Flims, CH (répàladev)

Personne n’a rejoint TRA et LGF sur le podium des découvreurs de la réponse à ma dernière devinette.

Il fallait trouver Flims, une commune du canton des Grisons en Confédération helvétique ou Suisse.

Pour ceux qui ont raté les cours de géo à l’école, la Suisse, c’est là :

carte_Suisse

et le canton des Grisons, ici, complètement à l’est :

26cantons Suisse

Son chef-lieu, Coire (allemand Chur), est en rouge sur cette carte :

CHUR grisons

Et enfin, Flims, à l’ouest de Chur :

FLIMS

Maintenant qu’on sait de quoi on parle, passons aux choses sérieuses :

■ pour couper court aux réclamations, je rappelle que rien, dans l’énoncé, n’empêchait de chercher un lieu hors de France. Quand c’est le cas — reportez-vous aux précédentes devinettes — je précise toujours qu’il faut chercher un lieu « de France métropolitaine ».

Flims (romanche Flem) : son nom est attesté Fleme en 765, du latin flumen, « cours d’eau, rivière, fleuve ». Le paysage est caractérisé par des rivières et des lacs (par exemple le lac La Cauma).

Grisons (canton des) : le nom de ce canton est une référence à la Ligue grise, une des trois ligues territoriales qui formèrent une alliance entre 1471 et 1524 contre la maison des Habsbourgs. Le nom de Grisons vient de la couleur des vêtements que portaient alors les autochtones, confectionnés avec la laine grise des moutons des Grisons. Le nom allemand Graubünden signifie plus explicitement « ligue grise ».

Coire (allemand Chur, romanche Cuira, italien Coira), chef-lieu du canton des Grisons : la région, alors occupée par les Rhètes, fut conquise par les Romains en 15 av. J.-C. et dès lors appelée Rhétie. C’est au IIIè siècle, sous l’empereur Dioclétien, que la colonie appelée curia Raetorum, « curie des Rhètes », fut érigée en capitale de la Rhétie première. Le terme « curie » est à prendre ici dans son sens antique de « division de la tribu ». C’est du latin curia que vient le nom de Coire.

Rhétie : le nom des Rhètes leur aurait été donné par leurs voisins celtes et signifierait « hommes de la montagne », selon une racine celte *rait-, « hauteur, montagne », à rapprocher de ratis, « rempart », qui a donné son nom à l’île de Ré qui apparaissait aux premiers marins haute comme des remparts comparée à ses voisines. Un lien avec la déesse Reitia des Vénètes n’est pas assuré. Quant à un supposé Raetus éponyme avancé par Pline l’Ancien en 70, il n’est qu’une légende répondant à la mode de son temps des héros éponymes. (wiki anglais).

■ une autre commune de Suisse porte un nom issu lui aussi du latin flumen. Il s’agit de Flums, du canton de Saint-Gall, attestée Flumini en 765. Son nom m’a semblé trop proche de sa racine étymologique et donc plus facile à trouver (et TRA ne me contredira pas qui m’a d’abord proposé ce nom avant l’autre) pour que j’en fasse une devinette.

60px-Asterism.svg

Les indices :

indice c 29 05 2022 ■ cet écheveau de laine grise devait orienter vers … la laine grise des moutons des Grisons.

indice a 29 05 2022  ■ Guillaume Tell, la Jeanne d’Arc suisse.

indice b 31 05 2022 ■ un mouton gris : pour les Grisons. Bis repetita

indice a 31 05 2022  ■ il fallait reconnaitre le sol carrelé et les sièges du Giger Bar de Coire, décoré par H. R. Giger, le créateur, entre autres, d’Alien.

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11 commentaires sur “Flims, CH (répàladev)

  1. Flim-Flam!

    Content

    Timothy Ferris wrote that Flim Flam! « will enlighten any reader who does not clearly understand that not one shard of evidence exists to prove that the Bermuda Triangle poses any special menace to ships and planes, that earth is being visited by alien spacecraft,…

    En musique

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  2. Bonjour m leVeto
    liste du lundi
    j’espère ne pas y avoir inclus de :
     » à quoi ça sert que je me décarcasse »
    —-
    Rhône-Alpes

    38 brié-et-ANGONNES

    ANGONNES ‘ dans les courbes ‘ ??

    ( wikip)

    APPRIEU AUPRE AVRE

    38 APPRIEU
    sur wiki , 4 étymos
    appricus = exposé = ensoleillé
    apiarius
    apprio cognomen
    saint-APRE
    sur 2 lignes : ligne 1 originaire de Maurienne
    ligne 2 né à Sens
    comprenne qui pourra

    38 SAINT-AUPRE

    73 SAINT-AVRE
    pour cette commune , Avre est né à Sens seulement , né une seule fois .

    38 SOUVEYRON équivalent de Soubeyran ?

    38 tavernolles ( à brié-et-angonnes )
    petites tavernes ?

    73 à la ravoire
    Hameau LE GALLAZ
    je trouve
    l’ESGALLA ( ancien pont )

    sens d’esgalla ? uniquement en espagnol , sur internet-

    73 à Challes-les-eaux
    la GORGE de CAMELOT


    74 MONTHIEVRET ( aux Glières)

    mont THIEVRET ?

    mont HIEVRET ? patronymes ?

    69 SOLAIZE

    site de la mairie : nul
    1 SOLEZIUM
    2 Jules césar  » que je suis
    3 sol aisé à travailler


    autres sites
    SOLATIUM = repos

    voir SALAIZE 38

    ——-
    05 ANTONAVES
    ligure NAVA – asca ? ( névache )

    12 à condom-d’aubrac
    montagne et buron des ENGUILHENS / INGUILHENS

    46 GREALOU
    sur wiki :
    1 germanique Griot greot grès = sol pauvre , petits cailloux ??
    2 Greal ‘ occitan ‘ = grillon
    —-
    46 BOUZIES
    1 Bosiga , venant du gaulois Bodica = essart , friche.
    2 BOS Bosso ( germanique ) = mauvais.

    3 pré-romain Boza = boue , sédiment.

    Nord de la Loire :

    77 CHAINTREAUX

    10 ALLIBAUDIERES

    10 GELANNES germanique Gislenus ?

    54 VEZELISE

    1 viselius -ensis
    2 vez ( hydronyme )

    75 04 les BILLETTES à Paris
    rue des archives

    68 SIERENTZ

    Voilà, bonne semaine et merci .

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  3. Puisque nous quittons les frontières de l’hexagone, rappelons le souvenir de l’éphémère État libre de Fiume, dont le destin est lié à celui de Gabriele d’Annunzio, (très) sulfureux comme homme politique, mais intéressant d’un point de vue littéraire :

    « Le toponyme croate « Rijeka » signifie « rivière » en croate.
    ◦ D’ailleurs en slovène, langue slave très proche, la ville s’appelle « Reka », mot qui a le même sens (forme identique en serbe – qui utilise la forme « Rijeka » pour la ville – et dans certains dialectes croates, qui utilisent aussi Rika).
    • Le toponyme italien « Fiume » est identique au nom commun fiume, signifie « rivière » et vient du latin flumen.
    ◦ Les formes « Fiùme » et « fiùme » ne sont usitées que dans les dictionnaires, l’accent grave servant à préciser la place de l’accent tonique dans le mot.
    • Le toponyme allemand « Sankt Veit am Flaum » (ou « Sankt Veit ») signifie « Saint-Guy sur le Flaum », où « Flaum » provient également du latin flumen.
    • En hongrois, la forme « Szentvit », a été remplacée par « Fiume » dès le xixe siècle. »

    [Voir les articles WP de « État libre de Fiume’ et « Rijeka » ]

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  4. lecteur

    Attention ! Certaines des étymologies données ci-dessous, devant l’absence de documents disponibles, ne sont que des hypothèses de votre serviteur. Elles demanderaient d’être validées par d’autres sources.

    Par ailleurs, si j’ai bien compté, vous m’avez proposé une liste de 21 toponymes. Avec toute la meilleure volonté du monde, je ne pourrai pas suivre ce rythme chaque semaine, d’autant plus que vous me proposez de plus en plus des toponymes difficiles à analyser et que je dois y consacrer beaucoup de temps. Il serait souhaitable d’en rester à une dizaine maximum par semaine.

    Rhône-Alpes

    ■ 38 brié-et-ANGONNES
    ANGONNES ‘ dans les courbes ‘ ??
    ( wikip)

    ♦ Brié : Brez au XIè s nom de personne roman Briccius.

    ♦ Angonnes :
    Formes occitanes anciennes : Los Angonios (XIIIè s.), Engoynos et Angonos (XIVè s.) puis formes romanes Angoynes (XIIIè s.), Angoniis (XIVè s.), Angoniorum (XVIè s.), Angoines (XVIè s.) et enfin Les Angosnes(XVIIè s)
    Si on admet une origine celtique à ce nom, on peut y voir le gaulois ango- qui désigne le serpent, le dragon ; c’est un mot issu de l’indo-européen *ang , « serpent » (cf. le latin anguis , le français anguille, etc.). Le suffixe onne est généralement associé à un hydronyme. Il pourrait alors s’agir de la rivière-serpent, c’est-à-dire sinueuse. Le problème est qu’aucun cours d’eau ne traverse Angonnes et que ceux qui en sont les plus proches ne sont pas si sinueux que ça … C’est sans doute la raison pour laquelle on trouve cette étymologie de « route sinueuse » ou de « dans les courbes », mais la carte de Cassini ne montre pas de courbe importante de la route qui passe aux Angonnes. Quant au pluriel, mentionné dès les premières attestations, il ne s’explique pas par une rivière ou une route.
    On peut peut-être rapprocher ce nom de celui de l’Anguienne, affluent gauche de la Charente à Angoulême, qui était Enguenna en 769, fluvium Inguine au XIIè siècle et Enguena en 1142-52. Ce nom est composé du gaulois *equa-, « eau » (indo-européen *eka), avec le suffixe gaulois enna. La nasalisation de la voyelle initiale ( e de equa devenant en) est une anticipation de la consonne nasale finale (ena ), comme pour Enguirande issu de equa-randa.
    Le nom Les Angonnes aurait pu alors désigner l’ensemble des petits ruisseaux passant par là. Mais c’est une hypothèse toute personnelle.

    APPRIEU AUPRE AVRE

    ■ 38 APPRIEU
    sur wiki , 4 étymos
    appricus = exposé = ensoleillé
    apiarius
    apprio cognomen
    saint-APRE
    sur 2 lignes : ligne 1 originaire de Maurienne
    ligne 2 né à Sens
    comprenne qui pourra

    Restons simples : Apprieu est attesté Asperium Jochum au XIVè siècle du nom de personne roman Asperius + acum, avec réinterprétation du suffixe au XIVè siècle.

    ■ 38 SAINT-AUPRE

    eccl. S. Apri vers 1100 : il s’agit d’Aupre de Sens (latin Aper) prêtre et ermite du haut Moyen Âge. Avant de se retirer en Maurienne, il s’était vu confier la paroisse de la Terrasse (Isère) par l’évêque de Grenoble. Né à Sens, il était donc quand même un peu « dauphinois ». Le latin Aper a subi ici l’attraction du nom des Alpes qui devient Aups

    ■ 73 SAINT-AVRE
    pour cette commune, Avre est né à Sens seulement , né une seule fois .

    Attesté parrochia S. Apri en 1270, du même saint Aupre.

    ■ 38 SOUVEYRON équivalent de Soubeyran ?
    Oui.

    ■ 38 tavernolles ( à brié-et-angonnes )
    petites tavernes ?

    Le latin taverna a souvent conservé le sens de « cabane ». C’est notamment le cas pour les diminutifs Tavernole, Tavernolle, Tabernolle qui sont souvent de simples refuges de bergers sur des drailles de transhumance. Il semble toutefois qu’à Brié-sur-Argonne, situé sur ce qui était alors « une route de grande communication », Tavernolles ait été un lieu d’étape assez important, mentionné au singulier chez Cassini..

    ■ 73 à la ravoire
    Hameau LE GALLAZ
    je trouve
    l’ESGALLA ( ancien pont )
    sens d’esgalla ? uniquement en espagnol , sur internet-

    Le toponyme est écrit avec un seul l, Le Galaz, sur la carte IGN
    Escalo, Esgala  : échelle, instrument de bois portatif dont on se sert pour monter et pour descendre ( latin scala.) [Dictionnaire des idiomes romans du midi de la France : comprenant les dialectes du Haut et du Bas-Languedoc, de la Provence, de la Gascogne, du Béarn, du Quercy, du Rouergue, du Limousin, du Bas-Limousin, du Dauphiné, etc.. Azaïs, Gabriel (1805-1888) ].
    Selon A. Dauzat, les toponymes en Escale ou Escalier évoquaient l’escalier extérieur particularisant la maison familiale.
    Selon J. Astor, en toponymie, l’image de l’échelle ou de l’escalier a été souvent adoptée pour désigner des raidillons ou des côtes de forte déclivité.
    Cela dit, à La Ravoire, le Galaz ne présente pas de relief particulièrement escarpé. Si le nom désignait bien à l’origine un pont, peut-être celui-ci ressemblait-il à un escalier jeté en travers de la rivière d’une rive à l’autre ?


    ■73 à Challes-les-eaux
    la GORGE de CAMELOT

    Ce nom n’est pas mentionné sur la carte d’état major (1866) ni sur la carte IGN de 1950 … Sans savoir de quand date cette appellation ni qui l’a donnée, il est difficile de se prononcer.
    La première idée qui vient à l’esprit est celle d’un patronyme (à l’origine le nom donné à un marchand d’un tissu en poils de chameau ou de chèvre puis à un marchand de pacotille) comme pour la vingtaine de toponymes identiques répartis sur tout le territoire français et comme le lieu-dit La Camelote à Loisin (H.-Sav.) qui en est la féminisation.

    ■ 74 MONTHIEVRET ( aux Glières)
    mont THIEVRET ?
    mont HIEVRET ? Patronymes ?

    « Monthiévret (selon les livres d’histoire), ou Montiévret (selon le cadastre récent), ou Montiévera (selon un ancien cadastre), ou encore Montiévran (selon l’I.G.N.), signifie « mont de la chèvre » en franco-provençal (thèvra ou tiévra : « chèvre »), la présence du h à l’écrit pouvant être justifiée, car, d’après la linguiste Henriette Walter, dans le parler savoyard, on trouve la consonne th- comme dans l’anglais thin. »
    C’est écrit ici


    ■ 69 SOLAIZE
    site de la mairie : nul
    1 SOLEZIUM
    2 Jules césar  » que je suis
    3 sol aisé à travailler

    autres sites
    SOLATIUM = repos

    Attesté Celesia au Xè siècle, de la racine hydronymique gauloise *sal et suffixe celtique –isa. Il s’agissait du nom de la rivière, la Souloise, attestée aqua Celosie au XIVè siècle, passé au village.

    ■ voir SALAIZE 38

    cella Salicibus au IXè siècle, du franco-provençal *salesa, « saulaie», correspondant au provençal salessa du latin salic-ea
    ——-
    ■ 05 ANTONAVES
    ligure NAVA – asca ? ( névache )

    Attesté cella Antonnava en 965, du nom de personne latin Antoninus + suffixe ava (rare, celui d’octava par exemple) donnant Anton(i)nava (villa). La finale -s est adventice.

    ■12 à condom-d’aubrac
    montagne et buron des ENGUILHENS / INGUILHENS

    Sans doute faut-il voir dans ce nom un patronyme précédé de En , « espèce de titre honorifique ou de signe de distinction usité autrefois dans le Midi, sieur, sire » ( Trésor du Félibrige . Le patronyme en question pourrait alors être Guilhen, forme régionale de Guillaume (avec Guihen et Guillem, cf. le même TdF).
    Resterait à expliquer le pluriel : peut-être s’agissait-il de plusieurs terres d’un sieur Guilhen ou de terres partagées entre plusieurs membres de la même famille ?

    ■ 46 GREALOU
    sur wiki :
    1 germanique Griot greot grès = sol pauvre , petits cailloux ??
    2 Greal ‘ occitan ‘ = grillon
    —-
    Attesté Greaone, Grialou en 1293 et Grialone en 1446.
    Toponyme très compliqué à analyser. Voici quelques réflexions :
    Un dérivé de l’occitan gres, « grès », semble peu probable dans la mesure où le s se fait toujours entendre dans ces dérivés : Le Grès, Grez, Grèze, Grézal, Grézel, Grézatte, etc. et qu’on n’expliquerait pas sa disparition dans Gréalou.
    L’occitan emploie grilh, grelh pour « grillon », avec lh correspondant au ll mouillé du français, dont on n’explique pas la disparition dans Gréalou. On trouve malgré tout, en gascon, les formes greu, grel qui pourraient peut-être mieux convenir — mais le diminutif latin one ou occitan alou interroge sur le sens du toponyme.
    En revanche, le gascon gré , « grenier » (Trésor du Félibrige à l’article granié), accompagné du suffixe diminutif one pourrait convenir.

    ■ 46 BOUZIES
    1 Bosiga , venant du gaulois Bodica = essart , friche.
    2 BOS Bosso ( germanique ) = mauvais.
    3 pré-romain Boza = boue , sédiment.

    Attesté Bozies en 1287, Vozias en 1326 et Bosicus au XIVè siècle. : pluriel du sud-occitan *boziguier équivalent de bouigier , « défricheur », formé sur le gaulois bodica, « friche, jachère ».

    Nord de la Loire :

    ■ 77 CHAINTREAUX

    Chanterella en 1180 et Canterello en 1127. de l’oïl chaintre, « bordure d’un champ » et suffixe diminutif ella.

    ■ 10 ALLIBAUDIERES

    Libauderie en 1131, Alebaudierie en 1147, Allebauderie en 1209, Ayllebaudières en 1231 : du nom de personne Alibaud, d’abord suffixé erie puis attraction du suffixe ière et pluriel tardif : il s’agissait de l’« ensemble des biens d’Alibaud ».

    ■ 10 GELANNES germanique Gislenus ?

    Oui. Gelenne en 1107, du nom de personne germanique Gislenus.

    ■ 54 VEZELISE
    1 viselius -ensis
    2 vez ( hydronyme )

    Attesté Viziliensis en 960, Vizerisia en 1146, Vizelise en 1291. Du nom d’homme latin Viselius et suffixe ensis

    ■ 75 04 les BILLETTES à Paris
    rue des archives

    D’abord rue des Jardins (mentionnée vicus Jardinorum dans une lettre de Philippe-Auguste en décembre 1299 ) elle fut « surnommée » au XIVè siècle rue où Dieu fut bouilli ou rue du Dieu bouliz (cf. l’anecdote racontée en mai 2010 sur mon blog (n’hésitez pas à suivre le lien !
    Enfin, elle fut nommée rue des Billettes  au XVIIè s.: elle devait ce nom aux religieux hospitaliers de Notre-Dame qui portaient sur leurs habits des petits scapulaires ou billettes
    cf. CNRTL

    ■ 68 SIERENTZ

    Le Dictionnaire topographique du Haut-Rhin nous donne les formes anciennes suivantes
    Actum Serencia villa (835) ; Sierenz Elsatiæ superioris nobilem vicum (916) ; Siernze… Syernza (915-973) ; Scirenza (1146) ; Curtine de Sirenza (1146) ; Sierentze (1147) ; Sirrinco (1233) ; Wernhero de Sierntza (1275).

    On peut voir dans le premier nom attesté les indo-européens *ser, « couler, se mouvoir rapidement et violemment» (cf.la Sarre, la Serre, la Sarthe…) ou *cier (également hydronyme comme pour le Cier, le Sierroz, …), accompagné du suffixe celtique -entia (cf.la région Artense, du gaulois artu, « pierre », et entia).
    On peut rapprocher ce nom de celui du Sauruntz, un ruisseau qui traverse le village qui irriguait les champs et actionnait naguère quatre moulins.

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  5. « la carte de Cassini ne montre pas de courbe importante de la route qui passe aux Angonnes »

    Je ne sais pas ce que montre le carte de Cassini, ni ce que vaut l’étymologie « route sinueuse ». En tout cas, l’actuelle « route des Angonnes » n’a rien de rectiligne :

    https://www.google.fr/maps/place/Angonnes,+38320+Bri%C3%A9-et-Angonnes/@45.1392909,5.7746935,17z/data=!4m5!3m4!1s0x478a8a99ab0de645:0x8264ac42c463b5ab!8m2!3d45.141075!4d5.775627

    [ En tout cas, cela m’aura appris deux nouveaux mots : « mistral » st « mistralie » : Angonne serait, selon WP, « une des sept mistralies du mandement de Vizilles ». ]

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  6. Pour la prochaine devinette

    Leveto choisit une commune ou un lieu-dit de France métropolitaine à faire deviner.
    Leveto élabore sur un thème relié au lieu-dit ou à la commune.
    Leveto annonce qu’il à choisi la commune ou le lieu-dit pour la devinette de la semaine.
    Il (leveto) n’en fait pas plus — il ne donne pas d’indice.

    Réponse attendue comme d’habitude chez leveto@…
    Puis TRA transmet sa réponse à la devinette (muette).
    et
    TRA disserte sur des thèmes connexes à la devinette.

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  7. Vous oubliez les autres trigrammes, qui ont souvent été bien plus perspicaces que moi !

    Sans parler des autres, qui ont aussi fait leurs preuves (et qui, en outre, ont des connaissances musicales bien plus grandes que moi … ).

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  8. lecteur

    Les liens ont été corrigés.

    Pour Les Échelles (Sav.), la topographie semble bien correspondre à une « pente abrupte » (D&R), comme indiqué dans la rubrique toponymie de wikipedia (des escaliers facilitaient le passage dans une gorge étroite), mais je ne vois rien de tel au Galaz (ce qui ne veut pas dire qu’il n’y ait pas eu un tel escalier …).

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  9. TRA

    tout le problème est de savoir si cette route sinueuse existait déjà quand on a nommé l’endroit ou si elle n’a servi qu’à établir une étymologie a posteriori.
    Chez Cassini, le hameau semble minuscule et la grande route qui passe en dessous est rectiligne (mais je vous l’accorde : Cassini ne dessinait pas tous les chemins ruraux).

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