrtha, 1987), le mot varda a pu prendre en patois savoyard le sens de « versant mal exposé, qui reçoit peu de soleil ».

 

Garde dans des noms composés

La fréquence de ces  toponymes a entrainé l’emploi de déterminants :

■ noms de seigneurs : outre La Garde-Guérin cité plus haut, on trouve La Garde-Adhémar de la Drôme, qui était Guardia Adhemari en1334, du nom des Adhémar qui, au XIIè siècle, fondèrent les deux châteaux de Montélimar (castrum Montilium Adhemari). La vauclusienne Lagarde-Paréol, castrum Garde Pareoli en 1281, était partagée entre plusieurs seigneurs, appelés « pariers » ou pairs (provençal pariou). Lawarde-Mauger (Oise) fournit un exemple de la forme picarde warde avec agglutination de l’article et suivie d’un anthroponyme germanique.

■ autres toponymes du voisinage :  La Garde-Freinet (Var) doit son nom à une frênaie ; Lagarde-Enval (Corrèze) est dans la vallée ; Lagarde-Hachan (Gers) avec Hachan du gascon hatch, « hêtre » ; Lagarde-d’Apt (Vauc.) ; Lagarde-sur-le-Né (Char.). De nombreux lieux-dits portent un nom formé de la même façon comme La Garde-Viaur à Montirat (Tarn), sur le Viaur.

■ épithètes : on rencontre, avec bona, « bonne », la commune de Bonnegarde dans les Landes (apud Bonam Gardam en 1289), ainsi qu’un lieu-dit du même nom à Mâcot-la-Plagne (Sav.) et un château à Savignac (Gir.). Mais c’est surtout bèla, « belle », qui a été le plus productif avec les communes Bellegarde (Gard, Gers, Loiret), B.-Poussieu (Is., avec Poussieu noté Pociago en 882 du nom d’homme latin Poccius et suffixe –acum), B.-Marsal (Tarn, avec Marsal du gaulois maros, « grand », et sal, « sel »), B.-du-Razès (Aude, cf. Razès), B.-en-Diois (Drôme ; Diois : pays de Die), B.-du-Forez (Loire ; Forez : pays de Feurs), B.-en-Marche (Creuse, avec Marche issu du germanique marka, « frontière », le nord du Limousin ayant été organisé en marche pour lutter contre les Normands), B.-Sainte-Marie (H.-G.). ( les lieux-dits etc.). Signalons le nom à rallonge d’ Escueillens-et-Saint-Just-de-Belengard (Aude) dans lequel le déterminant Belengard, comme le montre le Dictionnaire topographique du département de l’Aude, (par l’abbé Sabarthès, 1912) est un ancien Bellegarde attesté en 1639. On notera que cette commune possède un lieu-dit Maugard, d’où la vue n’était probablement pas aussi bonne. Ce qui nous conduit à la commune vauclusienne de Saint-Roman-de-Malegarde (Sancti Romani de Mala Gardia en 1317) une ancienne forteresse templière qui ne devait pas avoir très bonne réputation. Enfin, Gardefort (Cher) complète cette liste.

■ « garde » a aussi été employé comme déterminant : c’est par exemple le cas pour Montlieu-la-Garde (Ch.-M.), Saint-Thomas-la Garde (Loire, où Garde a été ajouté au XVIIIè siècle, à cause de la présence d’un château), Albefeuille-Lagarde (T.-et-G.), Saint-Barthélémy-de-Bellegarde (Dord.), Saint-Silvain-Bellegarde (Creuse), Ouzouer-sous-Bellegarde (Loiret). (les lieux-dits etc.). À noter le composé Prentigarde au Chambon (Gard) qui est tout simplement la locution pren ti garde, « prends garde à toi ! », qui désigne généralement un lieu isolé.

CPA BellegardePoussieu

 

Dérivés

La distinction entre plusieurs « gardes » a souvent été faite avec des dérivés diminutifs :

■ du latin illu/illa ou ellu/ella donnant –elle (occitan –èla) : on trouve La Gardelle à Soulages-Bonneval (Av.), sur un sommet portant un donjon carré à mâchicoulis accolé à une tour ronde, et bien d’autres lieux-dits ainsi que les communes Lagardelle (Lot) et Lagardelle-sur-Lèze (H.-G.). En gascon, où le l intervocalique de –èla passe à r, gardèla donne gardèra, d’où les noms de Gardères (H.-Pyr.) et Lagardère (Gers).

■ du latin ittu/itta  donnant –ette (occitan –eta) : d’innombrables lieux-dits en Gardette, principalement méridionaux, et seulement quelques Lagardette.

■ du latin illiu/illia ou elliu/ellia  donnant –ille (occitan –ilha) : la Gardille à Rimeize (Loz.) et à Lapte (H.-Loire) et les Gardilles à la Panouse (Loz.).

■ du latin ulu/ula donnant –olle (occitan – òla) : avec le doublement étymologique du l, on trouve Lagardiolle (commune du Tarn), la Gardiolle à Lafite-sur-Lot (L.-et-G.) et à Lortet (H.-P.). La forme simplifiée avec un seul l est la plus représentée comme pour le massif de la Gardiole entre Montpellier et Sète (Hér.), Vic-la-Gardiole (Hér.) et une trentaine de lieux-dits. Mais ce diminutif n’est pas exactement dérivé de garda, mais de gardia, d’une variante bas latine *wardia (conservée par l’espagnol guardia). L’Hérault ne connut que cette forme, avec un sens identique à celui de garda. On le retrouve ainsi dans le nom La Gardie d’un château à Vias et de six autres lieux-dits dans ce même département, auxquels on peut ajouter la commune de Gardie dans l’Aude.

index

La devinette

Il vous faudra trouver le nom d’une commune de France métropolitaine, lié au mot du jour, indiquant qu’on y montait la garde près d’un cours d’eau.

■ un indice pour le chef-lieu d’arrondissement :

indice b 16 01 2022

■ et un recueil de nouvelles :

indice c 16 01 2022

Réponse attendue chez leveto@sfr.fr

8 commentaires sur “Garde (la)

  1. Bonjour M Leveto
    je me suis interrogé sur les lieux suivants

    1 la crête , la cabane & le col de JIBOUI
    ( à TRESCHENU-CREYERS 26 )

    2 treschenu-creyers ( à Châtillon)

    3 PRAORZEL à chichilianne 38 pré d’orcel ??? pré de ….

    4 le sommet de RANCONNET ( châtillon-en-diois)

    5 38 à villard-saint-christophe : le PEROLLIER 2183 m

    6 38 commune d’OZ ( le lis sur une page que le nom vient du seigneur OZON )
    j’avais toujours lu , jusque là ,qu’il venait des Uceni ?

    38 à Clavans-en-(haut)-oisans le lac des QUIRLIES
    j’ y avait fait une excellente randonnée , avec de petits icebergs encore
    présents sur le lac , en plein été

    38 à clavans
    le glacier du GRAND SABLAT
    je lis , sur cette même page que pour Oz :
    glacier du sabBat , ce qui change tout
    avec justification du nom  » les torrents y font grand bruit  » ????????

    09 à FREYCHENET

    10 la cascade de TRAGINE ( à freychenet )

    73 à Vimines hameau de JOVINAL ( ressemblance avec Juvénal ? )

    Enfin , je me suis amusé, sans en rire beaucoup , à lire
    l’étymologie de :
    LEUDEVILLE ( leude ? )
    CHEPTAINVILLE
    AVRAINVILLE &
    EGLY , sur ouiki communes voisines du 91
    avec étymos très bizarres ou contradictoires , surtout pour égly
    – aglatia = église et aeglati = terre fertile entourée de haies

    l’article s’auto-contredit d’une ligne à l’autre , habituel d’ailleurs.

    avrainville = sanglier aprinus ?

    Si vous parvenez à vous en sortir , merci .

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  2. Avant que le château ne devienne celui de la Joyeuse Garde, il est celui de la Douloureuse Garde !

    Aussi douloureuse que notre graalienne de la solution de l’énigme …

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  3. Je ne serais pas étonné que le comte de Wardes, dont d’Artagnan prend, par ruse, la place dans le lit de Milady, et à qui il dérobe un laisser-passer pour l’Angleterre, ait quelque rapport avec le sujet de la semaine …

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  4. TRA

    Pour son personnage du comte de Wardes, Dumas se serait inspiré de François-René Crespin Du Bec, marquis de Vardes (1621-1688).
    Le Vardes en question est un hameau de Neuf-Marché en Seine-Maritime dont le nom vient en effet du germanique warda .

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  5. lecteur

    Dans ce qui suit, il faut comprendre :
    DTD = Dict. Topo. de la Drôme de Justin Brun-Durand (1891)
    DTI = Dict. Topo. de l’Isère d’Emmanuel Pilot de Thorey (1921)
    TDF = Trésor du Félibrige de F. Mistral

    ■ 1 la crête , la cabane & le col de JIBOUI
    ( à TRESCHENU-CREYERS 26 )

    Jibouï : écrit avec un tréma sur le second i dans le DTD, qui donne la forme Gibouin en 1636. Giboin et Gibouin sont attestés comme noms de famille d’origine germanique, Gibwin , de giba , « don », et win, « ami ».
    Treschenu : Tres Canutis en 1242 (DTD), dans lequel Ch. Rostaing a vu la racine oronymique pré-indo-européenne *kan (trois rochers ? trois montagnes?), mais il est peut être préférable d’y voir l’adjectif occitan chanut, « joli, excellent, vigoureux, plantureux, de bonne qualité » (TDF) précédé de l’averbe d’intensité très : ce serait un lieu « très bien », fertile et agréable.
    Creyers  : étymologie mal assurée. Attesté Creers en 1145. À rapprocher du lieu-dit Creyers de la commune de Montbrand (H.-Alpes) qui était Crarie en 739 puis Creers en 1145. Peut-être du nom d’homme roman Crearius .

    ■ 2 treschenu-creyers ( à Châtillon)
    Ah ben ! c’est déjà fait !

    ■ 3 PRAORZEL à chichilianne 38 pré d’orcel ??? pré de ….

    Pra Orsserz (mont. de ) au XIVè siècle, puis Pratum Orserium et Prato Orsello (mont. de) au XVè siècle (DTI). Il s’agit donc bien du pré d’un certain Orsel, patronyme issu d’un diminutif d’Ours, sobriquet donné à un individu aux mœurs quelque peu sauvages…

    ■ 4 le sommet de RANCONNET ( châtillon-en-diois)

    Le nom est écrit avec un seul n au XIVè siècle (DTI). On est tenté d’y voir un dérivé (double diminutif -on-et ?) de l’ancien occitan ranc, « roche escarpée, rocher » et « paroi verticale de rocher, dans le Vercors » (TDF)

    ■ 5 38 à villard-saint-christophe : le PEROLLIER 2183 m

    Absent du DTI. On peut voir dans ce nom un dérivé du latin petra, « pierre », avec diminutif féminin ola (cf. Peyrole du Tarn, ancien Peirola) et suffixe collectif aria : « le mont des petites pierres, des petits rochers ».

    ■ 6 38 commune d’OZ ( le lis sur une page que le nom vient du seigneur OZON )
    j’avais toujours lu , jusque là ,qu’il venait des Uceni ?

    Le nom est attesté (DTI) Osse et Ecclesia de Ossio au XIIème siècle, Ecclesia de Osso au XVè siècle et enfin Oz en Oysans au XVIIIè siècle. Il s’agit probablement d’un nom de domaine d´origine gallo-romaine avec le nom d’homme roman Ossius.

    ■ 38 à Clavans-en-(haut)-oisans le lac des QUIRLIES
    j’ y avait fait une excellente randonnée , avec de petits icebergs encore
    présents sur le lac , en plein été

    Le DTI mentionne un chalet et une montagne portant le nom Les Quirlies à Clavans mais sans plus de précision. Certains ont voulu voir dans ce nom un dérivé d’une variante *kir du pré-indo-européen *kar, « pierre, rocher », comme pour Chirol, Chireix ou encore Quiers, tandis que d’autres y ont vu une variante du latin quadrum donnant caire , « angle du carré » puis « angle, coin » , rapprochant Quirlie des toponymes Carrelet ou Quayrelet… Cependant, la présence de l’article pluriel orienterait plutôt vers un nom récent, peut-être un patronyme. Quoi qu’il en soit, la signification reste mystérieuse.

    ■ 38 à clavans
    le glacier du GRAND SABLAT
    je lis , sur cette même page que pour Oz :
    glacier du sabBat , ce qui change tout
    avec justification du nom  » les torrents y font grand bruit  » ????????

    Selon le DTI, il s’agit bien du Grand Sabbat  : on y trouve en effet mentionné Le Grand-Sabat [avec un seul b en occitan] « mont. et glac. ». Le sens de « tumulte, vacarme » est bien donné par le TDF pour l’occitan sabat.
    « Sablat », c’est-à-dire « sablonneux » , s’explique mal pour un glacier, et en tout cas pas géologiquement. Quant à une allusion à la couleur blanche dudit glacier, elle ne se comprendrait bien qu’en comparaison avec des glaciers … noirs.

    ■ 09 à FREYCHENET

    de Fraysheneto en 1335 : de fraxinum, « frêne », et suffixe collectif etum

    ■ 10 la cascade de TRAGINE ( à freychenet )

    L’ancien occitan tragina désignait un charroi, un convoi, le traginier étant un muletier (cf. le latin populaire *tragere, *traginare du latin classique trahere, « traîner, tirer »). S’agit-il ici d’une métaphore pour décrire le cours d’eau ou d’un patronyme (le nom de famille Tragin est attesté) devenu toponyme ? On trouve deux autres lieux-dits Tragine en Ariège (un à Saurat, l’autre à Siguer).

    ■ 73 à Vimines hameau de JOVINAL ( ressemblance avec Juvénal ? )

    Je pense qu’il faut en effet voir dans ce nom un dérivé de l’ancien occitan joven, « jeune », avec le suffixe qualitatif al. Il s’agit d’un surnom ( « le jeune », appliqué au « fils de », au « dernier né » ou encore à celui qui a gardé des traits de caractère de la jeunesse) devenu patronyme.
    —————————————————————————————————————–

    La très grande majorité des toponymes en « -ville » (88 communes en Île-de-France !) sont formés sur un nom de personne généralement germanique. Ils apparaissent dès l’époque mérovingienne, époque où on parlait en Île-de-France une langue héritée des Gallo-Romains qui deviendra la langue romane, première forme du français. Dans ces toponymes, seul le nom du propriétaire était germanique (affaire de mode), villa étant du latin classique.

    LEUDEVILLE ( leude ? )
    On trouve d’abord Ludedis vico sur une monnaie mérovingienne, puis le mot vicus, « village », a été remplacé par villa donnant Ledevilla, Ludevilla au IXè siècle : du nom de femme germanique Liudhildis ou Leuthaidis.

    CHEPTAINVILLE
    Chetenvilla au XIIè siècle, du latin capitanea villa , « ferme principale ».
    C’est une des rares exceptions où la terminaison -ville n’est pas précédée d’un nom de personne.

    AVRAINVILLE
    Evrinvilla en 1070, du nom d’homme germanique Everinus

    EGLY
    Agglias au XIIè siècle, du nom d’homme germanique Agilo et suffixe -acum

    sur ouiki communes voisines du 91
    avec étymos très bizarres ou contradictoires , surtout pour égly
    – aglatia = église et aeglati = terre fertile entourée de haies
    l’article s’auto-contredit d’une ligne à l’autre , habituel d’ailleurs.
    avrainville = sanglier aprinus ?
    Si vous parvenez à vous en sortir , merci .

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  6. Il est deux toponymes qu’il est difficile d’ignorer (même s’ils ne sont pas hexagonaux).

    Le premier est Isengard :

    « Isengard et Orthanc sont des noms en vieil anglais, qui signifient respectivement « enclos de fer » et « esprit rusé ». (WP)

    Le second est Asgard : 
    « Dans la mythologie nordique, Asgard (Ásgarðr : « enceinte des Ases »), est le domaine des Ases, situé au centre du monde. » (re-WP)

    On aurait Thor de les croire des cousins de Bellegarde ou de Lagarde-et-Michard.
    Leur origine est autre :

    « De l’indo-européen commun *g’herdъ [1] (« enclore »). De cette racine sont issus le grec ancien χόρτος, khórtos (« enceinte, lieu entouré de haie, pâturage »), le lituanien gardas (« jardin »), le tchèque hrad, l’anglais yard, garden (« jardin »), l’allemand Garten (« jardin »), le roumain gard (« clôture »), l’italien orto (« potager »), l’occitan òrt, l’espagnol huerta, le sanskrit गृह, grha (« maison »). » (Wikisource, entrée « hortus ») / à quoi il me semble qu’il faille rajouter les russes « grad » et « gorod » /

    [ Pour l’illustration sonore, j’ai le choix entre un groupe de black metal norvégien et un groupe de power metal mélodique suédois, tous deux nommés Isengard : prudemment, je m’abstiendra ! ]

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  7. J’ai quand même trouvé ça, qui convient mieux à mes oreilles musicalement incultes : si c’est de la daube, on me le fera savoir bien assez tôt …

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