Grâce aux indices du mardi, TRS est venu à bout de ma dernière devinette. Bravo à lui !
Il fallait trouver Miandon à Saint-Jacques-en-Valgodemard dans le canton de Saint-Bonnet-en-Champsaur de l’arrondissement de Gap, dans les Hautes-Alpes.
Saint-Jacques-en-Valgodemard, ici :

Miandon, là, tout à droite :


Les toponymes
■ Miandon
Il s’agit d’un diminutif en –on de la variante miande de muande, vue dans le billet avec le lieu-dit Miande à Montclar (A.-de-H.-P.). On y trouve également le Ruisseau du Miandon.
Absent du fichier FANTOIR, ce toponyme apparait néanmoins dans le fichier IGN

À Annonay (Ardc.) se trouve le Mont Miandon, parfois écrit en seul mot Montmiandon. Pierre Charrié (DTA*) parle du Montmandon attesté Monte Mando en 1464 et Montmiandou au XVIIIè. et explique qu’il s’agit d’un « ancien château fondé vers 1045 par Agimara détruit par les Anglais. En 1131, passe au seigneur Miraud d’où Montmirau, son fils adoptant le nom de Montmiandon.». En 1882, l’abbé Filhol (Histoire religieuse et civile d’Annonay depuis l’origine jusqu’à nos jours, page 514) parlait de « Montmiandon ou Montmirandon (Mons Mirandus) », ce qui ressemble fort à une étymologie pseudo-savante. Pour ma part, j’émets l’hypothèse d’un *Montmiraud (du seigneur Miraud) passé au diminutif *Montmiraudon lors de la succession, d’où *Montmirandon (par attraction du verbe mirar, « regarder, guetter » comme pour Montmirail) puis Montmiandon.
■ Saint-Jacques-en-Valgodemard
♦ Saint-Jacques : la paroisse est attestée S. Jacobus en 1179, du nom de saint Jacques, apôtre.
♦ Valgodemard : le nom de cette vallée est également écrit Valgaudemar ou Valgodemar. J’écrivais dans un ancien article :
vallée de la Severaisse dans les Hautes-Alpes dont le nom est attesté Valgaudemar en 1224, formé sur le nom de personne germanique Gautmarus et du latin vallis, « vallée ». La légende locale parle d’un chef burgonde qui se serait retiré là en 531. Il parait plus raisonnable d’y voir le nom d’un seigneur local du début du bas Moyen Âge, nommé Godemar, Goudemar ou Gaudemar, du saxon Waldemar, soit le « gouverneur (wald) célèbre (mar) » .
■ Saint-Bonnet-en-Champsaur
♦ Saint-Bonnet : attesté S. Bonitus en 1152, du nom de l’évêque de Clermont au VIIè siècle.
♦ Champsaur : le nom de cette région est d’abord attesté Campania en 739, terme latin signifiant « les champs, la plaine » et qui désignait donc la plaine et c’est plus tard, au XVIIIè siècle, que le nom sera étendu à la montagne qui barre le fond de la vallée. En 1027 apparait le nom Camsaurus, du latin campus, « champ » et de l’adjectif ancien francique saur, « jaune, brun jaunâtre » qu’on a interprété comme une référence aux céréales jaunes, aux feuillages bruns ou encore au sol brun. Le nom passera à Campus Saurus en 1100 et la graphie actuelle Champsaur s’imposera à partir de 1594.
■ Gap
j’écrivais dans un récent article :
je recopie ici sans vergogne ma contribution à la rubrique toponymique de la page wiki consacrée à Gap (qui a été visiblement modifiée depuis) :
Le nom de la ville est attesté Vappinquo dès 17 av. J.-C. sur le quatrième gobelet de Vicarello. Selon le linguiste et spécialiste de l’onomastique P.-H. Billy (DNLF*), la seule étymologie plausible serait la racine indo-européenne *uop– , « eau », suivie du suffixe gaulois –inco (peut-être emprunté aux Ligures). Le passage du nom de lieu Vappincum à l’adjectif Vappincensis puis à la forme courte Vappensis explique la disparition du suffixe. L’évolution de l’initiale est marquée par les graphies Wappincensis ecclesiae en 876 puis vicecomes Guapincensis en 1045 qui ne peuvent pas s’expliquer par une influence germanique (avec w passant à g) mais probablement par une prononciation originelle proche de *g-uop ou *gwop.
Dans son dernier ouvrage concernant les Noms de lieux celtiques de l’Europe ancienne, le linguiste X. Delamarre émet pour Vapincum l’hypothèse d’un celtique *uapincon formé de la racine *wek/wok donnant le gaulois uep/uop passé à uap, « parler », accompagné du suffixe –inco. Le sens, incertain, serait celui de « domaine de *Vapincos (parleur ?) » (NLCEA*).

Les indices
■ « nom du pays, lequel est issu de celui d’un célèbre seigneur » : Valgodemard, du saxon Waldemar, soit le « gouverneur (wald) célèbre (mar) » .
■ « un autre pays, lequel indique la couleur de sa végétation ou de sa terre » : Champsaur, du latin campus, « champ » et de l’adjectif ancien francique saur, « jaune, brun jaunâtre » qu’on a interprété comme une référence aux céréales jaunes, aux feuillages bruns ou encore au sol brun
■ Une coquille saint-jacques pour Saint-Jacques-en-Valgodemard et cinq bonnets pour Saint-Bonnet-en-Champsaur.
Personne n’est venu à bout de ma dernière 



TRS est resté le seul découvreur de la solution de ma dernière 


■ Ces trois roues devaient faire penser aux armoiries de Rodez, « de gueules à trois roues pleines d’or, au chef cousu d’azur chargé de trois fleurs de lis d’or ». 
■ Ce gant (








■ « Le Gaucher », pour l’étymologie selon le latin Laevius du nom de Levie.
■ Cette
■ cette 










■ cette image montre un paysan gaulois à la chevelure blonde (gaulois Blavos, « blond », à l’origine du nom de Blaye) adossé à un pin (latin pinus, à l’origine du nom de Pineuilh).
■ Cette série de romans de fantasy de J.-P. Jaworski intitulée