Les indices du 18/02/2020

Une fois de plus, TRS est le seul à m’avoir déjà donné la bonne solution à ma dernière devinette, bravo à lui !, tandis que TRA n’est pas passé très loin …

L’énoncé en était le suivant, aussi succinct que possible, bien entendu :

Il faudra trouver le nom d’un village français issu d’un des deux mots du jour, mais peu reconnaissable.

( les deux mots du jour étant vicinum et vicanus, tous deux dérivés de vicus ).

La région où se trouve le village était indiquée par :

indice b 16 02 20

et ses antiques habitants par :

indice c 16 02 20

tandis que cet extrait musical complétait les indices.

Je précisais enfin :

Le site officiel de la ville du village, s’il donne bien cette étymologie issue d’un dérivé de vicus, en propose une autre issue d’un mot du parler local désignant un taillis, un fourré, muni d’un suffixe collectif local.

cdl 2

Pour aider les retardataires, voici les traditionnels indices du mardi :

■ une sculpture :

indice b 18 02 20

■ un dessin :

indice a 18 02 20

Ce dernier indice étant particulièrement violent, on s’arrêtera là.

Vicus ( deuxième partie )

Ceux qui ont lu mon précédent billet concernant les toponymes issus du vicus latin, se souviennent probablement que ce mot est à l’origine de vicinum qui désignait le voisinage, d’où « voisin » en français et de vicanus, épithète signifiant « du village ». Ces deux dérivés sont, à leur tour, à l’origine de nombreux toponymes.

Vicinum

Si le latin classique employait vicinum pour « voisinage », c’est la forme bas latine vicinium qui a fait évoluer le sens vers celui de « communauté urbaine ou rurale », au sens de « quartier » puis de « village ». On la  retrouve

■ dans des formes simples avec ou sans déterminant comme Vezin-le-Coquet ( I.-et-V.), Vezins ( M.-et-L. ), Vezins-de-Lévézou ( Aveyron, Vezinh en 1341 ), Voisins-le-Bretonneux ( Yvelines), Bœil-Bezing ( P.-Atl., Vesin en 1546 – Bœil : Bolh en 1376, d’un oronyme pré-indo-européen *bol ), Bézins-Garraux ( H.-Gar.) ;

■ au féminin vicinia à Vésines ( Ain ), Vézinnes ( Yonne ), Voisines ( H.-Marne, Yonne ), Vesaignes-sous-Lafauche ( H.-Marne, Visignae en 1101 ), Vesaignes-sur-Marne ( H.-Marne) ;

■ au diminutif à Vésigneul-sur-Coole ( Marne, Visinioli en 1131 ), Vésigneul-sur-Marne ( Marne ), Le Vésinet ( Yvelines, Vesiniolo en 768 puis changement de suffixe ) et Le Viseney ( Jura ) ;

■ dans des noms composés :

  • avec bellum, « beau » : Beauvoisin ( Drôme, Bellivicini en 1135 ; Gard, Bellovicinum en 1027 ), Le-Pont-de-Beauvoisin (Isère, Savoie ), Asnans-Beauvoisin ( Jura – Asnans du nom d’homme germanique Ason– et suffixe -ing ) ;
  • avec malum, « mauvais » mais peut-être au sens de « redoutable », peut-être « fortifié » : Mauvaisin ( H.-Gar.), Mauvezin ( H.Gar., Gers, H.-Pyr. ), M.-d’Armagnac ( Landes ), M.-de-Prat ( Ariège, avec prat du latin pratum, « pré » ), M.-de-Sainte-Croix ( Ariège ), M.-sur-Gupie ( L.-et-G.) et Malvézie ( H.-Gar. ) ;
  • avec le féminin mala ( vicina ) à Malvezie ( H.-Gar.) : le sens de « mauvaise voisine » évoquerait là aussi la communauté rurale  qui sait se défendre auprès de ses « voisins » ;
  • avec grand : Besingrand ( P.-Atl., Besingran en 1344 ) ;
  • avec l’ancien français moien, meen, « qui est au milieu » : Mévoisins ( E.-et-L., Menvesin en 1209, Meinvoisin vers 1250 ) – attention au faux ami de Mauvezin !

Mauvezin-d-Armagnac-chateau

Vicanus

 

Le latin vicanus, épithète signifiant « du village » a été substantivé au sens de « partie du village » : c’est encore ce sens qui est représenté par le nord occitan vigean, « place publique ». Vigan a pu signifier « faubourg », comme à Albi où on trouve en 1204 l’hospital del Vigua devenu, au siècle dernier, nom de la place du Vigan à Albi. Le dérivé a ensuite évolué au sens de « hameau, village » que l’on retrouve pour Le Vigan ( Gard, d’abord Avicanto sur une inscription nîmoise non datée, du nom d’une divinité gauloise, de ab-, « eau », et cantos, « courbure », réinterprété au haut Moyen Âge d’après le latin ad vicanus pour donner in Vicano en 1050 ), Le Vigan ( Lot), Le Vigeant ( Vienne ), Le Vigean ( Cant.), Le Vigen ( H.-Vienne, au Viga en 1176-1193 ). Ce même vicanus se retrouve, avec le suffixe locatif aquitain –ossum, dans le nom de Biganos ( Gir. ) mais la distinction d’avec un nom de personne gaulois est malaisée.

Albi

cdl 2La devinette

Il faudra trouver le nom d’un village français issu d’un des deux mots du jour, mais peu reconnaissable.

Un premier indice, pour la région :

indice b 16 02 20

Un deuxième indice, pour ceux qui vivaient là :

indice c 16 02 20

Et, puisqu’il n’y a pas que Malicorne pour faire parler la poudre :

 

Le site officiel de la ville, s’il donne bien cette étymologie issue d’un dérivé de vicus, en propose une autre issue d’un mot du parler local désignant un taillis, un fourré, muni d’un suffixe collectif local.

 

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Viel-Arcy et Coublevie ( les répauxdev).

Le temps est venu de vous donner les solutions de mes dernières devinettes. Il fallait trouver Viel-Arcy ( Aisne ) et Coublevie ( Isère ).

Si je suis bien à jour de lecture de mes courriels, seul TRS m’a donné les deux bonnes réponses. Bravo à lui ! MAJ à 20h43 : in extremis, LGF vient de le rejoindre !

Viel-Arcy

La première mention du nom de ce village axonais date de 1297 sous la forme Vicus Arsus où l’on reconnait le latin vicus, « village », accompagné de l’adjectif arsus, « brûlé ». Le passage de vicus à viel s’explique par un traitement de vicus en  veculus, sur le modèle de vetulus, « vieux », et par la chute du -c– intervocalique donnant ve (c) lus. Arsus, « brûlé », a été remplacé par l’ancien français arseis, « incendie, endroit rempli de bois brûlé ».

Le nom du village est écrit Vieil-Arcy sur la carte de Cassini ( feuillet 44, Soissons, 1757 ).

VIEIL-ARCY

Le nom actuel Viel-Arcy ( site officiel de la mairie, site insee et page wiki ) semble dater de 1793 où on le trouvait en un seul mot Vielarcy. En  1801 cohabitent deux noms : Vieilarcy en un seul mot et Viel-Arcy en deux mots. Curieusement, Dauzat&Rostaing ( DENLF*) et Ernest Nègre ( TGF*) écrivent Vieil-Arcy, en 1961 pour les premiers et en 1991 pour le second.

viel arcy
Carte postale datée de 1914-17 avec le nom Vieil-Arcy

Les indices

indice b 09 02 20

Le nom du château de Moulinsart ( verlan du hameau belge de Sart-Moulin) était là pour rappeler le défrichement ( « essart » ) sans doute opéré par le feu sur les terres du vicus arsus ( à moins que le village ait été victime d’un incendie comme l’existence tout proche de Pont-Arcy, « pont brûlé », semble le suggérer … ) et pour la paronymie exartus / arsus.

 

 

indice b 11 02 20

La terre brûlée était là pour les mêmes raisons : arsus, « brûlé » puis arseis, « incendie ».

indice a 11 02 20

Enfin, les haricots étaient de Soissons, chef-lieu de l’arrondissement où se trouve Viel-Arcy.

Coublevie

Le nom de ce village isérois apparait au XIè siècle sous la forme ecclesia de Scoblavia et on trouve ensuite Scoblavif, Escoblevil, Coblavi, Coblavie au XIVè siècle et encore Escoblavi au XVè, tandis que Cassini écrit Couldevic avec sans doute une mauvaise interprétation des deux premières syllabes ( feuillet 119, Grenoble, 1779).

COUBLEVIE

L’étymologie semble être le latin scopilia, « balayures » ( cf. scōpæ, ārum  « balai » ), suivi de  vicus, « village ». Il pourrait alors s’agir d’un « village des balayures » ou de « balayures de village » ( TGF*) ou bien du village d’un nommé Scopilius, sobriquet pour « balayeur » ( DENLF *). Je suivrai pour ma part J.-C. Bouvier ( NLD*) qui reprend ces deux hypothèses … sans choisir.

coublevie

« Le nom signifierait « couple de voies » c’est-à-dire deux routes » : cette étymologie proposée par la page wiki , qui fait l’impasse sur les premières formes du nom en Sc- devenues Esc- ( comme scala a donné « échelle » ) contradictoires avec un éventuel copula, est à rejeter, tout comme celle d’André Planck dans L’origine du nom des communes du département de l’Isère ( Édition L’atelier, 2006 ) qui propose une origine gauloise, « vallée sèche qui sert de voie », sans fondement.

Une dernière étymologie a été proposée par J. Filleau dans son Dictionnaire toponymique des communes de l’Isère ( Editions de Belledonne, Grenoble, novembre 2006 ). Selon lui,

« Coublevie » provient du patois « couble », issu du latin copula, désignant tout ce qui sert à attacher, un lien, un attelage de chevaux ; « vie » signifie voie en latin. « Coublevie » pourrait être interprété comme la voie, le chemin où se situe le relais, la poste où l’on trouve des « coubles ».

C’est, là aussi, faire peu de cas des formes anciennes qui commencent par sc- incompatible avec un supposé copula et qui, toutes, renvoient au latin vicus ( Cassini ne s’y est pas trompé, lui,  qui écrit Couldevic ).

Les indices

L’extrait vidéo de Fantasia ( Walt Disney, 1940 ) était là pour le ballet des balais.

indice a 09 02 20La réglisse : c’est à Coublevie que  Noël Perrot-Berton, apothicaire à Voiron (Isère), a choisi d’installer son entreprise de production de la fameuse Antésite en 1898.

 

indice c 11 02 20Le balai renvoyait à l’étymologie du toponyme

indice b 16 09 18et le gratin dauphinois renvoyait au Dauphiné, région où se trouve Coublevie.

 

 

 

 

*Les abréviations en gras suivies d’un astérisque renvoient à la bibliographie du blog, accessible par le lien en haut de la colonne de droite.

Les indices du mardi 11/02/2020

TRA a défloré la première devinette de mon dernier billet et LGF, la seconde. Bra pour l’un et vo pour l’autre, donc !

Voici, pour les retardataires, des indices supplémentaires, en commençant toujours à gauche pour la première devinette :

■ un rappel de l’étymologie latine :

indice b 11 02 20                                 indice c 11 02 20

■ une spécialité culinaire régionale :

indice a 11 02 20indice b 16 09 18

 

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Le vicus ( première partie )

lampyre
Lampyre romain

Dans la civilisation romaine de la colonisation, le vicus a désigné le village gaulois, distingué du municipium, village de citoyens romains, et de la colonia, village de colons. Le terme s’est maintenu jusqu’au haut Moyen Âge pour désigner un gros village. Il a par la suite été balayé par l’extension urbaine de la villa, d’abord simple domaine rural puis à l’origine du village. Si civitas, la ville en tant que corps politique, qui a subi la même exclusion,  s’est maintenu dans la langue en donnant « cité » tout comme le municipium est à l’origine de « municipalité », le vicus a quant à lui totalement disparu. Il n’en reste qu’un vestige en gascon où vic désigne une subdivision territoriale : le Vic Nau de la commune de Garlin ( P.-A.) représentant le « vic neuf » opposé au « vic vieux », le Vic Bilh ( Vicus Vetelus au Xè siècle ) qui s’étend au sud.

vic bilh

La représentation de vic est donc aujourd’hui purement toponymique. Le nombre relativement important de communes portant ce nom ou un de ses dérivés montre que ce terme désignait, au cours du haut Moyen Âge, une agglomération de quelque importance. Il serait fastidieux de toutes les citer, aussi ne donnerai-je que quelques exemples permettant de définir différentes formations :

■ nom simple avec ou sans déterminant :

  • Vic ( Ariège, de Vico en 1195), V.-sur-Aisne (Aisne), V.-de-Bigorre ( H.-Pyr.), V.-Fezensac ( Gers, Vic en 1127 ), V.-la-Gardiole ( Hér.), etc. ;
  • Vico ( Corse-du-Sud ) ;
  • Vicq ( Allier, Dordogne, H.-Marne, Nord, Yv. ), Vicq-d’Auribat ( Landes avec valle aurea, « vallée dorée » ), V.-sur-Breuilh (H.-Vienne), V.-Exemplet ( Indre, Vici Exampletum en 1327, de l’ancien français essampler, « agrandir », et, par extension « défricher » ), V.-sur-Gartempe ( Vienne), etc. ;
  • Vif (Isère, Vicus au XIè siècle) ;
  • Vis-en-Artois ( P.-de-C., Vico en 1098 ) ;
  • Vitz-sur-Authie (Somme) ;
  • Vix ( C.-d’Or, Vendée ).
  • Vy-lès-Filain, Vy-lès-Lure, Vy-les-Rupt ( H.-Saône ), etc.
  • Vyt-lès-Belvoir ( Doubs ) ;

■ diminutif viculus : Viel-St-Remy ( Ardennes, Vici S. Remigii en 1241 ), Vieu-en-Valromay ( Ain, Vyu en 1267), Vieu-d’Izenave (  Ain, de Vico en 1185 ), Vieux Viel ( I.-et-V., Veteri Vicello au XVè s.) ;

■ avec le suffixe locatif gaulois –iaco : Vichy ( Allier, Viciacus au VIIIè siècle ), Vissac ( H.-Loire, Viziaco vers 900 ) et Vichel ( P.de-D., Vichey en 1630) ; mais ces trois noms pourraient aussi être issus de noms d’hommes latins Vippius ou Vicarius suivis du suffixe –acum et je me garderai bien de trancher.

■ nom composé avec ou sans déterminant :

  • avec un nom d’homme :  Viabon ( E.-et-L., du germanique Abbo ) ;
  • avec une épithète : Viâpres-le-Grand et Viâpres-le-Petit ( Aube, vicus asper, « le rude » ), Vieuxvicq (E.-et-L., Vetus vicus en 1041, « vieux »), Vieuvy (May., id.), Vieux-Vy-sur-Couesnon ( I.-et-V., id.), etc., Viffort (  Aisne, latin fortis ), Longvic ( C.-d’Or ), Longwy ( Jura, M.-et-M.), Moyenvic ( Mos.), Crévic ( M.-et-M., Curvico en 950, avec le latin curvus, « courbe »), Viplaix ( Allier, Vipleis en 1327  puis Vicus Plexus en 1422, du participe passé plexus, « plié », pour décrire une agglomération en arc de cercle – à moins qu’il ne faille voir dans le -pleis du premier nom une altération de plessis, « enclos fait de branches entrelacées », qui sera mal interprété pour donner plexus )  etc.  ViplaixLes composés de loin les plus nombreux de ce type sont formés avec « neuf » comme Vigneux-sur-Seine ( Ess., Vicus Novus au VIè  s., avec attraction tardive de « vigne »),  Vinneuf ( Yonne, avec attraction de « vin neuf »),  Neuvic ( Corrèze, Dord., Vienne, Char. ), Neuvy ( Allier, L.-et-C., Marne, etc.), Nevy-les-Dole ( Jura ), Nouic ( H.Vienne, novo vico sur une monnaie mérovingienne ), etc. Le nombre important de « nouveaux vicus » au haut Moyen Âge montre bien l’accroissement démographique de cette période à l’origine de nombreux défrichements et de nouveaux  établissements ruraux : il y avait alors plus d’agglomérations qu’aujourd’hui !
  • avec un nom de rivière : Blévy ( E.-et-L., Blesiae Vicus en 1125, sur la Blaise ), Vibraye ( Sarthe, Braio vico sur une monnaie mérovingienne puis Vibraium en 1092, sur la Braye ), Vienne-la-Ville et Vienne-le-Château ( Marne, Viasna en 1074 de vicus Axona, avec axona, ancien nom de l’Aisne ), Visseiche ( I.-et-V., sur la Seiche ), Vivonne (Vienne, Vicovedonense en 857, sur la Vonne ), Vicdessos (Ariège, avec l’ancien nom attesté en 1272 du ruisseau Sos  qui a pris aujourd’hui le nom du village ).
  • avec le nom de l’ancien village : Vimarcé ( May., de Vico Marciano au IXè s. puis Vimarcio en 1290 : de Marcius et –acum), Vimory ( Loiret, Vico Mauro en 1152 puis Vimoriacum en 1350, de Maurius et –acum ).

Mais ce n’est pas tout ! On sait que le latin vicus est à l’origine de vicinum qui désignait le voisinage, d’où « voisin » en français et de vicanus, épithète signifiant « du village ». Ces deux dérivés sont  à l’origine de différents toponymes qui seront vus dans un prochain billet.

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Devinettes

Il vous faudra trouver les noms de deux communes françaises dont l’étymologie, outre le vicus, évoque

1 – une terre brûlée :

indice b 09 02 20

et cet indice devrait sans doute suffire pour celle-ci ;

2 – un  « technicien de surface » :

 

 

et, comme c’est sans doute introuvable avec ce seul indice puisque ni le site officiel de la mairie ni la page wiki ne donnent cette étymologie mais préfèrent parler d’un prétendu carrefour, voici un indice sans doute plus efficace :

indice a 09 02 20

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Plainfaing ( répàladev)

Voici venu le temps de donner la réponse à ma dernière devinette.

Il fallait trouver Plainfaing, une petite commune des Vosges.

Ce toponyme apparait pour la première fois dans un texte écrit en 1342 sous la forme Plainfain qui évoluera en Plempfen ( 1373 ), Plein Fein ( 1380 ) et Plainfaing dès 1656. L’orthographe hésitera encore entre Pleinfaing et Plainfeing avant de se fixer dans sa forme actuelle Plainfaing en 1793. On y reconnait l’adjectif masculin de langue d’oïl plain ( du latin planum ), «  plat », et le nom masculin fègn (  du dérivé germanique fanga du gotique *fani, « boue » ), « terrain marécageux ».

plainfaing ban st dié

Le ban Saint-Dié : des « hameaux épars dans les vallées formèrent de petites autonomies. Sous le nom de bans, qu’on retrouve dans toutes les parties des Vosges, ils se groupèrent en petites unités distinctes, ayant leurs relations, leurs costumes et leurs mœurs.» ( Vidal de La Blache, Tableau de la géographie de la France,1908 ).

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Les indices

Ils sont présentés par deux, puisque ceux du mardi complétaient ceux du samedi.

■ les sucreries

indice-b-02-02-20                                      indice b 01 02 20

étaient censées vous conduire à la Confiserie des Hautes Vosges installée à Plainfaing depuis 1986 et où sont fabriqués, avec des arômes naturels et des huiles essentielles, les bonbons des Vosges à la forme caractéristique.

■ les bonshommes :

indice-02-02-20                                                              indice d 01 02 20

À gauche, un bonhomme de neige arborant un magnifique col bleu ( comme la fameuse ligne des Vosges ), censé vous aiguiller vers le col du Bonhomme ( 949 m ) situé sur le territoire de la commune. À droite, le Bonhomme en question, soit saint DéodatDeodatus en latin ou Dieudonné en ancien français ) plus connu comme saint Dié, personnage légendaire du VIIe siècle, premier patron d’un vaste ban montagnard centré sur la haute vallée de la Meurthe dans les Vosges.

plainfaing col bonhomme

Quand un bonhomme se hausse du col

Il se heurte à la Zoll

Les indices du mardi 04/02/2020

Ma dernière devinette n’a pas résisté longtemps à TRS, qui fut suivi de TRA, LGF et Un intrus. Bravo à tous les quatre !

J’en recopie ici l’énoncé pour les fainéants qui n’ont pas cliqué sur le lien précédent :

Je vous propose de chercher le nom d’une commune française.

Il s’agit d’un nom composé sans trait d’union dont le premier élément est un adjectif à valeur topographique et dont le second élément est issu de la racine *fani étudiée dans le billet.

Conscient d’avoir réduit l’énoncé à sa plus simple expression, je vous offre deux indices  :

■ et d’un :

indice-b-02-02-20

 

■ et de deux — celui-ci façon rébus — pour les environs du lieu à trouver :

indice-02-02-20

Et je rajoute ces indices qui devraient préciser les deux précédents :

■ et d’un :

indice b 01 02 20

■ et de deux :

indice d 01 02 20