Verchère

Au Moyen Âge, une verchère ou verchière était un fonds de terre assigné en dot à une femme. Il s’agissait le plus souvent d’une parcelle de bonne terre attenante à la ferme, à la maison d’habitation, et le plus souvent enclose. Le terme a ensuite évolué par l’idée de « bonne terre » au sens de « terre cultivée », « terrain enclos près de la ferme ». Il se rapproche sémantiquement de l’ouche, « terre fertile de petite dimension, située à proximité d’une maison ou d’un village, et close de haies », sauf qu’il y a dans verchère, au moins à l’origine, une connotation juridique absente pour l’ouche. En occitan  on parle de verquièra et en nord-occitan de verchièra.

Extrait du dictionnaire de Godefroy

Historiquement, ces mots sont issus du latin médiéval vercaria dont la première attestation date de 814 dans le Polyptique de Wadalde de l’abbaye Saint-Victor-de-Marseille. L’étymologie est obscure, il s’agit peut-être d’une création gallo-romaine du vocabulaire juridique. Certains auteurs proposent une origine selon le gaulois vergo– ou verco-, « œuvre, travail ».

Les toponymes qui en sont issus sont essentiellement répartis en Auvergne-Rhône-Alpes et Bourgogne-Franche-Comté pour les formes avec –ch– et en Occitanie et Paca pour les formes avec –q-.

Les toponymes Verchère(s), précédés ou non d’un article (la ou les) ou d’une préposition (à la, aux, sous, sur) sont de très loin les plus nombreux, plus d’un millier. On ne citera que La Verchère, un ancien quartier de Bourg-en-Bresse (Ain, Vercheria en 1417) et Les Verchères à Yssingeaux (H.-L., Vercherias vers 1100). Souvent, ces noms sont accompagnés d’épithètes (Grande, Petite, Derrière, Dessus …) ou de compléments : La Verchère-au-Comte (Saint-Symphorien-des-Bois, S.-et-L.), La Verchère-aux-Prêtres (Amanzé, id.), La Verchère du Prélat (Saint-Romain-du-Gourdon), La Verchère-au-Chat (Chevagny-sur-Guye , id.), La Verchère aux Femmes (Oyé, id.) etc.

 

À la vôtre !

On rencontre des diminutifs comme La Vercherette (Laiz, Ain ; La Vineuse-sur-Frégande, S.-et-L. etc.), Vercherole (Polliat, Ain), Vercheroule (Saint-Julien-de-Jonzy, S.-et-L.), Vercheron (Châtenay, Matour… S.-et-L. etc.), La Vercheronne (Chassigny-sous-Dun, S.-et-L.) etc.

On aura remarqué l’abondance d’exemples en Saône-et-Loire. Et pour cause ! Ce département compte à lui seul 917 lieux-dits Verchère ou Verchères !

Beaucoup plus rare, le nom Verchière n’apparait qu’à deux exemplaires, à Villar-d’Arêne (H.-A.) et à Saint-Vincent-de-Barrès (Ardc.), tout comme La Vercheyre, à Marcols-les-Eaux  et Saint-Mélany (Ardc). Pourtant plus proche de l’étymologie selon vercaria, on ne connait qu’un seul Les Vercaires à Saint-Sigismond (H.-Sav.). L’agglutination de l’article est, elle, à l’origine de trois Laverchère (Sonthonnax-la-Montagne, Ain ; Neulise et Pommiers-en-Forez, Loire).

En pays de langue d’oc, ce terme est beaucoup moins répandu. On notera malgré tout la commune Verquières des Bouches-du-Rhône, attestée de Vercheriis en 1155, le lieu-dit Verquière (Sablet, Vauc.), La Verquière (Concoules et L’Estréchure, Gard ; Saint-Germain-de-Calberte, Loz.) et Les Verquières (Ventabren, B.du-R.).

Rappelons enfin que Verchères est également le nom d’une ville du Québec dont la paroisse originelle fut nommée Saint-François-Xavier-de-Verchères en 1724, en l’honneur de son premier seigneur, né à Vignieu (Isère) en 1632, père de Madeleine de Verchères qui y résista en 1692 à une attaque des Iroquois. Le bureau de poste prendra en 1827 le simple nom de Verchères, avant que ne  soit créée la municipalité du même nom en 1845.

Le hameau de Verchère aujourd’hui disparu, au sud de Saint-Chef, à l’ouest de Vignieu., en Isère. (Cassini, feuille 118, Belley – 1762)

Selon Pierre Gastal (NLEF*) et Henri Sutter (site),  il a pu y avoir corruption du mot par un B- initial, ce qui expliquerait les noms de Berchères-les-Pierres, Berchères-Saint-Germain et Berchères-sur-Vesgre, trois communes d’Eure-et-Loir, de La Berchère (Boncourt-le-Bois et Nuits-Saint-Georges, C.-d’Or ; Montredon-de-Corbières, Aude),  Les Berchères (Saint-Just-de-Claix, Is. ; Pontault-Combault, S-et-M) etc. On se rappelle que Godefroy (cf. ci-dessus) donne effectivement berchière comme variante de verchière.

Cependant, pour Berchères-les-Pierres (Bercherie vers 1272), B.-Saint-Germain (in Bercariis vers 1120 et Bercheriae en 1208) et B.-sur-Vesgre (Bercheriae en 1164), comme pour Les Berchères à Pontaut-Combault (Bercheres vers 1050 et Bercherias  en 1079), E. Nègre (*TGF), Dauzat & Rostaing (*DENLF) et S. Gendron (ONLF*) privilégient l’hypothèse d’un oïl *berchière, « bergerie », issu du bas latin berbicaria.

*Les abréviations en gras suivies d’un astérisque renvoient à la bibliographie du blog, accessible par le lien en haut de la colonne de droite.

La devinette

Il vous faudra trouver un lieu-dit de France métropolitaine dont le nom est lié au mot du jour.

Deux pistes ont été proposées pour expliquer la première partie du nom de la commune qui l’abrite : la première fait appel à un nom d’ homme latin ; la deuxième fait appel à un aménagement de cours d’eau. Ce nom est complété par celui du pays, lequel est issu du nom de la rivière qui le parcourt.

De la même façon, deux pistes ont été proposées pour expliquer le nom du bureau centralisateur du canton : la première fait appel à l’aspect de la vallée où il est situé ; la deuxième fait appel à une construction humaine.

La commune ne présente rien de suffisamment remarquable pour en faire un indice, mais, pas de souci !, j’en ai deux pour le bureau centralisateur du canton :

■ et d’un :

■ et de deux :

Réponse attendue chez leveto@sfr.fr

Gos à Barre (Tarn) : la répàladev

Un Intrus et LGF sont restés les seuls à avoir trouvé la solution de ma dernière devinette. Félicitations à tous deux !

Il fallait trouver le lieu-dit Gos, à Barre dans le canton des Hautes Terres d’Oc (bureau centralisateur Lacaune) de l’arrondissement de Castres dans le Tarn.

Barre, ici :

Gos, là :

Les toponymes

Gos : on trouve mentionné alodem meum quem vocant Gorz vers 972, du roman *gortiis, locatif pluriel de *gortia, « haie », issu du gaulois. On trouve écrit Gaus sur la carte de Cassini (Feuille 18, Castres, 1777).

On aura noté, sur la carte précédente, que le lieu-dit Gos a servi à nommer le Mont Gos (1065 m) et le Puech de Gos (943 m). Il existe plusieurs autres lieux-dits portant le même nom dans l’Aveyron, les Landes et le Tarn.

Barre : attesté Bar en 972, du pré-celtique * bar tombé dans l’attraction du roman barra , « barrière de péage, clôture », lui-même du celtique barro, « sommet » passé au sens d’obstacle, limite. Cette hauteur gauloise avait été mentionnée dans un billet de ce blog où Barre était citée en exemple.

Lacaune : attesté  La Cauna vers 1090 et Cauna en 1358, de l’occitan cauna « creux, grotte, caverne ». Cet occitan cauna pourrait être issu d’une celtisation  du latin cavus, –a ou bien d’une forme purement celtique équivalente du latin cavus, -a.

Castres : attesté Castras en 1073, pluriel du latin castrum, « camp romain ». Pour en savoir plus sur ce castrum, suivez le guide !

Les indices

■ cette figurine représente le Maréchal Soult qui, de retour dans son pays natal après Waterloo, s’arrêta à l’auberge Tabariès de Barre, où il fut fort mal accueilli au point qu’il dut la quitter précipitamment, comme le rappelle la plaque commémorative fixée au mur de l’endroit :

■ il fallait ici reconnaître un troupeau de moutons … de race Lacaune.

■ il s’agit ici de Pérail, un fromage au lait entier de brebis de race Lacaune.

 ■ Victor, l’enfant sauvage de l’Aveyron (ici, sa statue à Saint-Cernin-sur-Rance, Aveyron) a été pour la première fois « capturé » fin mars 1797 dans les Monts de Lacaune du Tarn.

Les indices du mardi 09 septembre 2025

Un Intrus et LGF, qui ont failli tomber à l’eau, ont malgré tout déjà trouvé la bonne solution à ma dernière devinette. Bravo à tous les deux !

L’énoncé était le suivant :

Il vous faudra trouver un toponyme de France métropolitaine lié aux mots du jour [gorce ou gorse].

La commune qui l’abrite doit son nom à une vieille racine oronymique tombée dans l’attraction d’un mot gaulois désignant un relief étudié dans un billet de ce blog.

Le bureau centralisateur du canton doit, lui, son nom à une cavité.

■ un premier indice, concernant la commune :

■ un deuxième indice, concernant le canton et, plus généralement, la région :

Les indices du mardi

■ Le premier indice ci-dessus concerne plus précisément un ancien établissement accueillant les voyageurs passant par la commune.

■ pour compléter le deuxième indice ci-dessus, je vous offre celui-ci :

■ et un dernier, pour le canton :

Réponse attendue chez leveto@sfr.fr

Gorce ou gorse

Le gaulois gortia (de l’indo-européen *gher, qui évoque l’idée de « hérisser ») a d’abord désigné un fourré plus ou moins épineux, puis la haie entretenue autour d’un enclos, puis par métonymie le jardin ainsi clos lui-même, le hort (d’où vient notre « horticulture »). En sont issus le vieux français gorce, « haie vive, taillis » et l’ancien français gort du Centre et du Centre-Ouest de la France, desquels ont rapprochera l’irlandais gort, « enclos », le gallois garth, « hallier », le grec khortos, « lieu enclos, enceinte » chez Homère, et les latins cohors, –tis, « enclos, cours de ferme » et hortus, « jardin », repris en basque sous la forme ortu.

C’est au premier de ces termes, écrit gorce ou gorse, et à sa présence en toponymie, que je m’intéresse aujourd’hui.

Le Pégorier (GTD*) donne pour gorce le sens de « châtaigneraie » dans le Centre et en Saintonge  (sans doute parce que les châtaignes sont hérissées de piquants) et, pour gorse, celui de « haie autour d’un champ », dans le Limousin et en Dordogne. Il en signale les variantes gource, « buisson épais », gorso et gorsse. Mais ces sens ne sont pas les seuls avérés. Dans le Berry, gorce a pu par exemple avoir le sens de fourré ou buisson ; en Limousin, ce terme a pu aussi désigner, par extension, des terres pauvres dites « ingrates », des lieux de décombres, de pierres et mauvaises herbes, bref, tout le contraire du jardin enclos et productif, nous explique Mistral (TDF*). C’est pourquoi j’en parlais succinctement dans un billet consacré aux « incultes utiles ».

On connait également les bretons garzh, « haie, clôture », et korz, qui ne désigne plus aujourd’hui que les roseaux ou la roselière (à rapprocher de l’anglais gorse, « ajonc »), qui sont  issus de ce même celtique gortia, mais qui ne feront pas partie de mon billet (peut-être un autre jour, qui sait ?).

Sale gorce !

Gorce

C’est la forme gorce qui est la plus répandue en toponymie. On la retrouve notamment, avec agglutination de l’article, dans le nom Lagorce de deux communes d’Ardèche (Lagorsa au XIIè siècle, Gorza en 1247) et de Gironde (de Gorcia en 1171). Le nom de Gorcy (M.-et-M.), attesté Gorceium au XVè siècle, peut être compris comme un *gortia-acum, « le domaine de la haie » ou Gortio-acum, « le domaine d’un gaulois nommé Gortios », c’est-à-dire Delahaie… (NLCEA*).

Les noms de lieux-dits du type (La ou Les) Gorces(s) sont de loin les plus nombreux et peuvent être munis d’adjectifs (Grande, Petite, Nouvelle, Vieille Gorce …) ou de compléments. On signalera par exemple la Gorce Nègre (Hautesvignes, L.-et-G.), la Gorce aux Femmes (Celon, Indre), la Gorce aux Filles (Thenay, id.), la Gorce aux Prêtres (Tendu, id. – Honni soit qui mal y pense !) etc. On notera Les Gorcias (Vollore-Mortagne, P.-de-D.) qui se rapprochent le plus  de la forme originelle.  L’agglutination de l’article est, là aussi, à l’origine d’une quinzaine de Lagorce (Corr., Dord., Gir., Lot, L.-et-G., H.-V.). Sous forme de noms composés apparaissent les noms de Malgorce (Saint-Martin-Valmeroux, Cantal) et de Longegorce (Cazillac, Lot).

Les diminutifs sont représentés par La Gorcette (Baraize, Indre ; Saint-Julien-le-Petit, H.-V.) et Les Gorcettes (Saint-Bonnet-le-Bourg, P.-de-D.) ainsi que par La Gorcille (Cuzion, Indre ; Saint-Amand-Magnaneix, H.-V.). 

Les collectifs se retrouvent dans La Gorcière (Lathus-Saint-Rémy, Vienne) et Les Gorciers (Bélâbre, Indre) ainsi que, avec la finale –eix propre au Limousin, dans Gorceix ou Lagorceix, une douzaine de lieux-dits dans la Creuse et la Haute-Vienne.

La variante gource, signalée dans le Pégorier (GTD*) avec le sens de « buisson épais » a été peu productive mais on la retrouve néanmoins dans La Gource (Ravel, P.-de-D.), Les Gources (Juillé, Char.), La Gourcette (Gioux, Creuse etc.), Les Gourcelles (Ceilloux, P.-de-D.) etc.

Enfin, par passage du lieu à l’habitant, ces noms ont pu devenir noms de famille, d’où les lieux-dits Chez Gorce (Champagnat et Gentioux-Pigerolles, Cr. ; Ravel, P.-de-D.), Domaine de Gorce (Abzac, Char.) etc. D’où aussi le nom de la Chaîne La Gorce, en Antarctique, nommée en 1929 en l’honneur de John Oliver La Gorce, alors vice-président de la Société Nationale de Géographie étatsunienne.

Gorse

Comme la précédente, cette forme a fourni son nom à une commune, Gorses (Lot, Gorsias au XIè siècle).

Ce sont, bien entendu, les noms de lieux-dits du type (La ou Les) Gorse(s) qui sont les plus nombreux, parfois accompagnés d’adjectifs ( Longue, GrandeGorse) ou de compléments : Gorse de la Chapelle (La Chapelle-aux-Brocs, Corrèze), Gorse du Gay (Azerables, Cr.), Gorses à Vergne (Gargilesse-Dampierre, Indre) etc. L’agglutination de l’article a donné là aussi six Lagorse, tous en Corrèze.

En Haute-Vienne apparait à trois reprises le collectif Gorseix, mais une seule fois Las Gorseis, tandis que leur équivalent *gorsiers ne semble pas exister.

On trouve également plusieurs Gorsas (Allassac, Albussac, Corr ; Rilhac-Lastours, H.-V.) et Le Gorsas (Châteauroux-les-Alpes, H.-A.),  Gorsat (Lagraulière et Seilhac, Corr.) ou encore les collectifs La Gorsade (Châteauponsac et Saint-Martin-le-Mault, H.-V. ) et Les Gorsades (Anzême, Cr.).

Des noms composés se retrouvent dans Malegorse (Camburat, Lot), Malagorse (Cuzance, id.), Malgorse (Saint-Martin-Sepert, id.), Mallegorse (Royèere-de-Vassivière, Cr.), Maligorse (Sanvensa, Av.), tous de « mauvaises haies ». Gorseval (Limeuil, Dord. – En Gorsabal en 1450) est la « vallée buissonneuse ».

La variante gorsse, donnée comme synonyme de gorse, « haie autour d’un champ », dans le Pégorier (GTD*) a donné son nom à plusieurs (La ou Les ) Gorsse(s) en Nouvelle-Aquitaine et Occitanie et aussi à La Gorsse (Châtillon-le-Désert, H.-A.), ainsi qu’à Malagorsse (Camburat, Lot) et à Lagorsse (saint-Viance, Corr.). 

La variante gourse apparait à très peu d’exemplaires comme au Gourse (Lamenay-sur-Loire, Nièvre), au Gourset (Saint-Yorre, Allier), Gourseix (Saint-Merd-la-Breuille, Cr.) etc. On trouve aussi les diminutifs Goursolle (Faux-Mazuras, Cr. ; Rosiers-d’Égletons, Corr.) et Goursolles (La Salvetat-sur-Agout, Hér. ; Lacelle, Corr. ; Étriac, Char.). À cette forme gourse peuvent également se rattacher les noms de Goursac (une dizaine en Charente et Dordogne) et Goursat (une vingtaine en Corrèze, Creuse, Dordogne et Puy-de-Dôme – avec passage de la finale –ac à –at), qui, comme Gorcy vu plus haut, sont d’anciens *gortiacum, « domaine de la haie » ou « domaine de Gortios ».

Pour finir, mentionnons le nom de Gorze (commune de Moselle – Gorzia en 765 et Gorze dès 1302) et des lieux-dits drômois Les Gorzes (Valherbasse et saint-Bonnet-de-Valclérieux) — à ne pas mélanger avec les nombreux gorz– bretons !

*Les abréviations en gras suivies d’un astérisque renvoient à la bibliographie du blog, accessible par le lien en haut de la colonne de droite.

La devinette

Il vous faudra trouver un toponyme de France métropolitaine lié aux mots du jour.

La commune qui l’abrite doit son nom à une vieille racine oronymique tombée dans l’attraction d’un mot gaulois désignant un relief étudié dans un billet de ce blog.

Le bureau centralisateur du canton doit, lui, son nom à une cavité.

■ un premier indice, concernant la commune :

■ un deuxième indice, concernant le canton et, plus généralement, la région :

Réponse attendue chez leveto@sfr.fr

Garroilla Redon et Clot de la Garroilla à Opoul-Périllos (P.-O.) : la répàladev

Un Intrus et LGF sont les deux seuls à m’avoir donné la réponse à ma dernière devinette. Bravo à tous les deux !

Il fallait trouver Garroilla Redon et le Clot de la Garroilla à Opoul-Périllos, dans le canton de la vallée de l’Agly (bureau centralisateur : Rivesaltes) de l’arrondissement de Perpignan dans les Pyrénées-Orientales.

Opoul-Périllos, c’est là :

Garroilla Redon et le Clot de Garroilla, ici, à gauche :

Les toponymes

Garroilla :  sur la carte IGN ci-dessus, les noms sont mentionnés en catalan, Garrollar Rodon et El Clot de Garrollar. Le catalan Garrolar est un dérivé en –ar (latin –aria) de garrola, varietat d’alzina nana, « variété de chêne nain » c’est-à-dire « chêne kermès ». Ce toponyme est l’équivalent des Garrouillères vues dans le billet. Dans le premier toponyme, ce nom est accompagné de l’adjectif rodon, « rond », tandis que dans le second il sert de déterminant à clot, « creux, dépression ».

La francisation a provoqué les graphies Garroilla Redon et Clot del Garrailla (sic – graphie fantaisiste) dans le fichier FANTOIR.

Opoul-Périllos : c’est en 1971 que Périllos est rattaché à Opoul.

Opoul : la rubrique toponymie de la page wiki, fort bien faite et documentée, peut se résumer en écrivant que le nom d’Opoul, attesté Opidum (1149),  Opou (1323) et Òpol (1346), vient d’un diminutif du latin oppidum, « place forte, village fortifié ».

Périllos : la même rubrique nous apprend que le nom de Périllos est issu d’un ancien diminutif occitan pereirons de perièrs, « amas de pierres, pierrier ».

vallée de l’Agly : comme je l’ai écrit sur la page wiki consacrée à ce cours d’eau :

Au Xè siècle, le fleuve est mentionné sous le nom Aquilinus qui deviendra Agli en 1278. Il s’agit de l’adjectif latin aquilinus, « d’aigle », qui a dû avoir le même sens que aquilus et aquilius, « brun foncé, noirâtre ». Le nom (Rivus) aquilinus aurait donc signifié « (cours d’eau) noirâtre, sombre » (TGF*)

Je précisais également sur la même page que « l’étymologie selon agulla, « cours d’eau », a été proposée par quelques auteurs » (TT*)

Rivesaltes : attesté Ribas Altas en 923, soit « rives hautes », la ville étant bâtie sur les rives de l’Agly.

Perpignan : attesté Perpiniano en 927. Si l’origine selon un nom de personne ne fait pas de doute, les hypothèses sur ce dernier divergent :  on peut y voir le nom d’homme roman Perpenna (TGF*) ou son dérivé Perpennius (DENLF*) accompagnés du suffixe latin –anum ou bien le cognomen latin Perpernianus avec assimilation du premier élément du groupe consonantique –rn– (DNLF*).

Les indices

■ La frontière entre les deux langues passait par là : le village d’Opoul est de langue catalane tandis que Périllos est de langue occitane.

 ■ Jacques Ier d’Aragon, bâtisseur du château d’Opoul en 1246.

 ■ ce muscat blanc devait faire penser au muscat de Rivesaltes.

Les indices du mardi 02 septembre 2025

Un Intrus et LGF ont déjà résolu ma dernière devinette. Bravo à tous les deux ! qui les rejoindra ?

rappel de l’énoncé :

Il vous faudra trouver un toponyme de France métropolitaine lié au mot du jour [garouille]. Il apparait deux fois dans la même commune : une première fois accompagné d’un adjectif  topologique et une deuxième fois comme déterminant d’un terme désignant un creux de terrain. Selon les sources, ces noms sont orthographiés différemment.

La commune qui les abrite porte un nom associant par un trait d’union celui des deux villages qui l’ont constituée. Le premier de ces noms est issu d’un mot latin désignant une petite place forte et le deuxième précise la nature pierreuse du sol.

Le nom du bureau centralisateur du canton indique qu’il est traversé par une rivière, laquelle a des eaux sombres selon l’étymologie de son nom proposée par un toponymiste réputé et dont la vallée donne son nom audit canton.

Il fut un temps où on ne parlait pas la même langue dans les deux villages à l’origine de la commune.

Un indice, pour le château, aujourd’hui en ruines, de la commune :

Les indices du mardi

■ pour la région :

■ et ce cadeau :

Réponse attendue chez leveto@sfr.fr

La garouille

Il y a près de quinze ans, j’écrivais un billet consacré au chêne et à la présence de ses différents noms dans la toponymie française. Plus récemment, j’ai publié un billet à propos du chêne tauzin ou pyrénéen. Je m’intéresse aujourd’hui à la garouille, nom qu’on donne au petit chêne méditerranéen à feuilles persistantes et épineuses ou chêne kermès (Quercus coccifera) notamment dans le département de l’Aude et les Corbières.

Le Littré donne, à l’entrée garouille : « Nom du chêne kermès dans le département de l’Aude ; il sert à la teinture » et précise, à propos de cette dernière : « La garouille qui vient dans la Provence, Languedoc et Roussillon ». Le Trésor du Félibrige, qui écrit garrouio et  garroulho parle de « jeune chêne ; chêne à kermès ; écorce de chêne, tan ». Le Pégorier définit la garouille comme un « petit chêne » dans l’Aude. Dans le Bordelais, la garouille désigne une chênaie peu vigoureuse ou un simple taillis de chênes, sens que l’on peut retrouver jusqu’au midi toulousain et dans le Quercy.

Étymologiquement, l’occitan garroulha est un dérivé de l’ancien provençal garric qui a fait l’objet d’un billet. On notera que le nom est écrit avec –rr– en occitan tandis qu’on trouve le plus souvent écrit garouille en français.

En toponymie, la forme (La, Las ou Les) Garouille(s) apparait à trente-six reprises dans l’Aude, l’Aveyron, la Haute-Garonne, la Gironde,l’Hérault, le Lot, le Lot-et-Garonne et le Tarn-et-Garonne. Le nom est parfois accompagné d’un déterminant : Garouille Blanque, Garouille Brulade et Garouille Fonsalade à Fronton (H.-G. – « blanche », « brûlée » et « de la source salée »). Plus rare, la forme (La ou Les) Garrouilles n’apparait qu’à dix-huit reprises dans les mêmes départements plus les Pyrénées-Orientales (dans le massif des Corbières) auxquelles on peut ajouter le nom de Lagarrouille à Saint-Nazaire-de-Valentane (T.-et-G.) qui a subi l’agglutination de l’article. Une forme où le –ll– mouillé est rendu par la graphie occitane –lh– est à l’origine du Grand-Garrouilh à Maransin (Gir.) et des Garrouilh-Est et Ouest de Saint-Sulpice-de-Faleyrens (id.)

Les diminutifs sont représentés par Au Garouillet (Pujols, Gir.), La Garouillette (Fronton, H.-Gar.) et par quelques (Le ou Les) Garrouillets (Granès, Aude etc)

Un  collectif apparait avec Les Garouillères (Belcastel-et-Buc, Aude etc.), La Garrouillère (Bourigeole et Rennes-le-Château, Aude) et La Garrouillero (Labastide-en-Val, Aude). Ces derniers noms peuvent également signaler la propriété d’un nommé Garouille, comme le montrent les attestations La Garouillère à Bouillé-Ménard (M.-et-L.) et à Mareil-en-Champagne (Sarthe), hors de la zone de répartition du chêne kermès.

La forme « occitane » se retrouve dans les noms (Le) Garouilla ou (Le) Garrouilla  ainsi que dans (La ou Las) Garrouillo(s) principalement dans le massif des Corbières (Aude et P.-O.). Un augmentatif en –às  avec sens collectif apparait dans des noms comme  Le Garouillas (Cesseras, Ferrals-les-Montagnes, Roujan, Valros, tous dans l’Hérault), La Garouillasse (Civrac-de-Blaye, Gir.), Les Garouillasses ( Teuillac, Gir.) ou encore dans ceux de Garrouillas (VGarouilladeilleneuve-Minervois, Aude. etc.) et des Garrouillasses (La Caunette, Hér.).

Le dérivé garouillade, avec suffixe à valeur collective, désigne un « petit bois de jeunes chênes ». Le Pégorier parle de « cépée de chênes » en Languedoc, Limousin et Provence, reprenant ainsi la définition donnée dans le Trésor du Félibrige pour garrouiado. Ce collectif en –ade se retrouve dans les noms de (La) Garouillade (Varaire, Lot ; Puynormand, Gir. etc.), des Garouillades (Gardegan-et-Tourtirac, Gir.) et de La Garrouillade (Francs et Saint-Cibard, Gir ; Lugagnac, Lot etc.).

Dans le Trésor du Félibrige, F. Mistral donne des homonymes et paronymes dont il faut peut-être tenir compte pour expliquer certains des toponymes vus plus haut :

  • Garouias ou garoulhas est défini comme « margouillis, gâchis, mare d’eau bourbeuse », dérivé du verbe garouia ou garoulha, « gargouiller, grouiller dans l’eau ». C’est sans doute ce sens qu’il faut retenir pour le lieu-dit Le Garoulhas à Mounes-Prohencoux dans l’Aveyron.
  • Garouio ou garoulho , « marie-graillon, gaupe, femme malpropre », a peut-être servi occasionnellement comme sobriquet d’une habitante passé toponyme.
  • Garrouio ou garroulho, francisé en garrouille, « grabuge, dispute, querelle » a pu servir à nommer une parcelle disputée par deux voisins. Le dérivé garrouillard, « querelleur », pourrait être à l’origine du lieu-dit Le Garouillard (fichier FANTOIR) ou Les Garrouillards (carte IGN) de Maransin (Gir.) et du Garouillard de Clérac (Ch.-M.).

La devinette

Il vous faudra trouver un toponyme de France métropolitaine lié au mot du jour. Il apparait deux fois dans la même commune : une première fois accompagné d’un adjectif topologique et une deuxième fois comme déterminant d’un terme désignant un creux de terrain. Selon les sources, ces noms sont orthographiés différemment.

La commune qui les abrite porte un nom associant par un trait d’union celui des deux villages qui l’ont constituée. Le premier de ces noms est issu d’un mot latin désignant une petite place forte et le deuxième précise la nature pierreuse du sol.

Le nom du bureau centralisateur du canton indique qu’il est traversé par une rivière, laquelle a des eaux sombres selon l’étymologie de son nom proposée par un toponymiste réputé et dont la vallée donne son nom audit canton.

Il fut un temps où on ne parlait pas la même langue dans les deux villages à l’origine de la commune.

Un indice, pour le château, aujourd’hui en ruines, de la commune :

Réponse attendue chez leveto@sfr.fr

Les Cloucals à Caniac-du-Causse (Lot) : la répàladev

Un Intrus, TRS, Le Hibou Bleu et LGF,  après être tombés dans le Cloup Profonnd de Caniac-du-Causse, m’ont donné la bonne réponse à ma dernière devinette. Bravo à tous les quatre !

Il fallait trouver Les Cloucals à Caniac-du-Causse, dans le canton de Causse et Vallées (BC Cajarc) de l’arrondissement de Gourdon, dans le Lot, et plus précisément dans La Braunhie, un petit pays du Quercy.

Caniac-du-Causse :

Les Cloucals :

La toponymie

Les Cloucals : ce nom est formé de l’agglutination de cloup et de l’adjectif occitan cal, « chaud ». C’est l’équivalent des Cloup Chaude (Crégols, Lot) et Cloup Cau (Puylagarde, T.-et-G. etc. – occitan cau : « chaud ») mentionnés dans le billet. (TT*).

Outre ces Cloucals, le fichier FANTOIR consacré à Caniac-du-Causse relève le lieu-dit Les Cloups et cinq autres Cloup : de l’Aligrier, de La Bridade, de La Paliole, du Champ et Profond (dans lequel se sont engouffrés nombre d’entre mes lecteurs).

Caniac-du-Causse :

Caniac : attesté Caniaco au début du IXè siècle, du nom d’homme roman Cannius et suffixe –acum. Cannius est issu du cognomen latin Canus, «blanc (en parlant des cheveux) ».

Causse : du radical pré-indo-européen *kal/*kar, « pierre », donnant le latin calx/calcis, « caillou » puis « chaux », puis l’occitan cauçe, « terre calcaire pierreuse». Cette même racine *kar se retrouve dans le terme « karst », bien connu des géologues et des spéléologues, dont l’origine est le massif du Karst (ou Carso en italien) en Istrie (Slovénie).

Cajarc : attesté Cajarcus en 1326, soit du nom d’homme germanique Cachihardus (TGF*) soit d’une altération du limousin cajaroco, variante du provençal cacaroto, cagarocho, cavité d’où cahute (DENLF*). F. Mistral (TDF*) donne en effet Cajaroco : cahute, taudis, cavité ; du roman cagarocho, cacaroto.

Gourdon : attesté Gurdo à la fin du Vè siècle. Ce nom est vraisemblablement issu de la racine oronymique pré-celtique *gord– accompagnée du suffixe –onem (DENLF*, TGF*, NFLMF*, TNO*, ). Cette racine est à rattacher à l’indo-européen *gherdh, « entourer », d’où le gaulois gorto, « enclos », qui pourrait être à l’origine du nom de la ville, bâtie sur une hauteur arrondie et propice à une fortification par un fossé de défense (DNLF*).

La Braunhie avait fait l’objet il y a plus d’un lustre d’une répàladev où tout était dit.

*Les abréviations en gras suivies d’un astérisque renvoient à la bibliographie du blog, accessible par le lien en haut de la colonne de droite.

Les indices

 ■ dans son célèbre sketch du Schmilblick, Coluche interprétait le non moins célèbre Papy Mougeot, retraité à Cajarc (faussement situé en Aveyron).

 ■ dans le mitan des années 1980, Madame Claude « vit dans une ancienne bergerie (rachetée à l’ancien ministre Olivier Guichard) à Cajarc dans le Lot »

 ■ en voyant cette gravure, il fallait penser à saint Namphaise, un ermite du VIIIè siècle, tué par un taureau à Caniac-du-Causse.

■ « Vous chauffez ! » : fine allusion à la température de Cloucal.

L’indice du mercredi 27 août 2025

En tentant de résoudre ma dernière devinette, vous êtes nombreux à être arrivés sur la bonne commune … et à m’avoir proposé comme solution un Cloup déjà proposé dans le billet qui ne peut donc pas être le bon. Seuls Un Intrus et TRS ont su dénicher, dans un deuxième temps, la bonne solution. Félicitations à tous les deux !

Et, pour les autres, je ne peux que les encourager en leur disant : « Vous chauffez ! ».

L’énoncé était le suivant :

Il vous faudra trouver un toponyme de France métropolitaine lié au mot du jour [cloup] accompagné d’un adjectif.

La commune qui l’abrite doit son nom à celui d’un homme aux cheveux blancs accompagné d’un suffixe fort courant et déterminé par le nom sous lequel est désignée la région.

Le nom du bureau centralisateur du canton a suscité deux hypothèses : il pourrait s’agir du nom d’un homme germanique accompagné du même suffixe que celui de la commune ou bien de la déformation d’un mot régional désignant une pauvre cabane, une cahute.

La zone de recherche étant limitée, il m’est impossible de vous parler de l’arrondissement sans vous orienter trop facilement vers la solution.

Alors, passons aux indices :

■ le pays a fait l’objet d’un billet où ont été présentées les différentes hypothèses proposées pour expliquer son nom, dont celle d’un appellatif gaulois qui semble la plus probable.

■ une caricature :

■ un vinyle :

■ et une gravure, qui pourrait illustrer la fin tragique d’un ermite local :

Un autre indice ?

Il y en a déjà un dans l’introduction de ce billet.

Réponse attendue chez leveto@sfr.fr

Cloup

En retard ! En retard, oui ! … mais l’essentiel est finalement d’être là, non ?

J’ai eu l’occasion à plusieurs reprises de vous parler des dépressions, abîmes, gouffres et autres creux des pays de langue d’oc dans des articles consacrés aux trous d’oc, aux scialets, tindouls et chouroums ou encore aux lésines, garagaïs et caravens. Je m’intéresse aujourd’hui au cloup . Ce terme, que la plupart des spécialistes s’accordent à juger d’origine pré-celtique, en usage principalement dans le Lot et le Quercy mais qui a pu déborder jusqu’en Corrèze et en Aveyron, désigne « une grande dépression fermée en forme d’entonnoir » ou « un vallon circulaire sans issue entouré de rochers à pic, un cirque de rochers » (Frédéric Mistral, TDF*). D’autres définitions, s’approchant peu ou prou de l’usage local, parlent de « dépression fermée en terrain calcaire » (Pégorier, GTD*) ou de « doline plus large que profonde et dont le fond était cultivé » (Jean Taisne, Fédération française de spéléologie, 2003).

Les toponymes qui sont issus de ce terme se présentent sous la forme simple (Le ou Les) Cloup(s) mais sont le plus souvent accompagnés d’un déterminant :

  • épithète : Cloup Chaude (Crégols, Lot), Cloup Cau (Puylagarde, T.-et-G. etc. – occitan cau : « chaud »), Cloup Obscur (Flaujac-Gare, Lot), Cloup Profond (Caniac-du-Causse (id.), le Cloup Long (Gramat, id.), le Cloup Nègre (Crayssac, id) etc. et un Maucloup (Jabreilles-les-Bordes, H.-Vienne – le « mauvais cloup »).
  • nom de personne : Cloup Calmettes (Salvagnac-Cajarc, Av.), Cloup de Leygue (Lamothe-Cassel, Lot), Cloup Ferrand (Ginals, T.-et-G.), Cloup du Prieur (Aujols, Lot), Cloup Marty (Livernon, id.), Cloups Michel (Saint-Antonin-Noble-Val, T.-et-G.) etc.
  • nom de lieu : Cloup de l’Estang (Larimière, Lot), Cloup du Pech Sahuc (Loubressac,is.), Cloup du Layrou (Martiel, Av.), Cloup de Cubèles (Salvagnac-Cajarc, id.), Cloup de la Font (Sainte-Croix, id.) etc.
  • nom d’animal ou de végétal : Cloup de l’Aze (Quissac, Lot etc. – occitan aze : âne) et les Cloups des Fèves (id.), Cloup de Porc (Saint-Antonin-Noble-Val, T.-et-G.), le Cloup des Lèbres (Montfaucon, Lot – occitan lèbre : « lièvre ») etc.

On notera également des redondances avec Cloup l’Igue (Saint-Jean-de-Laur, Lot), l’Igue du Cloup (Rocamadour, id.) et le Cloup Del Traou (Grèzes, id.).

Avec des suffixes divers, d’où parfois des noms de famille, on rencontre par exemple le diminutif Cloupet (Sistels, L.-et-G. – qui peut aussi être un diminutif de l’occitan clop, « éclopé, boiteux ») Les Cloupiers (Laramière, Lot.), Les Cloupières (Peyre-en-Aubrac, Loz.), les Clouparels (Aujols, Lot), les Cloupillous (Orniac, id.) etc.

La devinette

Il vous faudra trouver un toponyme de France métropolitaine lié au mot du jour accompagné d’un adjectif.

La commune qui l’abrite doit son nom à celui d’un homme aux cheveux blancs accompagné d’un suffixe fort courant et déterminé par le nom sous lequel est désignée la région.

Le nom du bureau centralisateur du canton a suscité deux hypothèses : il pourrait s’agir du nom d’un homme germanique accompagné du même suffixe que celui de la commune ou bien de la déformation d’un mot régional désignant une pauvre cabane, une cahute.

La zone de recherche étant limitée, il m’est impossible de vous parler de l’arrondissement sans vous orienter trop facilement vers la solution.

Alors, passons aux indices :

■ le pays a fait l’objet d’un billet où ont été présentées les différentes hypothèses proposées pour expliquer son nom, dont celle d’un appellatif gaulois qui semble la plus probable.

■ une caricature :

■ un vinyle :

■ et une gravure, qui pourrait illustrer la fin tragique d’un ermite local :

Réponse attendue chez leveto@sfr.fr