Reliquat de Baptiste

Vite fait, de retour d’un dimanche bucolique et pétillant, une devinette pour vous faire patienter.

Chacun sait ou devrait savoir s’il a été suffisamment curieux après lecture d’un précédent billet que Jean le Baptiste était pourvu d’au moins trois têtes et ne manquait ni de mains, ni doigts ni de dents. Alouette.

Le trafic des reliques était fort prospère au Moyen Âge, chaque église, abbaye, paroisse voulant avoir la sienne afin d’attirer le chaland pèlerin.

Une commune française a gardé le souvenir d’une de ces reliques dans son nom : Saint-Jean-du-Doigt dans la Manche s’enorgueillit en effet de posséder une phalange du saint . C’est «  un jeune homme de Plougasnou qui en 1437 aurait ramené de Normandie, de la région de Saint-Lô où elle serait parvenue à l’époque des Croisades, cette phalange ». Il a, pour ainsi dire, fait honneur du doigt à sa paroisse, lequel doigt fait son apparition dans le nom de la commune en 1656.

Une autre commune française doit son nom à une autre relique du même saint ( on ne prête qu’aux riches).

C’est du moins ce que raconte la légende locale : comme pour la relique précédente, des pèlerins ( ou un croisé) auraient rapporté au XIè siècle un os dudit saint, bâti une chapelle pour le vénérer et fondé un village qui prit alors le nom de la région anatomique formée par cet os, précédée d’une préposition et d’un article

Le toponyme est en seul mot et, par jeu de mots populaire, répond à une question banale.

Quel est le nom de cette commune ?

Un indice :

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