Tempus fugit III : la mise en coz

Après avoir vu les noms de lieux liés au mot « vieux » puis au gaulois sen, je m’intéresse aujourd’hui aux toponymes de même sens en langues régionales, comme le breton coz, le basque zahar et quelques autres.

Breton coz

Comme partout en France, les toponymes formés avec les français « vieux, vieille » existent aussi bien entendu en Bretagne — avec une place particulière pour le féminin « vieille femme ». Le breton coz (graphie moderne kozh), issu du gaulois cotos, « vieux, vétuste (avec une nuance péjorative que n’a pas senos) », est lui aussi très présent avec plus de deux cent cinquante occurrences avec cette graphie pour des lieux-dits dont les plus fréquents sont les Ty Coz (maison), Coz Castel (château, mais peut ne représenter que des ruines), Coz Park (enclos), Coz Forn (four), Cos Caraes (voie carrossable), Coz Porz (port), Coz Feunten (fontaine), Coz Milin (moulin), Coz Iliz (église) et bien d’autres. La graphie koz  est plus rare mais on trouve toutefois Iliz Koz, Koz Kastell et Ti-Koz à Plougeuerneau (Fin.) et quelques autres auxquels on peut rajouter quelques Kozh Kastel, Kozh Ti, Kozh Stank (étang) etc. Une variante goz apparait dans les noms de Kergos (hameau) Milin Goz (moulin), Govel Goz (forge), Goaren Goz (garenne), Goz Foënnec (prairie), etc.

Une place particulière doit être réservée à Cosquer, « le vieux hameau », composé de koz-ker (anciennement kot-kaer), de koz, « vieux » et ker, d’abord « lieu fortifié » puis « hameau » aujourd’hui « ville » (cf. le gallois caer, « forteresse », du gaulois cagio, « haie », tous de l’indo-européen *khag, « clôture »). On trouve ainsi plus de trois cents lieux-dits (Le) Cosquer, Cosquéric (diminutif), Cosquériou (pluriel) etc. Ce nom est souvent suivi d’un déterminant soit un adjectif comme pour Cosquer Bihan (petit), Cosquer Meur (grand), Cosquer Uhellan (le plus haut, à Locarn, C.-d’A.) etc., soit un nom de saint comme Cosquer-Saint-Goal (à Pluvigner, Mor.), un patronyme comme Cosquer-Philippe (à Bourbriac, C.-d’A.) et bien d’autres. On trouve également la graphie Kozh Kêr, comme à Tréouergat (Fin.)

Rappelons que la grotte Cosquer des calanques de Cassis (B.-du-R.) porte le nom de son inventeur en 1985, le plongeur Henri Cosquer.

CPA Cosquer

Corse vecchio

Le corse dit vecchio/vecchiu, féminin vecchia, pour qualifier ce qui est vieux, ancien. On retrouve cet adjectif dans de très nombreux toponymes dont le plus connu est sans doute Porto-Vecchio (C.-du-Sud). Mais il accompagne bien d’autres appellatifs comme des Aja ou Aghja Vecchia ( aire, surface d’où parcelle), Campo Vecchio (champ), Chioso Vecchio (enclos), Funtana Vecchia (fontaine), Mandria Vecchia (bergerie), Vigna Vecchia (vigne), etc. Signalons le plus inattendu Novo al Vecchio à San Lorenzo (H.-C.).

Basque zahar

Le basque emploie zahar pour qualifier le vieux, l’ancien. Les toponymes formés avec cet adjectif semblent peu nombreux mais j’ai néanmoins trouvé Borda Zahar (hutte, cabane, cf. le vieux français borde), Erreka Zahar (ruisseau), Errota Zahar (moulin), Etxe et Etche Zahar (maison), Gastelu Zahar (château, cf. l’occitan castel), Othe Zahar (ajoncs ou genêts) etc. Le féminin apparait dans Lohiola Zaharréa (ola, cabane et lohi, de la fondrière, des marais), Arteeta Zaharrea (bois de chênes verts) etc. Tous ces noms concernent le département des Pyrénées-Atlantiques.

(ne vous fatiguez pas, je les ai compilées pour vous : Zahar ta gueule à la récré, le Zahar de toutes les Russies, le désert des Zahar, Zahar Toustra, y a pas d’Zahar …).

… et quelques autres

Alt est le terme germanique qui apparait dans le nom d’Altkirch (H.-Rhin, « vieille église » ), Altenbach (H.-Rhin, « vieux ruisseau »), Altenheim (B.-Rhin, « vieux village »), Altenstadt (B.-Rhin, « vieil endroit »), Altorf (B.-Rhin, « vieux village ») et Altwiller (Mos., « vieux village »). Une confusion est toutefois possible avec l’homonyme alt qui signifie haut ou important : ainsi, Altrippe (Mos., Altruppe en 1248) est plutôt une ancienne alta ripa, « haute rive », avec germanisation du latin ripa en rippe (TGF*), qu’une « vieille rive » (DENLF*). Le tri n’est pas aisé : il faudrait pouvoir consulter les archives locales ou visiter les sites pour en décider. Le célèbre vignoble d’Altenberg (H.-Rhin) est bien quant à lui une « vieille montagne », c’est-à-dire qu’elle était anciennement exploitée, par opposition au Jungenberg.

Le flamand oud est à l’origine du nom d’Audruicq (P.-de-C.), attesté Ouderwich en 1129, avec wich, « quartier », du latin vicus, « village ». Rappelons Vieille Église (P.-de-C.) qui est la traduction en français du nom flamand Odinkerka attesté en 1124-29. Avec le même adjectif, signalons l’Oude Gracht, « vieux canal », long de 7 km dans le Pas-de-Calais, et une Oude Straete, « vieille rue », à Wormhout (Nord).

rog

La devinette

Il vous faudra trouver un toponyme de France métropolitaine fabriqué après la fusion de deux villages dont l’un portait un nom qui le qualifiait de vieux dans la langue régionale. Cette qualification est toujours présente dans le nom à trouver.

Le nom du chef-lieu d’arrondissement rappelle qu’on pouvait y faire halte, dans trois échoppes précisait même un de ses noms les plus anciens connus — mais le nom actuel est au singulier.

■ un indice pour la localité à trouver :

indice b 19 06 2022

■ un indice pour le chef-lieu d’arrondissement :

(Toulouse) Mon seul désir (La Dame à la licorne) - Musée de Cluny Paris

Réponse attendue chez leveto@sfr.fr

 

14 commentaires sur “Tempus fugit III : la mise en coz

  1. Bonjour m leveto
    liste

    31 IZAUT DE L’HOTEL

    31 Le BAVARTèS GAULOIS Baua ?

    66 EYNE le dolmen des PASCARETS

    Argelès-sur-mer dolmen de la COVA DE L’ALARDO

    15 aubrac les BORALDES

    83 LORGUES
    lorgo ? lonos – iacum ?

    63 YOUX ( vague ? u avec tréma )

    38 saint-jean-de- SOUDAIN

    38 à vienne , quartier de FUISSIN
    Fossé ?
    j’ai vu un article ancien qui citait tous les fossés ou mots y ressemblant ?

    38 à beaucroissant la chartreuse de PARMENIE et le col de Parménie .

    merci beaucoup

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  2. Henri COSQUER avait vraiment un patronyme adapté pour la découverte de cette grotte

    Il y a des cas multiples de cette particularité , dans l’histoire .

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  3. COZES TOUJOURS …

    Parmi les communes circonvoisines de celle où je vis le jour figure icelle, dont le savant étymologiste WP dit qu’elle aurait sa place ici :

    « Le nom de Cozes serait dérivé de l’anthroponyme gallo-romain Cottius, du gaulois cottos « vieux ». »

    https://fr.wikipedia.org/wiki/Cozes

    [ Sur la commune attenante de Semussac se trouve Chenaumoine, à l’égard de quoi les quelques considérations que j’ai émises ce week-end à l’occasion du « Saut du moine » n’ont pas été régurgitées par le cerbère local … ]

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  4. TRA

    Vous avez raison. Par manque de temps, j’ai négligé de m’occuper des anthroponymes, dont les gaulois latinisés Cottius ou Cotius (d’où Cozes en Ch.-Mar., en effet,mais aussi Couzon dans l’Allier, Couzon-au-Mont-d’Or dans le Rhône, Couzou dans le Lot, Cotignac dans le Var et Cozzano en Corse) ainsi que le gaulois Cottos</i< (pour Coutouvre dans la Loire, avec briga). Eh ben, voilà. C’est fait.

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  5. lecteur

    ■ 31 IZAUT DE L’HOTEL

    Je n’ai pas mieux à vous proposer que ce qui est écrit dans ce document (dont s’est largement inspiré l’auteur de la notice wiki).

    ■ 31 Le BAVARTèS GAULOIS Baua ?

    Partie méridionale du Comminges, dont le chef-lieu primitif est Bavart (commune d’Eup en H.-G.). Le nom de la circonscription est attesté in valle Bavartense en 955-86. C’est une formation du haut Moyen Âge, sur le nom du village, Bavart, muni du suffixe d’appartenance latin ense. Le village lui-même est attesté apud Bavart vers 1080-90. Ce nom s’explique, topographie aidant, par une formation du haut Moyen Âge sur l’appellatif d’origine gauloise baua, « boue, fange », muni du suffixe germanique ardu : le village tire en effet son nom d’un petit ruisseau, affluent rive droite de la Garonne, rivum qui dicitur Bavart en 1150. C’est donc le ruisseau qui était boueux, pas le village.

    ■ 66 EYNE le dolmen des PASCARETS

    Pascaret pourrait être formé, comme Pascarel,  sur le latin pascere, « paître », avec le sens de « berger, pâtre ». À rapprocher des noms comme Pasquier, Pasquié désignant l’herbage, le pâturage.

    ■ Argelès-sur-mer dolmen de la COVA DE L’ALARB DO

    À Argelès-sur-Mer, j’ai trouvé un Cova de l’Alarb dont « le nom signifie littéralement en catalan la grotte de l’Arabe, l’expression el arab ayant donné par la suite alarb.» (wiki). Deux autres dolmens portent ce même nom, à Banyuls-sur-Mer et à Collioure.

    ■ 15 aubrac les BORALDES

    On a peut-être affaire ici à la racine oro-hydronymique pré-indo-européenne *bor accompagnée d’un suffixe obscur. Il peut s’agir d’un dérivé fautif sur bora/boral , « terrain en déclivité » dans la région d’Aurillac.

    ■ 83 LORGUES
    lorgo ? lonos – iacum ?

    Villa Lonicus (986), de Lonegues (1050), de Lonicis (1200) , du nom d’homme latin Lonus et suffixe icus.

    ■ 63 YOUX ( vague ? u avec tréma )

    Youx est une forme (rare) de « yeuse », le chêne vert. (cf. ici
    Le nom occitan Vagüe est sans doute issu de vaga, « vagabonder ». Pour désigner un lieu de vagabondage ?

    ■ 38 saint-jean-de- SOUDAIN

    Le nom était encore écrit St-Jean-de-Soudin dans le DTI de 1921
    On trouve les formes eccl. Sancti Johannis de Sausino au XIIIè siècle, parr. Sodino au XIVè siècle, de Soudino au XVè siècle et parr. Sancti Johannis de Saudino au XVIè siècle,
    Sur d’autres registres ecclésiastiques on trouve eccl. de Seuzin au XIIIè siècle et parr. de Seuczino au XIVè siècle.
    Il s’agit sans aucun doute d’un toponyme formé sur un nom de personne, peut-être Solitanus (comme pour Soudaine-Lavinadière en Corrèze, attesté Sodena en 1315, ou pour Soudan dans les Deux-Sèvres).
    NB l’hésitation entre s et d est habituelle en franco-provençal.

    ■ 38 à vienne , quartier de FUISSIN
    Fossé ?
    j’ai vu un article ancien qui citait tous les fossés ou mots y ressemblant ?

    Dans le DTI, à l’entrée « Fuissin » le nom du quartier est attesté Fuscinum in valle Ortensi au XIè siècle, Fuissinum , Fusinum et Fuyssinum au XIIè siècle.
    Ce nom est à rapprocher de celui d’ un rivulus Fuscinus , ruisseau de Vienne, attesté au XIè siècle.
    « Le quartier de Fuissin tire son nom de celui d’un petit ruisseau qui, de Pipet, va se jeter dans le Rhône » est-il écrit page 146.
    Une étymologie toute particulière a été proposée par Nicolas Chorier en 1671 qui fait de ce fuscinus le trident de Neptune et rappelle le culte qui aurait été voué à ce dieu dans la ville de Vienne. C’est à lire en suivant ce lien (pp.21-22) et à prendre comme une curiosité, rien de plus.
    Fuscinus pourrait être dérivé de fuscus, « noir, sombre », qualifiant un ruisseau à l’eau trouble à moins que ce ne soit un dérivé d’un anthroponyme Fuscus , propriétaire des lieux, nom qui serait passé au ruisseau contrairement à ce qui est dit plus haut.
    La valle Ortensi mentionnée au XIè siècle le sera plus tard sous la forme valle Hortensium, l’ancien Val des Jardins.
    Je pense avoir retrouvé le document de 1856 dont vous parlez à propos de « fossés ». Je ne suis pas convaincu : le latin fossa me semble peu compatible avec les premiers noms attestés Fuscinum et Fuscinus. De plus, parmi les noms cités comme ayant un rapport avec « fossé », l’auteur cite Fuissé. Attesté agro Fusciacens en 920, Fuissé doit son nom au nom de personne roman Fuscius (E. Nègre). CQFD ?

    ■ 38 à beaucroissant la chartreuse de PARMENIE et le col de Parménie .

    Les formes anciennes de ce nom apparaissent à deux entrées différentes dans le DTI
    Parmenia, Parmenie in Montem Sancte Marie mutato nomine (XIIIè siècle), Parmegina (prior de) (XIVè s.), Parmeygne (mont de) : Parménie, ancien monastère de filles, ordre des Chartreux, fondé en 1257 ; hameau de la commune de Beaucroissant.
    Permenie (domus, moniales, insula, mons) au XIIIè s., Permaini (monast. de) au XIIIè s , Permagnie (domus) au XIIIè s., Permeyni, Permaygni au XIVè s., Permeigne (montagne de ) au XVIIIè s. : Parménie, hameau de la commune de Beaucroissant.

    Ce toponyme a suscité de très nombreux commentaires et de nombreuses étymologies plus ou moins fantaisistes comme ici (page 13)
    https://books.google.fr/books?id=dBCdMU8QVPkC&pg=PA13&lpg=PA13&dq=parm%C3%A9nie+origine+du+nom&source=bl&ots=E7AfOXGspB&sig=ACfU3U2Wi6hjVbZyHV1U0taVhG0KeJp_2Q&hl=fr&sa=X&ved=2ahUKEwjR6Iq3s7z4AhUa8RoKHcmJCTcQ6AF6BAgoEAM#v=onepage&q=parm%C3%A9nie%20origine%20du%20nom&f=false
    ou encore ici (page 103)
    https://www.google.fr/books/edition/Dauphin%C3%A9_myst%C3%A9rieux_et_l%C3%A9gendaire/JbnMrYewVWUC?hl=fr&gbpv=1&dq=%22parm%C3%A9nie%22+origine+du+nom&pg=PA103&printsec=frontcover

    En 1869, le cartulaire de Saint-Hugues ne mentionne que trois noms pour le prieuré : Parmegina, Parmenia, Permenia (prioratus)
    J’émets pour ma part l’hypothèse d’un nom dérivé de l’ethnique Parmanus, « de Parme », devenu nom de personne puis nom de lieu. C’est ce même processus qui a donné son nom à Parmain (Val-d’Oise).
    La terminaison en –egina , qui apparaît temporairement au XIIIè siècle, est à rapprocher de l’italien Parmiginia ou Parmigiano.
    Il devait s’agir à l’origine du domaine d’un Parmesan.

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  6. Merci beaucoup

    Je me demande s’il y a des toponymes ( concernant le sacré ) issus de
    SACELLUM SACELLA

    Merci m Leveto
    ———-
    autre question
    plusieurs communes ( du Sud-est surtout ) en Cornillon
    ont-elles toutes le même sens ?

    – relief en corne ? j’observe qu ‘il s’agit souvent de hauteurs ou au-dessous d’une hauteur .
    – ou corneille

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  7. lecteur

    Les noms de Cornillon (Gard), C.Confoux (BdR), C.-en-Trièves (Is.), C.-près-Fontanil (Is.) et C.-sur-L’Oule (Drôme) sont tous formés sur le nom d’homme latin Cornelius accompagné du suffixe one.
    Les formes anciennes, toutes du type Cornelio-, excluent des dérivés de corniculus, « corneille ».
    Il en est de même, avec d’autres suffixes, pour Corneilhan (Hér.), Corneilla-de-Conflent, C.-del- Vercol et C.-la-Rivière (PO), Corneillan (Gers), Cornillac (Drôme), Cornil (Corrrèze) et Cornille (Dord.).

    Les toponymes issus du latin cornu,, « corne » (qu’on peut confondre avec ceux issus d’une base *cor, « escarpement, hauteur ») sont plutôt du genre Corn (Lot),Cornas (Ardèche, avec suffixe gaulois ate), Cornant (Yonne) ou encore Cournon (Morb.), Cournonsec (Hér), Cournonterral (Hér), Cournols (PdD).

    PS je réponds à votre première question dès que je peux .

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  8. lecteur

    Je n’ai pas trouvé (en France) de toponymes formés sur le latin sacellum, sacella lors de mes recherches pour l’écriture des billets consacrés aux édifices religieux. J’ai pris le temps d’approfondir ces recherches et suis rentré bredouille.
    L’explication de ce manque est sans doute que ces sacella, petits édifices ou sanctuaires païens, ont été détruits ou reconvertis après l’avènement du christianisme. On peut imaginer que certains ont été reconvertis en capella, « chapelle » : la paronymie et la quasi-synonymie ont pu faire que le premier terme a disparu au profit du second. J’ai trouvé la trace en 1311 d’un individu nommé « Pierre de Sacelle ou de la Chapelle », preuve d’une hésitation entre les deux mots.
    Du Cange, parlant d’un de ces sanctuaires, écrit que « l’édifice changea simplement de nom : d’aedicula , ou de sacellum , il s’appela oratorium »
    Il est tout à fait remarquable à ce propos que, dans les textes contemporains où le mot sacella apparait (souvent des compte-rendus archéologiques), il soit défini entre parenthèses comme « chapelle », ce qui constitue quand même un sérieux anachronisme.

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