Joyeux Noël !

M’attelant par avance ce jeudi 22 décembre à l’écriture du billet dominical puisque je prévois un week-end occupé à d’autres choses (l’une d’entre elles, la plus précieuse, âgée de cinq ans et demi, se prénomme Chloé – qu’elle me pardonne, si elle lit cette pauvre prose un jour, de l’inclure dans des « choses » : ce n’est qu’une façon de parler), me voilà fort dépourvu …

Quand l’illumination est venue !

Estimant qu’un délai de huit ans est suffisant pour vous infliger un remake, je vous propose de relire ce billet daté de la Noël 2014 :

Joyeuse noue !

Et n’oubliez pas de lire les commentaires !

Quant à une devinette … peut-être dans le courant de la semaine ou plus tard.

D’ici là, passez de bonnes fêtes !

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18 commentaires sur “Joyeux Noël !

  1. à propos de Noël, avec des connections païennes bien plus anciennes, en Ukraine
    le solstice d’hiver
    douze plats comme 12 lunes dans l’année
    sans viande ni lait
    la paille rappelant la mangeoire où fut couché Jésus
    la chaise vide avec le couvert mis pour les ancêtres et ceux qui sont absents
    Rizdvo: A Christmas Celebration par Orysia Tracz

    quelques notes ici
    http://www.infoukes.com/culture/traditions/christmas/

    Cette année à la veillée de Noël, la chaise vide est encore plus signifiante avec les familles endeuillées, les familles séparées

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  2. Bonjour Monsieur Leveto

    Joyeux Noel ( avec Chloé)

    voici ma liste de questions ( vous y répondrez lorsque vous voudrez , bien sur , vu la période de la nativité)
    ————–
    74 PORMENAZ pâturage , puis lac , pointe, chalets, arête

    je lis MONI sur un site ( pré-celte ) = Hauteur
    est-ce exact

     connaissez-vous de tels toponymes ?
    s’applique-t-il à pormenaz ?
    ————–

    74 MAGLAND  

    * hypothèse  » marché de la plaine  » MAGOS – LANON ( wiki)
    ou
    * hypothèse burgonde chez les MAGILINGI ( henri SUTTER)
    magila behuf = but, objectif

    bihof pechpezuc

    > pé pesuc : pied PESant , lourd.= boîteux

    Imperator PIUS esuvius PP.ESV Tétricus fils .
     

    Merci , et à bientôt.

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  3. suite ..
    67 DORLISHEIM
    1 Lieu près du lac ( dorros ?? )

    2 lieu près du bois ( hoze ) de Thor
    THOROHOZE


    78 PORCHEVILLE 
    porcius-acum

    ————————–
    59 fort de CERFONTAINE à colleret

    1 source sur la hauteur ( ser – fontaine)

    2 source sacrée Sacra > ser ??

    3 cerf = cerui ???


    mais sur wiki , pour le CERFONTAINE wallon ( namur ), encore une autre étymologie..
    ———————————
    59 hameau d’OSTERGNIES ostregnies à colleret 59

    ruisseau l’ESCRIERE
    ———————————

    57 à Chemery-les-deux

    casemate du HUBEBUSCH

    1 Huber , hueber < petite parcelle ( hube, huobe )

    2 exploitant d'une charrue 
    mesure de terrain Bihouf < bihof = bi- hof

    3 nom Hubert ? ( hug –brecht )
    ————————-
    08 LES-PETITES-ARMOISES
    LES GRANDES-ARMOISES

    rivière l' AUMONNE ( saulces-champenoises ) mot venant d'armoise ( ces communes ardennaises ) ?
    34 béziers la place PEPEZUC

    pierre pépézuc ( versus anglais )
    ou imperator PIUS esuvius

    pied pesant , lourd, = boiteux

    MERCI BEAUCOUP.

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  4. lecteur

    ■ 74 PORMENAZ pâturage , puis lac , pointe, chalets, arête
    je lis MONI sur un site ( pré-celte ) = Hauteur
    est-ce exact
    ♦ connaissez-vous de tels toponymes ?

    Ce serait intéressant que vous me donniez l’adresse du site sur lequel vous avez lu « moni = hauteur ».
    X. Delamarre (Dictionnaire de la langue gauloise : une approche linguistique du vieux-celtique continental , éd. Errance, 2003) explique que l’indo-européen moni désigne le « cou » d’où le vieil irlandais muince , « collier » et le vieux gallois minci , de même sens.
    Pour ce qui est de « hauteur » :
    La racine indo-européenne men évoque tout ce qui se projette, fait saillie. On en distingue quatre rameaux : un pour « penser » (mens, mental), un pour rester (manere, to remain, rémanent), un pour isoler (mono, moine, monastère) et enfin un pour ce qui ressort (emineo, éminence). C’est de ce dernier rameau que nous viennent aussi
    le latin mons, montis, l’occitan mons, sans doute le breton menez – et peut-être le basque mendi , ce qui montrerait que la racine indo-européenne men a repris un terme plus ancien.

    ♦ (Moni) s’applique-t-il à pormenaz ? Je ne suis pas sûr.

    ♦ Pormenaz :
    L’hypothèse d’une origine du nom Pormenaz selon le latin prominata, « saillant, proéminent », allusion à la forme du sommet est sans doute à écarter, puisque le nom est, comme souvent, monté du pâturage au Lac, aux Chalets, à la Pointe et à l’Arête de Pormenaz, et non l’inverse. Non loin de là se trouve un hameau nommé Pormenet, sans doute de même étymologie, mais qui ne nous aide guère dans la recherche de l’étymologie. Ce nom reste donc d’origine inconnue.

    ————–
    ■ 74 MAGLAND  

    ♦ * hypothèse  » marché de la plaine  » MAGOS – LANON ( wiki)

    Le mot gaulois magos a d’abord désigné un simple champ, puis un champ de foire, un marché et enfin le village ou la ville qui se développèrent autour de ce marché.
    C’est un mot que l’on ne trouve qu’en composition, où il occupe la seconde place, et il faut bien le chercher car il s’est presque totalement effacé avec le temps.

    Le « mago» bien caché de Longjumeau

    ou
    ♦ * hypothèse burgonde chez les MAGILINGI ( henri SUTTER)
    magila behuf = but, objectif.

    Théophile Perrenot (La toponymie burgonde : toponymie germanique et burgonde, toponymie franc-comtoise, toponymie romande, toponymie bourguignonne, toponymie savoyarde …, édition des Régionalismes, Cressé, 2017) écrit : « Magland (…) donne l’impression d’un primitif *Magilingos = chez les Magilingi, npr. Magila, dim. du rad. mag = puissance. (…). Magland aurait remplacé Maglens. »
    page 163
    https://www.google.fr/books/edition/La_Toponymie_burgonde/Yss2DwAAQBAJ?hl=fr&gbpv=1&dq=magland+toponymie&pg=PA163&printsec=frontcover

    ■ 67 DORLISHEIM
    1 Lieu près du lac ( dorros ?? )
    2 lieu près du bois ( hoze ) de Thor
    THOROHOZE

    Attesté Dorlosheim en 736 et Torolfesheim en 1133, du nom de personne germanique Deorulfus (E. Nègre) ou Thorwulf (Dauzat&Rostaing) et heim, « ferme, hameau ».
    Les étymologies que vous citez (vues sur wikipedia, sur le site de la mairie, etc.) ne sont pas sourcées et semblent pour le moins fantaisistes . Le nom Thorohoze n’est (à ma connaissance) nulle part attesté.

    ■ 78 PORCHEVILLE 
    porcius-acum

    Il s’agit à l’origine, en 690, d’une villa porcariorum  : c’est là qu’habitaient les « porchers ». Le nom sera romanisé en Porcheville, sur le modèle des noms en « ville » formés sur le nom du propriétaire.
    ————————–
    ■ 59 fort de CERFONTAINE à colleret
    1 source sur la hauteur ( ser – fontaine)
    2 source sacrée Sacra > ser ??
    3 cerf = cerui ???
    -mais sur wiki , pour le CERFONTAINE wallon ( namur ), encore une autre étymologie..

    Si le fort de Cerfontaine est bien situé sur la commune de Colleret (Nord), il doit son nom à la commune de Cerfontaine dont il est limitrophe.
    Cette dernière était appelée Serfontanis et Serfontaines en 1188 et Sierfontaines en 1211. Le second élément ne fait aucune difficulté : fontaine désigne une source, ici au pluriel. Le premier élément pourrait être, sans surprise, l’oïl cerf  : il s’agirait alors des « fontaines du cerf » (E. Nègre). Cependant, la topographie locale n’est pas particulièrement riche en sources si j’en crois la carte IGN – sauf peut-être celle du Blanc Rieu.
    On peut aussi émettre l’hypothèse que le premier élément est formé sur la racine pré-indo-européenne ser qui a généralement un sens oronymique, d’où l’occitan serre, « partie supérieure d’une montagne, colline allongée », l’espagnol cerro , « colline », et sierra, « montagne ». On connaît en France de très nombreux toponymes dérivés de cette racine (Nègre, Toponymie du canton de Rabastens, 1981 ; A. Nouvel Noms de roches et de montagnes , 1975 ; etc.). Cependant, cette même racine ser est aussi à l’origine de noms de cours d’eau, avec un sens qui reste à définir selon Jacques Astor (cf. ma bibliographie) mais que Nègre et P.-H. Billy (id.) définissent par « couler, se mouvoir rapidement » : cf. la Font Sereine à St-Gervais-sur-Mare (Hér) , La Serre, affluent de l’Oise à la Fère (Aisne), la Sarthe et bien d’autres.
    Cerfontaine pourrait donc être la « source sur la colline » ou « la source de la *Ser ». Deux étymologies à prendre toutefois avec précaution : la topographie n’est pas vraiment en faveur d’une hauteur si remarquable et il faudrait admettre que le Blanc Rieu, par exemple, correspond à un ancien *Ser.
    ———————————
    ■ 59 hameau d’OSTERGNIES ostregnies à colleret 59

    Ce lieu-dit est mentionné sous le nom d’Ostergnies en 1793, puis Ostregnies en 1801. La finale -ies est le plus souvent, dans cette région, le produit du suffixe latin acum. Elle accompagne vraisemblablement ici un nom d’homme germanique, peut-être Austoric/ Austericus , comme pour Ostricourt (même département) ou Austrenus , comme pour Ostreville (P.-de-C.)

    ■ ruisseau l’ESCRIERE

    Une escrière est définie dans le Dictionnaire de l’ancien français de Godefroy comme une « crierie » (on dit plutôt aujourd’hui « criaillerie »)
    Escrière est ainsi un des noms vernaculaires de la pie grièche (à rapprocher d’autres appellations comme criarde ).
    Je note que le circuit de randonnée de l’Escrière à Colleret traverse « la plaine des Grandes Agaces, « grandes pies », jusqu’au Chemin du Fache ».
    https://www.visorando.com/randonnee-circuit-de-l-escriere-a-colleret/
    Les criailleries des pies étaient-elles si puissantes pour avoir donné leur nom au ruisseau ou bien celui-ci était-il suffisamment bruyant pour mériter une telle appellation ?

    ■ 57 à Chemery-les-deux

    ♦ Chemery-les-deux : Soneberich en 1130 comme Schoumberg (1334) sont des germanisations. Le nom Chémery sera rétabli en 1571 : du nom d’homme roman Camerius et suffixe acum. Le déterminant signale la fusion de C.-la-Vieille et C.-la-Neuve en 1579.

    ♦ casemate du HUBERBUSCH
    1 Huber , hueber < petite parcelle ( hube, huobe )
    2 exploitant d'une charrue 
    mesure de terrain Bihouf < bihof = bi- hof
    3 nom Hubert ? ( hug –brecht )

    Le plus simple étant souvent le plus juste, je pense qu’il faut voir dans ce nom le patronyme alsacien Huber , qui désigne celui qui exploite une hube , une petite parcelle de terre (moyen-haut-allemand huobe, nom d’une mesure de superficie) et Busch , « bosquet, buisson ».

    ■ 08 LES-PETITES-ARMOISES
    LES GRANDES-ARMOISES

    Sans grande surprise, il s’agit du nom de la plante, du latin artemisia.

    ■ rivière l’ AUMONNE ( saulces-champenoises ) mot venant d’armoise ( ces communes ardennaises ) ?
    Sur le site de la mairie de Saulces-Champenoise, je ne trouve que ceci : « Situé à 92 mètres d’altitude, le Ruisseau de Saulces Champenoises, le Ruisseau de Warung, le Ruisseau de Fay sont les principaux cours d’eau qui traversent la commune de Saulces-Champenoises ».
    En revanche, j’ai bien trouvé sur cette commune un lieu-dit l’Aumonne, sur les bords du ruisseau de Saulces-Champenoise, à propos duquel Michel Tamine (Toponymie et hydronymie dans le département des Ardennes, colloques de la SFO, 2007 ) se pose la même question que vous : « Même racine que Armoise, avec vocalisation du -l- antéconsonantique ? ». J’attends encore la réponse.
    Ceci dit, sans attestation de forme plus ancienne, on peut s’interroger sur la possibilité d’une cacographie pour « aumône » (comme pour Bac-à-l’Aumône, dans l’Oise, qui était le bac-à-l’ausmone en 1337 et le Bacq-à-l’aumonne en 1746), signalant une terre soumise à redevance par un établissement religieux.

    ■ 34 béziers la place PEPEZUC
    pierre pépézuc ( versus anglais )
    ou imperator PIUS esuvius
    pied pesant , lourd, = boiteux

    La moitié maternelle de mon ascendance étant originaire du pays bitterrois, je peux témoigner que la simple mention de la statue de Pépézuc avait le même effet sur les repas de famille que celle de l’affaire Dreyfus sur les convives croqués par Caran-d’Ache (et j’exagère à peine).

    Je ne pourrais rien vous dire de plus que vous n’ayez déjà lu sur internet, notamment ici :

    https://www.occitanica.eu/items/show/12623

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  5. Merci m leveto ( et bonne année , avec quelques heures d’avance , ainsi qu’ à votre lectorat cultivé)

    Concernant les Armoises , j’ai trouvé sur une site des hydronymes,  » les noms de cours d’eau  » , que ces mots
    ne viendraient pas de l’artémise .

    selon ce site , l’aumonne vient de l’armoise. il ne s’agit pas d’un ruisseau ( comme je l’ai écrit , mais d’un lieu contigu au ruisseau des saulces ) raccourci trop rapide , lorsque j’ai tapé ma question.

    les armoises viennent d’AMOISE , sans R. Amoisiis 1312 ,Amosias 1137
    venant d’ ALMANTIA < raccourci d'*ALISMANTIA = rivière boueuse


    ALISMANTIA donnant aussi les noms
    de l'AMANCE ( departements 10, 52, 70)

    de l'ARMANCE ( 10 58 ,89)
    de l'AMOISE ( 08)

    qu'en pensez vous ?

    pour l'escrière ,très juste , l'on sent bien , en prononçant le mot , le rapport entre
    CRIERE ( l 'es — crière ) et CRIARDE et pie CGRIECHE ( avec g au lieu du C).
    et d'autre part , sa situation topographique , a peu de chance d'en faire une grande cascade bruyante.
    DORLISHEIM
    voici un copier de google sur dorlisheim-thorohoze
    ( qui m' a surpris , en tant que germaniste ( léger ) , effectivement jamais vu ce nom .

    mais l'on est sur la grande encyclo wikipedia , bourrée de fautes)
    Environ 41 résultats (0,27 secondes) 

    Dorlisheim – Wikipédia
    https://fr.wikipedia.org › wiki › Dorlisheim
    L'analyse étymologique fait également ressortir l'origine de Thorohoze, le nom de Thor, dieu germanique de la guerre et Holz le bois.
    Code commune : 67101
    Aire d'attraction : Strasbourg (partie française); …‎
    Maire Mandat : Gilbert Roth; 2020-2026
    Altitude : Min. 172 m; Max. 373 m

    et reprise par plein de sites copieurs :

    Dorlisheim : définition de Dorlisheim et synonymes de Dorlisheim …
    https://dictionnaire.sensagent.leparisien.fr › es-es
    … que a su vez remonta de Thorohoze, donde Thor es la divinidad nórdica de la guerra y Holz significa el bosque. En el 1779 era conocido como Dorrotzheim.

    Avez vous déjà étudié les mots en DRAILLE ( TRAGULA : traho-trahere ) , qui sont légion dans les Alpes ?

    Merci

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  6. PORMENAZ
    En fait, le nom de « Chamonix » est
    constitué de deux mots : « Cha » (un pré
    pentu, souvent rocailleux) et « Moni » (la
    hauteur). On retrouve ce deuxième mot
    dans de nombreux hameaux perchés
    et dans certains oronymes de l’Espace
    Mont-Blanc comme « Pormenaz » (Passy
    et Servoz) ou « L’Amône » (Orsières).

    Mais souvent, la remotivation est plus
    subtile, se faisant progressivement de
    génération en génération. C’est ainsi
    qu’un nom actuel, compréhensible,
    peut très bien différer ….
    site , plaquette sur Chamonix
    page 6 colonne deux

    Cliquer pour accéder à nature-et-patrimoine.pdf

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  7. @ Chloé, charmante enfant en passe de savoir lire bientôt… si ce n’est déjà fait.

    Puisses-tu pardonner à ton Pépé si jamais « tu lis sa (pauvre ?) prose » un jour.
    Mais d’abord, rien que pour toi :

    Avec ton ouïe fine, tu auras noté que Tatie Annie reste fidèle aux lyrics et que son léger accent ne nuit pas à l’esprit de la chose : une nativité classieuse mérite d’être célébrée en fanfare… et mérite que « jouent les hautbois et résonnent les musettes ».
    Tu n’étais pas née à cette époque quand ton pépé frivole écrivait Sonnez haut-bois, résonnez musette… n’empêche que je compte sur toi pour intercéder auprès de lui dès que tu seras en situation de le faire, avec tout l’aplomb dont je te sais virtuellement capable.
    Tu lui diras alors que le hautbois – et c’est idem pour les oboes en général- s’écrit sans trait d’union et ne mérite pas davantage que la musette le pluriel de majesté. Il fallait donc un S à « musette ».
    Il accusera le coup et se confondra en justifications : -Tu sais, ma petite Chloé, ce n’était là que pure inadvertance… ton pépé, surbooké, n’avait pas le loisir de se relire et, d’ailleurs, hormis le vétilleux Picard de mes deux, on n’y aura vu que du feu…

    C’est alors que tu porteras le coup de grâce, la bouche en cœur et l’œil malicieux : -Dis-moi encore, Pépé adoré, est-il convenable d’écrire Une fois n’est pas commune?… alors que l’usage et le sens s’accoutument autrement ?… Inadvertance ou confusion coupable générée par ta pratique obsessionnelle de la toponymie sur écran plat ? … quand même, Pépé, à ton âge, tu devrais savoir que si l’exception n’est pas la règle, elle n’est pas davantage une entité territoriale… et que « Une fois », ça c’est du belge coutumier !… ainsi que le savent la plupart des Frouzes.

    Bon, ravissante Chloé, je te laisse maintenant à tes émois de petite fille -émerveillements et désillusions- et t’encourage à ne jamais t’en laisser conter par les grandes personnes, sauf si elles te causent de grammaire élémentaire.
    D’ici la prochaine, je te confie à Annie Lennox. Elle est née le jour de Noël et saura bien te faire goûter Il est né le divin Enfant.
    ______________

    Pour les adultes maintenant…
    -Une autre facette d’Annie Lennox ?… considérée comme un défi lancé à cette gourde de Roxanne -archétype de la niaiserie mise au service d’une lamentable entreprise théâtrale.
    La voici, la somptueuse, dans une captation propre à réjouir l’homme honnête et à le conforter dans l’opinion qu’il a de la vraie nature de la femme.

    Tout dans son jeu montre qu’elle est plutôt Actors Studio que Comédie française. Le soin apporté à l’éclairage signale toute l’influence de l’expressionnisme allemand. Kurt Weill, bien que pressenti, n’a pas signé la partition… doit-on le regretter ?
    Les lyrics, traités façon revendication avec punchlines assénées, disent en substance : -Moi, vous savez, je ne suis pas du genre à bavasser avec un falot (Christian) ou un faraud (Cyrano)… c’est un homme qu’il me faut, un vrai, pas un type tout en apparences avec chapeau à plumes d’apparat et nez postiche : mes hormones réclament un autre organe.

    On ne peut qu’opiner.
    ………

    -That’s all, dudes !… et bonboudan pour ce qu’il en reste.

    Résolution pour l’an qué vèn : -Me consacrer à une approche décomplexée du tandem Rostand/Cyrano de B. avec, accessoirement, quelques considérations relatives à la toponymie telle qu’elle me réjouit… et ce ne saurait être la resucée d’un excellent billet publié en avril 2015.

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  8. lecteur
    j’ai bien lu vos commentaires. J’ai griffonné quelques notes que je mettrai en forme dès que possible et publierai bientôt (mais probablement pas avant l’année prochaine).

    TRS
    Chloé, qui ne sait pas encore lire tout à fait comme il faut mais à qui lecture en fut faite, vous remercie de ce petit mot si affectueux. Pour un peu, son papé serait jaloux.

    À tous , mon désormais traditionnel :

    À l’an que vèn ! Se sian pas mai, que siguen pas mens !

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  9. Chant ukrainien du nouvel An (13 janvier de notre calendrier)

    Une hirondelle entre dans une maison et annonce la prospérité qui arrive

    Lors de la veillée du Nouvel An, les enfants allaient de maison en maison en chantant des chansons et les gens leur donnent des sous, des boissons, des sucreries. Plus précisément, il s’agissait de « porte-à-porte » autrefois, à la campagne, là où tout le monde se connaissait. De nos jours, on va plutôt spécialement chez les gens qu’on connaît (oncles, tantes, parrain, marraine, etc.)

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  10. Bonne année , M leweto et lecteurs

    premier jet de l’année .
    ——
    86 
    SAINT-MAURICE-LA-CLOUèRE

     clouère ; clou; clavel ; clavis ?
    commune ou l’on faisait des clous ?
    ——————————–
    86 idem
    château de GALMOISIN
    ——————————————–
    08 BLOMBAY et BLOMBISEUX
    ——————

    83 FLAYOSC ( -osc ligure ) ( & le Flayosquet )

    ———————————–
    83 la FARLèDE

    idem , plusieurs étymologies
    ———————————–
    38 RENCUREL
    73 le-jet-de-rencurel ( à st-étienne-de-cuines )

    ( jet -jactum )

    toujours pareil , sur internet , tout et n’importe quoi .

    RANC- RENC- pour moi , le plus probable, a priori
    ——————————–
    08 LUMES boue , marécage ?

    —–

    08 ESTREBAY
    estrebisuel
    ( – eolum )

    estre , est ? ou homme germanique ?
    ——————-
    CHAMELEUX ( village gallo-romain ) à florenville ( wallonie)

    chameau ?
    —–
    série des mots en FRETOY :

    77 FRETOY
    58 LAVAULT-de-FRETOY
    60 FRETOY-LE-CHâTEAU
    Fracta ( pièces de bois , pieux croisés ) ( fractal ) ( frasse , frâche )

    FESTUEN ??
    FREGOTUM ??
    FRETEYUM ?? ( wiki , pour lavault)

    77 FRéNICHES

    merci , bon début d’année.

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  11. @ Lecteur
    À votre discrétion, voici quelques capitales accentuées
    ÉÈÊÀÁÂÙÚ
    et_______
    Ç
    J’en ai d’autres — à demande

    Bonne année d’exploration

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  12. lecteur

    comme promis :

    1/ pour les Armoises (Grandes et Petites), j’ai cherché en vain des formes anciennes dans mes dictionnaires : ni D&R ni Nègre n’en mentionnent, se contentant d’expliquer le nom par le latin artemisia. La démonstration de M. Tamine (dont je n’avais lu que le paragraphe consacré à l’Aumonne… honte à moi! ), qui s’appuie sur des formes anciennes bien sourcées, semble tout à fait convaincante.
    2/ Chamonix. En toponymie, la « règle » est de s’appuyer sur la forme la plus ancienne connue du nom pour en définir l’étymologie. Quand cette forme est d’une étymologie évidente, on la donne comme sûre. Si un doute existe, on le signale (comme entre deux noms de personne, par exemple). Si l’étymologie est obscure ou inconnue, on le dit. Ceci dit, on peut évidemment supposer que la forme ancienne dont nous disposons ne soit qu’une « remotivation » d’un nom plus ancien encore dont le sens était oublié ou incompris, et c’est alors la porte ouverte à toutes sortes d’hypothèses. Celles-ci doivent cependant être un minimum étayées, sinon toutes les élucubrations sont possibles.
    L’origine du nom de Chamonix n’est pas assurée. La localité n’est connue que depuis la fondation d’un prieuré bénédictin à la fin du XIè siècle. La forme de 1095, Campum munitum , « champ muni, garni, fortifié », semble être en effet une latinisation fantaisiste (où a-t-on vu fortifier un champ ?). Elle est suivie de Chammonis en 1229 puis Chamonis en 1283.
    Le dictionnaire Du Cange, à l’article Chamonagium , signale un type camon qui aurait désigné un genre de pré, peut-être sur une hauteur, cf. l’ancien français chamon désignant une « friche », un « terrain inculte ». Il s’agirait probablement à l’origine d’un radical pré-celtique, peut-être ligure, d’où aussi les noms de Chamole (Jura), de Chamoux (Sav., Camo en 1010 ; Yonne, Chamo au XVè siècle), de la montagne de Chamouset (H.-Alpes) et de la montagne de Chamouse (Drôme).
    Le site que vous donnez en lien émet l’hypothèse d’un cham, « pré pentu, rocailleux » – qui correspond peu ou prou au camon dont je parle plus haut – accompagné d’un moni, « hauteur ». C’est ce dernier terme qui me parait douteux et à propos duquel je citais la définition donnée par X. Delamarre, à savoir « cou ».
    Si le nom de Chamonix est bien issu du radical camon , on peut l’imaginer accompagné du suffixe pré-celtique iso/isa (celui du Mont Cenis, p. ex.).

    3/ Draille :
    J’ai étudié bien des voies de communications (taper « voies de communications » dans le champ de recherche en haut à droite), mais il m’en reste encore quelques unes à étudier, dont les « drailles » dont vous parlez mais aussi les « sentes, sentiers, pistes et pezades, traces, trappes etc. », sans oublier le mant pyrénéen, le basque bide, le breton hent, la drève du Nord, la pouge béarnaise et quelques autres. Ceci dit, tous ces noms ne sont pas à l’origine de toponymes et, quand ils le sont, ce n’est qu’à de petits nombres d’exemplaires.
    Mais peut-être m’y mettrai-je un jour …

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  13. DERNIERES NOUVELLES DU FRONT
    ou
    La Toponymie participant à la lutte pour une juste promotion de la Féminité (Projet d’allégorie)

    Propos liminaire :
    Il est bon de rappeler que l’allégorie est la forme artistique la plus altimétrée sur l’échelle de la représentation graphique. Elle doit répondre aux exigences suivantes :

    •Transposer visuellement et en deux dimensions (minimum) un machintruc n’ayant aucune existence physique constatée, genre un concept, une option morale, un comportement etc.

    •Ce qui précède trouve sa justification dans la difficulté qu’ont depuis toujours rencontrée les peintres et sculpteurs à inviter la Bonté, l’Avarice, la Probité, l’Audace, la Misère et autres abstractions morales à venir poser en leurs ateliers. La Toponymie (en marche) ne fait pas exception.

    •Afin de pallier cette défection, il est d’usage de passer au stade de l’incarnation. Par convention, une figure humaine offrira ses traits, gracieusement ou tarifés selon le régime salarial propre aux intermittents.

    •Par souci de distinction grammaticale, l’usage du participe présent est conseillé… sans être obligatoire.
    Par exemple :
    – La Justice et la Vengeance divine poursuivant le Crime (Proud’hon)
    -La Liberté guidant le Peuple (Delacroix)
    -La Liberté éclairant le Monde (Bartholdi)
    -La Désinvolture sapant les fondements du Sérieux des choses (TRS)

    _____________________

    Et voici maintenant l’info du moment :
    Le maire de la ville de PANTIN se fend d’une déclaration propre à déclencher une vague d’enthousiasme auprès de ses administrés, la plupart étant déjà gagnés par les idées les plus avancées en matière d’égalité de genre :

    La ville de PANTIN, pour une période d’essai d’une année, deviendra PANTINE… tout en conservant le même code INSEE.

    Nul doute quant à sa future réélection : elle est acquise par avance.

    Dès maintenant, à Machincourt, commande est passée pour la livraison d’un coupon de toile de lin format hyper balèze. On affute les fusains, on décrasse les brosses, on nettoie les palettes et on vérifie le stock de médiums, de pigments, d’huile d’œillette et de siccatif de Courtrai. On se réapprovisionne en bourbon du Kentucky.
    Contact est d’ores et déjà pris avec Bertrand Kern, actuel maire de Pantine, pour quelques séances de pose en nos ateliers. Il est prévu de sobrement le vêtir à l’antique.

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  14. Ou
    « Si le fondement constitue l’un des thèmes de la philosophia perennis, il convient à chaque génération de se poser cette grande question, non pas pour y trouver une réponse définitive, mais afin de contribuer, en repensant toujours ce problème insondable, à faire en sorte que l’humanité demeure humaine, c’est-à-dire ques­tionnante. »
    In

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  15. lecteur

    ■ 86 SAINT-MAURICE-LA-CLOUèRE
     clouère ; clou; clavel ; clavis ?
    commune ou l’on faisait des clous ?

    La Clouère est le nom de la rivière qui prend sa source à Lessac (Char.), traverse St-Maurice-la-Clouère et se jette dans le Clain à Vivonne, à 10 km de Poitiers.
    Son nom est attesté (Dictionnaire topographique du département de la Vienne de Louis-François-Xavier Redet, 1881) Cludra (799) ; Cloderia (857) ; Clodera (888) ; Cludera (903) ; Cloira (936) ; Fluvius Clori (969) ; La Cloère (1234) ; La Cloyre (1281) ; La Clueyra (1289) ; La Clouère (1398) ; La Cloire (1403) ; Cloeria (1404) .
    Ce nom semble être formé sur celui d’un homme latin Claudius et suffixe aria : ce serait la « rivière de Claude ». La forme Cludra de 799 serait alors une mauvaise graphie corrigée dans les formes ultérieures.
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    ■ 86 idem
    château de GALMOISIN
    Le nom du château est attesté (op. cit.) Garmaysin (1435),Gallemoisin (1517) et Galmoizin (1598) . Il s’agit très certainement du nom du bâtisseur (au XVè siècle) dont le sens m’échappe totalement.

    ——————————————–
    ■ 08 BLOMBAY et BLOMBISEUX

    Blombay est attesté Blandibacchius en 532, du nom d’homme latin Blandinus repris par les Germains en Blandus ou Blandilo et du germaniquebach, « ruisseau ».
    Blombiseux est vraisemblablement un diminutif formé avec le suffixe eolum
    ——————
    ■ 83 FLAYOSC ( -osc ligure ) ( & le Flayosquet )

    Attesté Flavioscus en 595 et de Flaiosco au XIè siècle : du nom de personne latin Flavius et suffixe ligure osc. Ce n’est pas le seul exemple de l’utilisation de ce suffixe avec des noms de personnes latins (Vilhosc, A.-de-H.-P., de Villius, etc.) ou gaulois (Chavanoz, Isère, de Cavanus etc).
    Flayosquet est, sans surprise, un diminutif.
    ———————————–
    ■ 83 la FARLèDE
    idem , plusieurs étymologies

    Attesté Farleda en 1076 : dérivé collectif en eda de ferla , la férule, plante ombellifère caractéristique des lieux rocailleux, pauvres et exposés au midi.
    Sachant que cette plante est, pendant une courte période de l’année, une plante vénéneuse pour les animaux qui la consomment, sa présence en grand nombre a pu suffire à donner son nom à cet endroit.
    ———————————–
    ■ 38 RENCUREL
    73 le-jet-de-rencurel ( à st-étienne-de-cuines )
    ( jet -jactum )
    toujours pareil , sur internet , tout et n’importe quoi .
    RANC- RENC- pour moi , le plus probable, a priori

    ♦ La commune iséroise est attestée de Rencurello au XIè siècle. Ce nom, à caractère belliqueux, représente l’occitan rancurèl, « qui se plaint souvent, grondeur » et qui, dans l’ancienne langue, a eu le sens de « emporté, prompt à la colère ». On peut rapprocher ce toponyme de noms comme Revel (A.-de-H.-P., Isère, H.-G) ou Montrevel (Isère) , formés sur l’occitan revel , « rebelle ».
    ♦ Dans les Alpes et, plus généralement, dans le sud-est, un jet , du latin jacere, « lancer » désigne le « couloir où l’on fait glisser le bois en montagne ». On trouve aussi les orthographes giet, get, gy …
    ——————————–
    ■ 08 LUMES boue , marécage ?

    Une fois de plus, je ne vois rien à ajouter à ce qu’écrit M. Tramine dans le texte déjà cité dans vos précédents commentaires (Toponymie et hydronymie dans le département des Ardennes, SFO, 2007) : un dérivé de lumina, « marécageux », est tout à fait plausible.
    —–
    ■ 08 ESTREBAY
    estrebisuel
    ( – eolum )
    estre , est ? ou homme germanique ?

    Portait déjà le même nom Estrebay au XIIè siècle. Si le deuxième élément ne fait pas de difficulté (du germanique bach, « ruisseau ») le premier est plus difficile à interpréter. Il pourrait s’agir du nom d’homme germanique Strod-.
    Estrebiseul est un diminutif.
    ——————-
    ■ CHAMELEUX ( village gallo-romain ) à florenville ( wallonie)
    chameau ?

    selon l’Atlas des agglomérations de la Gaule belgique et des Germanies ( ouvrage collectif, 1994) le nom antique du hameau n’est pas connu. Voilà qui ne nous facilite pas le travail …
    Le nom d’homme latin Camellus , surnom « le chameau », est à l’origine de noms comme Le Camel (Ariège, H.-G.), Camélas (P.-O.), Camelin-et-le-Fresne (Aisne), etc., alors pourquoi pas Chameleux, en effet ?

    —–
    ■ série des mots en FRETOY :
    77 FRETOY
    58 LAVAULT-de-FRETOY
    60 FRETOY-LE-CHâTEAU
    Fracta ( pièces de bois , pieux croisés ) ( fractal ) ( frasse , frâche )
    FESTUEN ??
    FREGOTUM ??
    FRETEYUM ?? ( wiki , pour lavault)

    Selon D&R, les noms Frétoy sont issus de l’ancien français fraite (latin fracta), désignant un fossé avec levée de terre, d’où le sens de barrière étendu à celui de « lieu fortifié ».

    E. Nègre postule pour l’oïl frette, « virole de fer pour empêcher un moyeu, un manche de se fendre », accompagné du suffixe collectif oy (latin etum) soit un « ensemble de frettes (concentriques) » pour décrire la forme du village. « Où va-t-il chercher tout ça ? », est-on en droit de se demander.

    ■ 77 FRéNICHES
    Attesté Fresnicia en 995.

    L’hypothèse d’E. Nègre, qui fait de ce nom un dérivé du latin fraxinus, « frêne », accompagné du suffixe icia « qui aurait un sens collectif », d’où « ensemble de frênes », se heurte précisément à ce suffixe, plus connu pour former des adjectifs à partir de noms propres.
    C’est la raison pour laquelle D&R proposaient, « plutôt qu’un dérivé de fraxinus », le nom d’homme germanique Frisini accompagné de ce même suffixe.

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