Le Marillais (Maine-et-Loire) : la répàladev

podium seul LGF est le seul à avoir résolu ma dernière devinette. Félicitations !

Il fallait trouver Le Marillais, une ancienne commune du Maine-et-Loire, devenue commune déléguée de la commune nouvelle de Mauges-sur-Loire en 2015.

local Le marillais

Plusieurs légendes expliquent à leur façon ce toponyme en faisant appel à Charlemagne ou à saint Maurille d’Angers (sources principales pour ce billet : Les secrets des noms de communes et lieux-dits du Maine-et-Loire, par Pierre-Louis Augereau, éd. Cheminements, 2004 ; Jacques E. Merceron, La Vieille Carcas de Carcassonne, éd. du Seuil, 2006).

♦ Joseph Grandet (Notre-Dame angevine, rédigée vers 1700-1724, Angers, éd. Germain et Grassin, 1884 – cité en 1893 par l’abbé Louis Leroy  dans son Histoire des pèlerinages de la sainte Vierge en France, éditions Vivès) raconte que Charlemagne et ses armées livraient une bataille meurtrière contre les Bretons à Marillais. Charles, « pour animer ses soldats au combat, leur crioit de dessus une éminence voisine du lieu où ils donnoient la bataille : Maria illic est, Maria illic est ! , Marie est pour vous en cet endroit, ou bien Marie vous donne la victoire, et c’est de là qu’on appelle cette chapelle du nom de Marillais comme qui diroit Maria illic est, ou en vieux gaulois [sic !] : Marie illec est », soit « Marie y est ». Comme on a plus tard découvert de nombreux ossements dans les champs, certains ont conclu qu’il s’agissait des combattants et que Marillais valait autant que Mors illic est soit, en bon français, la « Mort y est ».

♦ Une autre explication s’appuie sur l’apparition en 430 de Marie à Maurille, au lieu-dit la croix du Pichon, au confluent de l’Èvre et de la Loire, là où s’élève aujourd’hui l’église Notre-Dame du Marillais. La tradition veut que la Vierge, tenant dans ses bras l’enfant Jésus, aurait demandé au disciple de saint Martin de célébrer dans son diocèse une messe solennelle le jour de sa Nativité, soit le 8 septembre.» Cette déclaration se serait déroulée un an avant le concile d’Éphèse durant lequel Cyrille d’Alexandrie allait proclamer et faire reconnaître la nature divine de la maternité de Marie, Mater Dei. Selon cette légende, les Angevins auraient ainsi été les premiers à célébrer cette fête avant qu’elle ne s’étendît au reste de la chrétienté, d’où son nom de Feria Andegavensis, la « fête angevine » (cf. la foire de la Petite Angevine tenue tous les ans à Beaupréau-sur-Mauges). Une fois ce tableau posé, revenons-en à la toponymie : selon la légende, Le Marillais serait une déformation éponymique de Maurille pour la chapelle Beata Maria de Maurillo devenue Beata Maria de Mariolo puis  Notre-Dame du Marillais ou bien, là encore, une déformation de l’expression latine Maria illic est.

♦ Enfin, une dernière explication fait appel aux nombreuses inondations que la Loire, sortant de son cours, faisait subir à la localité, envahissant la chapelle jusqu’à en submerger l’autel, et l’isolant comme une île au milieu d’un lac, ce qui la fait nommer en quelques manuscrits Beata Maria de Lacu, d’où l’on a fait Notre-Dame du Marillais.

CPA Le Marillais

Une hécatombe pour célébrer Marie …

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Retour à la « science » toponymique :

Le nom est attesté Mariolus et ecclesia beata Marie ad Mariolum au XIIè siècle et de Marieleis en 1186,  sans doute d’après le gaulois maro, « grand » et o-ialo « clairière puis village » donnant un composé * Mareuil auquel aurait été plus tard ajouté le suffixe –ais (latin –ensem) d’où « le (champ) de Mareuil ». Les noms de ce type sont fréquents : E. Nègre cite quinze  Mareuil ou Marœuil et sept Mareil ou Mareilles plus Mareau, Marolles, Marols, Méreau, Mariol, Mariège, Maruéjols, Marvéjols et Mareuge (TGF*, NLCEA*).

L’hypothèse d’une explication liée à un nom de personne gallo-romain Mariolus n’est cependant pas complètement exclue.

Pour Mauges-sur-Loire, je vous renvoie au premier billet de cette série.

*Les abréviations en gras suivies d’un astérisque renvoient à la bibliographie du blog, accessible par le lien en haut de la colonne de droite.

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Les indices

■ « Ce même endroit a été marqué, lors d’une autre guerre, par l’exécution sommaire de nombreux prisonniers, hommes femmes et enfants. » : lors de la guerre de Vendée, plusieurs fusillades ont eu lieu à cet endroit, de novembre 1793 à avril 1794, faisant plusieurs centaines ou milliers de victimes parmi les Vendéens. Elles sont connues comme les Fusillades du Marillais.

■ « Je citais ici-même cette localité il y a plus de dix ans à propos d’une grotte portant un joli petit nom.»  : dans un article intitulé De quelques minous, je citais en 2011 le nom de la Caverne du Minou, une grotte située au Marillais :

Marillais Caverne du minou.Capture

indice a 13 01 2024 ■ cette mairie est celle de Mareuil-la-Motte (Oise), bien entendu choisie parfaitement au hasard. Comme je l’indiquais, il s’agissait d’onomastique et de rien d’autre : il fallait donc s’arrêter au nom de la commune, Mareuil, issu du gaulois maro-o-ialo, comme Le Marillais.

indice a 16 01 2024 ■ cette couverture renvoyait au sonnet de Du Bellay, Heureux qui comme Ulysse..., lequel est connu pour célébrer, plus que l’air marin, la douceur angevine.

indice b 14 01 2024I ■ cette carte est un représentation de là où se déroule Le Rivage des Syrtes, célèbre roman de Julien Gracq, lequel est né et enterré à Saint-Florent-Le-Vieil, ancienne commune du Maine-et-Loire, aujourd’hui commune déléguée de Mauges-sur-Loire, comme Le Marillais.  Vous étiez prévenus : c’est du billard à trois bandes !

 

Les indices du mardi 16 janvier 2024

Personne ne m’a encore donné la bonne réponse à ma dernière devinette.

Rappel de l’énoncé :

Une des légendes qui essaient d’expliquer le toponyme à trouver met en scène un des empereurs cités dans le billet [Charlemagne et Napoléon] livrant bataille à la frontière de son empire.

Désireux de motiver ses troupes, il gravit une colline proche du champ de bataille du haut de laquelle il clama qu’une sainte était là, avec eux, pour leur apporter la victoire. La locution latine qu’il employa pour le dire devint, légèrement modifiée, le nom de la chapelle édifiée plus tard à cet endroit puis celui d’une commune aujourd’hui intégrée dans une récente ville nouvelle.

Ce même endroit a été marqué, lors d’une autre guerre, par l’exécution sommaire de nombreux prisonniers, hommes femmes et enfants.

Je citais ici-même cette localité il y a plus de dix ans à propos d’une grotte portant un joli petit nom.

Un indice ? Allez ! J’ose celui-ci — mais il n’y a rien de personnel, bien sûr !, ce n’est que de l’onomastique …

indice a 13 01 2024

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Les indices :

■ une autre légende tente d’expliquer ce nom par l’apparition mariale dont aurait été témoin un saint local devenu évêque de la ville principale du pays auquel elle a donné son nom, celui d’un ancien peuple.

■ un ouvrage :

indice a 16 01 2024

■ une carte imaginaire (mais, attention ! , c’est du billard à trois bandes …) :

indice b 14 01 2024I

Réponse attendue chez leveto@sfr.fr

Étymologies populaires basées sur des paroles « historiques » (partie II).

Après avoir vu dans le précédent billet des toponymes liés à de prétendues paroles prononcées par Jules César, je m’intéresse aujourd’hui à ceux dus à des mots prêtés à deux autres empereurs, Charlemagne et Napoléon.

Beaupréau(-en-Mauges) (Maine-et-Loire)

Passant un jour à Beaupréau, Charlemagne fut, dit-on, impressionné par la grande galerie de granit rose du château qui donnait sur la campagne. Il se serait alors écrié : « Quel beau préau ! » donnant naissance au nom de l’endroit. On est en droit de douter de cette étymologie quand on sait qu’il n’existait encore aucun château à cet endroit à l’époque carolingienne : il faudra attendre 850 pour que Régnier, officier du comte Lambert de Nantes, en fasse édifier un sous le nom de château Régnier. Il sera remplacé vers 1014-20 par un château bâti par Josselin de Rennes sur des terres que lui avait octroyées Foulques Nerra, comte d’Anjou. C’est ce dernier qui sera appelé Beaupréau (Pierre-Louis Augereau, Les secrets des noms de communes et lieux-dits du Maine-et-Loire, éd. Cheminements, 2004).

Les formes anciennes du nom sont Bello Pratellum (1060-81), Belpreel (1062) et de Bello Pratello (vers 1075), d’après l’oïl bel, « beau » et prael, préau (du latin pratellum diminutif de pratum, « pré »), « petit pré ; cour, cour couverte ».

Pour Les Mauges, nom dont la paternité est attribuée à Jules César, relisez le précédent billet !

La Clause (Aude)

C’est dans le Roman de Notre-Dame de La Grasse, une œuvre en prose occitane dont on a conservé une version du XIVè siècle mais qui pourrait remonter au XIIIè siècle, qu’est racontée la naissance de ce toponyme (É. J. Simonnet, Édition critique du roman de Notre-Dame de la Grasse, thèse de 3è cycle , 1988 – cf. ce site). L’émir sarrasin Marsile, mis en déroute par Charlemagne à Narbonne, parvient à s’enfuir et à se réfugier dans un fort château (castel) appartenant à Frenagan, un de ses vassaux et seigneur de Montagut. Quand l’empereur et ses troupes s’approchent de la cité, « Frenagan ferma les portes [e Frenagan claus las portas] et n’en laissa sortir personne ». Charlemagne invite alors Marsile à se montrer à la fenêtre et lui lance un défi : « Ne sortirez-vous donc pas faire une joute contre nous avant d’être vaincus et enfermés [enclaus] dans ce château ? ». Marsile répond que lui et ses hommes n’ont pas de chevaux, mais qu’il ne perd rien pour attendre. À quoi Charles rétorque avec ironie : « Ce n’est pas le moment de se quereller. Mais puisque vous êtes enfermés [car estatz enclaus] en ce château, il aura pour nom la Clause [aura nom Clausa] ». Le roman continue : « Il le fit appeler ainsi à partir de ce moment [Et enayxi. l le fe apeler d’aqui enant] ».

La difficulté est d’identifier le lieu ainsi nommé. Plus haut dans le roman, un toponyme La Clause est mentionné non loin apparemment d’un monastère Saint-André (sans doute Saint-André-de-Roquelongue) : il pourrait alors s’agir de La Clause, commune de Bizanet, mais rien n’y indique la présence d’un ancien castèl, d’où la préférence donnée au toponyme Les Clauses de la commune de Montséret où le château du Moun séré, bien que bâti à partir du Xè siècle, pourrait avoir donné naissance à la légende.

Clausa, féminin du latin clausum, signifie bien « fermée » mais J. Astor (DNFLMF*) précise que cette forme féminine indique que « la terre enclose n’est pas une clôture mais une enceinte castrale », donc une ancienne motte féodale.

Joyeuse (Ardèche)

Plusieurs versions d’une même anecdote mettant en scène Charlemagne essaient d’expliquer ce toponyme. De retour d’une expédition militaire du côté des Pyrénées, l’empereur avait établi son camp sur les bords de la Beaume, un affluent de l’Ardèche. Profitant du repos, il organisa une chasse au sanglier au cours de laquelle il perdit sa célèbre épée Joyeuse (personnellement je n’ai jamais perdu ma joyeuse et j’ai du mal à imaginer l’effet d’une telle perte …). Après de longues recherches, il la retrouva accrochée à des rejetons au pied d’un châtaignier. S’exclamant alors « Joyeuse ! », il décida pour fêter ces retrouvailles de faire construire à l’endroit même un château qu’il nomma … Joyeuse. Selon une variante, après la perte de son épée dans les mêmes circonstances, Charlemagne réunit ses soldats et promit une récompense à qui la lui rapporterait. Lorsque l’un deux retrouva la fameuse épée, l’empereur la planta en terre et dit au guerrier : « Ici sera bâti un château dont tu seras seigneur et maître, et ton domaine portera le nom de Joyeuse ». Enfin, dans une troisième version, c’est au cours d’une bataille livrée en Vivarais même contre on ne sait qui que l’épée fut perdue. Une fois retrouvée, on crie « Joyeuse ! », on bâtit un château etc.

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Les formes anciennes du nom, Gogiatis au XIè siècle (sans doute à lire *Gogiatia), Gaudiosa en 1275 et Jauyeuse en 1478, sont issues de l’anthroponyme roman Gaudiosus avec suffixe féminin –a, pour (villa) Gaudiosa (TGF*).  Les explications selon l’adjectif « joyeuse », sous-entendu « ville », désignant soit un séjour agréable soit plutôt une ville solidement fortifiée (DENLF*)  ou encore un fait « lié à la puissance et à la victoire » du divin sur les forces du mal (DNFLMF*) ont peut-être joué un rôle dans l’évolution du nom vers sa forme actuelle mais ne sont pas étymologiques.

Liffré (Ille-et-Vilaine)

Napoléon cherchait un jour à se loger dans le coin. On lui trouve vite l’auberge adéquate et il se met aussitôt au lit. « Que lit fré ! » s’exclame-t-il alors, frigorifié. Bon, tout le monde ne peut pas avoir des alea jacta est ! comme César – mais lui ne battait pas sa femme à Mandeure (cf. le précédent billet). La même légende est racontée en faisant intervenir un Géant, sans plus de précision, plutôt que Napoléon – ce qui est plutôt cocasse, question taille du lit.

Le nom est attesté Liffreyo au XVè siècle, du nom de personne germanique Liutfridus.

CPA Liffré

Malpas (Aude)

C’est dans le même roman Notre-Dame de La Grasse vu à propos de La Clause que l’anecdote suivante est racontée, qui se déroule chronologiquement avant la précédente (mais les toponymes sont classés par ordre alphabétique …). Après sa fuite de Narbonne, l’émir Marsile fut difficile à rattraper, d’autant qu’après un peu de repos accordé à ses troupes, Charlemagne  se remit en route si tard qu’à la nuit, il ne l’avait pas rattrapé. Heureusement, « en un mauvais passage [en un mal pas] qu’on appelait Albarès [Albaras], ils le rattrapèrent. Plus tard, l’archevêque Turpin ayant ouï l’histoire de la bouche de l’empereur lui-même, changea ce nom et l’appela Mal Pas [Turpi mudec li. l nom, Mal Pas].

Comme Maupas dans l’Aube (Malus passus en 1147) ou Malpas dans le Doubs (Malpax en 1246), il s’agit d’un composé de l’oïl mal, « mauvais » et pas, « passage, défilé, gué ». Quant à Albarès, devenu aujourd’hui Albas, il se situe en fait au sud-ouest du roc de Malpas (de la commune de Fontjoncouse). Le nom d’Albas, attesté Albares en 963, provient du latin *albarus, « peuplier blanc ».

Montrevault (Maine-et-Loire)

Jean Brochard dans son Saint Graal d’Anjou (éd. du Choletais, 1994) rapporte la légende suivante qui explique ce toponyme : accompagné de Roland et de ses troupes, Charlemagne était sur le point de se lancer à l’assaut de la butte de Montrevault alors tenue par les Bretons quand, longeant à cheval la colline, il lança d’une voix forte à l’ennemi : « Mont rebelle ! ». Déformés par l’écho, les mots devinrent : « Montrevel ! Montreval ! Montrevault ! » et le toponyme était né.

Les formes anciennes sont castellum que montem Rebellum nominatur, « château que l’on appelle mont Rebelle » en1047, Monrevelle en 1250 et Morveau au XVIIIè siècle. Si l’étymologie légendaire est correcte, sa précision historique l’est moins puisque ce castellum situé sur un piton rocheux ne fut érigé qu’au XIè siècle par Foulques Nerra, le fameux comte d’Anjou déjà rencontré à propos de Beaupréau. Le nom masculin ancien français revel a le sens de « rébellion, révolte, orgueil » et l’adjectif revelos, celui de « révolté » mais aussi de « hardi ». Le sens initial du toponyme devait se situer entre celui de « mont insoumis » et celui de « mont orgueilleux ».

*Les abréviations en gras suivies d’un astérisque renvoient à la bibliographie du blog, accessible par le lien en haut de la colonne de droite.

Rog-loupe-rouge

La devinette

Une des légendes qui essaient d’expliquer le toponyme à trouver met en scène un des empereurs cités dans le billet livrant bataille à la frontière de son empire.

Désireux de motiver ses troupes, il gravit une colline proche du champ de bataille du haut de laquelle il clama qu’une sainte était là, avec eux, pour leur apporter la victoire. La locution latine qu’il employa pour le dire devint, légèrement modifiée, le nom de la chapelle édifiée plus tard à cet endroit puis celui d’une commune aujourd’hui intégrée dans une récente ville nouvelle.

Ce même endroit a été marqué, lors d’une autre guerre, par l’exécution sommaire de nombreux prisonniers, hommes femmes et enfants.

Je citais ici-même cette localité il y a plus de dix ans à propos d’une grotte portant un joli petit nom.

Un indice ? Allez ! J’ose celui-ci — mais il n’y a rien de personnel, bien sûr !, ce n’est que de l’onomastique …

indice a 13 01 2024

Réponse attendue chez leveto@sfr.fr

Thueyts en Ardèche : la répàladev

TRS est le premier à m’avoir donné la bonne réponse à ma dernière devinette, suivi le lendemain par LGF. Bravo à tous les deux !

Il fallait trouver Thueyts, une commune du département de l’Ardèche.

local-Thueyts

Thueyts :

♦ La première anecdote toponymique qui explique ce nom est due aux propos d’un de ses lieutenants et non à César lui-même. En 52 av. J.-C., ce dernier, bien décidé à en découdre avec Vercingétorix, se résolut à traverser l’Helvie, l’actuel Vivarais, passant par Alba, Lussas, Aubenas et… Thueyts. Les légions romaines entreprirent donc de remonter l’Ardèche et se mirent à la recherche d’un endroit approprié pour établir un camp. Un lieutenant fut envoyé en éclaireur et, après de longues recherches, finit par trouver l’endroit idéal : le site du futur Thuyets, relativement plat, suffisamment vaste et muni de points d’eau avec le ruisseau du Merdaric . Revenu auprès de César lui annoncer la bonne nouvelle, ce dernier mit ses troupes en route. Mais au bout de plusieurs heures de marche épuisante (remontez l’Ardèche à pied à partir d’Aubenas, vous m’en direz des nouvelles !), César finit par s’impatienter et demanda à son officier : « Arrivera-t-on bientôt ? ». Fort heureusement pour lui, comme on arrivait en haut de la plaine verdoyante de Gravenne, le lieutenant put s’écrier : « tu y es ! ». De ce « tu y es ! » à Thuyets, il n’y avait qu’un pas qui fut vite franchi.

♦ la seconde anecdote met en scène une reine d’Auvergne et un roi Burgonde qui se livraient bataille dans la plaine de la Vernède. Soucieux de conclure la paix, ils décidèrent d’une rencontre sur un sommet rocheux. Chacun gravissait la paroi de son côté par des voies appelées aujourd’hui Échelle du Roi et Échelle de la Reine, aux marches taillées dans la roche basaltique de la Chaussée des Géants. Tout en grimpant de son côté, le roi criait en direction de la Reine : « tu y es ? ». Cette question, répercutée par l’écho, devint là aussi, au prix d’une légère modification, le nom du village.

THUEYTS Capture GEOP

NB : ces deux anecdotes sont racontées par exemple sur le site officiel de la ville.

Le nom de Thueyts — attesté Athogiis, Astorgis et Attogis en 1089, Atoÿs en 1179, Atogiis en 1275, Thueyx en 1294, 1311, 1367, Athuechtz en 1464, Thueitz en 1576, Theyuts (avec inversion du y) en 1778, Theiz en 1787 et enfin Thueyts depuis 1852 — semble être formé sur le gaulois attegia, « hutte, cabane » au locatif pluriel attegiis, « aux cabanes ». Il a pu y avoir attraction de l’occitan tueis, « if ». (cf. ce billet).

Ardèche : Deux inscriptions latines du Ier siècle, trouvées à Nîmes et Saint-Gilles (Gard), mentionnent les nautoniers (nautae) de l’ Atr(ica) selon la restitution proposée par les épigraphistes. Le cours de la rivière ainsi désigné est, bien entendu, l’inférieur, le seul navigable. Dans le nom Atrica, on reconnait le gaulois *atro, « noir », muni du suffixe –ica. Cependant, la forme Ardecha qui apparait en 964 implique qu’il y a eu un changement de suffixe par le ligure –isca. La forme fluvem Henticam qui apparait plusieurs fois en 950 – qui permet à E. Nègre (TGF*) d’envisager une étymologie fautive selon un hydronyme pré-celtique *en – est sans doute à lire *Herticam, forme qui appuie l’interprétation Atr(ica) au lieu d’Atr(isca) dans les inscriptions latines. (DNLF*).

Merdaric : le nom de ce ruisseau a été cité à plusieurs reprises sur ce blog, la première fois dans un article intitulé De quelques rus malpropres.

*Les abréviations en gras suivies d’un astérisque renvoient à la bibliographie du blog, accessible par le lien en haut de la colonne de droite.

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Les indices

indice a 07 01 2024

Ces châtaignes devaient orienter les recherches vers l’Ardèche, où la châtaigne bénéficie d’une AOC. Les spécialistes seront peut-être allés jusqu’à penser à la pourette de Thueyts.

Les indices du mardi 09 janvier 2024

Personne ne m’a encore proposé de réponse à ma dernière devinette dont je rappelle l’énoncé :

L’anecdote populaire qui explique à sa façon le toponyme qui fait l’objet de cette devinette est liée aux propos d’un de ses lieutenants et non à ceux de César lui-même.

Alors que ce dernier menait ses légions combattre les Gaulois en remontant une rivière, il envoya un de ses lieutenants en éclaireur pour choisir l’emplacement du futur campement. Une fois celui-ci trouvé à quelque distance, les légionnaires se mirent en route derrière l’éclaireur revenu pour les guider. Au bout de plusieurs heures, ne voyant toujours rien qui pouvait ressembler à un emplacement adéquat, César s’impatienta et s’enquit auprès de son lieutenant de la distance restant encore à parcourir. Heureusement pour lui, comme on franchissait un dernier virage ouvrant sur un replat verdoyant, le lieutenant put donner sa réponse au général. Celle-ci, lapidaire – énoncée en français ! — devint, un peu arrangée, le nom de l’endroit.

Le toponyme à trouver est en réalité issu d’un mot gaulois qui a naguère fait l’objet d’un billet sur ce blog et dans lequel il était cité.

Un ruisseau, affluent de la rivière principale qui traverse l’endroit à trouver (celle suivie par César et ses légionnaires), a été lui aussi cité sur ce blog à plusieurs reprises, avec d’autres, en raison de leurs noms particulièrement expressifs.

Un seul indice :

indice a 07 01 2024

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Les indices du mardi

■  Le même toponyme est expliqué par une autre légende qui met en scène le roi et la reine de deux peuples voisins pas autrement connus. Cette légende connaît plusieurs versions, toutes conclues de la même façon. En voici une : las des conflits incessants qui opposaient leurs peuples, le roi et la reine décidèrent un jour de se rencontrer pour parlementer dans l’espoir d’en finir. Le lieu choisi était une pointe rocheuse dominant la plaine, que chacun devait gravir de son côté. Inquiet de la progression de la reine et de son éventuelle arrivée au sommet, le roi cria une question dans sa direction. Cette question, répercutée par l’écho, devint le toponyme à chercher. Elle était donc parfaitement identique à la phrase prononcée par le légionnaire romain mais, tandis que ce dernier la prononçait sur le mode exclamatif, le roi la formulait sur le mode interrogatif – ce qui ne change rien au nom obtenu après la même légère modification. (Je rassure tout le monde : le roi et la reine se rencontrèrent, firent la paix et sans doute autre chose puisqu’on ajoute que c’est de cette rencontre que naquirent de nombreux enfants, futurs habitants de l’endroit. En revanche, l’histoire ne dit pas s’ils vécurent heureux.)

■ La précédente anecdote est à l’origine du nom d’un chemin abrupt aux marches taillées dans la roche.

■ le nom à trouver est celui d’une commune d’un département qui porte le nom de sa rivière principale.

Réponse attendue chez leveto@sfr.fr

Étymologies populaires basées sur des paroles « historiques » (partie I).

Désireux de comprendre son monde, le peuple s’est de tout temps attaché à trouver des explications plaisantes, et souvent valorisantes, aux noms de ses habitats. On connait de nombreux exemples faisant intervenir des héros légendaires de la mythologie ou de la littérature, des gnomes ou des géants, des personnages historiques saints ou guerriers, etc.

Je limite aujourd’hui mon propos aux étymologies populaires liées à des paroles qui auraient été prononcées par des personnages historiques, paroles devenues noms de lieux. Le sujet est riche et nécessitera plusieurs billets : celui d’aujourd’hui est consacré à Jules César.

Ancenis-Saint-Géréon (Loire-Atlantique)

À la tête de ses légions, César s’avançait en direction des Vénètes quand il parvint sur les collines dominant la Loire. Ses lieutenants lui demandèrent alors : « Où faisons-nous étape ? » et l’illustre général répondit : « En ce nid ! ». Et voilà la ville nommée avant même que fondée !  Cette légende est déjà racontée dans un document du XVè ou XVIè siècle qui désigne la ville par In hoc nido, nom retenu de nos jours par la chorale locale

Ancenis était de castello Ancenins en 1004, du cognomen Antianus muni du suffixe d’appartenance –ense.

Saint-Géréon : eccl. S. Gereonis en 1144, du nom grec Gereo d’un martyr de la légion thébaine.

Cournon-d’Auvergne (Puy-de-Dôme)

S’avançant cette fois en direction des Arvernes, César se trouva face à l’Allier. Se souvenant alors de ses propres paroles historiques avant de franchir le Rubicon, alea jacta est, il s’exclama ici :  Cur non ?  (« pourquoi pas ?  »).

Le nom de la ville est connu par son monastère, monasterium Chrononensim en 575-94. Le centre ancien de la ville est situé sur une butte qui explique l’étymologie oronymique avancée par Dauzat & Rostaing (DENLF*), sur la variante *kor du pré-indo-européen *kar, « rocher ». Cependant, la ville domine un vaste espace  marécageux dont l’ancien lac de Sarliève, aujourd’hui asséché, est le reliquat topographique le plus connu grâce aux fouilles archéologiques lors du Second Empire : selon P.-H. Billy (DNLF*), le toponyme serait alors une formation gauloise sur *krosno, « excavation » muni du suffixe –one et désignerait la dépression lacustre. L’étymologie anthroponymique avancée par E. Nègre (TGF*) sur le nom d’ homme germanique Hrodinus est à oublier.

CPA Cournon

Jarrier (Savoie)

Pénétrant en Gaule par les gorges de la Haute-Maurienne et ébloui par la beauté du site qu’il découvrait, César se serait écrié : Jam arridet ! d’où l’on fit Jarriacus devenu aujourd’hui Jarrier. Arridet est une variante d’adridet, du latin adridere, « rire (en réponse à), sourire (à), plaire (à) ». La phrase attribuée à César pourrait se traduire par « Enfin, cela me plaît ! » ou « Cela me plaît déjà ! ».

Attesté villa Garriaci au XIè-XIIè siècle, de Jarriaco en 1184 et Jarrier dès 1575, le toponyme est formé sur le cognomen Carius, traité comme *Garius, muni du suffixe –acum puis ayant subi l’attraction des finales en –ier.

Mandeure (Doubs)

L’anecdote est racontée en 1876 par le Dr Perron dans ses Proverbes de Franche-Comté : « Mandeure s’appelle en patois Maindeure ou Maindure. Le peuple prétend que Jules César, se trouvant en ce lieu et voulant corriger sa femme, lui dit en la fouettant vigoureusement : « Attends, î m’en vais te faire ai vor [voir] si î ai la main dure ! ». Sacré Jules !

Les formes anciennes Epomanduodurum du IVè siècle, Mandroda de la fin du VIIè siècle, Mandouro castra de 748, Mandorra de 1357 et Manduerre de 1405, sont issues du gaulois epomandu, « petit cheval de trait » accompagné de odurum, « forteresse ». Dès l’époque gauloise, existait la variante raccourcie mandu d’epomandu.

La région des Mauges (Maine-et-Loire)

Excédé par la résistance acharnée que lui opposaient les populations locales, César les aurait qualifiées de mala gens, « mauvaises gens », d’où serait venu après quelques déformations le nom de cette partie du département autour de Cholet.

Le nom du pays est attesté in pago Medalgico en 845. C’est une formation du haut Moyen Âge sur l’appellatif latin metallum, « mine », muni du suffixe latin –icus et qui s’explique par la présence de nombreuses exploitations de fer et d’or dans la région. À partir de 1052-64 apparait une forme féminine, Medalgie pagus qui évoluera régulièrement à Mauge attesté dès 1223. Le pluriel Les Mauges, apparu en 1594, est une création de cartographe qui ne s’imposera définitivement qu’à la fin du XVIIIè siècle.

Voiron (Isère)

On raconte encore aujourd’hui aux enfants du pays que César, arrivant aux abords de la ville dans un état d’ivresse avancé, se serait exclamé : « Je vois rond ! ». La légende ne dit pas si c’est avant ou après ça qu’il est allé à Mandeure …

Les formes anciennes de Voirone (XIè siècle) et Voironem (XIIè siècle) ne sont pas faciles à interpréter. Dauzat & Rostaing (DENLF*) y voient une variante pré-celtique * vor du pré-indo-européen *kar, « pierre, rocher ».

*Les abréviations en gras suivies d’un astérisque renvoient à la bibliographie du blog, accessible par le lien en haut de la colonne de droite.

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La devinette

Ben, oui, gardons les bonnes habitudes !

L’anecdote populaire qui explique à sa façon le toponyme qui fait l’objet de cette devinette est liée aux propos d’un de ses lieutenants et non à ceux de César lui-même.

Alors que ce dernier menait ses légions combattre les Gaulois en remontant une rivière, il envoya un de ses lieutenants en éclaireur pour choisir l’emplacement du futur campement. Une fois celui-ci trouvé à quelque distance, les légionnaires se mirent en route derrière l’éclaireur revenu pour les guider. Au bout de plusieurs heures, ne voyant toujours rien qui pouvait ressembler à un emplacement adéquat, César s’impatienta et s’enquit auprès de son lieutenant de la distance restant encore à parcourir. Heureusement pour lui, comme on franchissait un dernier virage ouvrant sur un replat verdoyant, le lieutenant put donner sa réponse au général. Celle-ci, lapidaire – énoncée en français ! — devint, un peu arrangée, le nom de l’endroit.

Le toponyme à trouver est en réalité issu d’un mot gaulois qui a naguère fait l’objet d’un billet sur ce blog et dans lequel il était cité.

Un ruisseau, affluent de la rivière principale qui traverse l’endroit à trouver (celle suivie par César et ses légionnaires), a été lui aussi cité sur ce blog à plusieurs reprises, avec d’autres, en raison de leurs noms particulièrement expressifs.

Un seul indice :

indice a 07 01 2024

Réponse attendue chez leveto@sfr.fr

 

 

 

Notre-Dame de Spéluque à Ampus (Var) : la répàladev

LGF, comme d’habitude, et TRS, dont je salue le retour, m’ont donné la bonne réponse à ma dernière devinette. Bravo à tous les deux !

Il fallait trouver la chapelle Notre-Dame de Spéluque à Ampus, du canton de Flayosc dans l’arrondissement de Draguignan du département du Var. Non loin de là, à Montfort-sur-Argens, du canton de Brignoles, se trouve Notre-Dame des Spéluques.

local-Ampus

La toponymie

Notre-Dame de Spéluque : spéluque est une des variantes fournies par le latin spelunca, « caverne, grotte ». La chapelle N.-D. de Spéluque d’Ampus aurait été édifiée au XIè siècle à l’emplacement d’un ancien oratoire commémorant une victoire des habitants du pays contre les Sarrasins venus de Jabal-al-Qilal (aujourd’hui la Garde-Freinet, cf. ce billet). Pour en savoir plus sur la présence d’une caverne ou d’un souterrain, aussi bien pour N.-D. de Spéluque d’Ampus que pour N.-D. des Spéluques de Montfort-sur-Argens, on peut lire ce document.

ndspeluque

La chapelle N.-D. de Spéluque est aussi appelée N.-D. du Plan

Ampus : attesté S. Mariae Vallis Impurie en 990-97, castro Empuris en 1058 et de Impurs vers 1060, du latin emporium (du grec ἐμπόριον), « place de commerce » généralement maritime ou fluviale.

Flayosc : attesté Flavioscus en 595 et de Flaiosco au XIè siècle, du nom de personne latin Flavius et suffixe ligure oscum (cf. ici).

Montfort-sur-Argens : portait le nom tout simple de Montfort en 1200, décrivant sans surprise une colline, une butte fortifiée. Le nom de la rivière a été ajouté 1904. Celle-ci, l’Argens, était appelée Argenteus par Pline, au Ier siècle, de l’adjectif latin argenteus (rivus), « (cours d’eau) blanc comme l’argent ».

Draguignan : dans un billet du 12 janvier 2010 consacré au bestiaire exotique et fantastique, j’écrivais ceci :

Le mot dragon est issu du celtique drak, serpent, dragon, d’où vient le latin draco, draconis, qui est aussi devenu un nom d’homme Draconius, à l ‘origine du nom de Draguignan (Var), qui se nommait Dragoniano en 909. Une autre étymologie fait de Draguignan « la cité du dragon » : Saint-Hermentaire, devenu patron de la ville, y aurait tué le dragon qui terrorisait la région.

Brignoles :  voici la copie du texte que j’ai écrit récemment pour la page wikipedia de la commune :

S’appuyant sur la forme termino Broniolacense datée de 558, E. Nègre [TGF*] émet l’hypothèse d’un toponyme issu du préceltique *borna, « source », passé à *bron par métathèse, accompagné du suffixe roman –eolas, mais la première attestation du nom de Brignoles, prétendue du VIè siècle, terminio Broniolacinse, repose en réalité sur un faux rédigé dans le dernier quart du Xè siècle et montre donc l’état du nom au Xè siècle. Elle est suivie en 1015 par Brignola, forme qui ne variera plus. Il s’agit d’une formation du haut Moyen Âge sur le gotique brunna, « source » (à rapprocher du préceltique *borna ) muni du suffixe diminutif féminin latin –eola. La lettre finale –s, apparue au XVIè siècle, est non étymologique et superfétatoire ; en provençal, le nom reste fidèle au singulier : Brignollo en 1537 puis Brignolo en 1878 [DNLF*]

*Les abréviations en gras suivies d’un astérisque renvoient à la bibliographie du blog, accessible par le lien en haut de la colonne de droite.

Les indices

Ampus et Flayosc avaient été cités dans une répàladev concernant les cluses.

indice a 17 12 2023 (2) ■ ce dessin de Sempé donnait deux indices : premièrement, la basilique Notre-Dame de Paris devait orienter les recherches vers un édifice homonyme. Deuxièmement, Sempé, né à Bordeaux le 17 août 1932 est mort le 11 août 2022 à Ampus.

indice c 19 12 2023  ■ le dragon : il fallait reconnaître le dragon Smaug le Doré, principal antagoniste du Hobbit (J. R. R. Tolkien, 1937). Et du dragon à Draguignan

indice b 19 12 2023  ■ Brad Pitt et George Cloney, un verre de vin à la main : le premier est propriétaire du château de Miraval à Correns et le second du domaine de Canadel au Castellet, tous deux dans le canton de Brignoles et produisant du vin (pour les liens, débrouillez-vous…).

boules noël

Pas de billet ce week-end ! Rendez-vous dans le courant de la semaine prochaine. En attendant :

Je vous souhaite un joyeux Noël et de bonnes fêtes !

 

Les indices du mardi 19 décembre 2023

LGF n’ a pas eu besoin de nouveaux indices pour venir à bout de ma dernière devinette. Félicitations !

L’énoncé en était le suivant :

Il vous faudra trouver, une fois n’est pas coutume, non pas un toponyme mais le nom d’un édifice lié au mot du jour [latin spelunca]. Si on excepte le terme générique qui l’introduit ce nom est en trois mots liés par une préposition, comme si on avait le bâtiment « Machin Chose + préposition + Truc).

Cet édifice en a remplacé un premier qui avait été élevé à la mémoire de la résistance héroïque et victorieuse des habitants contre des ennemis.

Le nom de la commune, de France métropolitaine, où se trouve ce bâtiment montre qu’il s’agissait, aux temps anciens, d’une place de marché. Le nom du chef-lieu de canton est issu de celui d’un homme latin, comme celui du chef-lieu d’arrondissement.

À une soixantaine de kilomètres de là, dans une autre commune du même département, se trouve un édifice du même genre qui porte un nom identique, mais avec le mot du jour au pluriel. Le nom de cette autre commune montre qu’il s’agissait, en des temps moins anciens, d’un emplacement fortifié. Le nom de son chef-lieu de canton indique qu’on l’avait bâti près d’une source.

Un indice :

indice a 17 12 2023 (2)

cdl b

Les indices du mardi

■ la commune comme le chef-lieu de canton sont déjà apparus sur ce blog lors d’une devinette à propos d’un type de relief qui y a donné des micro-toponymes.

■ pour l’arrondissement de la première commune :

indice c 19 12 2023

■ pour le canton de la deuxième commune :

indice b 19 12 2023

Réponse attendue chez leveto@sfr.fr