Lorentzweiler (répàladev)

TRS signe son retour parmi nous en me donnant le premier, et de loin !, la bonne réponse à ma dernière devinette. LGF l’accompagne sur le podium. Bravo à tous les deux !

Il fallait trouver Lorentzweiler, canton de Mersch, dans le Grand-Duché de Luxembourg.

Le Luxembourg, c’est là :

luxembourg-gif

Et Lorentzweiler, c’est ici :

local Lorentzweiler

Lorentzweiler (Luerenzweiler en luxembourgeois) : on reconnait dans ce nom le germanique weiler désignant originellement un hameau, du latin villare, lui-même de villa, « domaine rural ». Il est ici précédé du nom Lorentz, en français Laurent, saint patron de la paroisse.

Le blason de la commune est taillé de gueules et d’or à un gril de mêmes et de l’un en l’autre posé en barre, accompagné en chef d’une main appaumée d’argent posée en fasce le poignet à dextre, en pointe d’un ours passant de sable sellé de gueules.

Il est représenté ainsi sur le site de la commune :

blason Lorentzweiler

et représenté de la même façon partout ailleurs.

Ma science héraldique n’est sans doute pas absolue mais je sais quand même qu’une pièce « posée en fasce » est une pièce longue posée horizontalement (cf. ici). En conséquence, la main aurait dû être horizontale, le poignet à gauche (à dextre si on se met à la place du chevalier qui tient l’écu devant lui).

Tentative de rétablissement du blason authentique :

commune-lorentzweiler-1

Pourtant, dans le blason présenté par la commune, la main est verticale et le poignet en bas ! Fi !

Les explications données par le même site municipal sont en revanche correctes :

Le champ taillé de gueules et d’or provient des armes des anciens comtes de Meysembourg (…), seigneurs à Blaschette, qui exerçaient des siècles durant les fonctions de voué à Lorentzweiler, tandis que l’abbaye St. Willibrord d’Echternach est confirmée comme seigneur foncier à Lorentzweiler (…) depuis les origines. La main d’argent se rapporte à ces faits. (…)

L’ours passant et sellé évoque les armes de l’abbaye St. Maximin de Trèves attestée comme seigneur foncier à Hunsdorf (…) depuis 853. (…)

Le gril faisant ici allusion au nom de la commune (armoiries parlantes) est l’attribut reconnu de St. Laurent, patron paroissial à Lorentzweiler.

Mersch (Miersch en luxembourgeois) : le premier nom Marisch attesté en 853 pourrait provenir du nom d’homme latin Marcius accompagné du suffixe –acum ou, plus vraisemblablement du latin marisca, « marécage », qui correspond bien à la topographie.

garelorentzweiler

cdl6

Les indices

■ le blason dans l’énoncé : l’« ustensile de cuisine » pour le gril sur lequel périt saint Laurent, l’« animal sauvage muni d’un accessoire inattendu » pour l’ours sellé et le « symbole d’une prestation de serment » pour la main appaumée.

indice a 17 07 2022 ■ cette forêt devait faire penser à l’ancien département français des Forêts qui exista du 1er octobre 1795 au 30 mai 1914 et qui comprenait la plus grande partie de l’ancien duché de Luxembourg. La photo représente vraiment une forêt luxembourgeoise.

indice a 19 07 2022 ■ il fallait reconnaître un grand-duc, bien sûr, pour chercher dans le Grand-Duché de Luxembourg.

Les indices du mardi 19/07/2022

Ma dernière devinette, peut-être trop difficile, n’a pas trouvé preneur.

L’énoncé ? Le voici :

Il vous faudra trouver une commune dont les armes sont parlantes de manière indirecte par la représentation d’un ustensile de cuisine.

On voit également dans ce blason un animal sauvage muni d’un accessoire inattendu (pour les seigneurs) ainsi que le symbole d’une prestation de serment (pour l’abbaye).

Le nom du chef-lieu du canton où est située cette commune signifie, selon l’étymologie la plus vraisemblable, que la terre y était marécageuse tandis que, selon une autre hypothèse, il s’agirait d’un dérivé d’un nom d’homme latin.

 Un indice, pour le département :

indice a 17 07 2022

 mais méfiez-vous …

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Les indices

■ le nom de la commune à trouver comporte celui d’un saint.

■ le département dont il est question est historique.

■ et donc

indice a 19 07 2022

Réponse attendue chez leveto@sfr.fr

La devinette du dimanche

Trop occupé en cette fin de semaine caniculaire pour écrire un billet, je ne peux que vous proposer ce soir une devinette qui devrait permettre aux accros de patienter un peu.

Il vous faudra trouver une commune dont les armes sont parlantes de manière indirecte par la représentation d’un ustensile de cuisine.

On voit également dans ce blason un animal sauvage muni d’un accessoire inattendu (pour les seigneurs) ainsi que le symbole d’une prestation de serment (pour l’abbaye).

Le nom du chef-lieu du canton où est située cette commune signifie, selon l’étymologie la plus vraisemblable, que la terre y était marécageuse tandis que, selon une autre hypothèse, il s’agirait d’un dérivé d’un nom d’homme latin.

 Un indice, pour le département :

indice a 17 07 2022

 mais méfiez-vous …

Réponse attendue chez leveto@sfr.fr

Faoug, CH (répàladev)

Personne n’a rejoint TRA et LGF qui restent donc les seuls « solutionneurs » de ma dernière devinette. Bravo à eux ! Il fallait trouver Faoug (wiki), une commune du canton de Vaud, chef-lieu Lausanne, sur les bords du lac de Morat, en Suisse.

En principe, depuis ce billet, vous savez où se trouve la Suisse.

Le canton de Vaud, c’est là : carte-de-la-suisse-19 Et Faoug, au bord du lac de Morat, c’est ici :

Lac Morat

Faoug : Les formes anciennes du nom sont Fol (1228), apud Phawen (1250), de Foz (1441), de Folz (1453), underthanen von Pfauwen (en allemand, en 1520), Foulz (1572) et enfin Faoug (1652). Ce toponyme provient du latin fagus, « hêtre » et par extension « forêt de hêtre ». La graphie actuelle est une réfection étymologique savante (qu’on peut juger maladroite).

Le blason est parti d’argent au paon rouant au naturel sur un mont de sinople, et de gueules au hêtre arraché de sinople. Ces armoiries figurent déjà sur un sceau communal de 1713. Armoiries_Faoug Il s’agit d’armes parlantes : le nom allemand du village est en effet Pfauen, rapproché par paronymie de Pfau, « paon », tandis que le nom français est issu de l’ancien français fou, « hêtre », comme on l’a vu.

(Le dessin du blason est issu du site l’Armorial des villes et villages de France, avec l’aimable autorisation de son auteur, Daniel Juric).

Morat (alémanique et allemand Murten) : la plus ancienne attestation  de ce toponyme est la forme latine tardive Muratum en 516, à laquelle correspond la forme romane Murat en 1033 et 1228, que continue la forme actuelle Morat. L’adjectif Murtenus, attesté en 1032 dans l’expression Castra Murtena, permet de postuler une forme syncopée *Murtum à l’origine de l’alémanique Murtem, attesté depuis 1238. Le participe latin muratus, « muré, entouré de murs », convient bien pour désigner la ville de Morat, qui a gardé jusqu’à présent, non sans quelques réfections, ses vieux remparts. les_remparts_de_morat

Néanmoins, en 2010, Wulf Müller conteste cette étymologie et envisage une nouvelle hypothèse basée sur une racine hydronymique *murr– et sur la présence d’un ruisseau à l’emplacement supposé du premier établissement (NRO, n°52) (un ruisseau, près d’un lac, en Suisse ? Tu m’étonnes !).

Morat est célèbre par la victoire qu’y remportèrent les confédérés suisses sur Charles le Téméraire en 1476, mettant fin aux velléités expansionnistes bourguignonnes.

Lausanne : Le nom est attesté depuis l’époque romaine sous les formes latines Lausanna, Losonna, Lousonna. Comme celui d’autres localités, comme la Lausenaz, la Lausannaz, la Lauzanne, la Lozanne, etc. qui se trouvent toutes en Suisse romande, en Haute-Savoie, dans les régions de l’Ain et du Rhône, ainsi que dans les Alpes piémontaises, le nom de Lausanne est issu d’un nom commun *lausa, « pierre plate, dalle, ardoise ». Le suffixe est à rapprocher de la racine hydronymique celtique –onna. L’occitan lausa est dérivé d’un thème pré-latin *lav, « roche glissante », suffixé en *lavisa dont le i bref est tombé avant le passage du v latin prononcé w au v français, d’où *lawsa donnant lausa. Le même pré-latin *lav a donné le latin labi, « glisser » et labes, « éboulement », d’où l’italien lava emprunté par le français « lave ».

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Les indices

indice a 29 05 2022 ■ comme pour la devinette concernant Flims, Guillaume Tell suivait le chemin vers la Suisse. Les plus attentifs auront remarqué les lauses dont est pavé ledit chemin. indice a 12 07 2022 ■ il fallait reconnaître un buste de Maurice Béjart, mort en 2007 à Lausanne, dont il était Bourgeois d’honneur.

Les indices du mardi 12/07/2022

TRA et LGF peuvent pavaner : ils ont déjà résolu ma dernière devinette !

L’énoncé en était le suivant :

Il vous faudra chercher et, si possible, trouver une commune dont le blason parle deux fois : une première, respectueuse de l’étymologie, en montrant un arbre et une seconde, dans une langue régionale, en montrant un volatile.

Cette commune est située sur la rive d’un lac qui porte le nom d’une commune plus importante dont le nom rappelle qu’elle était ceinte de remparts dont il reste de nombreux vestiges (mais une hypothèse plus récente mais peu suivie parle d’un hydronyme indo-européen).

Une bataille qui porte le nom de cette deuxième commune permit aux habitants de repousser définitivement les velléités de conquête de leur très puissant voisin en lui infligeant une cuisante défaite et une déroute dont il ne se relèvera pas.

Le chef-lieu du canton où se trouve la commune qu’il convient de trouver porte quant à lui un nom issu d’un mot gaulois désignant une certaine pierre accompagné d’un suffixe hydronymique.

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Les indices du mardi

■ pour la région :

indice a 29 05 2022

■ pour le chef-lieu de canton :

indice a 12 07 2022

Réponse attendue chez leveto@sfr.fr

… de quelques autres blasons parlants

Quand y en a plus, y en a encore ! pourrait-on dire à propos des blasons parlants.

Mais ne vous affolez pas !, je ne vous en propose que trois qui ne sont que des prétextes pour la devinette du jour.

Folpersviller (à Sarreguemines, Moselle)

 

Le blason de ce quartier de Sarreguemines (Moselle), commune à part entière jusqu’en 1970, est coupé de gueules à la tour accostée de deux alérions d’argent, et d’or au renard de sable.

FOLPERSVILLER-57

 

Ce blason est parlant de manière savante, si on se souvient que « renard » se dit vulpes en latin. La tour rappelle celle où son père avait enfermé sainte Barbe, patronne de la paroisse.

Les formes anciennes du nom, Volbarlzwiller (1126) et Volpretaswilre (1179) sont formées sur l’anthroponyme germanique Folcbrat associé au germanique willer, du latin villare, « domaine rural ».

Weislingen (Bas-Rhin)

Le blason de cette commune est parti : au premier coupé au I de gueules au chevron d’argent et au II d’or plain, au second d’argent au rameau de tilleul fruité de sinople.

WEISLINGEN-67

C’est par le tilleul que parle ce blason, mais il ne parle qu’en alsacien où des Weisse Linden sont des « tilleuls blancs ». Le chevron d’argent sur fond de gueules posé sur de l’or plain correspond aux armes des seigneurs de La Petite-Pierre qui administrèrent la commune jusqu’en 1789.

Selon A. Dauzat & Ch. Rostaing (DENLF*), le toponyme serait formé sur le nom d’homme germanique Wizzilo accompagné du suffixe –ingen. En l’absence de forme ancienne antérieure à 1600 (un Dictionnaire topographique du Bas-Rhin n’existe pas), ni E. Nègre ni les auteurs dont les ouvrages figurent sur mes étagères ne s’aventurent à proposer quoi que ce soit. On notera que la page wiki (Histoire) semble tenir pour acquise l’étymologie selon des tilleuls blancs (mais c’est wiki, n’est-ce-pas?).

Eberbach-Seltz (Bas-Rhin)

Les armoiries d’Eberbach, de sinople aux trois hures de sanglier d’argent, ne peuvent être comprises comme armes parlantes que si on sait qu’en dialecte local ou en allemand eber signifie le « sanglier ».

EBERBACH_SELTZ-67

Eberbach doit son nom à un ruisseau, affluent gauche de la Sauer à Seltz, qui doit le sien à celui d’un homme germanique Ebero suivi du germanique bach, « ruisseau ».

Avec sala, « sel », les Gaulois avaient fondé Saleso au IIIè ou IIè siècle av. J.-C, qui sera latinisé en Saletio sous l’empire Romain avant de devenir simplement Seltz (B.-Rhin — sans rapport avec l’eau de Seltz).

*Les abréviations en gras suivies d’un astérisque renvoient à la bibliographie du blog, accessible par le lien en haut de la colonne de droite.

Les dessins de blasons sont issus du site l’Armorial des villes et villages de France, avec l’aimable autorisation de leur auteur, Daniel Juric.

 Les billets concernant les  blasons parlants font l’objet d’une « catégorie » spécifique  qu’on peut sélectionner dans la colonne de droite.

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La devinette

Il vous faudra chercher et, si possible, trouver une commune dont le blason parle deux fois : une première, respectueuse de l’étymologie, en montrant un arbre et une seconde, dans une langue régionale, en montrant un volatile.

Cette commune est située sur la rive d’un lac qui porte le nom d’une commune plus importante dont le nom rappelle qu’elle était ceinte de remparts dont il reste de nombreux vestiges (mais une hypothèse plus récente mais peu suivie parle d’un hydronyme indo-européen).

Une bataille qui porte le nom de cette deuxième commune permit aux habitants de repousser définitivement les velléités de conquête de leur très puissant voisin en lui infligeant une cuisante défaite et une déroute dont il ne se relèvera pas.

Le chef-lieu du canton où se trouve la commune qu’il convient de trouver porte quant à lui un nom issu d’un mot gaulois désignant une certaine pierre accompagné d’un suffixe hydronymique.

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Gannat (répàladev)

TRA et LGF ont résolu ma dernière devinette. Félicitations à tous les deux !

Il fallait trouver Gannat, en Limagne bourbonnaise, dans le département de l’Allier.

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Gannat : la première mention de ce nom apparait sur une monnaie mérovingienne sous la forme Vaddinacum. Elle est suivie par Gatnacus au Xè siècle et par Gatnacensi en 984. On reconnait dans ce nom un nom propre germanique, Watenus (TGF*) ou Wadin (DENLF*), accompagné du suffixe –acum.

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le blason actuel de Gannat est écartelé, au premier et quatrième d’azur au gantelet dextre appaumé d’argent, au deuxième et troisième d’argent au chardon tigé et feuillé de sinople, fleuri de pourpre.

Blason GANNAT

La signification des chardons ne fait aucun doute : il s’agit d’un emblème des ducs de Bourbon, anciens seigneurs du Bourbonnais où se situe cette partie de la Limagne, dite Limagne bourbonnaise. C’est le duc Louis II, le premier des Bourbons à adopter le chardon comme plante emblématique, qui confirma en 1367 les franchises accordées à Gannat par Archimbauld VIII en 1236 et on pense que le blason de Gannat date de cette époque-là.

La présence des gantelets est plus mystérieuse mais a fait naître une explication donnée comme fantaisiste par certains : la ville aurait eu comme devise Qui s’y frotte s’y pique si gant n’a, S’y pique qui gant n’a ou encore N’y touche si gant n’as,  devenue aujourd’hui  « Nul ne s’y frotte si gant n’a ». On doit supposer que dans la prononciation ancienne la première syllabe devait encore être nasalisée en Gan-nat.

devise gannat bis

( La Loire historique etc. par G. Touchard-Lafosse, 1851)

Limagne : Le latin limus, formé sur une base gauloise lem-, lim -, « marais, vase », qui a donné « limon » (cf. ce billet), est à l’origine du nom de la Limagne, Pagum Lemanium chez Sidoine Apollinaire et Arverniam Lemanen chez Grégoire de Tours. Ce dernier vante le charme de la région (tantae jocunditatis gratia) et explique qu’elle est revêtue de champs et nue d’arbre : la grande richesse du pays, due à l’abondance de l’eau et à la fertilité de la terre volcanique, est déjà certaine à l’époque. Cependant, au milieu de la Limagne, les marais règnaient en maîtres, d’où son nom gaulois.

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Les indices

indice b 05 07 2022 ■ Sandrine Bonnaire est née à Gannat.

indice c 05 07 2022 ■ un bourbon appelé Duke, what else?

*Les abréviations en gras suivies d’un astérisque renvoient à la bibliographie du blog, accessible par le lien en haut de la colonne de droite.

Le dessin du blason est issu du site l’Armorial des villes et villages de France, avec l’aimable autorisation de leur auteur, Daniel Juric.

Les indices du mardi 05/07/2022

Personne n’a encore résolu ma dernière devinette. L’énoncé en était le suivant :

Il vous faudra trouver une ville dont le blason montre un objet dont le nom rappelle celui de la ville, accompagné d’un végétal emblème des seigneurs de la région. L’objet comme le végétal y sont représentés en double exemplaire sans raison apparente.

L’objet lui-même était mentionné sur une des portes de la ville dans une adresse calembouresque destinée aux visiteurs.

Cette ville doit son nom à celui d’un homme germanique.

Elle est située dans une région naturelle qui doit le sien à la qualité de sa terre.

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Les indices

■ une « devise » :

indice b 05 07 2022

■ et … à la vôtre !

indice c 05 07 2022

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Villecroze et Tourtour (les répauxdev)

 

Seul Hibou Bleu a trouvé les réponses à ma dernière devinette. Bravos !

Il fallait trouver Villecroze et Tourtour, deux communes du canton de Salernes dans le Var.

Villecroze

Les armes de la ville sont de gueules à deux villes fortifiées d’argent, passées en sautoir

 

Ces armes sont parlantes par le fait que les deux villes sont croisées en sautoir. Comme pour de nombreuses communes, son blason lui a sans doute été imposé par Charles d’Hozier lors de la création de l’Armorial général de France en 1696. (malgré mon aimable message, la mairie n’a toujours pas modifié son site : pour elle, son blason reste encore mystérieux …).

Mise à jour 15/05/2021 : tout vient à point à qui sait attendre. J’ai reçu ce mail de la mairie de Villecroze :

Monsieur,

C’est avec beaucoup de retard que je réponds à votre message sur l’héraldique que vous avez eu la bonté de nous adresser le 20 avril dernier via le formulaire de contact de notre site internet.

J’ai pu rectifier ce qui apparaissait sur notre site et, comme il n’est jamais trop tard pour bien faire dit-on, j’en profite pour vous remercier de votre démarche.

J’ai également fait suivre votre mail à la personne s’occupant de l’office de tourisme car ce sont des questions que les visiteurs soulèvent parfois.

Vous souhaitant bonne continuation,

Cordialement, Muriel Mathelet, Bibliothèque municipale de Villecroze

83690 VILLECROZE

 

 

Les formes anciennes sont de ipsa fonte Crosa en 1011 et Villa Crosa en 1035, d’après l’occitan villa, « village » et croso, « creux, grotte, ravine, abîme » (l’adjectif *cròs, *cròsa n’est pas attesté). Le village a emprunté son épithète à la fons crosa, « source encaissée ».

 

Tourtour

Le blason de la ville est d’azur aux deux tours d’argent rangées en fasce, chacune surmontée d’une étoile d’or :

C’est bien entendu le « bégaiement » du toponyme qui est représenté par ce blason.

Deux hypothèses ont été avancées pour justifier ce dessin. À l’époque où il a été établi, toujours par Charles d’Hozier, la famille de La Tour possédait le château médiéval et la tour de Grimaud, soit deux tours. Selon une autre hypothèse, le toponyme viendrait du mot *tür, « sommet », d’origine pré-indo-européenne ; or, Tourtour possède bien deux sommets : l’église Saint-Denis à l’Est et le vieux château médiéval à l’ouest, ce qui aurait donné Tör puis Tourtour.

En réalité, les formes anciennes du nom — Tortor au XIIè siècle, de Tortorio en 1113, de Tortoz en 1246 et Tortoris en 1511 — orientent vers un nom d’homme latin *Turturius.

De tout cela, la mairie ne parle pas.

 

♦♦♦

Les trois indices du mardi concernaient Salernes, le chef-lieu du canton qui complète la triplette.

Salernes est blasonnée de gueules à la tour d’or donjonnée de trois pièces, ouverte du champ, maçonnée et ajourée de sable : trois donjons, soit une tour de plus que pour Tourtour.

 

Enfin, l’hexagone couleur rouge brique devait faire penser aux tomettes provençales qui ont longtemps été la spécialité de Salernes.

 

Les dessins de blasons sont issus du site l’Armorial des villes et villages de France, avec l’aimable autorisation de leur auteur, Daniel Juric.

Les indices du mardi 20/04/2021

Personne ne m’a encore donné les bonnes réponses à ma dernière devinette dont je recopie l’énoncé :

Il vous faudra trouver les noms de deux communes d’un même département de France métropolitaine dont les armes sont parlantes en jouant sur les noms de constructions humaines différentes.

Le premier blason joue sur la façon dont sont disposées les constructions l’une par rapport à l’autre tandis que le second joue sur leur nombre.

Le premier toponyme fait en réalité référence au relief concave de l’endroit tandis que le second, plutôt que d’un relief convexe comme le dit wikipedia, est dérivé d’un nom de personne roman.

Les deux communes sont distantes d’à peine plus de deux kilomètres à vol d’oiseau mais de six kilomètres par la route.

Le département a une façade maritime.

Et je rajoute ces indices :

■ les deux communes font partie d’un même canton de trois communes dont elles ne sont pas le chef-lieu ;

■ on voit sur les armoiries du chef-lieu de canton la même construction que sur celles de la deuxième commune, mais en un exemplaire de plus ;

■ et toujours pour le chef-lieu de canton :

Réponse attendue chez leveto@sfr.fr