La Foye-Monjaut (répàladev)

Personne n’a rejoint TRA et LGF dans la résolution de ma dernière  devinette.

Il fallait trouver La Foye-Monjault, canton de Mauzé-sur-le-Mignon, arrondissement de Niort, département des Deux-Sèvres.

local la-Foye-Monjault

Un blog consacré à cette commune vaut le détour. Laissez-vous prendre par le menu de la colonne de droite !

La toponymie

La Foye-Monjault :

Le nom de la ville apparait pour la première fois en 1077 sous la forme Faia suivie de Faya en 1105. On reconnait dans ces noms l’oïl faïa, issu du latin fagea, « hêtraie ».

En 1223 apparait le nom Faia Monachialis avec un déterminant issu du latin monachus indiquant qu’il s’agit de la « hêtraie des moines », en l’occurrence  les bénédictins fondateurs du prieuré autour duquel se constitua le village.

Dans le courant du XIIIè siècle on trouve écrit Faia Monjaut in ballia de Chisiaco (« dans le baillage de Cizé ») où l’on voit que le latin monachal a évolué régulièrement en monjau (cf. le deuxième encadré dans ce billet), d’où La Faye-Monjau en 1313.

Dès le siècle suivant, ce déterminant ne sera plus exactement compris et sera écrit avec un t final non étymologique : La Faye-Monjaut en 1457. Parallèlement, la prononciation locale fera évoluer le premier élément vers Foy : on trouve ainsi écrit Foymonjauld en 1648, La Foy Mongiot en1720, La Foy Monjeau en 1739 et La Foye Mongeault chez Cassini.

La Foye Monjault Cassinil

Carte de Cassini – La Rochelle – feuillet 101 -1771

On trouvera encore la forme La Faye-Monjault en 1793 avant que le nom La Foye-Monjault ne soit officialisé en 1801.

Niort : le nom est attesté Niordo vico sur une monnaie mérovingienne, puis de Nyorto et de Niorco en 1204. On reconnait dans ces noms le gaulois novio-o-ritum, le « nouveau gué », en l’occurrence celui sur la Sèvre Niortaise, qui permettait le passage de la voie romaine de Saintes à Nantes.

Mauzé-sur-le-Mignon : villa Malsiacus en 1003, du nom d’homme germanique Maletus et suffixe –iacum. L’étymologie la plus souvent donnée pour le nom du Mignon fait appel à un terme celtique *mign-, « lieu marécageux » (cf. le gallois mignen, « marais, marécage » et mignenni, « boue, bourbier »).

CPA La Foye Monjault

Les indices

■ le vin : au chapitre XXXIV de ses Grandes et inestimables chroniques du grand et énorme Gargantua, Rabelais, mettant en scène l’écuyer Gymnaste du géant Gargantua, écrit :

 … Tripet le capitaine sus ce point accourut voir que c’estoit. Adonc Gymnaste lui offrit sa bouteille, disant : « Tenez, capitaine, beuvez-en hardiment ; j’en ay faict l’essay, c’est vin de La Faye Monjau. »

Les vins de La Foye Monjault étaient très appréciés et, de François Ier à Henri IV, furent « vins de bouche des rois ».

■ « Et je vous assure que je n’ai pas mieux — sauf à trop vous aider! » : un petit clin d’œil aux compagnies d’assurance qui sont installées à Niort.

indice a 13 02 2022 ■ l’arbre : cette photo du hêtre des Voyageurs était là pour orienter vers une hêtraie plutôt que vers Brocéliande ou Paimpont.

indice a 15 02 2022 ■ la plante : l’angélique officinale (Angelica archangelica) est à la base de l’angélique confite, une spécialité de la ville de Niort.

indice-d-15-02-2022  ■ le dessin : cette vue de Tombouctou illustrant son Journal d’un voyage à Temboctou et à Jenné, dans l’Afrique centrale, publié en 1830,  est l’œuvre de René Caillié, « le premier occidental à être revenu de Tombouctou ». Il est né le 19 novembre 1799 à Mauzé-sur-le-Mignon.

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