Faoug, CH (répàladev)

Personne n’a rejoint TRA et LGF qui restent donc les seuls « solutionneurs » de ma dernière devinette. Bravo à eux ! Il fallait trouver Faoug (wiki), une commune du canton de Vaud, chef-lieu Lausanne, sur les bords du lac de Morat, en Suisse.

En principe, depuis ce billet, vous savez où se trouve la Suisse.

Le canton de Vaud, c’est là : carte-de-la-suisse-19 Et Faoug, au bord du lac de Morat, c’est ici :

Lac Morat

Faoug : Les formes anciennes du nom sont Fol (1228), apud Phawen (1250), de Foz (1441), de Folz (1453), underthanen von Pfauwen (en allemand, en 1520), Foulz (1572) et enfin Faoug (1652). Ce toponyme provient du latin fagus, « hêtre » et par extension « forêt de hêtre ». La graphie actuelle est une réfection étymologique savante (qu’on peut juger maladroite).

Le blason est parti d’argent au paon rouant au naturel sur un mont de sinople, et de gueules au hêtre arraché de sinople. Ces armoiries figurent déjà sur un sceau communal de 1713. Armoiries_Faoug Il s’agit d’armes parlantes : le nom allemand du village est en effet Pfauen, rapproché par paronymie de Pfau, « paon », tandis que le nom français est issu de l’ancien français fou, « hêtre », comme on l’a vu.

(Le dessin du blason est issu du site l’Armorial des villes et villages de France, avec l’aimable autorisation de son auteur, Daniel Juric).

Morat (alémanique et allemand Murten) : la plus ancienne attestation  de ce toponyme est la forme latine tardive Muratum en 516, à laquelle correspond la forme romane Murat en 1033 et 1228, que continue la forme actuelle Morat. L’adjectif Murtenus, attesté en 1032 dans l’expression Castra Murtena, permet de postuler une forme syncopée *Murtum à l’origine de l’alémanique Murtem, attesté depuis 1238. Le participe latin muratus, « muré, entouré de murs », convient bien pour désigner la ville de Morat, qui a gardé jusqu’à présent, non sans quelques réfections, ses vieux remparts. les_remparts_de_morat

Néanmoins, en 2010, Wulf Müller conteste cette étymologie et envisage une nouvelle hypothèse basée sur une racine hydronymique *murr– et sur la présence d’un ruisseau à l’emplacement supposé du premier établissement (NRO, n°52) (un ruisseau, près d’un lac, en Suisse ? Tu m’étonnes !).

Morat est célèbre par la victoire qu’y remportèrent les confédérés suisses sur Charles le Téméraire en 1476, mettant fin aux velléités expansionnistes bourguignonnes.

Lausanne : Le nom est attesté depuis l’époque romaine sous les formes latines Lausanna, Losonna, Lousonna. Comme celui d’autres localités, comme la Lausenaz, la Lausannaz, la Lauzanne, la Lozanne, etc. qui se trouvent toutes en Suisse romande, en Haute-Savoie, dans les régions de l’Ain et du Rhône, ainsi que dans les Alpes piémontaises, le nom de Lausanne est issu d’un nom commun *lausa, « pierre plate, dalle, ardoise ». Le suffixe est à rapprocher de la racine hydronymique celtique –onna. L’occitan lausa est dérivé d’un thème pré-latin *lav, « roche glissante », suffixé en *lavisa dont le i bref est tombé avant le passage du v latin prononcé w au v français, d’où *lawsa donnant lausa. Le même pré-latin *lav a donné le latin labi, « glisser » et labes, « éboulement », d’où l’italien lava emprunté par le français « lave ».

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Les indices

indice a 29 05 2022 ■ comme pour la devinette concernant Flims, Guillaume Tell suivait le chemin vers la Suisse. Les plus attentifs auront remarqué les lauses dont est pavé ledit chemin. indice a 12 07 2022 ■ il fallait reconnaître un buste de Maurice Béjart, mort en 2007 à Lausanne, dont il était Bourgeois d’honneur.

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