Restanque et autres terrasses

J’en finis aujourd’hui avec les bandes de terre en terrasse, appelées faisses ou bancs (cf. ici et ) avec des mots moins courants dont les sens plus ou moins proches.

Restanque

À l’origine, les restanques du Midi (occitan restanco) sont des « murs de retenue construits dans le lit d’un torrent intermittent pour provoquer des atterrissements en amont tout en laissant passer l’eau et créer ainsi des terrasses ». Le nom a ensuite pu désigner des terrasses soutenues par des murets sur des pentes sèches, comme sur la carte postale un peu plus bas. Ces terrasses étaient cultivées mais sont aujourd’hui pour la plupart abandonnées.

Peu nombreux sont les toponymes utilisant ce terme, mais on peut néanmoins citer la Restanque à Canté et Mijanès dans le Gers, les Restanques à Auriol et Bouc-Bel-Air dans les Bouches-du-Rhône et à Grimaud dans le Var, ainsi que, dans le Var, les Restanques de la Gaillarde à Roquebrune-sur-Argens, les Restanques de la Marine à Sanary-sur-Mer et enfin les Restanques du Bau Rouge à Carqueiranne (avec bau, « rocher »).

CPA restanques-aspremont-

Les restanques d’Aspremont (A.-M.)

Estanc

Le bas latin estanchia, stanca, d’où l’occitan estancar, a donné des mots comme estanco (Alpes, Rouergue …) ou estancho (Alpes, Limousin …) avec le sens de « mur de soutènement, terrain soutenu par un mur, étage de terrain ». Cependant, ce même estanc a eu, comme restanco, le sens premier de digue de retenue d’eau, étendu par la suite à l’eau dormante retenue artificiellement, puis naturellement. La forme féminine estanca cumule les sens d’arrêt, barrage, écluse et mare, vivier, réservoir. D’où la confusion avec les dérivés du latin stagnum, « étang ».

Les toponymes formés sur ce mot avec le sens d’« étage de terrain » sont fort peu nombreux mais on peut citer l’Estancade à Cayrols (Cant.) avec le suffixe collectif –ade et l’Estanquet de l’Isle-sur-Tarn (Tarn) qui sont tous deux éloignés de tout cours d’eau

En revanche, Estancarbon (H.-G.) est un « étang de (monsieur) Carbon » et l’Estanque à Castelnau-Durban (Ariège) est le nom donné au cours supérieur du Baup formant une retenue d’eau en amont d’un moulin. Les autres Estanque ou Estanquet, notamment dans les Landes, situés à proximité de cours d’eau, sont sans doute de même origine.

Acou

Dérivé du bas latin acoys, acoha  l’occitan acòu, acol, acouel, parfois écrit accol, désigne un « mur de terrasse, un gradin qui soutient un terrain en pente ».

On retrouve ces termes  par exemple, dans les noms de trois Pech d’Acou (Saint-Julien-de-Briola, Aude ; Valpironde, Lot ; Vazerac, T.-et-G. – avec pech dérivé de podium).

Dans le Vocabulaire et toponymie des pays de montagne, Robert Luft donne la signification suivante pour aco, variante acou : « planche de terre en terrasse, soutenue par un muret en pierres sèches. Selon la nature du terrain on peut y cultiver des céréales ou planter des oliviers.  Peu à peu aco a pris un sens plus général de « champ, domaine territorial » ». Si on suit l’auteur, les plus de trente noms de lieux avec Aco de suivi d’un nom de personne, qu’on trouve dans un quart sud-est de la France, seraient liés à cet acou. On peut pourtant en douter quand on lit dans le Trésor du Félibrige que l’occitan acò, « cela, ça », a donné la locution acò de, pour a caso de, signifiant  « chez », d’où des noms comme Aco de Madame (Ubraye, A.-de-H.-P.), Aco de l’Avare (Nice, A.-M.) et d’autres.

Attention aux faux amis ! Des noms comme Accous (P.-A.) ou Accons (Ardèche) sont issus d’anthroponymes latins ou germaniques et n’ont rien à voir avec nos terrasses.

60px-Asterism.svg

Pour ceux qui se demandent pourquoi on ne trouve jusqu’ici dans ce billet que des mots occitans, je réponds avec cette carte des départements, en vert, où on pratiquait, et pratique encore parfois, la culture en terrasse :

culture terrasse

Terrasse

histoire-des-terrasses Enfin, finissons-en avec les terrasses. Ce mot désigne originellement un « amas de terre, grand tas de terre » et a pris, par la technique du remblayage (masse de terre rapportée et compactée pour surélever une partie de terrain), le sens de « terrain à surface plane et plus ou moins élevé d’où l’on peut voir un horizon étendu », d’où son adaptation dans le vocabulaire de l’architecture et sa représentation dans ce sens en toponymie. C’est bien dans le sens de « terrain exhaussé naturellement plat et uni » qu’il faut comprendre la grande majorité des toponymes La ou Les Terrasse(s) notamment en pays de montagne. C’est le cas notamment pour les communes de La Terrasse (Is.) et de La Terrasse-sur-Dorlay (Loire).

Cependant, en agriculture, « une terrasse est une levée de terre en forme de banquette, édifiée sur un terrain pentu pour obtenir une surface plus ou moins horizontale. La terrasse peut être bordée par un talus (terrasse à talus) ou soutenue par un muret (terrasse à muret). Le talus est revêtu de gazon ou d’arbustes, le mur est en pierres sèches. Par rapport au talus gazonné ou arbustif courant sur des versants de faible déclivité, le mur en pierres sèches constitue un progrès technique, permettant de convertir à la culture des pentes plus fortes, sur lesquelles un soutènement est indispensable. » Certains des toponymes en Terrasse(s) sont donc peut-être liés à cette forme de culture, comme Les Terrasses de Cassis (B.-du-R.) où se cultivait la vigne avant que les promoteurs immobiliers ne s’en emparent ou La Terrasse à Marsannay-la-Côte (C.-d’Or) où on produit toujours un fameux vin AOC Marsannay Rosé.

Signalons des diminutifs en –on avec le nom de Terrasson-Lavilledieu (Dord.), où les habitations sont étagées à flanc de colline, et Les Terrassonnes à Tourettes (Var)

D’autres sens sont sans doute possibles. Ainsi, le Trésor du Félibrige ajoute, pour terrasso, le sens de « mauvaise terre, vilaine terre ». C’est sans doute ce sens qu’il convient de donner à des terrains peu fertiles ou caillouteux comme à la Terrasse de Meilhards et de Salon-la-Tour, en Corrèze, ou à La Terrasse d’Aniane (Hér.).

cdl a

Panne sèche ce soir, vous m’en voyez marri.

Impossible de trouver un toponyme un tant soit peu original lié aux mots du jour et susceptible de faire l’objet d’une devinette.

On verra si l’inspiration me vient dans les prochains jours …

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19 commentaires sur “Restanque et autres terrasses

  1. Bonjour m Veto, me revoilà.

    ————
    33 HOSTENS occitan ostens


    64 AICIRITS
    aitz —aratze ? fougeraie du haut ?
    fougeraie des rochers ?

    —–
    43 à saint-julien d’ance :
    BOURRIANNE

    ————————-
    30 le vidourle viturlus ? vinturlus , vintullus.
    source de l’autre , source de la caverne ?

    —-
    74 lac de LESSY ( glières)

    74 lac des CHESERYS
    ———————————–
    87 à bussière-galant

    la GOURSALINE ( gour ? )
    ——————
    88 XAUSONFAING

    * étang du pré THIA

    * XAMONTARUPT ( charmontarupt )

    * la Roche des HATARDS

    * vallée du BARBA
    ———————-
    50 à Granville

    rue des MENNERIES

    34 Rivière la BENOVIE

    Venobia 1219 benovie 1770
    —————-
    09 tuc de la CAHUDE

    voilà , bonne semaine , à bientôt.

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  2. Bonjour
    avez-vous déjà traité des Bau , Baux, Baou ?

    je m’étais par exemple balladé aux Baou de quatre heures. région toulonnaise

    Si vous manquez d’idée , je vous signale par exemple
    HAUTANIBOUL

    Merci

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  3. En ancien-français et en moyen-français, le terme « estance » (du bas-latin « stantia ») désigne une maison, une résidence :

    http://micmap.org/dicfro/search/dictionnaire-godefroy/estance2

    Dans Lou Tresor dóu Felibrige, on trouve le terme de même étymologie (mais avec un champ sémantique plus vaste) « estànci / estàncio / estanço »,distinct de « estanco ».

    N’aurait-on pas là l’origine de quelques-uns des « estanc » situés là où il n’y a point d’eau ?

    [Accessoirement le mot existe en espagnol et portugais sud-américains, où il a pris le sens spécialisé de vaste domaine agricole destiné à l’élevage des ovins ou des bovins.]

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  4. lecteur

    Je n’ai pas traité les toponymes en Bau, Baou etc. qui sont pour la plupart issus d’une base pré-celtique *bal, « escarpement rocheux » (latin balteus). Ils sont bien trop nombreux (*bal a de nombreux dérivés …), mais sait-on jamais ?

    Désignée au Moyen Âge sous les noms d’Altanubis , Hautenive , Hautenue , Haultenyou , la forêt d’Hautaniboul figure sous ce nom sur la carte de Cassini . Il s’agit vraisemblablement de « hauts nuages ».

    TRA
    J’avais bien sûr noté cet estànci, estàncio, estanço, mais ce qui fait difficulté est la prononciation du c qui se prononce [s] pour estanço et [k] pour estanco, d’où les noms comme Estancia (Escource, Landes) et L’Estanci (Hyères, Var) vs les noms Estanquet ou Estancade cités dans le billet.

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  5. Même s0i ce n’est pas vraiment en France, n’oublions pas Marine-Terrace, où le grand poète pleura Léopoldine :

    « Qu’elle ne pouvait pas m’avoir ainsi quitté,
    Que je l’entendais rire en la chambre à côté,
    Que c’était impossible enfin qu’elle fût morte,
    Et que j’allais la voir entrer par cette porte !

    Oh ! que de fois j’ai dit : Silence ! elle a parlé !
    Tenez ! voici le bruit de sa main sur la clé !
    Attendez ! elle vient ! Laissez-moi, que j’écoute !
    Car elle est quelque part dans la maison sans doute ! »

    Jersey, Marine-Terrace, 4 septembre 1852.

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  6. Le 22 février 2016, un contributeur du blog « Étymologie occitane » s’est penché sur le terme « restanco ».

    Selon lui, il partagerait l’étymologie de « pétanque », ce que confirme le CNRTL :

    « Il vient de l’expr. pétanco «pied qui a la fonction d’une tanco, d’un pieu» (comp. de pé «pied» et de tanco «étançon, pieu planté pour fixer quelque chose», du même rad. que étancher*) d’où jouer à pétanque propr. «lancer sa boule le pied fixé au sol, sans prendre d’élan»

    il cite aussi les termes de « ribo », « paredon » et « berge », qui, me semble-t-il, n’ont pas encore été évoqués dans ce blog :

    https://www.etymologie-occitane.fr/2016/02/restanco-restanque/

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  7. lecteur

    ■ 33 HOSTENS occitan ostens

    Austen, Osten au XIVè siècle. Du nom de femme germanique Osta et suffixe ing ou, plus simplement, du nom d’homme germanique Austindus.

    ■ 64 AICIRITS
    aitz —aratze ? fougeraie du haut ?
    fougeraie des rochers ?

    Je ne vois rien à redire à la rubrique wiki consacrée à ce toponyme. J.-B. Orpustan est un linguiste reconnu.
    —–
    ■ 43 à saint-julien d’ance :
    BOURRIANNE

    Attesté Burrienne en 1545 puis Bourrianne en 1880, du latin médiéval bovaria, « étable », muni du suffixe ana.
    Ce nom et des variantes comme Bouriane(s), Bourrienne, etc. ne sont pas rares dans la toponymie occitane.
    ————————-
    ■ 30 le vidourle viturlus ? vinturlus , vintullus.
    source de l’autre , source de la caverne ?

    Le nom est attesté fluvium Vidosoli en 938, fluvium Vidosole en 961 et in litore Vitusuli en 988 puis évoluera par rhotacisme en de Vidurlo en 1027. Il y aura ensuite une hésitation entre des formes avec d (Vidurlo) et des formes avec t (Viturli en 1132) avant que la première ne s’impose au XVIè siècle sous la forme définitive Vidourle.
    L’étymologie est obscure et, comme pour beaucoup d’hydronymes, il faut sans doute y voir une origine pré-latine.
    Cependant, P.-H. Billy émet l’hypothèse d’une formation gauloise composée de *uitu, « saule » et de l’indo-européen *salo, « ondoyant ».
    L’étymologie wikipédienne (datée de 1740 !) est à rejeter, même si elle a été plus ou moins reprise par Dauzat dans son Dictionnaire de noms de rivières et montagnes de France.
    —-
    ■ 74 lac de LESSY ( glières)

    Il s’agit d’un nom dérivé du diminutif bas latin *lacellus, lacu[s]cellus du latin lacus, « eau dormante, lac, étang » ou de lacusculus, « fossé, fosse, flaque d´eau », de même origine que le gaulois locu, lacu, « lac, étang », formé sur la racine indo-européenne *laku-, « trou d´eau, lac, mer ».
    C’est le même nom que pour le lac de Lussy en Suisse (Fribourg).

    ■ 74 lac des CHESERYS

    On peut voir dans ce nom un dérivé du bas-latin casaria, « maison rustique avec une petite portion de terre » donnant le vieux français chesière, cheysière au sens de « chalet, hutte, chaumière ».
    Une autre hypothèse fait de ce nom un dérivé de l’ancien français casier, chasier , « fromagerie d’alpage », dérivé du bas latin officina caesaria, « atelier de fabrication du fromage » (adjectif caesarius, « relatif au fromage », de caseus , « fromage », lui-même de l’indo-européen *ku-at, « fermenter, devenir aigre »).
    ———————————–
    ■ 87 à bussière-galant
    la GOURSALINE ( gour ? )

    On trouve écrit la Goursoline dans le Dictionnaire géographique, statistique et historique du département de la Haute-Vienne d’ Émile Grignard (1850) .
    Plutôt qu’un dérivé de gour, il faut sans doute voir dans ce nom un dérivé diminutif du gaulois gorcia, gortia, « haie, buisson épineux ».
    Cf. la page 11 de ce document
    ——————
    ■ 88 XAUSONFAING

    Xauxonfaing en 1889 puis Xaussonfaing en 1900.
    On reconnaît sans difficulté dans ce nom composé la finale faing variante régionale de fagne, « terrain bourbeux, marécageux » (voyez à ce sujet ce remarquable article de blog). Le premier élément, sans doute un ancien *Chausson est plus difficile à identifier : faut-il y voir un nom de famille comme pour les nombreuses localités portant ce nom ?

    ♦ * étang du pré THIA

    Thia semble être une variante de tia, tiot , « tilleul ».

    ♦ * XAMONTARUPT ( charmontarupt )

    Chamontarus, Chamontaruz en 1493, Chamontarux en 1631 et Chamontarupt en 1704. On trouvera encore en 1753 : Chamontarupt … on prononce Chamontaru.
    La finale est sans doute une variante rupt de ru, « ruisseau ». Le premier élément est plus difficile à identifier. Il s’agit peut-être, comme pour Xausonfaing, d’un nom de famille Chamont, variante d’un toponyme du type Chaumont (gaulois calmis, « montagne » et latin mons, de même sens, rajouté quand le premier mot n’a plus été compris).

    ♦ * la Roche des HATARDS

    Le hameau est attesté Hattas en 1711 et Les Hattards en 1887.
    À prendre avec des pincettes (une source unique …) : « Le lieu où on battait le chanvre pour en extraire le grain portait régionalement le nom de hartoure d’où le nom de localités vosgiennes La Hartoure, La Hattoure et, sans doute, les Hatards de Xamonrupt et de Tholy » (Haillant, Annales de la Société d’émulation du département des Vosges, 1883, p. 258 et p. 260 — cf. le numéro de 1896 mis en ligne).

    ♦ * vallée du BARBA

    les wels de Barbay au XIVè siècle : hydronyme issu du latin barba, « cascade » et suffixe roman attius pour « (ruisseau) à cascades». Le latin barba, « barbe », a très tôt été utilisé par métaphore pour désigner une cascade.
    ———————-
    ■ 50 à Granville
    rue des MENNERIES

    Je relève sur la toile plusieurs hypothèses pour expliquer ce nom. Je vous les livre toutes (et, s’il faut vraiment faire un choix, j’opte pour la troisième) :
    — « Les Menneries ou Méneries : ce chemin fait- il penser aux meuniers ou à l’action de mener, voiturer ? » : question posée par un collectif d’auteurs à propos de Saint-Nicolas-près-Granville (Manche). La confusion meunerie/mennerie semble très fréquente sur internet et peu judicieuse.
    — Mennerie pourrait être un patronyme d’origine germanique, variante de Menerie ou Mesnerie, issu du germanique Maginhari (magin, « force », et hari, « armée ») .
    — Ou bien il s’agit d’un composé en erie formé sur le nom du propriétaire, ici un certain Menne ou Mène. Ce dernier patronyme (que l’on fait dériver du toponyme breton menez, « mont ») est bien attesté en Bretagne (oui, je sais que Granville n’est pas en Bretagne, mais ce n’est pas très loin !).
    — Je remarque que ce nom apparaît sous la forme La Mennerie à Sablé-sur-Sarthe (Sarthe), à Berville-en-Bournois (Eure), à Ercé-en-Lamée (I.-et-V.), à Thellay (L.-et-C.), cinq fois dans la Mayenne et au pluriel Les Menneries à Nouziers (Creuse). Hélas, aucun des dictionnaires topographiques départementaux correspondants ne nous donne de forme plus ancienne différente de la forme moderne. Mais je vois (oui, il faut des yeux partout) que dans la Sarthe, un hameau d’Épineu-le-Chevreuil, aujourd’hui La Minerie était appelé La Mesnerie (1510) ; La Mesnerye (1654) ; La Mennerie (1683) et La Menerie (Cassini). Alors, le « minerai », la « mine », une piste à creuser ?

    ■ 34 Rivière la BENOVIE
    Venobia 1219 benovie 1770

    Étymologie obscure. Peut-être s’agit-il d’un dérivé d’un radical hydronymique pré-latin *ab-enno, avec aphérèse du a. Ce radical est connu par exemple pour être à l’origine du nom de l’Avène (deux cours d’eau dans l’Hérault) et d’Avène, commune au confluent de l’Avenette et de l’Orb.
    —————-
    ■ 09 tuc de la CAHUDE

    On trouve déjà le même nom sur la carte d’état major (1866), à proximité du Tuc d’Agnès, du Tuc de Pedrous et du Tuc des Palumières.
    On connaît bien l’oronyme tuc, répandu dans les Pyrénées et le domaine gascon avec le sens de sommet, mamelon, éminence.
    Sans explication évidente du nom Cahude, peut-être faut-il se demander si le h n’est pas une façon graphique moderne de marquer un hiatus. Le nom serait alors à comprendre caüdo, « chaude ». Il faudrait savoir comment se prononce le nom occitan (s’il en existe encore un …)
    Il y a aussi la possibilité d’une cahuto, « cahute, logette », mais le passage du t au d fait difficulté. Les formes anciennes seraioent d’une aide précieuse.
    Un rapport avec le moyen français cahude , variante de caourde, « citrouille », que les curieux ont peut-être vu passer sur le net, me semble exclu car ce mot est d’origine wallonne. (et puis, un tuc de la citrouille en Ariège ?).

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  8. TRA

    J’avais bien vu passer cette étymologie donnée comme commune à « pétanque» et «restanque ». F. Mistral, à l’article tanco, « pieu planté pour arrêter », renvoie d’ailleurs à estanco et restanco.

    Quant aux autres termes que vous citez, ils ont une étendue de sens tellement large que rien que d’y penser … aujourd’hui peut-être,, ou alors demain …

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  9. m leweto

    les deux références restent introuvables , malgré votre mise au point.

    pour Bourrianne ( 43) je vois, dans mon livre
     » Origine des noms de villes et villages  » Cantal ( jean-marie CASSAGNE Mariola KORSAK)

    BOURIANNES ( un seul R) = homme Burrius du latin Burrus Roux
    & BOURRIERGUES = burrianicas , terres de Burrius ?

    Merci , bon dimanche.

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  11. lecteur

    je ne comprends pas.
    Tout fonctionne très bien chez moi.
    J’ai même vérifié sur un deuxième ordi et sur mon téléphone : tout fonctionne comme il faut.

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