Dernier indice avant fermeture

N’ayant toujours pas vu venir la bonne solution à ma dernière devinette ( accompagnée des indices du mardi et du jeudi ), je vous propose ce nouvel indice pictural concernant un territoire très proche du détroit :

Je me permets en outre de vous faciliter la tâche en vous suggérant de ne pas quitter la France…

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Les indices du jeudi 27/06/2019

Toujours rien.

La résolution de ma dernière devinette, accompagnée de ses traditionnels indices du mardi, est restée en rade.

Voici donc, exceptionnellement, les indices du jeudi, sous la forme de deux œuvres picturales, chacune d’elles se rapportant au nom d’un des territoires séparés par le fameux détroit.

■ et d’une :


■ et de deux :

■ et un bonus ( éloignez les enfants !)

Les indices du mardi 25/06/2019

Il semble que ma dernière devinette soit plus difficile que prévu : aucun de mes lecteurs n’a trouvé la bonne réponse. J’en rappelle l’énoncé :

( le nom ) qu’il vous faudra trouver est celui d’un détroit qui a laissé son nom aux terres qu’il sépare.

Un indice : le nom d’une autre région du Monde est un parfait homonyme mais sans avoir la même étymologie.

et cette précision :

  le nom à trouver est en un seul mot et pas du type  « région de … », « pays de …», etc. Il n’est pas qu’un déterminant mais un toponyme à part entière. Quand on parle de l’« Øresund », on parle du détroit lui-même pas des deux régions qu’il sépare qui forment la « région de l’Øresund ». Le nom que je vous demande de trouver, du type « le Machin », désigne bien les terres séparées par le détroit.

Les indices

■ historique : en rappelant un bon mot attribué à Georges Clemenceau commentant la mort dans les circonstances que l’on sait de Félix Faure.

■ héraldique :

■ cartomancien :

■ préventif :

une dernière précision afin d’éviter une prochaine controverse : je m’aperçois que la page wiki consacrée au nom à trouver porte comme titre un nom composé du genre : « le truc du Machin » ( où « truc » peut être considéré comme un synonyme de « pays, région, … » ) tandis que dans l’article ( et dans bien d’autres sites qui lui sont consacrés) on parle bien de « le Machin » pour nommer la région.

Ormuz

L’actualité de ces derniers jours a mis en vedette le détroit d’Ormuz * entre la mer d’Oman et le golfe Persique. Ormuz est le nom d’une petite île iranienne au nord du détroit :

Dans l’Antiquité, un promontoire rocheux et une ville sur la côte iranienne faisaient face à l’île. Le géographe grec Ptolémée les mentionne tous deux au Ier siècle de notre ère sous les noms de Harmozon akron et Harmouza polis. Au siècle antérieur, Strabon, à la suite d’Ératosthène, citait déjà ta Harmoza. Plus tard, au IIIè siècle, Ammien Marcellin mentionnera Harmozan.

Vers le XIVè siècle, la population a quitté cette ville côtière pour fuir l’avancée des Mongols Qaraunas et s’est installée sur l’île voisine où elle a créé une nouvelle ville appelée comme l’ancienne, c’est-à-dire à cette époque Ormuz ou Hormuz, comme l’indique le géographe arabe Ibn Battūta (1304 – 1377) en parlant de Vieil-Ormuz ( Hurmuz-i Kuhna ) et de Nouvel-Ormuz ( Hurmuz-i Ğadĭd ). La distinction fut abandonnée quand la ville insulaire finit par s’imposer. Dès 1350, Jean de Marignol , signalait le fait qu’Ormuz était située sur une île, ce qui sera confirmé sur l’Atlas catalan de 1375 où l’on trouve à la fois Ormuz sur l’île et le continent, preuve que la transition était encore mal comprise en Occident. Sur le même Atlas, la ciutat Hormes figurait comme le comensament de les Indies.

Prise par Afonso de Albuquerque en 1514, elle devint un des ports portugais les plus importants sur la route des Indes. L’historien portugais Joãn de Barros ( 1496 – 1570 ) l’appelle Armuza et le nom évoluera vers Ormuz.

La forteresse portugaise d’Ormuz vers 1600

Un peu plus d’un siècle plus tard, en 1622, le chah de Perse Abbās Ier le Grand allié aux Anglais la conquiert et la ruine complètement. La population fut alors transférée sur le continent à Bandar Abbās ( le « port d’ Abbās ») et il n’est plus resté sur l’île qu’un village. Toutefois, elle a gardé le nom d’Ormuz, qui a servi aussi à désigner le détroit.

La signification de ce nom, antérieur aux géographes alexandrins, reste mystérieuse, aucune des hypothèses émises n’emportant l’adhésion des spécialistes. Le rapprochement avec Ormuzd ou Ormazd, nom tardif ( pehlevi ) du dieu perse Ahura Mazda, a souvent été fait mais sans justification précise.

*L’orthographe Ormuz, plutôt que Hormuz, est celle qui est adoptée par l’administration française conformément à l’avis du Conseil National de l’Information Géographique.

La devinette

Les détroits doivent pour la plupart leur nom à un toponyme préexistant ( Ormuz, Gibraltar, Dardanelles… ) ou à un personnage ( Magellan, Béring, La Pérouse…).

Le contre-exemple qu’il vous faudra trouver est celui d’un détroit qui a laissé son nom aux terres qu’il sépare.

Un indice : le nom d’une autre région du Monde est un parfait homonyme mais sans avoir la même étymologie.

MAJ du 24/06/19 à 10h30

TRA, un de mes lecteurs ludomanes, me propose ce matin ( chez leveto @sfr.fr ) le détroit scandinave de l’Øresund qui donne son nom à la « région de l’Øresund ». Voici la réponse que je lui ai faite :

Me voilà une fois de plus bien embêté!  Øresund pourrait être en effet une bonne réponse … mais :
—  le nom à trouver est en un seul mot et pas du type  « région de … », « pays de …», etc. Il n’est pas qu’un déterminant mais un toponyme à part entière. Quand on parle de l’« Øresund », on parle du détroit lui-même pas des deux régions qu’il sépare qui forment la « région de l’Øresund ». Le nom que je vous demande de trouver, du type « le Machin », désigne bien les terres séparées par le détroit ;
— il existe ailleurs un toponyme homonyme mais d’étymologie différente.

Rue de l’Anguille à Perpignan ( répàladev ).

Personne n’est venu à bout de ma dernière devinette. Ça ne m’étonne pas vraiment, tant elle était bien cachée !

Il fallait trouver la rue de l’Anguille à Perpignan, préfecture des Pyrénées-Orientales.

Du temps où l’on parlait catalan, la rue rendait hommage à un seigneur nommé Guilla, c’était la carrer d’En Guilla, où on reconnait l’ancienne particule nobiliaire occitane en précédant le nom d’un seigneur. Le nom de ce dernier, Guilla, correspond au français « renard » :

Lorsqu’on traduisit le nom catalan des rues en français, la particule nobiliaire en était depuis longtemps oubliée et le catalan du nord guilla avait cédé sa place à guineu et n’était plus compris. La confusion fut faite : la carrer d’en Guilla devint la rue d’Anguille et, en bon français, la rue de l’Anguille.

C’est promis : j’arrête avec les devinettes introuvables !

Sources :

Jacques E. Merceron, La vieille Carcas de Carcassonne, éd. Seuil, 2006

Bernard C. Galey, Nom de Lieu !, éd. Le cherche midi, 2004

Les indices

■ le premier était typographique :

Gare ! Voici un indice !

Il fallait voir que le mot « gare » était centré comme la gare de Perpignan au centre du Monde, comme chacun sait depuis Dali…

■ le tableau :

François-André Vincent Paris, 1746 – 1816 – Le martyre de saint Barthélémy

Saint Barthélémy fut écorché vif lors de son martyre, ce qui fut à l’origine d’un dicton :

« Il ressemble l’anguille de Melun, il crie avant qu’on l’écorche, pour dire, il a peur sans sujet  » dont je vous laisse découvrir l’origine en suivant ce lien.

■ le gisant :

il s’agissait du gisant de Jacques Ier de Majorque. Le royaume de Majorque avait pour capitale Perpignan.

Les indices du mardi 18/06/2019

la réponse à ma dernière devinette, à l’énoncé volontairement succinct, manque à l’appel.

La voici donc de nouveau soumise à votre sagacité :

Mal compris lors de sa traduction, le nom d’une rue d’une préfecture française qui rendait hommage à un certain sieur Renard fait aujourd’hui référence à … un poisson !

De quelle rue s’agit-il ?

Elle était accompagnée de :

Gare ! Voici un indice !

Les indices

■ pour la rue, un tableau :

■ pour la ville, un gisant :

Par PMRMaeyaert — Travail personnel, CC BY-SA 3.0, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=17488198

Maître Renard

Habitant bien connu mais quelque peu mal aimé de nos campagnes, le renard a, comme le loup ou le blaireau, laissé sa trace dans la toponymie.

Le reanrd, gravure de Buffon ( Histoire naturelle )

On ne compte plus les micro-toponymes du type La Renardière ( Ain, Ch.-M., E.-et-L., Gir., I.et-V., etc. ) ou Les Renardières (Loiret, M.-et-L., May., etc.) qui peuvent toutefois être facilement confondus avec le nom de famille également très fréquent. On retrouve sans ambiguïté ce dernier dans les noms du type Chez Renard ( Char., Char.-M., Vienne, etc. ), Bois Renard ( Char., Deux-Sèvres, Vienne, etc), Château Renard (Sarthe, Vendée), Moulin Renard ( L.et-G.), etc. Notons en outre un curieux Bœuf Renard ( à Saint-Cyr-en-Pail, Mayenne), des Queues de Renard ( à Carsac-de-Gurson, Dord. ), un Bois de Pète-Renard (à St-Médard, Char.) et un mignon Renardou (à St-Hilaire-d’Estissac ( Dord.).

Comme chacun sait, renard est l’emploi comme nom commun de Renart, nom propre d’origine germanique ( francique Raginhard, « conseil ( ragin ) dur ( hard) ») rendu célèbre par le Roman de Renart du XIIIè siècle. Avant cela, on connaissait le goupil ( du latin vulpiculus, diminutif de vulpes ), dont il subsiste quelques vestiges en toponymie comme à Goupillières ( Yvelines, Seine-Mar.), Goupillières ( Calv., Gopilleriae en 1198 ) ou encore Goupillières ( Eure, Vulpilleres au XIIè siècle). Les micro-toponymes du même type sont là aussi innombrables, complétés par des Goupil(s) ( mais aussi des Chez Goupil, Cour Goupil, etc.), des Goupillerie(s), etc.

L’oïl werpil, verpil est à l’origine de Verpillières dans l’Aube ( Vulpelerie en 1101) et dans la Somme ( Velpilleur en 1167). L’équivalent franco-provençal vualpelira se retrouve à La Verpillière ( Isère, Vulpilleri au XIIè siècle) et à La Vulpillière ( à Magland, H.-Sav.)

L’occitan volp ( du latin vulpes ) se retrouve dans le déterminant de Saint-Germain-Lavolps ( Corrèze), à Lavoust ( à Meilhac, Haute-Vienne, noté de Vulpe au XIIè siècle), à Voupe ( à Chatuzange-le-Goubet, Drôme, noté mansus de Vulpa en 1165 ), aux Vouppes ( à Besayes, Drôme ), à La Volpilière ( à La Chapelle-Geneste, H.-Loire, noté Volpilieras en 1235) et à La Vulpillière ( à Magland, H.-Sav.). De la même étymologie, on trouve la corse Vulpajola ( vulpes et double suffixe –areola ).

La devinette

Mal compris lors de sa traduction, le nom d’une rue d’une préfecture française qui rendait hommage à un certain sieur Renard fait aujourd’hui référence à … un poisson !

De quelle rue s’agit-il ?

Gare ! Voici un indice !