TRS a résolu ma dernière grille de mots croisés tandis que LGF s’en est approché de très près (qu’il ne m’en veuille pas si je publie la solution dès maintenant).
Voici cette solution :
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I
A
R
A
M
I
S
II
V
E
N
I
S
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III
A
L
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S
E
R
IV
T
A
R
E
R
A
V
A
X
E
R
A
I
VI
R
A
S
E
N
T
Et les explications
Horizontalement
I – Portait aussi bien la robe que la culotte. Aramis, en même temps abbé (puis évêque de Vannes) et mousquetaire du roi.
II – Ville sur l’Adriatique. Venise.
III – Changer de calibre. Aléser, synonyme de « calibrer ».
IV – Donnera du mal. Tarer, d’emploi rare pour « altérer, avarier, corrompre » (Le Robert).
V – Donnerai du sens. Axer, « orienter ».
VI – Donnent sommeil. Raser, « ennuyer ».
Verticalement
1 – Tuile. Avatar : dans le langage familier,« ennui, changement survenu à la suite de péripéties, incident ».
2 – Appuya sur la détente. Relaxer : relâcher, détendre (les muscles).
3 – Village pyrénéen. Anères : village des Hautes-Pyrénées.
4 – Manque de cartes maîtresses. Misère : se dit au jeu du tarot quand on n’a aucun atout ou aucune tête dans sa main.
5 – Sommet de légende. Iseran : le mont Iseran est un sommet légendaire apparu sur des cartes au XIXè siècle jusqu’à ce qu’on prouve qu’il n’existait pas.
Voici, un peu en avance, la solution de ma dernière grille de mots croisés.
Un peu en avance ? Oui, parce que cette grille comporte une erreur (au VI horizontal) qui la rend insoluble avec exactitude. Merci à Un Intrus qui a mis le doigt dessus et me l’a signalée.
Que tous ceux qui se sont grillés des neurones en essayant de résoudre cette grille veuillent bien me pardonner !
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I
S
E
R
T
A
O
II
A
C
I
E
R
S
III
N
I
T
R
E
S
IV
A
M
A
N
T
E
V
B
E
L
I
E
T
VI
A
R
E
R/U
S
E
Horizontalement
Terre brûlée américaine — Sertão : région aride du Nordeste brésilien.
Sabres ou guillotines — Aciers : acier, (vieux ou littéraire) : arme d’acier (couteau, épée, glaive, poignard…). Cf : « L’acier des bourreaux fut plus prompt à trancher ».Corneille, Héraclius, v. 638. [Le Robert]
Vieilles poudres — Nitres : nitre : Il se dit, quelquefois, en place de salpêtre, en poésie, pour la poudre à canon. [Littré]
Bilingue pour Juan mais anglaise pour Marguerite — Amante : El Amante bilingüe, roman de Juan Marsé et L’Amante anglaise, roman de Marguerite Duras.
Théotoponyme français — Beliet : village girondin rattaché en 1974 à Belin pour former Belin-Beliet. Beliet est le diminutif gascon de Belin (avec la chute du n intervocalique de *Belinet), lui-même du nom de Belinos.
Ruisseau suisse — Le véritable nom du ruisseau suisse est l’Areuse et non pas Arerse comme mal écrit dans un ancien Guide Vert ou encore sur ce site … L’Areuse est une petite rivière suisse qui traverse le village de Couvet, situé dans la région du Val-de-Travers dans le canton de Neuchâtel.
Verticalement
Département africain — Sanaba : village et département du Burkina-Faso.
Faire court — Écimer.
D’un peuple européen — Ritale.
Affaiblir — Ternir (et pas Terniu …).
Douze au dé — Arêtes : un dé, comme n’importe quel cube, compte douze arêtes.
D’un peuple russe — Ossète : personne qui est originaire d’Ossétie ou qui a la nationalité d’une république autonome de la Fédération de Russie, l’Ossétie du Nord, à majorité musulmane, ou bien d’une région de Géorgie, l’Ossétie du Sud, à majorité chrétienne.
PS : une nouvelle grille 6×6 sans case noire est en cours de préparation et devrait être publiée ce dimanche.
Une IA sollicitée par Un Intrus a résolu ma dernière grille de mots croisés en quelques minutes. On n’en attendait pas moins d’elle.
Sans aide autre que celle de leurs neurones, TRS et LGF sont venus eux aussi à bout de cette grille.. Félicitations à tous les deux !
Horizontalement
I – Eau normande ou vin provençal : La Drôme est une rivière limitrophe du Calvados et de la Manche ; le drôme est un vin bénéficiant d’une IGP dans le département éponyme.
II – En finit avec l’Europe : Oural : cette chaîne de montagnes est conventionnellement considérée comme la limite ente Europe et Asie.
III – Bon pour la grammaire : Usage : allusion au Bon usage de Grevisse.
IV – Joint : Réuni .
V – Leur guerre divise : Sexes : allusion à la « guerre des sexes ».
Verticalement
1 – En Bigorre : Dours : village des Hautes-Pyrénées, autrefois appelé Dours-en-Bigorre.
2 – Ficelle : Rusée : « ficelle », adjectif invariable au sens de « retors, malin, futé ». Cf. la chanson (1792)
Cadet Rousselle a trois garçons L’un est voleur, l’autre est fripon, Le troisième est un peu ficelle, Il ressemble à Cadet Rousselle.
3 – Ils font parler : Oraux.
4 – Dépêche : Magne : « se dépêcher », synonyme « se magner ».
5 – Producteur d’huile : Éléis : nom générique des palmiers à huile fournissant l’huile de palme.
Bravo à LGF qui est resté le seul à avoir résolu ma dernière devinette !
Il fallait trouver Le Cibial, un toponyme qui apparait quatre fois à Paulhac et une fois à Deux-Verges, dans l’arrondissement de Saint-Flour du Cantal.
Paulhac et Deux-Verges :
Le Cibial à Paulhac
Le Cibial à Deux-Verges
Les Toponymes
■ LeCibial
Le nom du hameau de Paulhac, attesté al Sebial et al Cebial en 1511 est écrit leCebial sur la carte de Cassini (f. 54, Saint-Flour,1779) : on y reconnait aisément l’occitan cèbe, « oignon », accompagné du suffixe –al ( latin –ale) au sens d’« étendue de » ou « lieu de ». Ce suffixe, plutôt rare, se retrouve dans des noms comme Vignal (Apinac, Loire ; Taillecavat, Gir. etc.) , « étendue de vigne », ou comme Combal (Lespéron, Ardc. ; Sérenac, Tarn etc.), « lieu de la combe ». On trouve également en 1612 le nom Lou Cebier avec un suffixe sans doute perçu comme plus « français » mais qui ne s’implanta pas.
À Paulhac, Le Cibial a donné son nom aux Aiguades de Cibial, à la Montagne du Cibial et à la Vacherie du Cibial. À Deux-Verges, n’existe que Le Cibial.
■ Paulhac
Attesté Pauliacum en 1198, du nom d’homme latin Paulius et suffixe –acum. Paulhac se situe dans le canton de Saint-Flour (cf. ci-dessous).
■ Deux-Verges
Le nom le plus ancien connu, datant de 1347, Duae Virgiae, ne permet pas de trancher entre l’ancien provençal verga, rameau », ou verge, « vierge », mais il s’agissait sans nul doute d’une enseigne d’auberge, comme je le signalais déjà dans un vieux billet. Deux-Verges se situe dans le canton de Neuvéglise-sur-Truyère (cf. ci-dessous)..
■ Neuvéglise-sur-Truyère :
Ce nom, qui se comprend facilement, avait été mentionné sur ce blog, notamment à propos de La Couvertoirade et de l’église en général.
X. Delamarre (Dictionnaire de la langue gauloise, éd. Errance, 2003) explique le nom de la Truyère par le gaulois tri obris, « trois sources » ou « trois ruisseaux ».
■ Saint-Flour :
Lors d’une répàladev concernant La Voireuze, j’écrivais :
Saint-Flour : S. Florus en 1004, du nom de Flour, premier évêque de Lodève. Selon la tradition, il quitta cette ville, guidé miraculeusement vers la haute Auvergne par une nuée le jour et une lueur la nuit. Arrivé au Mons Indiciacum, il trouva un quadrilatère dessiné sur le sol par les anges, lui indiquant l’emplacement de l’église à construire. Il se fixa en ces lieux d’où il évangélisa la haute Auvergne avant d’y mourir en 389. Son tombeau devint lieu de pèlerinages pendant plusieurs siècles et ainsi Indiciacum devint-il Saint-Flour. L’étymologie populaire fait d’Indiciacum « qui indique » (lat indicium, « révélation, signe »), pris comme une preuve des prodiges qui guidèrent le saint jusqu’au bout de son périple et de la marque laissée par les anges sur le sol. Assurément, l’étymologie populaire parait être pour beaucoup dans l’élaboration de ces miracles. En fait, Indiciacum est un nom de domaine gallo-romain formé sur le nom d’homme latin Indicius et suffixe –acum.
La bulle papale de 996 qui mentionne le nom d’Indiciacus confirme les biens de l’abbaye de Cluny dont une cella où repose le corps de saint Flour. Au XIIè siècle, un clerc fait de ce saint, dont on ne sait absolument rien, un compagnon de saint Pierre ; en 1329, Bernard Gui en fait le premier évêque de Lodève …
Les indices
■ La phrase « La légende qui accompagne le saint dont il est question est un premier indice », était une allusion au Mons Indiciacum à l’origine de la légende de saint Flour.
■ Il fallait voir dans ce « chouette » indice un hibou gravé au doigt, une des gravures rupestres emblématiques de la grotte Chauvet.. Si cette dernière se trouve en Ardèche (et vaut le détour, comme dit Bibendum — on ne visite qu’une réplique mais fort bien réussie et appréciée de ma petite fille Chloé, c’est vous dire), son découvreur, Jean-Marie Chauvet, est né à Paulhac (Cant.).
■ cette case de bédé, signée Gotlib, est extraite de La triste histoire du monsieur qui avait deux bistouquettes (L’Écho des savanes n°4, 01/07/1973) … et devait faire penser à Deux-Verges.