Les indices du mardi 16 août 2022

podium vide  Personne ne m’a donné les réponses à mes dernières devinettes. Félicitations à leur auteur, donc !

En voici, pour les fatigués du clic, les énoncés :

Il vous faudra trouver les noms différents d’ un lieu-dit et d’une rue de France métropolitaine qui rappellent la présence d’eau où des animaux se noyaient. Ces deux endroits ne sont séparés que d’une cinquantaine de kilomètres, mais dans deux départements différents.

Lettrine-1- La rue est située non loin du centre d’une grande ville universitaire. La zone où elle a été tracée, à la fin du XIXè siècle, était particulièrement marécageuse et irriguée par de nombreux petits ruisseaux. Son premier nom, qui faisait allusion à la gare toute proche, a été changé au milieu du XXè siècle pour reprendre celui que les habitants avaient donné à l’un de ces ruisseaux où leurs animaux finissaient noyés.

Le nom de la ville est formé d’une racine et d’un suffixe prélatin voire préceltique et qui doit avoir le sens de « hauteur », la vieille ville ayant été bâtie sur un promontoire dominant le fleuve qui la baigne.

Lettrine-2-233x300 Le lieu-dit porte un nom qui peut sembler paradoxal dans la mesure où on ne s’attend pas à ce que les animaux dont il est question puissent se noyer. Ce toponyme est d’apparition récente puisqu’il ne figure pas encore sur la carte d’état major de 1869.

La commune sur le territoire de laquelle il se situe porte un nom d’étymologie obscure même si on peut y reconnaître un mot latin du domaine rural, hypothèse que le suffixe semble pourtant contredire : il pourrait alors s’agir d’un mot qui aurait été modifié par attraction dudit mot latin.

L’étymologie du nom du chef-lieu d’arrondissement où se situe cette commune a été révélée sur ce blog dans un billet concernant une couleur tandis que celle du chef-lieu de canton l’a été dans un billet concernant une hauteur gauloise.

Un indice qui fonctionne pour les deux lieux à trouver :

indice a 14 08 2022

auxquels je rajoute ces indices :

■ la commune où se trouve la rue à trouver produit, entre autres, une petite friandise carrée qui eut son heure de gloire grâce à un des oncles les plus célèbres du cinéma.

■ pour le nom de la rue à trouver – mais ce n’est plus un indice, c’est un cadeau ! :

indice d 14 08 2022

la commune où se trouve le lieu-dit à trouver produit un vin AOP nommé d’après la commune principale de l’aire de production mais bien connu aussi par le surnom de « vin des habitants de la commune où se trouve la rue à chercher ». Une cuvée inestimable d’un de ces vins a été élue deux fois championne du monde dans sa catégorie

■ pour le lieu-dit lui-même – mais ce n’est plus un indice, c’est un cadeau ! :

indice a 15 08 2022

Réponses attendues chez leveto@sfr.fr

5 commentaires sur “Les indices du mardi 16 août 2022

  1. Bonjour M Leveto
    me revoilou

    1 73 Villard-sur-Doron
    le Mont BISANNE
    ou signal de Bisanne .
    BISIANA ( villa)
    BISIUS -ana
    BIZANA 1518 BISE 1585
    In territorio de Bizanna 1518


    73 TRESSERVE
    ( Au temps , suspend ton vol )
    1 trans ser : à travers la montagne allongée
    2 ou
    TRANS SILVAM au-delà de la forêt
    tresselve


    73 hauteluce : le MONT CLOCHER


    73 BRAMANS
    Bramovicum ( olim metropolis)
    curatus de Bramano
    Braman / Bramant 1546
    capitale des Bramovices

    73 YENNE

    Yenna 1130 Hyenna 1097
    EJENNA 1287
    ETANNA ( Peutinger )

    De Yanna 1191


    et sur un autre site EPAONA ?

    73 Loex lieu-dit de Ruffieux ( e avec tréma)
    1 luta = boue

    2 Lei , Leie = pente rocheuse / germanique

    3 Lo- ex ( habitation Lo ? eau = Ex ? )

    73 à Ecole ( en Bauges )
    les chalets de la FULLIE

    74 Flumet-Val-d’Arly
    rivière l’ARONDINE
    série des hydronymes en AR AAR
    AAR – ONNA – ICOS ?
    voir l’ARONDE dept 80

    74 VESONNE
    1 Vadum ( gué) ( du ruisseau de MONTMIN )

    2 déesse VESONA

    74 RUMILLY

    1 rum : hauteur + ili : habitation ??
    2 Romilius- acum
    3 déesse RUMINA < Rumia < RUMILIA
    Cura de Rumilliaci 1344
    rumilie 1225 rumiliacum 1146

    38 PONTCHARRA-sur-Bréda
    rue des METTANIES

    META ( latin ) : limite d'un territoire ?
    après , avec, au-delà de

    51 SAINTE-COHIERE

    Cohidre : mettre un prisonnier aux fers

    ( Saint-Pierre-ès-liens ) ?

    — Merci , bonne reprise .

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  2. NE NOYONS PAS LE POISSON …
    … PRENONS LE TRAIN EN MARCHE !

    Duck sinking…
    +
    préfixe nèg(a/o …
    =
    nègre Duke singing !

    [ En plus, sa mère se prénommait Daisy ! ]

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  3. lecteur
    Déjà de retour ? Passé de bonnes vacances ?
    Allez, au boulot !

    ■ 73 Villard-sur-Doron
    le Mont BISANNE
    ou signal de Bisanne .
    BISIANA ( villa)
    BISIUS -ana
    BIZANA 1518 BISE 1585
    In territorio de Bizanna 1518

    Le Mont Bisanne, montagne de la Bizane en 1657, a pris le nom des Chalets de Bisanne, un alpage de la commune de Cohennoz (Val d’Arly, Sav.), attesté in territorio de Bizana en 1518, sans doute une ancienne *villa Bisiana , domaine d’un gallo-romain nommé Bisius accompagné du suffixe ana.

    ■ 73 TRESSERVE
    ( Au temps , suspend ton vol )
    1 trans ser : à travers la montagne allongée
    2 ou
    TRANS SILVAM au-delà de la forêt
    tresselve

    Attesté Ecclesia de Tresserve en 1340 et Treselve en 1568. La traduction par « au-delà de la forêt » ne fait aucun doute.
    Tré : du latin trans, ancien français tres, patois local trai, tré, trey, tri , « au-delà ».
    Serve : du latin silva, ancien français salve, selve, silve qui ont donné par rhotacisme l’ancien français et le patois local serve, « forêt ».

    ■ 73 hauteluce : le MONT CLOCHER

    Nom donné par analogie à un sommet élancé et pointu qui évoque un clocher.
    Il en existe de très nombreux autres exemples comme le Clocher des Écrins (3808m) pour n’en citer qu’un.

    ■ 73 BRAMANS
    Bramovicum ( olim metropolis)
    curatus de Bramano
    Braman / Bramant 1546
    capitale des Bramovices

    Bramovicum olim Metropolis, « Bramans autrefois Métropole » au XIIIème siècle, Curatus de Bramano au XIVème siècle, Braman en 1338, Bramant en 1546, ancien vicus, avec un anthroponyme comme Bramo ou Bramus.
    PS les Bramovices ne sont pas exactement situés, il y a hésitation entre Tarentaise et Maurienne. Et rien n’indique que Bramans en fut la capitale.

    ■ 73 YENNE
    Yenna 1130 Hyenna 1097
    EJENNA 1287
    ETANNA ( Peutinger )
    De Yanna 1191

    et sur un autre site EPAONA ?

    La première attestation du nom Etanna est un nom pré-celtique d’origine et de sens inconnus.
    Il a régulièrement évolué, après chute du t intervocalique, en Hyenna en 1097, Yenna vers 1130, etc. jusqu’au nom actuel.
    Il faut parfois savoir dire « on ne sait pas », même si c’est frustrant.

    ■ 73 Loëx lieu-dit de Ruffieux ( e avec tréma)
    1 luta = boue
    2 Lei , Leie = pente rocheuse / germanique
    3 Lo- ex ( habitation Lo ? eau = Ex ? )

    Attesté Loyas en 1012-1019, Loes en 1275, Lues en 1339, Cura de Loes vers 1344 ; on trouve aussi écrit Loyes, Loy, Loye .
    Ce nom est dérivé du gaulois luto, lutevo , « marais, marécageux », à rapprocher du latin luteus, lutosus « boueux, bourbeux », de lutum « boue, limon, fange, vase », tous issus d’une racine indo-européenne *leu / lu , « boue ».

    ■ 73 à Ecole ( en Bauges )
    les chalets de la FULLIE

    Il s’agit d’une variante graphique du patois folië, follhe, folly, « bois feuillu », du vieux français folia , « feuillée », ancien français foillie, foli, follye, folye, « bois fourré ».
    Ces mots sont formés sur le bas latin folia, du pluriel neutre latin pris pour un féminin de folium, « feuille ». Ils désignaient le plus souvent un terrain planté d´arbres feuillus, souvent des hêtres, par opposition aux résineux.

    ■ 74 Flumet-Val-d’Arly
    rivière l’ARONDINE
    série des hydronymes en AR AAR
    AAR – ONNA – ICOS ?
    voir l’ARONDE dept 80

    Arondine est un hydronyme diminutif d’Arande, un cours d’eau affluent de l’Aire à la frontière franco-suisse, lequel est attesté L’Aranda, aqua dicta Aronda en 1305 . On y reconnaît la racine hydronymique pré-celtique *ar , hybridée avec le latin unda , « eau agitée ».

    L’Aronde (Oise) est attestée Aronna en 861, de la même racine hydronymique ar mais avec le suffixe gaulois ona indiquant que le cours d’eau était divinisé. Le d apparait tardivement par attraction de l’oïl aronde, « hirondelle ».

    ■ 74 VESONNE
    1 Vadum ( gué) ( du ruisseau de MONTMIN )
    2 déesse VESONA

    Attesté Vesona en 1016-18, du patois féminin vesena , « voisine », issu du latin vicina de même sens.
    Il s’agit d’un toponyme ayant le sens de « lieu voisin [du village], voisinage », dérivé du latin vulgaire *vecinus, du latin vicinus, « voisin, proche, prochain », issu de vicus, « bourg, village ».

    74 RUMILLY
    1 rum : hauteur + ili : habitation ??
    2 Romilius- acum
    3 déesse RUMINA < Rumia < RUMILIA
    Cura de Rumilliaci 1344
    rumilie 1225 rumiliacum 1146

    Attesté Rumiliacum en 1146, Rumilie en 1225, Cura de Rumilliaci vers 1344, d´un nom de domaine d´origine gallo-romaine *Romiliacum, Rumiliacum, dérivé avec le suffixe –acum du gentilice Romilius ou Rumilius .
    Le fait que la paroisse ait été mise au VIIè siècle sous la protection de sainte Agathe, patronne des nourrices, a fait penser qu’un culte païen était rendu auparavant à Rumilia, la déesse des nourrices et des enfants.

    38 PONTCHARRA-sur-Bréda
    rue des METTANIES
    META ( latin ) : limite d’un territoire ?
    après , avec, au-delà de

    (Tiens ! Revoilà Bayard !, coucou TRS)
    Rien à ce nom dans le Dictionnaire topographique de l’Isère (Emmanuel Pilot de Thoirey, 1924) …
    L’hypothèse (lue sur la page wiki consacrée à Pontcharra) d’un toponyme formé sur le latin meta, « limite, frontière », me semble fragile car le Gaffiot donne pour le latin meta le sens de « borne autour de laquelle on tournait dans les cirques » ou encore de « but, bout, extrémité », mais rien à propos d’une éventuelle « frontière ». Il faudrait alors imaginer que des bornes (au pluriel, ce qui exclut un sens figuré de « limite » appliqué au ruisseau) avaient été placées là (aucune trace archéologique ni écrite, mais bon…). Mais je n’ai pas trouvé de toponymes éventuellement formés sur ce latin meta (on utilisait plutôt des termes comme limes , fines , confins et, plus tard, borne , bord , etc.). En fait, si : en cherchant mieux, je trouve dans le Pégorier mète, « limite, bout, borne », mais en Flandre et mette, de même sens, mais en Champagne – mais rien dans la région qui nous intéresse.
    En revanche, en consultant un plan IGN de la ville, je constate la présence d’un quartier appelé les Métanies ( avec un seul t), au nord de la rivière, qui a vraisemblablement donné son nom à la rue qui la longe.
    En remontant le temps, je vois que la carte de Cassini mentionne à cet endroit-là (au nord du Bréda, à l’ouest de La Courrerie) un hameau nommé les Mitanils . Et un nouveau petit tour sur le Dictionnaire topographique de l’Isère (alors que Mé(t)tanies n’y figure pas, souvenez-vous) me confirme : « Les Mitanils , XVIIIè siècle : les Mitanies, mas de la commune de Pontcharra ». Il est tentant de rapprocher ce nom de l’occitan mitan , « milieu, centre, moyen » mais ce serait passer à côté du mitanié nom du « métayer » (celui qui partage par moitié) dans le Dauphiné (Trésor du Félibrige ). On trouve d’ailleurs, dans le même dictionnaire topographique de l’Isère, « La Mitagnière, XVIIIè siècle : La Mitanière, hameau de Rochetoirin ».
    La finale il de Mitanil est un diminutif issu du latin icula après chute du u inaccentué et passage du groupe cl à ll mouillé (d’où le suffixe habituel ille) et enfin dépalatalisation du l mouillé final. Nous voilà rendus : les Mettanies sont d’anciennes petites parcelles gérées en métairie
    Voilà. Vous avez eu droit en direct-live, comme on dit à la télé, au déroulé de mes recherches.

    ■ 51 SAINTE-COHIERE

    Cohidre : mettre un prisonnier aux fers
    ( Saint-Pierre-ès-liens ) ?
    Attesté Braux saincte Cohierie en 1263. E. Nègre y voit l’oïl couyère , « chaîne de charrue », qui a désigné les chaînes de saint Pierre (aux liens ), titulaire de l’église.

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  4. (Tiens ! Revoilà Bayard !, coucou TRS)

    —————-
    Tout le monde sait dans le Cubzagais (et les autre lieux circonvoisins) que Montauban, le château des Quatre Fils Aymon, est sis à Cubzac-les-Ponts au haut de la blanche falaise qui domine la Dordogne.

    Ils étaient amis avec Huon de Bordeaux, lequel avait quelque accointance avec le fée Brunehaut …

    Vous allez voir que les Picards vont la piquer aussi, et qu’elle va se trouver mal chaussée !

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  5. D’ailleurs, depuis que nous sommes sur le gril en Gironde, nos pompier girondins ont fait leur la devise du cheval Bayard : « Sapeur et sans reproches ! »

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