LGF a rejoint TRS et Hibou Bleu en trouvant à son tour la bonne réponse à ma dernière devinette. Bravo à tous les trois !
Il fallait trouver Las Cartayrados à Lalbenque dans le canton des Marches du Sud-Quercy (bureau centralisateur à Castelnau-Monratier) de l’arrondissement de Cahors, dans le Lot.
Lalbenque, ici :

Las Cartayrados, là :


Les Toponymes :
■ Las Cartayrados :
On reconnait aisément dans ce toponyme la forme occitane des Cartayrades vues dans le billet. Absent de toutes les cartes avant celle actuelle de l’IGN et même du cadastre napoléonien, ce lieu-dit doit être de création récente, sans doute nommé pour se conformer à l’article 169 de la Loi 3DS1 de 2022.

■ Lalbenque
Le nom de la commune est attesté Albenca au XIVè siècle, où albenca, adjectif occitan signifiant « blanchâtre », est substantivé pour désigner une terre de cette couleur (cf. la rubrique wiki dont je suis l’auteur).
Le reste des toponymes a déjà été vu notamment dans ce billet.
■ Marches du Sud-Quercy
♦ Marches : à comprendre comme « frontière, limite », du germanique marka, de même sens.
♦ Quercy : dans un billet du début de l’année 2024, j’écrivais :
Le Quercy: ce nom se rattache, comme celui de Cahors, aux Cadurques: il est la forme phonétique du produit du dérivé en –inus de Cadurcus, Cadurcinus, porté dans des formes du VIè siècle (Cadurcinusen 565), du VIIè siècle (pagus Catorcinusen 628) et in Caercinode 1095, signifiant « dans le Quercy ».
Je complète en ajoutant qu’au Moyen Âge apparaissent, à partir de Cadurcinus subissant la perte du d intervocalique, les formes Caersi en occitan (XIIè siècle) et Cahorsin en français (1258). La forme Quercy, adaptation française de l’occitan Caersi, apparaît d’abord sous la forme, latinisée et refaite, Querciaci en 1477 puis en français Quercy en 1511.
■ Castelnau-Monratier :
Le nom est attesté de Castro Novo Raterii avant 1319. La localité actuelle a été fondée au XIIIe siècle par Ratier, seigneur de Castelnau (« château neuf » en occitan), qui lui donna son nom. On associa ensuite son patronyme au mot « mont » considéré comme un signe de noblesse. Le nom de famille Ratier est d’origine germanique, composé de rad, « conseil », et de hari, « armée ».
■ Cahors :
Au IIè siècle ap. J.-C., Ptolémée cite Devona et la Table de Peutinger du IVè siècle mentionne Divona, ancien nom de Cahors. Divona, source sacrée en gaulois, désignait la fontaine des Chartreux. Vers 400, apparaît le nom de civitas Cadurcorum, cité des Cadurques, puisqu’il devint alors d’usage de nommer la capitale des civitas du nom du peuple qui l’habitait. La forme moderne Cahors est issue de Cadurcis, cité au VIè siècle par Grégoire de Tours. Cette forme est l’ablatif-locatif pluriel latin en –is signifiant « chez les Cadurques ». Elle a subi la chute du d intervocalique, effective au XIè siècle.

Les indices
■ La production locale contrastant avec la couleur claire de la terre est bien sûr la truffe dont Lalbenque se proclame la capitale (alors qu’en vérité c’est Richerenches, bien sûr, sans chauvinisme aucun) :
(Soyez indulgent avec le stagiaire de troisième chargé des sous-titres qui écrit l’Albinque …).
■ C’est cette même truffe qui explique la phrase : « Pour en avoir plus, il vous faudra creuser un peu et faire confiance à votre flair ! »
■ Le sanglier (ici celui de Peronne, localité de la Somme qui constituait une fausse piste) n’était pas là que pour son talent truffier mais aussi pour faire penser aux Cadurques dont le nom est un composé gaulois kato-turko ou catu-turci, qui signifie « sangliers de combat ».
■ Saint Quirin de Neuss, auquel l’église de Lalbenque est consacrée.




En retard, désolé !





■ un dauphin, pour orienter les recherches vers le Dauphiné.
■ la fête de Lutte Ouvrière, en présence de Nathalie Arthaud, née à Peyrins le 23 février 1970.
■ Des ravioles de Romans de la mère Maury au basilic et picodon râpé.





