Y a un lézard

Au hasard de mes lectures, je suis tombé sur le fleuve Godavari ( Godāvarī ), le deuxième plus long de l’Inde, qui coule d’ouest en est et se jette dans le golfe du Bengale. Comme le Gange et cinq autres fleuves indiens, il est sacré.

Sunset_at_Godavri

Le nom Godāvarī semble d’origine sanskrite.

On y reconnait le suffixe –varī qui marque en védique le féminin des noms en -van exprimant la notion de « possédant, pourvu de, riche de ».

Godā est une altération de Godhā ( qui subsiste dans l’ancien nom du fleuve Godhāvarī en moyen indien) qui désigne un  lézard dont on utilisait la peau et auquel on prêtait des vertus prophétiques selon sa position sur les murs des maisons, ses cris, etc.

Si on s’en tient à son étymologie, cet animal était aussi considéré comme un « téteur (dhā ) de vaches (go ) » et le fleuve ou ses rives devaient en être particulièrement pourvues.

L’hypothèse est aujourd’hui invérifiable.

On peut néanmoins rappeler que chez nous, jadis, les paysans pensaient que les hérissons venaient «téter» les vaches couchées dans les prés*.

J’ai mentionné, dans un ancien article, le blason parlant aux trois lézards ( limbert en provençal) de Lambert (Alpes-de-Haute-Provence ) et dans un autre article  Hérisson (Allier) et   Hirson (Aisne) qui doivent leur nom au latin ericio, « hérisson ».

cul de lampe nouveau

La voilà :

Un Suédois est venu en France au XVIIè siècle pour y construire des installations très particulières. Il construisit les deux premières — donnant ainsi naissance à une industrie régionale  qui prospéra au moins un siècle, mais sans jamais parvenir à dépasser sa concurrente nordique — dans un lieu-dit qui porte le nom dans le patois local du lézard des murailles.

Saurez-vous me dire où, qui et quoi ?

Réponses chez leveto@sfr.fr, mais, ça, vous le saviez déjà.

* alors que le lait peut tuer le hérisson, dépourvu de lactase !

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