Grospierres (la répàladev)

Ma dernière devinette a été résolue par TRA, Jacques C., LGF et Hibou Bleu (sans classement par ordre d’arrivée puisque deux d’entre eux ont été pénalisés par un dysfonctionnement d’un fournisseur d’accès au réseau internet — un bug, oui). Bravo à tous !

Il fallait trouver l’ardéchoise Grospierres. (cf. ce site).

local Grospierres

Les formes anciennes du toponyme dont nous disposons sont les suivantes : Gurgite Petra en 1275, Gurgino Petra en 1516, Gourpierre en 1540 et Groppiere en 1573. On reconnait aisément dans ces noms les latins gurges, gurgitis, « gouffre, abîme » et petra, « roc, roche, pierre ». C’est au milieu du XVIè siècle que se produit une métathèse assez fréquente qui fait passer de gour à gro (cf. formage aboutissant à « fromage ») finissant par faire penser à l’adjectif « gros ». C’est d’ailleurs cette étymologie que proposaient Dauzat & Rostaing (DENLF*) en supposant une « grosse pierre » ou un « gros Pierre » avant qu’on ne mette au jour les formes anciennes. Ernest Nègre (TGF*), suivi par B. et J.-J. Fenié (TNO*), rétablira l’étymologie selon l’occitan gorg, « gouffre », accompagné de pèira, « pierre », et suivi d’un -s adventice

La présence sur le territoire de la commune de la résurgence de la Font-Vive (le gour ), profonde d’une dizaine de mètres, au pied du rocher (la petra) sur lequel se trouvent les ruines du Chastelas, explique le toponyme.

 

fleuron1

Les indices

■ les châteaux :  outre les ruines du Chastelas (XIVè siècle), on trouve sur la commune le château de la Selve et le château de Bournet, cultivant la vigne et produisant du vin en biodynamie. (cf. leurs sites respectifs si vous voulez).

■ la chanson de l’ACI canadien que je ne pouvais pas vous donner est signée par Gilles Vigneault et s’intitule Gros Pierre (sortez les mouchoirs) :

■  le portrait : tout le monde a reconnu Robert-Louis Stevenson (1850-1894) qui a parcouru l’Ardèche avec    indice b 13 06 21un âne en 1878. J’avais opté pour ce portrait car je comptais vous faire chercher Saint-Julien-du-Gourg, un hameau de Florac sur le GR70 dit « chemin de Stevenson ». Ayant changé d’idée, j’ai préféré vous faire chercher Grospierres — sans penser que le portrait de Stevenson, même s’il pouvait faire penser aux seules Cévennes, risquait surtout de vous perdre sur ledit GR puisque j’avais laissé l’énoncé « vous montrer le chemin  ». 

 

■ la vidéo de Guy Béart chantant l‘Eau vive  était là pour orienter vers la Font-Vive.

■ la grande ville la plus proche qui a fait l’objet d’une devinette sur ce blog est Aubenas, qui a manqué d’eau pendant plusieurs siècles. Et ça, personne ne m’en a parlé dans ses réponses. Désappointé autant que déçu je suis.

 

*Les abréviations en gras suivies d’un astérisque renvoient à la bibliographie du blog, accessible par le lien en haut de la colonne de droite.