Bololo et autres bordels

Sur une idée de Jacques C.

Il n’aura échappé à personne qu’Édouard Philippe, premier ministre de la France, a déclaré, le 14 novembre dernier, à propos de la future action des  « gilets jaunes » :  « Celui qui se dit : « Ah bah tiens ! je vais bloquer ici, ça va être formidable, ça va mettre le bololo partout », il prend un risque s’il ne respecte pas la loi. »

Point n’est besoin d’être expert pour comprendre que « bololo » est  ici employé par  euphémisme à la place de « bordel » ( d’autant que le ministre semble commencer par dire « b… » avant de se reprendre et dire « bololo » ). Consciencieusement, et trop contents d’avoir quelque chose à dire sur la forme de cette intervention plutôt que sur le fond, les journalistes ont appris et nous ont fait savoir que Bololo était le nom d’un quartier de N’Djamena et que le ministre avait appris ce mot lors de son service militaire effectué dans l’artillerie en 1994.

Dans son numéro de janvier 2010, Terre Information Magazine, relevant de la Délégation à l’information et à la communication de la défense (ils ont rajouté « à l’information » pour éviter l’acronyme D.C.D.qui aurait pu saper le moral des troupes ), expliquait à propos de bololo :

Sans rapport aucun avec certains atours féminins, ce terme des OPEX en Afrique désigne un capharnaüm, une situation confuse et désordonnée. Il tire son origine d’un quartier délabré de N’Djanema, la capitale du Tchad.

( on notera au passage l’humour de nos soldats, comme celui des Norvégiens qui signalent la possible traversée de rennes au milieu du désert tchadien, en bas à droite du même magazine. Ah ça ! On rit chez les gens d’armes !).

C’est donc bien ça, un bololo : « une situation confuse et désordonnée ».

Le Petit Futé 2017/2018 consacré au Tchad nous apprend que le quartier Bololo

« tire son nom des boues et marécages de cette zone qui servait de carrière pour la construction des maisons et comptait donc de nombreux cratères boueux » .

On voit bien là le désordre, la confusion, n’est-ce pas ? et on comprend que les militaires en aient fait un synonyme de « désordre ». Non ? Allons plus loin, donc :

Dans son ouvrage Sagaies ( éd. Saint-Germain-des-Prés, 1978) Laureine Valtis précisait :

Bololo : quartier des boites de nuit et des cafés à N’Djamena.

Nul besoin d’avoir fait son service militaire pour comprendre ce qui se cache derrière ces boites nuits et cafés : des lieux de prostitution, des bordels.

CQFD : le premier ministre craignait que les gilets jaunes ne foutent le bordel.

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( PS: il semblerait que ce quartier ne soit plus aussi délabré que ça …)

Mais, au fait, comment et quand s’est fait ce parallélisme sémantique entre lieu de prostitution et désordre ?

À tout seigneur, tout honneur : je commencerai par le bordel lui-même, ferai un détour par les lieux de désordre et terminerai par quelques toponymes devenus synonymes de bordel ou désordre, le tout en restant dans le registre familier voire argotique.

Le bordel

Le francique *bord, « planche », par l’intermédiaire de son pluriel *borda, a donné l’ancien français borde et son diminutif bordel ( attesté avant 1105 ) désignant une petite maison, une cabane. faite de planches. Ce sens étymologique est sorti d’usage au XVIè siècle mais reste présent, au pluriel, en toponymie ( Les Bordes, Bourdeaux, Bourdeilles …) pour désigner d’anciens villages de cabanes.

Le sens spécialisé de « maison de prostitution » est né vers 1200 quand les prostituées ne pouvaient effectuer leur commerce qu’à l’écart. C’était notamment le cas dans les ports et, à Paris, hors de l’enceinte de Philippe Auguste, où les bordes des prostituées formaient un quartier réservé appelé bordeau diminué en bordel. Devenu très vite trivial, le mot a été remplacé par des euphémismes comme « maison close, de tolérance…» mais son emploi est resté très vivant dans le langage courant. La surveillance très étroite exercée par la police sur ces établissements à partir du Ier Empire ( prostitution règlementée et naissance de la Brigade des mœurs en 1804  ) a fait que « bordel » a désigné, par allusion à la situation antérieure, un lieu où règne le désordre, le tapage. Par extension, il se dit sans connotation de désordre d’un ensemble d’objets, souvent sous la forme « tout le bordel ».

Bordel a de nombreux synonymes argotiques partageant pour la plupart  le double sens de lieu de prostitution et de désordre. En voici quelques uns, toujours en rapport avec un « lieu » :

  • bobinard : ( 1900) de Bobino, nom d’un pitre aux plaisanteries grossières, puis nom d’un établissement de spectacles populaires, à Paris, rue de la Gaîté.
  • boxon : ( 1837 ) de l’anglais bocson, « cabaret », lui-même de box, « salon particulier dans un café ».
  • bocard : ( 1821 ) variante de boucard ou bouclard, « boutique ».
  • boui-boui : d’abord théâtre de bas étage accueillant pitres et marionnettes (1854), café chantant ( 1871 ) puis maison de prostitution (1977) et, enfin, restaurant bon marché ( 1983). Sans doute issu du redoublement à caractère onomatopéique du cri des pitres ou des marionnettistes.
  • bouic ou bouis : emprunté (1807) au parler bressan, où ce mot désigne un local pour oies et canards. Le lien avec le précédent n’est pas assuré.
  • bousin : ( 1790) de l’anglais bousing ( ken ), « cabaret », lui-même de to bouse, « s’enivrer » ( anglais moderne to booze ) et ken, « lieu mal famé » ( apocope argotique de kennel, « chenil »).
  • casbah : ce mot issu de l’arabe maghrébin qǎbǎh  ( arabe classique qǎsǎbǎh ), «  forteresse  », a été introduit en français sous la forme casouba en 1813 puis, dès la prise d’Alger en 1830, sous sa forme actuelle, pour désigner la partie haute et fortifiée d’une ville arabe. Il a désigné une maison close et, plus particulièrement, la chambre où se tenaient les prostituées en attendant le client.
  • claque : ( 1883) d’origine obscure, sans doute à rapprocher de claqueur et claquedent, « misérable, gueux, souteneur ».
  • clandé : ( 1948) apocope post- Marthe Richard de clandestin.
  • lupanar : ( 1532) Rabelais écrit lupanare cf. le latin lupanar, de lupa, « louve », au sens figuré de «  prostituée  ».

Le désordre

  • le souk : de l’arabe sūq. D’abord zoco ( du Maroc), repris de l’espagnol dès 1636, puis soc ( d’Alger) et enfin souk ( d’Arabie), ce mot désignait, dès 1835, un marché des pays de l’Islam, un marché couvert réunissant, dans un dédale de ruelles, des boutiques et ateliers de toute espèce. Le sens de « lieu où règne le désordre, l’agitation, le bruit » ne date que du milieu du XXè siècle ( Mort à crédit, Céline, 1936).
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Le soukh de Marrakech

Après guerre, le quartier parisien de la Goutte d’Or, haut lieu de la basse prostitution, accueille des travailleurs arabes, notamment des Algériens surnommés avec mépris « bicots » ou « sidis »: le sud du quartier deviendra un quartier arabe et prendra le surnom méprisant et raciste de souk.

  • le bazar : du persan bāzār, « marché public ». On trouve dès 1432 en français  la forme bathzar, « marché public oriental » ; la forme bazar apparait en 1546 sans doute  sous l’influence du portugais bazar attesté en 1544. Le mot s’appliquera en 1816 à un magasin, une boutique, etc. où on vend toutes sortes d’objets ( quincaillerie, mercerie, etc.).  Le sens d’ensemble d’objets hétéroclites date de 1842 et celui de lieu, de maison en désordre, de 1866. Bazar désignera, dès 1841 et par euphémisme pour bordel, une maison de tolérance, mais cet emploi est sorti d’usage.
  • le bin’s ou binz : ce mot est apparu en 1950 à la suite de cabin’s ( 1893 ) résultant de l’apocope de « cabinets ». En argot militaire, il désignait un travail pénible ( la corvée de « chiottes » ), une situation confuse, un « merdier » et le sens est passé en langage familier, un peu adouci par la proximité de l’anglais business devenu « bisness, biseness ou bizeness », tandis que la notion de racolage, prostitution apparait en argot, cf. le turbin.

Les toponymes

Comme Bololo, d’autres noms propres de lieux ont été utilisés pour désigner, en langage populaire, le lieu de prostitution, le bordel ou le désordre.

  • capharnaüm : utilisé dans une mazarinade en 1649 pour désigner une prison, ce mot sera repris par Balzac en 1833 au sens de « lieu renfermant des objets entassés confusément » d’où aussi « lieu de désordre et de débauche ». Il s’agit du nom d’un village de pêcheurs en Galilée, cité à plusieurs reprises dans les Évangiles, où Jésus attira devant sa porte un attroupement hétéroclite de malades.
  • bousbir : attesté au début du  XXè siècle, ce mot désigne le « quartier réservé » ( à la prostitution ) des villes d’Afrique du Nord. Quand le Maroc devint un protectorat français en 1912, il fut décidé de confiner la prostitution dans des quartiers particuliers faciles à contrôler, dans le but d’éviter la propagation des maladies comme la syphilis dans les troupes coloniales. Ainsi, à Casablanca, sur les terrains loués à un diplomate français nommé Prosper Ferrieu, sera bâti un quartier que le parler local désignera par Derb Bousbir  (littéralement « quartier Prosper »).

bousbir

  • chabanais : d’abord « maison de prostitution » dès 1852, ce mot désigne ensuite et notamment avec Courteline « un grand désordre, un scandale, un vacarme ». Il tient son nom d’une maison close sise au numéro 12 de la rue Chabanais à Paris, qui deviendra fort célèbre après 1878. Les maisons moins courues se contentaient de leur numéro dans la rue pour se faire connaitre comme le 106 ( rue de la Chapelle ) ou de leur enseigne comme Le Clair de lune (rue de la Charbonnière), etc.
  • Bronx : « Surnom donné à une zone, un quartier, un endroit, qui, à l’image du quartier éponyme américain, présente des dégradations urbaines et où règnent le chômage, l’insécurité, le crime, la délinquance, la drogue et d’autres maux ». Le nom du quartier new-yorkais « provient de Jonas Bronck, un émigrant suédois qui fut le premier à coloniser cette zone au XVIIe siècle. »
  • la zone : ce mot a d’abord désigné « les faubourgs misérables d’habitations précaires construites sur les glacis des dernières fortifications de Paris, avant leur démantèlement, en 1919, puis sur l’emplacement de ces fortifications, après leur démolition» puis un « faubourg misérable, une banlieue souvent pauvre et mal aménagée » d’une grande agglomération urbaine.  On dit « c’est la zone, ici !» pour « c’est le désordre total! ».

Ceux qui veulent en savoir plus sur Les mots de la stigmatisation urbaine n’ont qu’à suivre le lien.

Les devinettes

  • et d’une :

Sur le modèle du boulevard Saint-Michel parisien devenu le bien connu Boul’ Mich’ ( 1878 ) ou du boulevard Saint-Germain devenu le moins connu Boulger’ (1888) qui n’étaient pas particulièrement des lieux de prostitution, on a connu La Quincampe, apocope de rue Quincampoix ( Paris, IIIè et IVè ) bien réputée, elle, pour sa prostitution. Un autre boulevard, arpenté par des prostituées, est appelé de deux manières différentes, l’une par apocope, l’autre par aphérèse. Quel est-il ?

Un indice :

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  • et de deux :

On a vu que la rue Chabanais avait donné un mot présent dans certains dictionnaires ( Le Robert, le Larousse de l’Argot …) au sens de maison de prostitution. D’autres maisons sont restées célèbres, comme le One-Two-Two, mais ne sont pas pour autant devenues noms communs.

Pourtant, une autre maison de prostitution, dans une ville de province cette fois, a vu naguère son nom devenir synonyme de bordel. Aujourd’hui absent des dictionnaires habituels dans cette acception, quel est ce nom ?

Un indice, au moins :

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Des huttes, des bordels et d'autres cabanes.

Interrogé naguère en mode privé par TRS à propos des « bories » du Lubéron qui ne sont en réalité que des cabanons, je vous propose aujourd’hui un billet sur les toponymes issus du nom d’habitations modestes voire provisoires ( sont donc exclus les mas, les villas, les maisons …).

Nos ancêtres les Gaulois, du moins les plus humbles d’entre eux, habitaient des cabanes en bois appelées attegia. C’est ce mot que l’on retrouve à Athée ( C.-d’Or, I.-et-V., May.) et dans les multiples Athis (Somme, Marne, Orne) dont Athis-Mons (Essonne). Muni d’un préfixe différent, aretegia a donné son nom à Arthies (Val-d’Oise) .

Nos ancêtres les Romains et les Gallo-romains avaient deux mots pour ces modestes habitations. Le premier, caespes, qui désignait d’abord une motte herbue puis, par métonymie, la hutte sur laquelle on la construisait, se retrouve à Sospel ( Alp.-Mar.). Le deuxième, capanna, désignait en bas-latin une hutte et a donné notre « cabane ». On retrouve ce nom à Cabanès ( Aveyron), Cabannes ( B.-du-R.) ainsi qu’à La Chabanne (Allier), à Chabanais (Char.), à Chavannaz (Sav.) et à Chevanne(s) ( C.-d’Or, Loiret, Yonne, etc.) et dans un nombre important de lieux-dits et hameaux. Plus tard, le bas latin barrum, « boue, pisé », ou un dérivé de barra, «barre », ont donné barraca, à l’origine de notre «baraque ». On retrouve ce mot dans de nombreux micro-toponymes comme La Baraque-du-Cheval-Mort en Lozère, pour n’en citer qu’un. On pense généralement que ces baraques étaient un habitat rudimentaire occupé par le berger transhumant ou par le voyageur.

Nos ancêtres les Germains appelaient bord une cabane en planches ( cf. l’allemand bort et l’anglais board, « planche » ). C’est ce mot qui a donné l’ancien français borde, « petite maison en planches » et son diminutif bordel, dont le sens actuel, apparu dès le XIIè siècle quand l’exercice de la prostitution fut relégué hors les murs des villes dans des cabanes ou masures isolées, ne s’est imposé qu’au XVIè . Ce mot avait auparavant produit de nombreux toponymes du genre La (Les) Borde(s) avec des variantes comme Lasbordes (Aude), … Le diminutif « bordel » se retrouve, lui, dans Bordeaux ( Loiret, S.-Mar.), Bourdeau(x) (Savoie, Drôme) et Bourdelles (Dord.). Avec d’autres suffixes, on trouve Bourdalat (Landes), Bourdon(s) ( Somme, Hte.-Marne) et Bourdic (Gard).

Nos ancêtres les plus récents n’habitaient plus, eux, ni huttes ni cabanes. En revanche, ils pouvaient s’abriter dans une guérite, en occitan garida, d’où Garidech ( Hte-Gar.) ou Garidel (Gard), sous une tente ( du latin tenta « toile tendue » donnant l’occitan tenda au sens d’habitation sommaire ) comme au col de Tende, ou enfin dans un taudis, mot emprunté au XVè siècle à l’ancien occitan taudi pour désigner d’abord un « abri pour les travailleurs qui faisaient les travaux de sape lors d’un siège », puis plus généralement une habitation sommaire comme aux Taudis-Bas à Vaissac ( T.-et-G.). L’occitan taudi est lui-même à rapprocher du taud , cet « abri de grosse toile goudronnée qu’on dresse en forme de tente à bord d’une embarcation pour se protéger des intempéries », bien connu des marins.

Plus de huttes ni de cabanes : fin du billet, donc.

Et les bories, alors ? Ah oui! Les bories …

Il existe ainsi un « micro-toponyme », brutalement créé et d’assez fraîche date ( vers 1980 ?) qui désigne désormais une portion cadastrale de la commune de Gordes : Le Village des bories .

Et ceci tandis que son ancienne appellation administrative, cadastrale et honnête était  Le hameau des Savournins  et que celle d’usage local était  Les cabanes , c’est-à-dire « les cabanons »,

( TRS, dans son message à moi adressé).

Il a en tous points raison : l’appellation de « Village des bories » pour ce quartier de Gordes qu’on appelait naguère Les Cabanes est récente et l’apparition de ce mot ne s’explique que par un désir d’appâter le chaland ( ah! oui, le mot me revient :  marketing ).

Mais que sont donc ces bories ?

borieEn Drôme comme dans la vallée de la Durance et le Lubéron, une borie désigne un cabanon à toit pointu bâti entièrement en pierres sèches, sans ciment ni mortier, avec une voûte en encorbellement.

L’explication du mot la plus souvent donnée — y compris sur le site officiel du village —  fait appel au latin bovaria , « étable à bœufs » puis « petite ferme ». C’est ainsi qu’on rencontre dans le Centre et le Sud-Ouest  de très nombreux Borie, La Borie, Les Bories et, plus au nord, des Bouer (Sarthe), Bouère, (Mayenne), ainsi que Labouheyre ( Landes) et Bouvières (Drôme) etc. Cependant,  cette étymologie bovine fait difficulté en langue d’oc : en bonne règle, bovaria aurait dû aboutir à  bovièra, boièra ( avec accent sur le -e- comme à Bouvières) et non à bòria ( avec accent sur le -o- comme aux Bories ). De plus, la forme masculine bòri du Sud-Est, qui désigne ces constructions cylindriques ou coniques à toit pointu en pierres sèches, contredit le phonétisme et le sens premier prêté à bovaria — sans oublier qu’en pays provençal on comptait bien plus de bergers que de bouviers et qu’on y utilisait plus les chevaux, les mules ou les mulets, les ânes ou les ânesses, que les bœufs, pour travailler la terre ou en transporter les fruits.  Il semble donc que nous soyons  en présence — au moins en pays de langue d’oc — d’un latin du Vè siècle * borium ( *boria au pluriel) que l’on doit sans doute rapprocher du germanique bûr, « hutte ».

Ce « Village des bories  » doit tout au propriétaire du terrain qui a consacré des années à le restaurer et a réussi à en faire un « monument historique » officiel . Le résultat est remarquable : le site — que l’on visitera de préférence au soleil du printemps — est inoubliable et les jeunes enfants voire les petits-enfants ( suivez mon regard vers le Berry) en sortent généralement ravis et contents. Je me souviens que la fille d’une de mes nièces, du haut de ses sept ans et demi (à cet âge-là, les demis comptent), m’a très sérieusement demandé ( à cet âge-là, toutes les questions sont de toute façon très sérieuses) si mon papé, soit son arrière -arrière -grand-père  avait habité là … Sous les rires moqueurs de l’assistance, j’ai dû déployer toute mon habileté diplomatique pour lui faire comprendre que non, notre papé n’avait jamais habité une borie mais que oui, peut-être avait-il pu se servir, un jour ou l’autre, de ce genre d’abri.

Pour finir, ces bories de l’est du Rhône ressemblent beaucoup aux capitelles qu’on trouve à l’ouest, mais ça, c’est une autre histoire ( à creuser? ).

Et, puisque tout finit toujours en musique et que vous l’attendiez tous, voici, toute honte bue :

P.S. TRS, ne m’en voulez pas de ne pas parler de vos loges : elles ne font pas partie de mon patrimoine culturel et, comme je ne veux pas écrire de bêtises, je feuillette mes dictionnaires, je lis mes bouquins, je consulte wikipedia, etc. bref, j’apprends. Une fois tout cela digéré, un billet sera sans doute publié.