La Gresle (répàladev)

LGF a rejoint TRS et TRA dans la découverte de la bonne solution à ma dernière devinette. Bravo à tous les trois !

Il fallait trouver La Gresle une petite commune du département de la Loire.

gresle

 

Un coup d’œil sur le Dictionnaire topographique du département de la Loire (J.-E. Dufour, 1946) nous permet de lire les formes anciennes du nom :

Capture d’écran LA GRESLE

On voit dans la première forme un dérivé bas latin *acrifoletum, féminin *acrifoleta, « ensemble de houx, houssaie » au pluriel. Le nom est devenu *Gri(f)oledum, féminin*Gri(f)oleda, lequel a été remplacé par le franco-provençal agrele, « houx » (le patois local emploie encore aujourd’hui agròl). Finalement, l’agrele a été compris la Gresle.

On aura noté sur le même document le lieu-dit L’Agrel, à Chirassimont, de même étymologie, qui a gardé son nom intact.

carte La gresle

Les indices

La Gresle est située à une trentaine de kilomètres de Machézal , qui a fait l’objet d’une récente devinette.

■ chef-lieu d’arrondissement : le nom de Roanne, dite Rodumna, Roidomna au IVè siècle, est issu de l’hydronyme pré-celtique *rod, lui-même lié à l’indo-européen *ered, « couler, humidité », accompagné du suffixe –unna. C’est donc le même nom que celui du Rhône, un ancien Rhodannus, et que celui de nombreux autres cours d’eau. La ville tient son nom de la rivière qui la baigne ; après désignation de la ville par l’hydronyme, celui-ci a été utilisé pour nommer un autre village, Renaison attesté Ronnisono au XIè siècle, du nom médiéval de la rivière, Roenna, avec le suffixe latin -ense. La rivière, quant à elle, a perdu son nom et porte le nom de ce village : riparia de Renaisons en 1115, aujourd’hui appelée le Renaison.

■ chef-lieu de canton : le nom de Charlieu (ablas Cariloci en 887, Carilocus et Carolilocus en 946, Carus Locus en 994) est à comprendre comme le « cher lieu »; avec attraction au Xè siècle du nom de personne Carolus. En 1992, un musée de la Soierie s’est installé dans l’ancien hôtel-Dieu de Charlieu, beau bâtiment du XVIIIè siècle.

■ l’arrêté municipal : selon l’arrêté du 6 décembre 2019 rédigé par la commune, « il est interdit aux habitants de décéder à domicile sur le territoire communal les samedi, dimanche et jours fériés pour une durée indéterminée. » Les explications de France 3 à lire et voir  ici.

■ une photo :

indice a 12 01 21 

il s’agit d’un  carré de soie  par Lucien Deveaux intitulé Canards en Roannais. L’important était la soie et le Roannais, pas les canards …

 

 

 

■ la bédé :

indice b 12 01 21 il fallait reconnaître Le Grêlé 7/13.

( bon, c’était plus pour taquiner TRS dont l’intérêt pour la bande dessinée est devenu légendaire en PACA).

Les indices du mardi 12/01/2021

TRS et TRA m’ont donné quasi simultanément la réponse à ma dernière devinette. Bravo à tous les deux !

Pour les retardataires, j’en recopie ici l’énoncé :

Il vous faudra trouver le nom lié au houx d’une commune de France métropolitaine.

Cette commune se trouve à une trentaine de kilomètres d’une autre qui a fait l’objet d’une récente devinette sur ce blog (ahah).

Il n’y a rien de particulier à signaler à son propos : pas d’œuvre littéraire qui y soit liée, pas de personnalité remarquable qui y fût née (n’en déplaise aux deux élus mentionnés dans la fiche wikipedia), pas de monument particulier qui y fût érigé (sauf, semble-t-il, une madone) … Que voulez-vous donc que je vous en dise ?

Le chef-lieu d’arrondissement porte un nom, issu d’une racine hydronymique indo-européenne bien connue, qui désignait à l’origine la rivière qui y coule.

Le chef-lieu de canton porte un nom qui a été interprété comme « endroit chéri » et héberge un musée dédié à une industrie textile qui a fait sa réputation.

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Les cadeaux indices

■ Une précision : la commune s’est fait récemment remarquer par un arrêté municipal provocateur impossible à respecter par le commun des mortels.

■ Une photo :

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■ Une case de bédé (dédicace spéciale à TRS) :

indice b 12 01 21

 

Réponse attendue chez leveto@sfr.fr

Le houx, là, hop!

houx

 Le houx (Ilex aquifolium), arbrisseau toujours vert (jamais blond) aux feuilles piquantes et aux fruits rouges sphériques, se retrouve dans toutes nos campagnes et, par conséquent, dans des toponymes répartis sur tout le territoire hexagonal. Nul n’ignore que notre pays est partagé en deux zones linguistiques principales, de langue d’oïl au nord et de langue d’oc au sud. On ne sera donc pas étonné de constater que c’est l’ancien bas francique *hulis qui a donné son nom au houx en langue d’oïl (et donc en français), tandis que c’est le latin acrifolium qui a fourni son nom agrifoul en langue d’oc, même si des transferts ont pu exister d’une région à l’autre. Je ferai de ces noms les deux premières parties de ce billet. Les noms du houx dans d’autres langues régionales ont aussi laissé des traces qui feront l’objet de la troisième partie.

 

Le francique hulis

Sous une forme non suffixée, on trouve le nom de Houx (E.-et-L.) et de Grandhoux à Nonvilliers (id.).

Le francique hulis  est à l’origine du nom de Hilsprich (Mos.), attesté Hulsberg en 1466 et Hilsprick en 1756, avec berg, « mont », prononcé berich, prich.

C’est sous une forme suffixée collective que hulis a été le plus productif :

  • avec –etum ou son féminin -eta : Houssay (L.-et-C. et May.), La Houssaye (Eure), La Houssaye-Béranger et La Houssaye-en-Brie (S.-Mar.), La Houssoye (Oise), Lahoussoye (Somme) et Oussoy-en-Gâtinais (Loiret, Ulseto en 1035) ; le nom d’Urcy (C.-d’Or) pourrait être un ancien *ulecetum (selon Taverdet, NLBO*, mais toponyme absent de TGF* et de DENLF*) ;
  • avec –ellum : Housset (Aisne, Hussel en 1139 puis attraction des finales en -et) et Le Housseau-Brétignolles (May.) ; la deuxième partie du nom de Cuiry-Housse (Aisne) semble être, elle aussi, dérivée de *hussellum ;
  • avec –aria : La Houssière (Vosges), Housseras (Vosges, avec suffixe augmentatif -as) et Oussières (Jura).

Le latin acrifolium

■ Le latin classique acrifolium, littéralement « feuille pointue » (devenu aquifolium chez Pline, d’où le nom scientifique d’Ilex aquifolium), s’est maintenu dans le Midi dans des formes avec diphtongaison du o passé à u ouvert en ue et la mouillure du l en lh, comme agrifuèlh, agrafuèlh, grifuèlh, grafuèlh, d’où les noms de la cascade de Greffouil au sud de La Preste (P.-O.) ou de La Graffouillère à Ménoire (Corr.). La diphtongaison du u a pu disparaître donnant ainsi Greffeil (Aude, Agrifolium en 870 puis  Agrefuelh en 1325, avec mécoupure, L’Agreffeil pris pour La Greffeil), Les Agrafeilhs à Saint-Amand-de-Belvès (Dord.) etc.

■ Une forme féminine, sans doute issue du pluriel acrifolia de acrifolium, a vu sa finale se confondre avec le produit de folia, pluriel de folium, « feuille », et subir cette influence dans la francisation du toponyme. C’est ainsi que sont apparus les noms d’Aigrefeuiile (H.-Gar., qui ajoute la francisation en aigre de agre-), Aigrefeuille-d’Aunis (Ch.-M.),  Aigrefeuille-sur-Maine (L.-Atl.), de Saint-Sébastien-d’Aigrefeuille (Gard, du nom d’un château ruiné) et de Graffeuille (cinq hameaux en Corrèze), Gréfeuille (à Saint-Hyppolyte, Aveyron et à Monoblet, Gard), etc.

Aigrefeuille d'Aunis

C’est à la fin de la foire qu’on compte les bouses

Le nord-occitan a produit une forme réduite arfuèlha en perdant le e pré-tonique (agr[e]fuèlha > agrfuèlha > arfuèlha) pour aboutir à des noms comme Arfeuille-Châtain (Creuse), Arfeuilles (Allier), Arpheuilles-Saint-Priest (Allier), Arpheuilles (Cher, Indre), ainsi que de très nombreux noms de lieux-dits de ce type dans une large région autour de la Creuse-Corrèze, en pays d’oc, d’oïl et franco-provençal. Une prononciation locale a donné Orfeuil (à Désaignes et Sainte-Agrève, Ardèche), Orfeuilles et Orfeuillette (à Albaret-Sainte-Marie, Lozère) et aussi à Orfeuille (à Ranville, Charente, et à Gourgé, Deux-Sèvres). On peut ajouter à cette liste les dérivés L’Arfeuillère à Monteil-au-Vicomte (Creuse) et L’Arfouillouze à Cros (P.-de-D.).

■ Une variante bas latine *acrifulon ( Phonétique historique du français, P. Fouché, éd. Klincksieck, 1969), issue d’un croisement entre acrifolium et axifulon, est à l’origine des formes ne présentant ni diphtongue de la voyelle précédent le l, ni mouillure de ce l final. C’est ainsi que sont apparus les patronymes Agrifoul et Lagrifoul. En toponymie, ce sont les formes ayant subi l’aphérèse du a initial par mécoupure due au contact avec l’article (l’agrifol > lagrifol > la grifol), qui sont le plus représentées.  D’où les lieux-dits  La Griffoul, Griffoul et les collectifs La Griffoulière, La Griffoulade, La Griffoulette, Le Griffoulas, etc.

L’évolution phonétique ultime de cet *acrifulon passe par l’affaiblissement du f intervocalique en v (d’où le languedocien agrèvol et le catalan grévol) donnant ainsi Le Grevoul à Soudorgues (Gard) et Le Grevoulet à Vabres (Gard).  Ce f a même pu disparaitre (d’où le languedocien agreul et le provençal agreu). Sont expliqués ainsi les noms de Lagraulet-du-Gers (Gers) et Lagraulet-Saint-Nicolas (H.-Gar.), avec le suffixe collectif –etum et agglutination de l’article. C’est sur ce modèle qu’auraient été formés selon E. Nègre (TGF*) les nom de Gréolières (A.-Mar.), attesté Graularias en 1033 avec le suffixe collectif -aria, et de Gréolier (à Rochebrune, H.-Alpes), tandis que Dauzat&Rostaing (DENLF*) penchent pour une origine selon graula, nom gaulois de la corneille.

Les langues régionales

Le breton

La toponymie de Basse-Bretagne comporte quelques rares formes Houssaye, qui sont souvent bilingues, associées au breton Kelenneg, souvent noté Quélennec (de kelen, « houx », et suffixe -eg, « remarquable par, où il y a, où on trouve »). Ce mot a fourni une centaine de formes simples, comme le château du Quélennec à Saint-Thégonnec (Fin.), ou composées, dont la plus fréquente est Kerguélen. Ce nom a été transmis à des îles du sud de l’Atlantique par l’intermédiaire du navigateur breton Yves de Kerguélen. En Haute-Bretagne, le nom de l’ancienne Quelneuc (aujourd’hui dans Carentoir, Mor.) signalait donc une houssaie. Petite curiosité, le nom de Cocolin à Plémy (C.-d’A.) est probablement un ancien coetcolin, « bois de houx », avec colin variante dérivée de kelen.

Le basque

Le nom basque du houx est goros ou gorosti. Il est représenté dans les noms de lieux-dits comme  Gorostis ( à Sauguis-Saint-Étienne, P.-A.) ou Gorostiaga, «  houssaie » (à Bustince-Iriberry, P.-A., par exemple) et par celui d’une hauteur nommée Gorospil (à Ainhoa, P.-A.), de goros, « houx » et bil, « forme arrondie, colline ».

Le picard

Houchin (P.-de-C.), attesté Holcin, Hulcin au XIIè siècle, doit son nom à la forme picarde de l’oïl houssin, « branche de houx », qui a dû désigner une houssaie.

Le corse

Le corse emploie caracutu pour désigner le houx. On retrouve ce nom dans celui d’une vingtaine de lieux-dits Caracutu, comme à Venaco et Solaro en Haute-Corse ou à Quenza et Levie en Corse-du-Sud.

Le faux-houx

Pour être tout à fait complet, il convient de parler du faux-houx (Ruscus aculeatus) ou fragon. Très rare en toponymie, ce nom apparait dans Le Fragon à Hendecourt-lès-Cagnicourt (P.-de-C.), dans le Champ Fragon à Praslin (Aube) et dans le Buisson Fragonneux à Adainville (Yv.). La variante fregon, présente au Frégon à Pipriac (I.-et-V.) a été plus productive sous la forme les Frégonnières, notamment en Charente et Charente-Maritime.

En région de langue d’oc, un fragon représente plutôt le champ  de fraises (fraga en occitan, d’où Fragonard, le marchand de fraises) tandis que le faux-houx y est appelé bresegon, donnant le nom des Bréségous à Saint-Étienne-Vallée-Française (Loz.) et à Gaudonville (Gers). La forme simplifiée bregou a donné des Bregous (Aveyron, Tarn, Var), Brégoux (Vauc., Vienne, etc.) et d’autres.

*Les abréviations en gras suivies d’un astérisque renvoient à la bibliographie du blog, accessible par le lien en haut de la colonne de droite.

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La devinette

Il vous faudra trouver le nom lié au houx d’une commune de France métropolitaine.

Cette commune se trouve à une trentaine de kilomètres d’une autre qui a fait l’objet d’une récente devinette sur ce blog (ahah).

Il n’y a rien de particulier à signaler à son propos : pas d’œuvre littéraire qui y soit liée, pas de personnalité remarquable qui y fût née (n’en déplaise aux deux élus mentionnés dans la fiche wikipedia), pas de monument particulier qui y fût érigé (sauf, semble-t-il, une madone) …  Que voulez-vous donc que je vous en dise ?

Le chef-lieu d’arrondissement porte un nom, issu d’une racine hydronymique indo-européenne bien connue, qui désignait à l’origine la rivière qui y coule.

Le chef-lieu de canton porte un nom qui a été interprété comme « endroit chéri » et héberge un musée dédié à une industrie textile qui a fait sa réputation.

Réponse attendue chez leveto@sfr.fr

 

Soledot, Tascheronville et Pietranera (les répauxdev)

Mes trois dernières devinettes n’ont pas eu beaucoup de succès … Félicitons néanmoins TRS qui a trouvé la solution de la troisième d’entre elles. Voici donc les réponses :

Soledot

 

vipère au poing

 Hervé Bazin situe l’action de son roman Vipère au poing dans un village imaginaire qu’il appelle Soledot, proche de Segré en Anjou. Il explique ce nom par « un climat parfaitement défini par la vieille devise des seigneurs du lieu, les Soledot :  » Luis, mon soleil d’eau ! « ». Les dictionnaires définissent le soleil d’eau comme un « soleil blafard annonçant la pluie ». Le nom de Soledot ne peut s’expliquer par rien de connu en onomastique : il s’agit bien d’une invention purement fantaisiste.

Plus loin, l’auteur explique, à propos des propriétaires locaux, que « les plus riches d’entre eux iront jusqu’à se payer une étable de bonne pierre, matériau rare dans la région et qui doit être amené à grands frais de Bécon-les-Carrières ». Il s’agit ici d’une allusion transparente à Bécon-les-Granits, qui a fait l’objet d’une récente devinette sur ce blog.

Tascheronville

curé de village Dans le roman Le curé de village d’Honoré de Balzac, un ouvrier porcelainier nommé Tascheron finit par avouer le meurtre dont il est accusé et est exécuté. À sa mémoire, sa famille, déshonorée et contrainte d’immigrer, nommera Tascheronville le village prospère qu’elle fonda aux États-Unis d’Amérique, en Ohio.

« Tascheron » ou « tâcheron » désignait l’ouvrier payé à la tâche, celui qui exécute des tâches sans prestige. Simple ouvrier porcelainier, Jean-François Tascheron portait bien son nom, un aptonyme.

Le roman de Balzac se passe à Montégnac, un nom formé sur le modèle des nombreux Montagnac issus de l’anthroponyme latin ou roman Montanius accompagné du suffixe gaulois -acum. Le nom Montégnac suppose un passage de Montanius à *Montenius qui n’est nulle par attesté.

Pietranera

colomba S’inspirant d’une histoire vraie, celle d’une vengeance familiale, d’une vendetta, qui s’était déroulée dans le village corse de Fozzano, Prosper Mérimée préféra situer l’action de sa nouvelle Colomba à Pietranera.

Le 1er juillet 1840, La Revue des Deux Mondes publiait Colomba. Pour ses lecteurs, Mérimée avait fait un amalgame de tous les souvenirs de son récent voyage en Corse. Fozzano était devenu Pietranera, Colomba avait pris les traits de sa fille Catherine, et le héros du roman. Ors’ Anton’, amoureux d’une jeune anglaise rencontrée sur le bateau, se débarrassait de ses ennemis à la façon de Jérôme Rocca-Serra. (source)

Le nom de Pietranera signifie « pierre noire », celle qui servit à la construction d’une tour aujourd’hui disparue mais qui a laissé son nom à un faubourg de Bastia, sur la commune de San-Martino-di-Lota.

Le nom de Fozzano est issu de l’anthroponyme latin Fottius accompagné du suffixe -anum.

Prosper Mérimée emploie le terme francisé « vendette », aujourd’hui considéré comme désuet, pour parler de la vendetta. Le prénom de son héroïne, Colomba, peut être considéré comme un contraptonyme par rapport à la colombe de la paix.

Les devinettes du mardi 29/12/2020

… et vous, comment allez-vous ?

Vous aurez compris qu’en ces temps de réunion familiale (dans le respect des consignes sanitaires undeviginti-covidiques, bien sûr, soit cinq adultes et une petite-fille sans embrassades ni bises, sauf quand la petite-fille vous saute sur les genoux ou dans les bras, mais comment alors refuser?, je vous demande un peu, m’sieur le commissaire !, mais pas forcément dans le respect des consignes de modération gastronomique, mais que pouvions-nous faire d’autre que deux réveillons en un, n’est-ce pas, m’sieur le commissaire ?), vous aurez compris, donc, que j’ai pris du retard.

écrire nrfIl faudra vous contenter de trois devinettes préparées de longue date.

Il s’agit, dans les trois cas, de trouver les noms des lieux où se situe l’action d’une œuvre littéraire française célèbre. Les deux premiers sont des noms inventés par l’auteur, le dernier existe réellement mais les faits relatés se sont déroulés ailleurs.

Mise à jour : le toponyme numéro 2 n’est pas le nom du village où se situe l’action de l’œuvre littéraire, il s’agit d’un nom créé pour désigner l’endroit où s’établit la famille immigrée d’un des protagonistes. L’action de l’œuvre littéraire se déroule, elle, dans le village français d’origine de la famille.

En avant ?

■ toponyme numéro 1 :

Il vous faudra trouver un nom de lieu créé par l’auteur qu’il explique être celui des anciens seigneurs dont la devise, jouant sur les mots, décrit de manière oxymorique le climat local.

  • Précision toponymique : ce toponyme, s’il existait réellement, ne se rattacherait à rien de connu qui permettrait de lui attribuer une signification quelconque ;
  • Précision géographique : ce lieu se trouve non loin d’une localité qui a fait l’objet d’une devinette récente sur ce blog et dont l’auteur, afin de brouiller (à peine) les pistes, se contente de modifier le déterminant du nom ;
  • Précision littéraire : l’œuvre est autobiographique.

toponyme numéro 2 :

Il vous faudra trouver le nom imaginaire d’un lieu où s’établit une famille française immigrée et qu’elle nomma, en hommage posthume, du nom d’un de ses membres, un simple ouvrier qui avait été exécuté dans un village français après avoir avoué le meurtre dont on l’accusait.

  • Précision toponymique : le nom imaginaire est composé d’une manière tout à fait habituelle pour ce type de lieu d’immigration : un nom de personne suivi d’ un déterminant désignant l’habitat ;
  • Précision toponymique : le village français d’origine de la famille porte un nom composé de manière tout à fait classique avec un nom d’homme latin accompagné d’un suffixe habituel et compte, à une voyelle près, de nombreux homonymes ;
  • Précision littéraire : le nom du protagoniste qui sert à nommer le lieu imaginaire est un aptonyme, mais l’œuvre littéraire ne porte pas son nom.

■ toponyme numéro 3 :

Il vous faudra trouver le nom du village où l’auteur choisit de situer son action afin de ne pas heurter la susceptibilité des habitants  de celui où se situait l’histoire vraie dont il s’inspire.

  • Précisions toponymiques : le village choisi porte un nom directement issu de la couleur de son sol tandis que le village inspirateur porte un nom basé sur un nom d’homme latin suffixé ;
  • Précision géographique : la langue régionale désigne le type d’événement raconté par l’auteur par un mot aujourd’hui entré dans les dictionnaires de langue française, tandis que l’auteur employait une forme francisée aujourd’hui obsolète ;
  • Précision littéraire : le prénom de l’héroïne éponyme de l’œuvre est un contraptonyme.

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En l’absence d’indices supplémentaires à paraitre, je vous autorise à me poser des questions dans les commentaires. J’y répondrai dans la limite de mon temps disponible et à condition :

— que ce soient des questions fermées auxquelles je ne pourrai alors répondre que par oui ou par non ;

— qu’il ne s’agisse pas de questions par élimination comme « est-ce que le nom (de l’auteur, du lieu, du héros…) commence par un A (un B, un C, …) ? »

Allez! Amusez-vous bien!

Réponses attendues chez leveto@sfr.

Collinée (répàladev)

Après Jacques C. et TRS, LGF monte sur le podium des « solutionneurs » de ma dernière devinette. Bravo à tous les trois !

Il fallait trouver la costarmoricaine Collinée, commune déléguée du Mené depuis le 1er janvier 2016.

collinee

Le nom de Collinée est attesté Coithlinex en 1242,  Coetlines en 1247, Coeslineis en 1433, Coeslinez en 1514 et enfin Couetlineix en 1535; la graphie Collinée apparait dès 1588. On reconnait dans ce nom le breton coët, « bois », suivi de linec, « linière ». Le nom breton est Koedlinez.

La culture et le commerce du lin a valu à Collinée d’être surnommée la capitale des étoupes, selon un article de Paul Sébillot consacré aux blasons populaires de la Haute-Bretagne et paru dans  la Revue de linguistique et de philologie comparée (tome XX, 15 avril 1887) :

cap des étoupes

On lit dans les paragraphes suivants « les guerlusettes » (qui semble être un hapax dont je n’ai trouvé mention dans aucun des dictionnaires que j’ai à ma disposition : si quelqu’un a des infos, qu’il ne se prive pas de les partager !) et « les Poux de Collinée » (l’anecdote complète se lit en suivant ce lien) :

guerlusettes et poux

Le nom de la commune nouvelle Le Mené, au cœur du pays du même nom, est la francisation du breton menez, « mont, montagne » (parler des monts du Mené est donc une tautologie).

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Carte postale issue de cette page  du site infobretagne.com

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Les indices

La phrase introductive des indices du mardi, « si vous vous attendiez à une marée d’indices, c’est raté : je n’en avais mené qu’un seul », comportait comme souvent des indices qui n’étaient compréhensibles qu’a posteriori. Il s’agissait ici de « mené » (ahah) et aussi de la « marée », celle qui produit de l’électricité à l’embouchure de la Rance … dont la source se trouve sur le territoire de Collinée.

■ l’album de bédé :

indice a 20 12 20 Bécassine pointait bien entendu vers la Bretagne. Le choix de cet album particulier, Bécassine nourrice, était justifié par l’émigration des nourrices bretonnes, le plus souvent vers la capitale, du XIXè siècle  jusqu’à la fin de la seconde Guerre mondiale. On apprend par exemple dans ce Bulletin de l’entraide bretonne parisienne que « cette sorte d ‘émigration avait lieu surtout dans les cantons de Moncontour, Ploeuc, Plouguenast et Collinée ». Dans son roman Donatienne paru en 1919, René Bazin conte l’histoire d’une de ces nourrices.

 

■ l’autre album de bédé :

indice b 21 12 20  

 

La Tuerie, de Laurent Galandon et Nicolas Otero (Les Arênes BD) renvoyait aux abattoirs Kermené dont le site de Collinée, dit K2, est spécialisé dans la charcuterie et le jambon.

 

 

 

■ le portrait :

indice a 21 12 20 Il fallait reconnaitre Édouard Leclerc qui confirmait, si besoin était, que la Bretagne était bien concernée, et qui pointait plus particulièrement vers  le GALEC (Groupement d’Achats des Centres É.Leclerc), propriétaire depuis 1978 des abattoirs du Mené. On pourra à ce propos jeter un œil sur ce documentaire d’Emmanuelle Mougne (2007), Collinée, à l’ombre de l’abattoir, qui est présenté ainsi :

 

 

À Collinée, dans les Côtes d’Armor, le nombre d’étrangers avoisine les 10%, un taux considérable pour une commune de moins de 1000 habitants. L’abattoir de Kermené emploie près de 3 000 personnes. C’est l’unique employeur local. Il fait venir de la main d’œuvre bien au-delà du bassin d’emploi naturel. Au départ, dans les années 70, ils étaient pour beaucoup Maliens, aujourd’hui ils sont Portugais et surtout Roumains.

Collinée, à l’ombre de l’abattoir est un portrait de ce bourg à travers ses habitants. Collinée souffre de la déshérence des cadres et des professions intermédiaires et, de ce fait, périclite. Une certaine France se dessine, loin des centres urbains et proche à sa manière de l’Europe, version dumping social.

that's all folks

 

Les indices du mardi 22/20/2020

Jacques C. le premier, TRS le second, ont déjà résolu ma dernière devinette. Félicitations!

L’énoncé en était le suivant :

Il vous faudra trouver le nom d’une ancienne commune de France métropolitaine composé d’un mot dérivé de « lin » accompagné d’un mot décrivant l’environnement végétal dans lequel ce lin était cultivé.

Le nom de la nouvelle commune est fort simple : il désigne le relief de l’endroit.

Si vous vous attendiez à une marée d’indices, c’est raté : je n’en avais mené qu’un seul, mais qui valait pour deux!

indice a 20 12 20

Vous en voulez d’autres ? Bon :

■ un album de bédé (pour faire plaisir à TRS) :

indice b 21 12 20

■ un portrait :

indice a 21 12 20

Ah oui ! ultime précision : le toponyme à trouver est une francisation approximative du nom du lieu dans la langue régionale, aidée par une paronymie.

 

PS : la publication du billet  a lieu plus tôt que d’habitude. Si des « solutionneurs » tardifs s’en trouvent privés du podium virtuel, qu’ils veuillent bien m’en excuser.

Le lin et les linières

La culture du lin était fort répandue dans nos campagnes. À maturité, il était arraché, mis en gerbe et séché à l’air libre. Après quoi, on en broyait la tige ligneuse afin d’en séparer le fil du bois. Le fil brut ainsi obtenu était soumis au peignage qui permettait d’obtenir la filasse (brins de 60 à 90 cm), réservée au linge, et l’étoupe (brins de 10 à 15 cm), destinée aux toiles grossières. La dernière opération était le filage, c’est-à-dire la mise en fil continu de tous les brins obtenus. Celui-ci pouvait alors être mis en écheveau et livré au tisserand. (en savoir plus)

linFil de lin

On trouve le nom de la plante sous sa forme simple dans le nom de Lelin-Lapujolle (Gers, avec Lapujolle, diminutif de pujo, du latin podium, « hauteur ») mais le latin linus a été le plus souvent accompagné du suffixe -aria pour donner linaria d’où est issu le français linière, « terre où on cultive le lin ». C’est cette forme que l’on retrouve en plus grand nombre en toponymie (ne seront cités dans le billet que les noms de communes, ceux des lieux-dits étant bien trop nombreux) :

  • Liniers (Vienne, d’abord au singulier Linarius en 923), Linières-Bouton (M.-et-L., aujourd’hui dans Noyant-Villages, avec Bouton nom d’un ancien village voisin), Saint-Léger-de-Linières (M.-et-L.) et Liniez (Indre, de Lineriis en 1154) ;
  •  la palatalisation du n au contact du i est à l’origine des noms de Lignères (Orne), Lignières (Aube, Char., Cher, L.-et-C., Somme), L.-Châtelain (Somme), L.-en-Vimeu (id., avec Vimeu nom du pays arrosé par la Vimeuse, du latin vimina, « bois flexibles, osiers » tirés des saules la bordant ), L.-de-Touraine (I.-et-L.), L.-la-Carelle (Sarthe, avec Carel, nom du seigneur), L.-Orgères (May., avec Orgères du latin hordeus, « orge » et suffixe –aria), L.-Sonneville (Char., avec Sonneville du nom d’homme germanique Sunno et latin villa, « domaine agricole ») et L.-sur-Aire (Meuse).

Le diminutif  -ola est à l’origine de noms le plus souvent au pluriel : Lignerolles (Allier, C.-d’Or, Eure, Indre, Orne), Liernolles (Allier, Linayrolas en 1373) et Lignairolles (Aude). Les Neyrolles (Ain) doit son nom à une mauvaise coupure quand le li- de *Lineyroles a été pris pour l’article. Le nom de Lignereuil (P.-de-C.), noté Lineroles en 1136, a subi l’attraction des finales en –euil issues du gaulois –ialo.

Le diminutif -icula a fourni Lignoreilles (Yonne) noté Linerulas en 864 puis Linerolas en 889, après attraction des noms comme Lignerolles.

lignerolles cote d'or

Lignerolles (Côte-d’Or)

Le suffixe occitan -ar ( celui de segalar, « terre à seigle » et de milhaar, « terre à maïs ») a fourni le  nom  de Linars (Char.) ainsi que ceux de Linard-Malval (Creuse, avec Malval, « mauvaise vallée ») et de Linards (H.-Vienne) avec attraction des terminaisons en -ard.

Et voici un  jeu des 7 (ou plus) erreurs  avec ces deux vues de la grand-rue de Linards (H.-Vienne) prises à quelques années d’intervalle :

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Le suffixe collectif latin -etum a donné son nom à Lignareix (Corrèze).

Le suffixe collectif augmentatif occitan -às ( celui de segalàs, « terre à seigle ») est à l’origine des noms de Lias (Gers), Lias-d’Armagnac (id.) et de Berbérust-Lias (H.-P., avec Berbérust  du basque ust, « plateau » et d’un premier élément obscur). Le nom de Lies (H.-P.) suppose une chute du n intervocalique gascon (linas donnant lias) mais le e de Lies s’explique mal, l’attestation la plus ancienne datant de 1760 déjà avec la même graphie Lies. En revanche la prononciation locale est lias ce qui conforte l’hypothèse du linàs.  

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La devinette

Il vous faudra trouver le nom d’une ancienne commune de France métropolitaine composé d’un mot dérivé de « lin » accompagné d’un mot décrivant l’environnement végétal dans lequel ce lin était cultivé.

Le nom de la nouvelle commune est fort simple : il désigne le relief de l’endroit.

Un  indice :

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Réponse attendue chez leveto@sfr.fr

 

 

Machézal (répàladev)

Jacques C., TRA et LGF ont rejoint TRS pour former un quatuor de « solutionneurs » de ma dernière devinette. Bravo à tous les quatre !

Il fallait trouver la ligérienne Machézal, un hameau séparé en 1846 de Chirassimont pour devenir commune autonome.

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Un document du XVIè siècle, copie d’un texte du XIè siècle, parle de l’ecclesie de Mastallo et de ChirassimonMastallo est sans doute à comprendre Mascallo, comme le laissent supposer les formes suivantes du nom : on trouve en effet écrit Malchazal en 1203 et Mala Casale en 1315.

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Dictionnaire topographique du département de la Loire de J.-E. Dufour (1946, réédition 2006)

Le nom évoluera jusqu’à Mas Chezal sur la carte de Cassini et enfin Machezal dès 1789.

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Carte de Cassini – feuillet 87 (Lyon) – 1761

La forme de 1315 ne laisse guère de doute : il s’agit d’une « mauvaise (mala) ferme, métairie (casale) » sans doute en comparaison avec Chirassimont, dont on a vu dans le billet consacré à casalis qu’il s’agissait d’une ancienne « métairie (casale) de Simon ».

Le mauvais aspect du hameau est encore signalé par Théodore Ogier en 1856 :

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La France par cantons et par communes – département de la LoireTome III – Théodore Ogier – 1856

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Les indices

  • la demande en mariage :  « En haut de la Montagne de Tarare, où il y avait une chapelle appelée Sienne, le roi François Ier reçut Jacques V d’Écosse qui, après force civilités lui demanda la main de sa fille Magdelaine », écrit Martin du Bellay dans ses mémoires. La demande se fit au hameau dit La Chapelle de Sienne, où avait été construite une chapelle dont il ne reste rien. 

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Les fouilles du tumulus de Machézal Antoine Vachez – Lyon, 1873

Le mariage eut lieu en janvier 1537 mais Madeleine mourut en juillet de la même année. Deux de mes lecteurs, Jacques C. et LGF, m’ont fait remarquer que Madeleine n’était que la troisième fille de François Ier tandis que l’énoncé parlait de fille aînée (à l’instar de la fiche wikipedia consacrée à Machezal). C’est parfaitement exact d’un strict point de vue état civil mais, lors de la demande en mariage, ses deux aînées étant mortes, Madeleine se trouvait bien être la fille aînée du roi — encore vivante.

  • les prêtres réfractaires : le 11 février 1798, plusieurs centaines de paysans de Machézal et de la montagne de Tarare prirent la défense de cinq prêtres réfractaires conduits en déportation. L’escarmouche qui les délivra eut lieu à La Chapelle et fit plusieurs morts, dont un des prêtres, l’abbé Dulac. Toute l’histoire, fort bien documentée, se lit en suivant ce lien. Théodore Ogier (op. cit.) écrit à propos des Malécazaliens : « Les habitants furent parmi les plus nombreux parmi ceux qui tentèrent de mettre des obstacles à la déportation des ecclésiastiques ».
  • le repas : sur la route qui le conduisait à l’île d’Elbe après son abdication du 6 avril 1814, Napoléon Ier fit halte au relais de poste du Pin-Bouchain, hameau de Machézal. Il s’y étonna, auprès de Sophie Viallier, fille du tenancier, du prix de l’omelette : « Les œufs sont-ils si rares dans votre pays pour qu’ils soient si chers ? ». « Sire, ce ne sont pas les œufs qui sont rares ici, ce sont les empereurs », répondit-elle. L’anecdote est racontée avec gourmandise un peu partout et plusieurs autres auberges la revendiquent …

Pin Bouchain

  • l’épreuve sportive : le premier Tour de France cycliste, en 1903, proposa aux coureurs de pédaler de Paris à Lyon en suivant la route nationale 7 : le col de Pin-Bouchain, 885 mètres, fut ainsi le premier col jamais franchi par des cyclistes lors d’une course officielle. Bien d’autres ont suivi depuis.

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  • le portrait : il fallait reconnaitre Jacques V d’Écosse, futur gendre de François Ier.
  • le clin d’œil : les indices du mardi étaient précédés d’un « Les indices, nous voilà ! » rappelant une chanson tristement célèbre dont le premier mot pouvait évoquer, par une contrepèterie approximative, Machézal. Même pas honte.

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Les indices du mardi 15/12/2020

TRS est le seul à m’avoir donné la bonne solution à ma dernière devinette. Félicitations!

L’énoncé, un peu long, en était le suivant :

Il vous  faudra trouver une commune de France métropolitaine dont le nom est composé d’un dérivé de casale et d’un qualificatif dépréciatif.

Contrairement à Trochères, qui faisait l’objet de la dernière devinette, la commune à trouver aujourd’hui s’enorgueillit de deux anecdotes historiques documentées et d’une troisième dont l’authenticité est plus douteuse. Elles sont résumées ci-après dans l’ordre chronologique :

— Dans un hameau du village, qui porte le nom d’une chapelle aujourd’hui disparue, un monarque en rencontra un autre auquel il accorda la main de sa fille aînée, laquelle, hélas, mourut quelques mois à peine après le mariage.

— Pendant une période trouble de l’Histoire, les paysans du village libérèrent par la force plusieurs prêtres alors aux mains des gendarmes.

— S’étonnant de l’éventuelle rareté dans cette région des ingrédients qui seule pouvait justifier à ses yeux le prix élevé du repas pourtant très simple qu’on lui avait servi dans une auberge, un autre monarque se vit répondre que ce n’étaient pas ces ingrédients qui étaient si rares ici, mais les monarques.

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Les indices, nous voilà !

  • Une difficulté inédite fut proposée dans cette commune lors de la première édition d’une épreuve sportive particulière. Cela se passait il y a plus de cent ans et le même type de difficulté est proposé aujourd’hui dans le même genre d’épreuve partout dans le monde de façon courante.
  • un portrait :

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