Voici, un peu en avance, la solution de ma dernière grille de mots croisés.
Un peu en avance ? Oui, parce que cette grille comporte une erreur (au VI horizontal) qui la rend insoluble avec exactitude. Merci à Un Intrus qui a mis le doigt dessus et me l’a signalée.
Que tous ceux qui se sont grillés des neurones en essayant de résoudre cette grille veuillent bien me pardonner !
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I
S
E
R
T
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O
II
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C
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E
R
S
III
N
I
T
R
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S
IV
A
M
A
N
T
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V
B
E
L
I
E
T
VI
A
R
E
R/U
S
E
Horizontalement
Terre brûlée américaine — Sertão : région aride du Nordeste brésilien.
Sabres ou guillotines — Aciers : acier, (vieux ou littéraire) : arme d’acier (couteau, épée, glaive, poignard…). Cf : « L’acier des bourreaux fut plus prompt à trancher ».Corneille, Héraclius, v. 638. [Le Robert]
Vieilles poudres — Nitres : nitre : Il se dit, quelquefois, en place de salpêtre, en poésie, pour la poudre à canon. [Littré]
Bilingue pour Juan mais anglaise pour Marguerite — Amante : El Amante bilingüe, roman de Juan Marsé et L’Amante anglaise, roman de Marguerite Duras.
Théotoponyme français — Beliet : village girondin rattaché en 1974 à Belin pour former Belin-Beliet. Beliet est le diminutif gascon de Belin (avec la chute du n intervocalique de *Belinet), lui-même du nom de Belinos.
Ruisseau suisse — Le véritable nom du ruisseau suisse est l’Areuse et non pas Arerse comme mal écrit dans un ancien Guide Vert ou encore sur ce site … L’Areuse est une petite rivière suisse qui traverse le village de Couvet, situé dans la région du Val-de-Travers dans le canton de Neuchâtel.
Verticalement
Département africain — Sanaba : village et département du Burkina-Faso.
Faire court — Écimer.
D’un peuple européen — Ritale.
Affaiblir — Ternir (et pas Terniu …).
Douze au dé — Arêtes : un dé, comme n’importe quel cube, compte douze arêtes.
D’un peuple russe — Ossète : personne qui est originaire d’Ossétie ou qui a la nationalité d’une république autonome de la Fédération de Russie, l’Ossétie du Nord, à majorité musulmane, ou bien d’une région de Géorgie, l’Ossétie du Sud, à majorité chrétienne.
PS : une nouvelle grille 6×6 sans case noire est en cours de préparation et devrait être publiée ce dimanche.
Une IA sollicitée par Un Intrus a résolu ma dernière grille de mots croisés en quelques minutes. On n’en attendait pas moins d’elle.
Sans aide autre que celle de leurs neurones, TRS et LGF sont venus eux aussi à bout de cette grille.. Félicitations à tous les deux !
Horizontalement
I – Eau normande ou vin provençal : La Drôme est une rivière limitrophe du Calvados et de la Manche ; le drôme est un vin bénéficiant d’une IGP dans le département éponyme.
II – En finit avec l’Europe : Oural : cette chaîne de montagnes est conventionnellement considérée comme la limite ente Europe et Asie.
III – Bon pour la grammaire : Usage : allusion au Bon usage de Grevisse.
IV – Joint : Réuni .
V – Leur guerre divise : Sexes : allusion à la « guerre des sexes ».
Verticalement
1 – En Bigorre : Dours : village des Hautes-Pyrénées, autrefois appelé Dours-en-Bigorre.
2 – Ficelle : Rusée : « ficelle », adjectif invariable au sens de « retors, malin, futé ». Cf. la chanson (1792)
Cadet Rousselle a trois garçons L’un est voleur, l’autre est fripon, Le troisième est un peu ficelle, Il ressemble à Cadet Rousselle.
3 – Ils font parler : Oraux.
4 – Dépêche : Magne : « se dépêcher », synonyme « se magner ».
5 – Producteur d’huile : Éléis : nom générique des palmiers à huile fournissant l’huile de palme.
Bravo à LGF qui est resté le seul à avoir résolu ma dernière devinette !
Il fallait trouver Le Cibial, un toponyme qui apparait quatre fois à Paulhac et une fois à Deux-Verges, dans l’arrondissement de Saint-Flour du Cantal.
Paulhac et Deux-Verges :
Le Cibial à Paulhac
Le Cibial à Deux-Verges
Les Toponymes
■ LeCibial
Le nom du hameau de Paulhac, attesté al Sebial et al Cebial en 1511 est écrit leCebial sur la carte de Cassini (f. 54, Saint-Flour,1779) : on y reconnait aisément l’occitan cèbe, « oignon », accompagné du suffixe –al ( latin –ale) au sens d’« étendue de » ou « lieu de ». Ce suffixe, plutôt rare, se retrouve dans des noms comme Vignal (Apinac, Loire ; Taillecavat, Gir. etc.) , « étendue de vigne », ou comme Combal (Lespéron, Ardc. ; Sérenac, Tarn etc.), « lieu de la combe ». On trouve également en 1612 le nom Lou Cebier avec un suffixe sans doute perçu comme plus « français » mais qui ne s’implanta pas.
À Paulhac, Le Cibial a donné son nom aux Aiguades de Cibial, à la Montagne du Cibial et à la Vacherie du Cibial. À Deux-Verges, n’existe que Le Cibial.
■ Paulhac
Attesté Pauliacum en 1198, du nom d’homme latin Paulius et suffixe –acum. Paulhac se situe dans le canton de Saint-Flour (cf. ci-dessous).
■ Deux-Verges
Le nom le plus ancien connu, datant de 1347, Duae Virgiae, ne permet pas de trancher entre l’ancien provençal verga, rameau », ou verge, « vierge », mais il s’agissait sans nul doute d’une enseigne d’auberge, comme je le signalais déjà dans un vieux billet. Deux-Verges se situe dans le canton de Neuvéglise-sur-Truyère (cf. ci-dessous)..
■ Neuvéglise-sur-Truyère :
Ce nom, qui se comprend facilement, avait été mentionné sur ce blog, notamment à propos de La Couvertoirade et de l’église en général.
X. Delamarre (Dictionnaire de la langue gauloise, éd. Errance, 2003) explique le nom de la Truyère par le gaulois tri obris, « trois sources » ou « trois ruisseaux ».
■ Saint-Flour :
Lors d’une répàladev concernant La Voireuze, j’écrivais :
Saint-Flour : S. Florus en 1004, du nom de Flour, premier évêque de Lodève. Selon la tradition, il quitta cette ville, guidé miraculeusement vers la haute Auvergne par une nuée le jour et une lueur la nuit. Arrivé au Mons Indiciacum, il trouva un quadrilatère dessiné sur le sol par les anges, lui indiquant l’emplacement de l’église à construire. Il se fixa en ces lieux d’où il évangélisa la haute Auvergne avant d’y mourir en 389. Son tombeau devint lieu de pèlerinages pendant plusieurs siècles et ainsi Indiciacum devint-il Saint-Flour. L’étymologie populaire fait d’Indiciacum « qui indique » (lat indicium, « révélation, signe »), pris comme une preuve des prodiges qui guidèrent le saint jusqu’au bout de son périple et de la marque laissée par les anges sur le sol. Assurément, l’étymologie populaire parait être pour beaucoup dans l’élaboration de ces miracles. En fait, Indiciacum est un nom de domaine gallo-romain formé sur le nom d’homme latin Indicius et suffixe –acum.
La bulle papale de 996 qui mentionne le nom d’Indiciacus confirme les biens de l’abbaye de Cluny dont une cella où repose le corps de saint Flour. Au XIIè siècle, un clerc fait de ce saint, dont on ne sait absolument rien, un compagnon de saint Pierre ; en 1329, Bernard Gui en fait le premier évêque de Lodève …
Les indices
■ La phrase « La légende qui accompagne le saint dont il est question est un premier indice », était une allusion au Mons Indiciacum à l’origine de la légende de saint Flour.
■ Il fallait voir dans ce « chouette » indice un hibou gravé au doigt, une des gravures rupestres emblématiques de la grotte Chauvet.. Si cette dernière se trouve en Ardèche (et vaut le détour, comme dit Bibendum — on ne visite qu’une réplique mais fort bien réussie et appréciée de ma petite fille Chloé, c’est vous dire), son découvreur, Jean-Marie Chauvet, est né à Paulhac (Cant.).
■ cette case de bédé, signée Gotlib, est extraite de La triste histoire du monsieur qui avait deux bistouquettes (L’Écho des savanes n°4, 01/07/1973) … et devait faire penser à Deux-Verges.
LGF n’a pas mis longtemps à me donner la bonne réponse à ma dernière devinette.
Rappel de l’énoncé
Il vous faudra trouver un toponyme de France métropolitaine qui aurait pu figurer dans le billet du jour [cive et cèbe].
Il apparait à l’identique dans deux communes C1 et C2 du même département. Dans C1, il sert en outre de déterminant à trois autres noms de lieux.
Le nom de C1 est formé sur celui d’un homme latin accompagné d’un suffixe bien connu.
Le nom de C2 était sans doute à l’origine celui d’une halte pour les voyageurs.
Le chef-lieu de l’arrondissement où se trouvent C1 et C2, qui est aussi le bureau centralisateur du canton de C1, est un hagiotoponyme. La légende qui accompagne le saint dont il est question est un premier indice.
Le bureau centralisateur du canton de C2 désigne un bâtiment religieux accompagné du nom de la rivière qui l’arrose.
Il y a sept ans, dans un billet consacré aux condiments, j’écrivais ceci :
Le latin classique caepa, désignant l’oignon, a abouti à l’ancien français cive et à l’occitan cèba, avant que « oignon », du latin unionem, n’ait la prépondérance. On peut ranger sans hésitation dans les terroirs producteurs d’oignons Lézignan-la-Cèbe ( Hérault, Loci de lezignano Coepoe en 1497 ) et Valcebollère ( P.-O., avec le diminutif cebolla pour ciboule ).
Je vais aujourd’hui un peu plus loin en étudiant un peu plus en profondeur les toponymes formés sur le latin caepae, au sens d’oignon.
Cive
En pays de langue d’oïl, c’est la cive qui a été la plus productive, notamment sous la forme collective du type La ou Les Civière(s), désignant des lieux où étaient cultivés des oignons : on citera par exemple l’ancienne commune de Civières (Cyveriis en 1210, Civeriae en 1257), aujourd’hui intégrée dans Vexin-sur-Epte (Eure) et la commune de Valcivières(P.-de-D.). Un autre nom à valeur collective est à l’origine de toponymes comme Le Civet (Barbery, Calv. etc.), le Champ Civet (La Buisse, Is. etc.), le Clos du Civet (Plémy, C.-d’A. etc.), le Jardin du Civet (Dehault, Sarthe) etc. désignant tous des champs d’oignons. On ajoutera les noms de La Civerie (Loches, I.-et-L. ; Angé, L.-et-C. ; Cossé-le-Vivien, May.) qui peuvent désigner des lieux de production ou de commerce d’oignons.
Cèbe
En pays de langue d’oc, c’est la cèbe qui a fourni la majorité des toponymes. La forme simple apparait, on l’a vu, comme déterminant de Lézignan-la-Cèbe (Hér.), mais aussi dans des noms comme le Mas de la Cèbe à Eygalières (B.-du-R.) et le Prat de Cèbe à Castanet-le-Haut (Hér.) ainsi que dans des noms plus pittoresques comme Pourguecèbes à Manciet (Gers), d’un sobriquet signifiant « pèle oignons », ou la Combe de Mange-Cèbe, là aussi d’un sobriquet. Les noms à valeur collective sont représentés par la Cébière (Castellane, A.-de-H.-P. ; Montagnol, Av.), la Cibière (Sabran, Gard ; Val-des-Prés, H.-A. etc.), les Cibières (Clermont-l’Hérault, Hér.) ou encore Lou Cibier (Crandvals, Loz.). On trouve également La Cebette (Molezon, Loz.) et Les Cebettes (Peyre-en-Aubrac, id.) qui, plutôt que des dérivés collectifs, pourraient être formés sur le patronyme Cebet, dont F. Mistral (TDF*) nous dit qu’il s’agit d’un « sobriquet donné aux paysans, parce qu’ils mangent beaucoup d’oignons ». C’est en tout cas le cas pour le Barrail de Cebet (Ercé, Ariège), avec l’occitan barrail, barralh, « enclos ». On rajoutera le nom du Cébérou (de ceba et suffixe –eron) une hauteur du Puech (Hér.), sans doute ainsi nommée parce que son sommet ressemble à un oignon.
Une variante graphique avec S– initial a donné des noms comme La Sèbe (Bouc-Bel-Air, B.-du-R. ; Digne-les-Bains, A.-de-H.-P. etc.) ou le Vallon des Sèbes (Sourribes, A.-de-H.-P.) ainsi que des collectifs comme Lou Sebeiro (Fontanès, Loz.), La Sebière (Broquiès, Av. etc.), La Sebiero (Fayet, Av.) ou Les Sébières(Angles, A.-de-H.-P. ; Ginasservis, Var etc.).
Patronymes
A. Dauzat (Dictionnaire étymologique des noms de famille et prénoms de France, éd. Larousse, 1994) donne les patronymes Cibier pour « producteur et marchand d’oignons » (peut-être à l’origine de quelques toponymes vus plus haut), Cibard, « péjoratif » (d’où par exemple La Cibarde à Berson, Gir. et La Cibardière à Dirac, Char.), la variante Cibaud (d’où par exemple Chez Cibaud à Andrézieux-Bouthèon, Loire et La Cibaudière à Valenjou, M.-et-L.) et le diminutif Cibot (d’où par exemple La Cibotière à Lusanger, L.-A. et la Ciboterie à Pellevoisin, Indre). Pour ces deux derniers noms, on peut également penser à des variantes du nom d’origine germanique Sibaud (sig, « victoire » et bald, « audacieux »).
Faux amis
Comme je l’expliquais dans un billet consacré à l’avoine « un autre mot de langue d’oc pour désigner l’avoine, cibado ou civado (du latin cibus, « aliment »), est à l’origine de quelques micro-toponymes comme Civade à Planzolles (Ardèche), La Civadière à Lafare (Vauc.), Civadou à Atur (Dord.), et bien d’autres », qui n’ont donc rien à voir avec la cive.
La devinette
Il vous faudra trouver un toponyme de France métropolitaine qui aurait pu figurer dans le billet du jour.
Il apparait à l’identique dans deux communes C1 et C2 du même département. Dans C1, il sert en outre de déterminant à trois autres noms de lieux.
Le nom de C1 est formé sur celui d’un homme latin accompagné d’un suffixe bien connu.
Le nom de C2 était sans doute à l’origine celui d’une halte pour les voyageurs.
Le chef-lieu de l’arrondissement où se trouvent C1 et C2, qui est aussi le bureau centralisateur du canton de C1, est un hagiotoponyme. La légende qui accompagne le saint dont il est question est un premier indice.
Le bureau centralisateur du canton de C2 désigne un bâtiment religieux accompagné du nom de la rivière qui l’arrose.
Sans passer par ma boite mail, il semble que TRS et LGF, si j’en crois leurs récents commentaires, aient tous les deux trouvé la solution de ma dernière devinette. Bravo à tous les deux !
Il fallait trouver le hameau Minerviu et le Monte Minerviu, dans le hameau de AChjesa à Barrettali, dans le canton du Cap Corse (bureau centralisateur : San-Martino-di-Lota) de l’arrondissement de Bastia, en Haute-Corse.
Barrettali :
Minerviu et Monte Minerviu
Les toponymes
■ Minerviu
Ce nom a été donné par les Romains qui ont occupé le mont et qui l’ont dédié à Minerve. Au XIIè siècle, les seigneurs Peverelli y bâtirent un château, le Castrum Minerbii, autour duquel se développera le hameau.
Ce nom apparait sous la forme Minervio sur la carte d’état-major (1820-66).
Il semble en revanche absent du fichier FANTOIR, tandis que le fichier « TOPO » de la DGFiP ne mentionne qu’un quartier Minerviu
■ AChjesa
AChjesa signifie « l’église » en Corse. C’est là que fut élevée l’église paroissiale de Saint-Pantaléon. On aura noté la graphie Chiesa sur la carte IGN ci-dessus.
■ Barrettali
La rubrique wiki dont je suis l’auteur explique
Le nom du village est issu de la racine prélatine (indo-européenne) *bar, à valeur oronymique, désignant une montagne, un sommet. Le sens de ce nom pourrait être celui qu’il a conservé dans le terme « barre », avec la signification de « barrer » qu’on retrouve dans « barrage ». En effet, quand on arrive par la mer, on se heurte à un hémicycle de montagnes qui font barrage. (Alain Baousson, Origine du nom de votre commune : Corse, Books on demand, 2026)
■ Cap Corse
C’est un cap, et il est corse.
■ San-Martino-de-Lota
Du nom de saint Martin qui est à l’origine de très nombreux toponymes. Il est accompagné ici du nom de l’ancienne piève, Lota, qui n’a pas d’étymologie assurée (on peut penser à un nom d’origine étrusque).
■ Bastia
La ville a été fondée en 1313 par des marins génois. La première attestation qu’on en ait date de 1337, Bastia. Il s’agit d’un terme de l’ancien piémontais qui désignait une petite forteresse carrée, entourée d’un fossé et d’un terre-plein. Ce terme correspond au latin médiéval Bastita, attesté au XIè siècle au sens de « forteresse », à l’origine de l’occitan bastida. Le nom est écrit Bastia sur les cartes italiennes des XVIIè et XVIIIè siècles, mais La Bastide sur les cartes françaises du XVIIIè siècle.
Les indices
■ l’écrivain aviateur dont il est question dans l’énoncé est bien sûr Antoine de Saint-Exupéry qui a résidé à San-Martino-de-Lota. Le 31 juillet 1944, il décolle de l’aéroport voisin de Poretta et s’abîme en mer au large de Marseille.
■ cette « barre rocheuse sculptée en 3D » était là pour l’étymologie du nom de Barretalli.
■ ce caducée de médecin, en rapport avec l’église de Chjesa, devait faire penser à saint Pantaléon, patron des médecins.
■ cette case bédé est extraite de l’album Astérix en Corse.